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mardi, 26 mai 2026

Gigantomachie à Makerfield

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La Chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol

Dans les prochaines semaines, les électeurs de la circonscription de Makerfield, dans le Nord de l’Angleterre, auront l’étonnant privilège de désigner peut-être le futur chef du gouvernement de Sa Très Gracieuse Majesté. Une élection législative partielle doit s’y dérouler à la suite de la démission du député travailliste Josh Simons. Il laisse son poste éligible à Andy Burnham dans la perspective audacieuse de virer sous peu l’actuel Premier ministre Keir Starmer.

Ce scrutin à venir n’est qu’une nouvelle réplique de l’effondrement du Labour aux élections locales du début de ce mois. Le 6 mai dernier, lors du renouvellement de l’équivalent anglais des conseils municipaux et intercommunaux ainsi que des parlements régionaux en Écosse et au Pays de Galles, les électeurs infligent une cuisante défaite aux travaillistes au pouvoir à Londres : fin avec 11,08 % (- 25,1 %) d’une domination séculaire au Pays de Galles au profit des indépendantistes wokistes gallois (35,41 %), échec au parlement d’Édimbourg (17 sièges au lieu de 22 !) de ravir la première place aux indépendantistes d’extrême gauche écossais du SNP (Parti « national » écossais), perte de 1 496 sièges sur 5 000 mandats territoriaux dans 136 collectivités locales en Angleterre. Les conservateurs de Kemi Badenoch connaissent eux aussi un net recul de 563 sièges municipaux. En revanche, en dehors des libéraux-démocrates (Lib-Dem), l’habituelle troisième force politique britannique, qui récoltent 155 mandats supplémentaires pour atteindre un gain notable de 844 élus territoriaux, et sans insister sur le succès des indépendantistes gallois et la reconduction au pouvoir des indépendantistes multiculturalistes écossais, les deux grands vainqueurs sont Reform UK et le Green Party.

Fondée en 2019, la formation du Brexiter Nigel Farage remporte 1.453 sièges, soit 1.451 en plus, et devient majoritaire dans quatorze conseils. Il s’agit d’une performance inédite puisque Reform UK triomphe autant dans les bastions travaillistes du Nord que dans les fiefs conservateurs du Sud. En outre, les amis de Nigel Farage arrivent en deuxième position tant au Pays de Galles (29,30 %) qu’en Écosse (16,65 %).

L’autre surprise de l’élection provient du Green Party. Il n’existe plus de parti écologiste unique en Grande-Bretagne. En 1990, les Verts écossais indépendantistes se séparent à l’amiable de leurs camarades anglo-gallois et gouvernent en coalition avec les SNP entre 2021 et 2024. Le système médiatique a les yeux de Chimène pour son animateur principal, Zack Polansky, grand tenant de l’« écopopulisme ». Comme quoi, tous les populismes ne sont donc pas répréhensibles pour la cléricature médiatique…

Naguère appelé David Paulden, Zack Polanski naît en 1982. D’abord militant Lib-Dem, il adhère au Green Party en 2017. Il en devient le responsable en septembre 2025 et suscite aussitôt l’engouement d’une presse plus politiquement correcte que jamais. Issu d’une famille juive originaire de Lettonie, l’ancien acteur amateur critique Israël, soutient la cause palestinienne, met en avant son homosexualité, estime que la justice sociale va de pair avec la cause environnementale, prône l’ouverture maximale des frontières et défend l’accueil inconditionnel des étrangers, clandestins ou non.

Sa forte notoriété médiatique torpille la tentative de l’ancien chef du Labour, Jeremy Corbyn, le Mélanchon britannique, de revenir au premier plan. Exclu des travaillistes, mais resté député indépendant à Westminster, Corbyn a lancé Your Party. Mais le jeune parti de gauche radicale se déchire très vite entre ses fondateurs dont Zarah Sultana et Adnan Hussain à propos de la place à donner à la question trans et leur accès aux toilettes publiques dans le programme si bien que les communautés musulmanes d’origine allochtone préfèrent voter pour les « écologistes » qui, avec 587 sièges, en remportent 441 et prennent cinq mairies.

L’élection du 6 mai 2026 dessine par conséquent un nouveau paysage politique éclaté avec cinq forces principales (travaillistes, conservateurs, Reform UK, Verts et Lib-Dem) auquel il faut ajouter les séparatistes écossais et gallois en dépit de la loi d’airain du scrutin majoritaire uninominal à un tour. Toutefois, le Royaume-Uni n’est pas les États-Unis d’Amérique où tout tiers parti n’a pas de viabilité réelle comme le démontre l’échec à la fin du XIXe siècle du Parti populiste dans l’Ouest étatsunien.

Cette fragmentation électorale fragilise un Keir Starmer toujours aussi inaudible et fort peu charismatique, empêtré en outre dans une politique d’austérité désastreuse et dans le scandale Peter Mandelson lié à Jeffrey Epstein. Au contraire des conservateurs qui n’hésitent pas à chasser leur meneur si l’occasion se présente (Margaret Thatcher en 1990, Theresa May en 2019, Boris Johnson et Liz Truss en 2022), le Labour répugne à démettre son chef de file au pouvoir. Néanmoins les 403 députés travaillistes se préparent au règlement de compte. Plusieurs membres du cabinet Starmer ont déjà démissionné. Le 14 mai, le ministre à la Santé et à la Protection sociale, Wes Streeting, quitte à son tour une équipe gouvernementale en plein naufrage. Toutefois, le démissionnaire, classé à l’aile droite (blairiste) du parti, n’ose pas encore déclencher la procédure de destitution interne. A-t-il en effet la possibilité de recueillir 81 signatures de députés nécessaires ?

L’ancienne vice-première ministresse, Angela Rayner, classée elle aussi à gauche, enfin blanchie d’accusations de fraude fiscale, distille son intention de remplacer Starmer à moins qu’elle prépare l’arrivée d’Andy Burnham par la bonne grâce des électeurs de Makerfield. Ancien ministre de la Santé sous Gordon Brown de 2009 à 2010, l’actuel maire du Grand Manchester n’est plus député depuis 2017. Surnommé le « roi dans le Nord », ce tribun anti-Brexit de confession catholique développe un discours volontiers populiste qui s’approche parfois de l’orbite du Blue Labour (le « conservatisme de gauche »). Il se croit capable de ramener vers lui les classes moyennes et ouvrière attirées par Nigel Farage.

En février 2026, Burnham souhaitait déjà se porter candidat dans la circonscription de Gorton–et-Denton à l’Est du Grand Manchester. Les instances du Labour peuplées de créatures de Starmer avaient alors rejeté sa candidature sous le prétexte qu’élire un nouveau maire serait dispendieux en argent et en militants pour le Labour. Résultat : la circonscription tombe dans les mains de la candidate Verte Hannah Spencer…

Désormais sur la défensive, Keir Starmer ne peut plus poser son veto au parachutage de son concurrent potentiel à Makerfield. Or il n’entend pas faire entrer le loup dans la bergerie. Jouissant du 10, Dowing Street, Starmer va certainement tout faire pour entraver la courte campagne de Burnham d’autant que Makerfield est en passe de tomber du côté de Reform UK. Nigel Farage, pour sa part, vient de promettre la mobilisation générale de son mouvement dans cette partielle cruciale. Il devient ainsi l’allié objectif de Starmer. Le premier ministre peut aussi se tourner vers le candidat Vert dont les propos leukophobes cherchent à séduire un électorat allogène bien implanté. Le résultat électoral final risque donc d’être très serré. Makerfield ou le destin immédiat de la Grande-Bretagne dans quelques bulletins de vote…   

Salutations flibustières !

17:52 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Sandrine Rousseau a un incroyable talent

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La chronique de Philippe Randa

Je découvre, trop tard hélas, que j’ai raté – totalement ? – l’éducation de mes enfants… Enfin, de l’un, en tout cas. Et je l’apprends grâce à Sandrine Rousseau ! Qui l’eut cru !

L’un d’eux, en effet ! m’a récemment téléphoné. Furieux ! À peine s’il m’a dit bonjour (si, quand même, un reste d’éducation ou d’affection), mais sans perdre plus de temps que cela à me demander comment j’allais, il s’est étranglé de rage :

— Tu sais ce qu’a encore sorti Sandrine Rousseau ? Cette (censuré) a dit qu’il fallait désormais ne plus parler de « steaks », mais de « cadavres d’animaux », mais quelle (re-censuré) !…

Et d’un juron à l’autre, sans même m’en laisser placer une, il continua avec tous les noms d’animaux de son répertoire ! Ils y passèrent tous… et toutes les malédictions à l’encontre de la députée écologiste furent lancées ! Et il récidiva in fine par un sonore « Mais quelle (censuré) ! Vraiment quelle (censuré)… ! »

Fatalement, arrive un jour (toujours trop tôt) où l’on n’a plus guère la main sur ses enfants… Tenter de sauver l’honneur de la dame ainsi et aussi verbalement maltraitée en lui expliquant que la langue française, au pays de Racine, de Corneille, et tout ça, et tous ça, mais bon ! Cela aurait été inutile ; je préférais lui asséner une réplique qu’il le crucifia :

— Quel talent, cette Sandrine ! Chapeau l’artiste ! Mais, mon chéri (il reste mon chéri d’enfant, bien sûr, même avec son langage fleuri)… Tu ne vois pas qu’elle a réussi son coup ? Superbement réussi !

— Hein ????

Et avant qu’il ne songe à alerter des hommes en blanc pour venir me prodiguer les premiers soins, avec possiblement une camisole de force,  j’enchaînais rapidement :

— Mais oui ! Comme à chaque fois ! Si elle avait simplement dit qu’elle ne mangeait pas de viande, qu’elle était vegan ou qu’elle faisait gaffe à sa ligne, qui cela aurait-il intéressé ? Personne ! Alors que là, les médias en parlent, tu en parles, nous en parlons, tout le monde en parle… On rigole comme moi ou on se scandalise comme toi… et même ceux qui pourrait s’en foutre (tiens, je me mets à parler comme lui !), ils ont entendu ce qu’elle avait dit et peut-être même qu’ils en parlent, eux aussi, même pour dire qu’ils s’en…

— Et que c’est une (censuré) !

— Oui, mais ils ont tort de penser ça. Comme toi tu as tort. Elle est maligne, elle a réussi son coup, je te le répète… Ah ! Évidemment, à part deux ou trois bobos tout moches tout gauchos, demain tout le monde aura oublié… Il lui faudra trouver une autre (censuré) (ça y est, moi aussi, je me mets à parler comme lui, le Sandrinisme est plus contagieux que le covid et l’hantavirus réunis)… euh, donc, oui, une autre énormité à dire… et si tout le monde y va de son indignation, elle aura encore gagné ! Tu sais, mon chéri, si cela se trouve, Sandrine Rousseau cherche peut-être tout simplement à se faire remarquer par le cirque Pinder ou Achille Zavatta ou peut-être Medrano… C’est peut-être tout simplement une artiste qui veut se voir elle aussi un jour en haut de l’affiche… Enfin, si le public comprend et elle y met toute son énergie, il faut le lui reconnaître.

Ai-je convaincu mon enfant ? Je doute… Mais peut-être, Sandrine Rousseau m’a-t-elle aidé depuis avec sa toute dernière (en date) « sortie », enfin sa… « déclaration ». Après la vache et le bœuf, le taureau, donc ! Soit à propos de Patrick Bruel dont elle demande l’interdiction des tournées pour cause de « mise en danger » des femmes qui travaillent avec lui.

Ah bon ! Elle nous apprend ainsi que des femmes, malgré toutes les accusations, mises en examen et graveleuses révélations à l’encontre de l’artiste, continuent d’accepter de travailler avec lui ? Ah ! les (censuré) ! Ce n’est plus de la Bruelmania ou de la Bruelpassion ! C’est de la Bruelinconscience !

Décidément, si les femmes resteront éternellement un sujet de perplexité pour la gent masculine, les hommes aussi, incontestablement, sont parfois quelque peu surprenant. À la place de Patrick Bruel, on comprendrait que ce soit plutôt lui qui veuille – qui doive ! – en ce moment tenir l’autre sexe à distance… et pas par mysoginie, par prudence !

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Bernard Antony, des mémoires de combat au service de la France

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Michel Festivi 

Bernard Antony qui fut pendant 15 ans, entre 1984 et 1999, député français au parlement européen pour le Front national, ainsi que conseiller régional de Midi-Pyrénées, pendant près de 20 ans entre 1986 et 2004, vient de publier ses mémoires, et elles sont passionnantes à plus d’un titre. Elles nous remémorent pour les plus anciens, une partie de l’histoire politique mouvementée de la France depuis les années 1950/1960, jusqu’à nos jours. Les plus jeunes y apprendront beaucoup de choses sur le combat politique et culturel des plus pugnaces de Bernard Antony, face aux gauches omnipuissantes et totalitaires, et sur les relations internationales.

Mais ce qui rend surtout ses mémoires captivantes, c’est que Bernard Antony a eu plusieurs vies, qu’il a été à l’origine ou au commencement d’aventures extraordinaires, et toujours pour la défense de la France, son histoire, la chrétienté, car pour lui et ceux nombreux qui l’ont accompagné et qui l’accompagnent encore et qui continuent ses oeuvres, la France est indissociable du christianisme et singulièrement du catholicisme qui ont forgé l’âme profonde de notre pays, et ce que l’on soit croyants ou pas.

Très jeune, il s’est éveillé à la vie de la cité au moment du tragique abandon de l’Indochine française. Puis rapidement, encore pré-adolescent, il endosse avec vigueur la cause de l’Algérie française. La fin de l’Empire lui laissera un goût amer, mais qui renforcera plus encore sa détermination. Tout jeune, il militera pour les Comités Tixier-Vignacour, lors de l’élection présidentielle, la première de toute au suffrage universel en décembre 1965. C’est là qu’il fait ses premières armes en politique. Ces comités ont formé tant de militants de la cause nationale, ils furent loin d’être négligeables.

Ce sera ensuite ses études de lettres, et ses luttes en mai 1968 contre les gauchistes, qu’ils soient des « stals » des « maos » ou des « anars », des déconstructeurs de la nation. Après avoir été jeune professeur de Lettres et d’Histoire dans un établissement privé de Castres, il fera son entrée aux laboratoires Pierre Fabre, où il y poursuivra toute sa carrière professionnelle, dans différents postes de responsabilités. Mais parallèlement, Bernard Antony va multiplier les initiatives politiques, culturelles, intellectuelles qui pour beaucoup d’entre elles perdurent encore. Cet homme multidimensionnel fondera une famille, il dédie d’ailleurs son livre à son épouse, ses enfants, ses petits-enfants et arrière-petits-enfants.

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15:31 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Il fait beau, profitez-en !

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Thomas Joly - Président du Parti de la France

Quelques jours de beau temps et les voilà déjà qui ressortent, l’œil halluciné et le doigt accusateur. Après deux tiers du mois de mai pluvieux, frisquets, grisâtres, durant lesquels ils s’étaient prudemment tus, les obsédés du réchauffement climatique réapparaissent au premier rayon de soleil, comme si la météo venait enfin de leur rendre leur jouet préféré : la panique.

Il suffit d’une terrasse remplie, d’un ciel bleu et de deux chemises à manches courtes pour qu’ils débarquent avec leur petit sermon de fin du monde, leur mine grave et leur plaisir suspect à annoncer le désastre. Chez eux, le beau temps n’est jamais une bonne nouvelle : c’est une preuve à charge. Le soleil ne réchauffe pas les visages, il confirme l’effondrement.

Bref, laissez-les transpirer dans leur névrose climatique. Sortez, profitez, vivez normalement et buvez un coup à la santé de ces grands malades : ça leur donnera au moins une vraie raison de suffoquer.

12:23 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

L’Encyclique « Magnifica humanitas » en parallèle avec un écrit de tradition séculaire : l’Odyssée

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René Moniot Beaumont, 

littérateur de la mer. 

Je viens de lire un condensé de l’encyclique de Léon XIV : que l’IA serve l’humanité et non le pouvoir de quelques-uns. Le Pape réfléchit, dans sa première encyclique « Magnifica humanitas » à la doctrine sociale de l’Église à l’ère de l’intelligence artificielle. Un appel à préserver « une humanité magnifique habitée par Dieu », en promouvant la vérité, la dignité du travail, la justice sociale et la paix ». À l’ère numérique, il faut désarmer l’IA et dépasser la théorie de la « guerre juste », en relançant le dialogue et le multilatéralisme. (Vatican News, 25/05/2026)

« La magnifique humanité créée par Dieu se trouve aujourd’hui face à un choix décisif : ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité de Dieu et l’humanité ensemble. » peut-on lire dans l’incipit de cette encyclique. 

Je n’ai pas pu m’empêcher de rapprocher cette importante réflexion du Pape Léon XIV avec un passage de l’Odyssée : Ulysse et les Sirènes.

L’IA ne serait-elle pas l’émergence d’une période riche en mutations comme du temps du monde grec entre 900-700 av. J.-C. ? Les historiens d’art la nomment, Époque géométrique qui caractérise le changement de la céramique grecque antique dont le style s’orientalise. Pourquoi ? Je vous laisse la réponse.

Bien entendu les techniques ont formidablement changé, mais l’esprit n’est-il pas le même comme le décrit le Pape Léon XIV ?

L’épopée de l’Odyssée a été rédigée vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. (entre 800 et 700, époque possible de la rédaction de l’Iliade et l’Odyssée par l’aède aveugle Homère. (Une polémique existe au sujet de la rédaction de l’Odyssée, essentiellement récit maritime, où la femme est omniprésente de Calypso, Athéna, Circé, Pénélope, etc.)

Les Sirènes, qui sont censées apporter la connaissance totale aux marins, troublent par leurs chants mélodieux les marins. Ces derniers « s’en vont charmé et plus savant ». Aujourd’hui c’est l’IA qui vous promet cela.

Le fait de tout savoir n’empêche pas la mort immédiate de ceux qui ont cédé au chant mélodieux. Grâce à Circé, Ulysse et son équipage éviteront ce sinistre sort en se bouchant les oreilles avec des bouchons d’oreille qui n’étaient pas en silicone recyclable nettoyable de maintenant. Lui, Ulysse, grâce encore à Circé, attaché aux mâts, entendra les chants de la connaissance, il va détenir des connaissances qui lui seront indispensables pour rejoindre sa Pénélope à Ithaque.

Ma curiosité m’a porté dans le sud de Naples pour connaître les îles des sirènes, ces oiseaux à tête de femme. En fait, les spécialistes situent cet endroit dans les îles Galli. Elles avaient été occupées du temps d’Homère par trois femmes prénommées Parthénope, la fondatrice de Naples, Ligée et Leucosie. En fait, ces trois-là étaient des courtisanes, aux voix mélodieuses et de surcroît très belles. Les marins en escale tombaient amoureux ne repartaient indemnes et en mourraient, peut-être de maladie… 

Je vous vois venir en pensant que j’exagère de rapprocher l’écrit pontificale du Pape Léon XIV et les odes d’Homère. Aujourd’hui, « nous sommes en plein dans des guerres « hybrides » sur les plans économiques, financiers et informatiques, en exploitant la désinformation et la peur pour influencer l’opinion publique » comme il est écrit dans l’article de Vatican News.

« Face à cette culture de la puissance, le chrétien est appelé à répondre en « construisant de l’amour » et en engendrant « une résistance active contre le mal et une créativité surprenante dans le bien », écrit le Pape Léon XIV.

12:20 Publié dans RMB | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Parution prochaine du nouveau numéro (n°220) de la revue "Éléments"

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