mardi, 02 juin 2026
L’identité animale ou l’avenir de la bête qui sommeille en nous
La chronique de Philippe Randa
On connaissait dans le temps les adorateurs de l’oignon. Si ! si ! Ce fut belle et bien une religion, fondée en 1929 par frère François Thomas et Le Crapouillot qui avait consacré un numéro (Hors-série n°9 – juillet-août-septembre 1992) à un « Voyage à travers la France insolite » nous rapportait à propos de ce saint homme s’il en était qu’il « fut tour à tour charretier, photographe et comptable. Un jour, au Havre, il vit à l’étalage d’un marchand de légumes un oignon qui germait. Ce fut pour lui une véritable révélation. Un signe du ciel. Il comprit que l’homme avait le pouvoir, tout comme l’oignon, d’échapper à la mort. Il comprit aussi qu’il était absurde d’engendrer sans cesser des êtres nouveaux appelés à disparaître. Ce simple oignon lui indiquait le moyen de stabiliser l’humanité en rendant impossible la naissance et la mort. »
Et pour preuve de ce qu’il avançait, l’auto-proclamé nouveau sauveur de l’Humanité affirmait que « nous serons pareils à l’oignon, notre modèle, consacrant notre cœur et ses forces à notre entourage et, de sept ans en sept ans, se renouvelant dans un corps meilleur, nous irons vers la perfection. Perpétuant la vie au lieu de nous continuer dans nos enfants et nos petits-enfants. En d’autres mots, le principal ennemi de l’homme est la volupté. »
Malheureuseent, le Petit livre du Seigneur, écrit par Frère François Thomas ne connut pas l’incontestable succès de la Bible et ce mouvement initié avec une réelle ferveur potagère disparut en même temps que son auteur cultivateur spirituel.
Un siècle plus tard, point d’adorateurs de l’oignon à l’horizon médiadique, mais, tout aussi important, on en jugera, une « tendance woke » bat son plein d’adeptes : celui des thérians (ou thérianthropes) que l’encyclopédie Wikipedia classifie en « sous-culture ». Pour faire simple, ce sont des personnes de tous sexes (homme, femme et pas-bien-savoir) pour qui se « comporter comme un animal (est) une façon d’exprimer ce qu’ils ressentent », car ils ne considérent pas « leur identité comme une tendance, un jeu ou un choix, mais comme un ressenti qui leur est imposé. »
Psychologiquement ou spirituellement, les thérians se prennent donc pour des animaux. Et alors ? Alors, le site LesObservateurs.ch nous rapporte qu’« affublés de costumes d’animaux, de nombreux “thérians” envahissent TikTok. Et le phénomène est loin d’être anecdotique. Sur le réseau social chinois prisé des jeunes, le hashtag #therians cumule désormais plus de 2 millions de publications ! (et) l’on retrouve des “thérians” dans toute l’Europe (…) On peut par exemple citer la “Therian Community DACH”, qui rassemble des adeptes d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse. »
La découverte d’une telle communauté pourra peut-être faire sourire, voir ricaner ou même éclater de rire certains, mais pas l’ordre des médecins vétérinaires du Portugal (OMV) qui, devant l’affluence d’une clientèle inhabituelle dans ses cliniques, a été obligé de se fendre du communiqué suivant : « Suite à l’apparition, bien que sporadique, au Portugal de personnes se réclamant de certains animaux (…) le droit portugais reconnaît et protège expressément certaines dimensions de l’identité personnelle (…) mais ne prévoit ni ne protège aucun statut juridique d’“identité animale” d’une personne (…) le vétérinaire, face à un thérianthrope (doit) refuser d’effectuer des actes de diagnotic, de prescription et de traitement des maladies. »
Quelle va être la position de la Société Protectrice des animaux devant une telle discrimination, un tel refus de soins et d’assistance à thérianthropes en détresse ?
Et, connaissant désormais l’existence des thérians, peut-on encore tolérer l’usage de slogans aussi thérianophobes qu’#balancetonporc ?
19:38 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Trump hausse le ton avec Netanyahou
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Il aura fallu les frappes incessantes au Liban et les menaces sur Beyrouth - qui bloquent les négociations de paix avec l'Iran - pour que Donald Trump cesse enfin d'être le caniche d'Israël.
Lui qui s’était engagé, presque mécaniquement, derrière le gouvernement israélien dans sa guerre contre l’Iran découvre aujourd’hui l'engrenage infernal : avec Israël, une guerre appelle une guerre, puis une autre, puis encore une autre.
Et soudain, le président américain explose au téléphone : « Tu es complètement fou. » Voilà ce que Trump aurait lancé à Netanyahou. Il ne s’agit plus d’un désaccord feutré entre alliés. Il s’agit d’une rupture de nerfs devant l’entêtement d’un gouvernement israélien qui veut transformer tout le Proche-Orient en brasier.
Car c’est bien à propos du Liban que les deux hommes se sont violemment opposés : incursions militaires, frappes, menaces contre Beyrouth, escalade avec le Hezbollah. Trump comprend que cette fuite en avant nuit gravement à ses discussions avec l’Iran et referme sur lui le piège qu’il a contribué à ouvrir.
« Tu serais en prison sans moi. Je t’ai sauvé les fesses. Tout le monde te hait maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça », aurait-il encore lancé. Manière brutale de rappeler à Netanyahou qu’il lui doit beaucoup, mais qu’il n’a pas reçu pour autant un blanc-seing pour incendier la région.
Le plus grave, c’est que cette folie n’a pas seulement un coût diplomatique ou militaire. Elle a un coût économique et surtout énergétique.
Elle fait trembler les marchés, fait exploser le cours du pétrole, pèse sur le gaz, menace les routes maritimes, aggrave l’inflation et finit toujours par présenter l’addition aux peuples occidentaux.
À la pompe, sur les factures, dans les entreprises, dans le panier des ménages : ce sont encore les mêmes qui paient les guerres des autres.
Trump s’aperçoit - bien tard - de la toxicité d’un gouvernement israélien prisonnier de sa logique d’escalade. Bien tard, après un tel foutoir mondial. Mais mieux vaut une prise de conscience tardive qu’un aveuglement jusqu’au désastre.
Espérons désormais qu’il parvienne à discipliner Netanyahou et à empêcher Israël d’entraîner l’Occident dans ses guerres sans fin.
La France, elle, devrait avoir une ligne simple : parler avec tous, ne s’aligner sur personne, défendre ses intérêts et refuser d’être l’otage des faucons de Washington, de Tel-Aviv ou d’ailleurs.
19:35 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Regardez le débat avec Sarah Knafo, Alain Finkielkraut, Alexis Corbière et Aurelie Filippetti
19:31 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Vendredi 12 juin, à Paris : Eric Delcroix dédicacera son nouveau livre à la Librairie Logos
19:23 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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8 élus Reconquête ! aux élections consulaires
00:45 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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