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mercredi, 22 juillet 2026

Espagne : le nœud coulant se resserre autour de Zapatero, l’ancien Premier ministre socialiste, et peut-être aussi vis-à-vis de Pedro Sánchez

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Michel Festivi 

Le droit espagnol dispose d’un système redoutable, notamment dans les affaires financières et de détournements de fonds publics. La personne impliquée qui accepte de parler et de coopérer pleinement avec la justice, peut non seulement voir sa peine réduite, mais son exécution suspendue. C’est ce qui s’est produit tout dernièrement dans le dossier de détournement de fonds publics, par l’achat de millions de masques en pleine pandémie. Alors que les principaux acteurs de cette gigantesque escroquerie, tous des socialistes, ont été condamnés à de très lourdes peines d’emprisonnement, celui qui avait accepté d’aider la justice, le sieur Adalma, a vu sa peine très réduite et suspendue de surcroit.

Bis repetita placent avec l’affaire de l’ancien premier ministre socialiste espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, dont je vous ai déjà entretenu. L’homme de paille que Zapatero avait trouvé pour diriger une société écran, lui permettant de recevoir des fonds sans apparaître, Julito Martínez Martínez, est passé à table.

Avec ses avocats, il a écrit une lettre-confession de six pages, et vient d’être entendu par le juge chargé de ce dossier des plus sensibles, José Luis Calama de l’Audience nationale. Il a confirmé ses écrits. La minuscule société d’aviation la Cie Plus Ultra, qui œuvrait essentiellement avec le Venezuela, était en très grande difficulté financière en 2020, au moment de la Pandémie. Deux banques lui avaient refusé tout prêt, la banque de Santander, et la Caixa Banque.

C’est là que serait intervenu Zapatero, ancien Premier ministre socialiste et ancien Secrétaire général du PSOE, toujours très en cours auprès de son grand ami, Pedro Sánchez. Zapatero est un hiérarque du PSOE, personne ne pouvait rien lui refuser. Son influence était considérable. Normalement Plus Ultra, ne pouvait obtenir aucune aide publique, vu sa situation financière particulièrement obérée, dont une dette sociale de plus de 400.000 euros. Et de plus était-elle une société stratégique ?

Zapatero aurait alors demandé à l’une de ses connaissances, un homme d’affaires de Murcia, Julito Martínez Martínez de créer une société écran : Análisis Relevante. Elle serait chargée une fois les fonds publics obtenus, d’émettre des factures et de recevoir des fonds, qui in fine reviendront à Zapatero, où à la société de ses deux filles. Ce montage avait été conçu par un autre éminent socialiste, « un vétéran » du PSOE comme le qualifie le journal El Debate, grand ami de Zapatero, le dénommé Javier de Paz, aujourd’hui président de la société Movistar +. C’est du moins ce qu’a expliqué Martínez au Juge.

C’est ainsi que par l’intermédiaire de la FASEE (Fonds de soutien à la solvabilité des entreprises stratégiques), créée le 3 juillet 2020, dont les fonds sont gérés par une autre société publique la SEPI (Société d’État des holdings industriels), le Conseil des ministres, présidé par Pedro Sánchez va approuver le 9 mars 2021, l’octroi à Plus Ultra, d’une somme de 53 millions d’euros d’argent public, dont un peu plus d’1% iront dans les poches de Zapatero, selon ce que lui reproche la justice espagnole, lui clamant son innocence, estimant qu’il aura réalisé un véritable travail, et contestant toute infraction de quelque nature qu’elle soit.

Selon l’accusation, 71 factures auraient été émises entre juillet 2020 et novembre 2025. Toujours selon l’accusation, Zapatero aurait reçu peu ou prou, en argent ou en nature, environ 400.000 euros, et la société de marketing de ses deux filles, environ 200 000 euros. En tout cas c’est que qu’a révélé à la justice, Julito Martínez Martínez. Ce dernier affirme que Análisis Relevante aurait payé des travaux de conseils « fictifs », prétendument effectués par Zapatero, ce que ce dernier conteste de la manière la plus vive. Il a d’ailleurs toujours le soutien de Pedro Sánchez, et de la plupart des barons socialistes, qui ont indiqué croire en son innocence.

Ce dossier de prévarication souligne par ailleurs les liens très étroits et de longue date, entre les socialistes espagnols et le régime totalitaire chaviste du Venezuela. Zapatero, Sánchez et les socialistes espagnols ont toujours soutenu politiquement et Chavez et Maduro, de grands parangons de la démocratie s’il en était ! Ils ont notamment refusé de condamner la farce électorale de 2024, ou Maduro avait été battu à plate couture, mais avait décidé qu’il avait gagné, et ses sbires « les colorados », faisant régner la terreur. Il faut dire que depuis février 1936, et leurs manœuvres et violences pour parvenir au pouvoir, les socialistes espagnols sont à bonne école et s’y connaissent en matière de falsifications des urnes (1). Martínez a par ailleurs affirmé avoir rencontré Delcy Rodriguez, l’actuelle présidente par intérim de Venezuela, par l’intermédiaire de Zapatero.

En tout cas cette affaire déjà retentissante, promet de prochains développements, nous ne manquerons pas de vous en rendre compte.

(1) Michel Festivi, Le Front populaire espagnol, la victoire frauduleuse de 1936, Revue d’Histoire Européenne n°29, avril et mai 2026.

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Dans une version actualisée et enrichie, le « Brasillach » de Philippe d’Hugues

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Francis Bergeron,

Le Nouveau Présent cliquez ici

Il existe à présent de nombreuses biographies de Robert Brasillach, et c’est une excellente chose. Pour que l’œuvre d’un écrivain lui survive, il faut non seulement que celle-ci soit de qualité, mais également qu’une sorte d’écosystème la défende, l’explique, et qu’au fil des générations, soit rappelé ce que cet écrivain a de particulier, et quels évènements de sa vie, quelles pages de son œuvre, justifient son entrée au panthéon de la littérature.

De son vivant Robert Brasillach avait attiré à lui des amis, des admirateurs, des lecteurs, à commencer par son futur beau-frère. Ce qu’ils trouvaient chez lui, ce qui les attirait, c’était sa culture en même temps que sa jeunesse, et aussi sa puissance de travail, son éclectisme dans le choix des sujets traités, et sans doute enfin ses engagements sans calcul, cette passion qui l’animait, mais une passion sans excès autres que de plume, et plus rare en fait que chez bien de ses contemporains, de son camp ou du camps adverse. Une passion dénuée de tout sectarisme, et une curiosité sincère.

« une éternelle jeunesse »… encore un instant de bonheur 

Puis il y eut la guerre, la France divisée, l’Europe divisée, les horreurs dans les deux camps, celles que l’on pouvait dénoncer et celles qui étaient contestées, voire niées. Et comme l’histoire est toujours écrite par les vainqueurs, Katyn fut censée n’avoir jamais existé, Hiroshima et Nagasaki, Dresde rangées dans la catégorie des « points de détail » autorisés.

Il restait l’œuvre de Brasillach, plus facile à défendre car exceptionnelle par son ampleur, par sa diversité, et par les sentiments qu’elle inspirait : « une éternelle jeunesse », selon le mot de Philippe d’Hugues, « encore un instant de bonheur », selon le sous-titre qu’Anne Brassié avait donné au portrait qu’elle avait fait de cet écrivain, en 1987.

C’est un paradoxe, car Brasillach est aussi, en tout cas dans le souvenir de ceux de sa génération ou de la génération suivante, l’écrivain du malheur, des temps difficiles, de la guerre, de l’épuration, de la prison, de la mort, « quand les Français ne s’aimaient pas », pour reprendre une expression de Maurras, qui évoquait d’ailleurs une autre époque.

Pol Vandromme et Bernard Georges, les précurseurs

La biographie synthétique de Robert Brasillach, écrite par Philippe d’Hugues en 2005 était épuisée depuis de nombreuses années. Or cet ouvrage était particulièrement demandé par ceux qui voulaient découvrir à leur tour l’auteur de Comme le temps passe, mais qui ne se sentaient pas prêts encore à se plonger dans une étude exhaustive, détaillée, complète, de sa vie, de son œuvre, de ses idées, de son style.

Après la guerre Pol Vandromme (en 1956) et Bernard Georges (en 1968) publièrent des sortes de « Que sais-je ? » consacrés à Brasillach. Pour ce qui me concerne, c’est grâce à ces courts ouvrages, que l’on pouvait trouver sans mal chez Joseph Gibert, sur le Boulevard Saint-Michel, que je découvris Brasillach. A cette époque-là, seul Jean Madiran avait rédigé une biographie consistante (en 1958). Aujourd’hui Brasillach est le sujet d’une bonne dizaine de biographies, d’essais, et même de romans. Comme Céline, Proust et quelques rares autres auteurs privilégiés, il est traduit et publié, il fait l’objet d’études passionnées. Au Japon ou en Italie, par exemple. Sa notoriété, son succès, le plaisir de le lire ne font que commencer, semble-t-il

Le pan politique de son oeuvre

Le travail de Philippe d’Hugues correspondait bien à une nécessité. Celle de posséder un outil à garder à portée de la main, quand on lit un roman ou quelque autre ouvrage de cet auteur qui, quoique tué à 36 ans, nous laisse une trentaine d’œuvres, qui sont notamment de parfaits reflets de son époque (né en 1909, il est mort le 6 février 1945).

Notons aussi que Philippe d’Hugues ne nous raconte pas Brasillach de façon purement chronologique, ou focalisé essentiellement sur ses chroniques politiques ou sur le petit monde de la rue d’Ulm. Il nous résume sa vie en vingt pages, puis il nous parle successivement, et en vingt pages à chaque fois, du romancier, du critique, du « spectateur » (cinéphile et passionné de théâtre), du chroniqueur politique, et enfin du poète. Par cet artifice le pan politique de son œuvre, et son destin tragique ne phagocytent pas tout le reste.

Dans son introduction, Philippe d’Hugues regrette que « l’œuvre de Brasillach, devenue peu ou mal accessible aux jeunes générations », soit « reléguée dans une pénombre de plus en plus épaisse ». Ce n’est évidemment pas faux, mais je ne partage pas totalement cette vision un peu désabusée. A une époque où la lecture est de moins en moins pratiquée, réjouissons-nous plutôt du fait que Brasillach est réédité, que Brasillach est lu, que Brasillach a ses aficionados, que son nom constitue comme une sorte de mot de passe. Réjouissons-nous de l’existence d’une association littéraire non subventionnée, au public plutôt jeune, et dont les adhérents sont en nombre croissant.

Ses « œuvres complètes », publiées en douze volumes il y a exactement soixante ans, ont fait date. Mais actuellement les éditions des Sept Couleurs (qui affichent certes leur orientation, en ayant pris pour nom le titre d’un roman de Brasillach, l’un des plus étonnants « exercices de style » de la littérature française) entreprennent une réédition comportant un important appareil critique, qui va donner à cette collection un label de référence absolue. Le jour où Brasillach paraitra en Pléiade, gageons que c’est cette édition-là qui servira de référence

Tout est réédité

Brasillach est dans le domaine public depuis dix ans. Tout est réédité, y compris ses ouvrages mineurs et datés (par la force des choses) comme son Léon Degrelle et l’avenir de REX. C’est un privilège qui concerne bien peu d’écrivains, Céline et Proust, déjà cités, les grands classiques du XIXe siècle (Maupassant, Balzac, Stendhal etc.), une infime poignée, à la vérité. L’avenir appartient aux « découvreurs », et lecteurs de Brasillach. Philippe d’Hugues a pris soin de signaler et commenter les ouvrages inédits comme les Lettres à une provinciale et Les vacances.

Philippe d’Hugues a collecté cinq pages d’hommages à Brasillach, émanant des meilleurs écrivains du XXe siècle : Nimier, Déon, Haedens, Jacques Perret, Jacques Laurent, Julien Gracq, Simenon, Abellio, Dominique de Roux, d’Ormesson, Patrick Besson, Jünger etc.

Après cette énumération, les petites saloperies de Libération ou de Médiapart, ça ne compte pas. Et si quelques pisse-vinaigres s’astreignent à dézinguer Brasillach dans des livres sans surprise (et le plus souvent sans lecteurs), si quelques tacherons de l‘antifascisme passent leur temps à réécrire sa fiche wikipedia, nous avons la chance, nous, de parler d’un écrivain que nous aimons, dont les livres sont encore comme des jardins secrets réservés de facto à une élite, aux happy few. Et c’est sans doute mieux comme cela.

Haedens estimait que « son prestige n’a cessé de grandir » et Bernard de Fallois avait dit en 1955 : « Nous ne savons pas ce que l’avenir retiendra de son œuvre, mais nous avons qu’il retiendra sa figure ». Soixante-dix ans plus tard, il est possible de répondre à la question de Bernard de Fallois : on se souvient et de son œuvre et de sa figure.

Robert Brasillach ou l’éternelle jeunesse, par Philippe d’Hugues, La « Bio Collection », Coéditon Synthèse nationale et Déterna, 2026, 162 p., 20€ cliquez ici

11:17 Publié dans Bio Collection | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Samedi 31 octobre, à Paris : un colloque de Polémia sur la remigration

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Un communiqué de Polémia :

Nous organisons un événement d'ampleur le 31 octobre prochain à Paris. Nous nous attaquons de front à un sujet central pour notre avenir : la remigration. 

Ce thème est sur toutes les lèvres, plusieurs partis de premier plan en font leur priorité en Europe : AFD en Allemagne, Restore Britain au Royaume-Uni, FPÖ en Autriche, etc. C'était le thème de campagne de Reconquête en 2022. 

Après des décennies d'invasion migratoire, l'arrêt de l'immigration ne suffira pas. Il faut rendre incontournable la notion de remigration, que tous les candidats à l'élection présidentielle se positionnent sur ce thème qui rassemble une majorité de Français. 

Alors notez bien la date du 31 octobre dans vos agendas et réservez dès maintenant votre place ! cliquez ici

Thierry Bouclier sera aux Journées chouannes de Chiré-en-Montreuil (86) les 5 et 6 septembre prochains

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En savoir plus cliquez ici

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La civilisation du reflet

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Jérôme Viguès

Ils sont des millions à filmer leur repas. Pas pour le partager, pour montrer qu'on avale. Des inconnus s'installent devant une caméra et engloutissent en accéléré des plateaux entiers, sous le regard de spectateurs qui les observent mâcher comme on regarde une bête au zoo. Ce n'est plus manger, c'est une performance de digestion filmée.

À côté, d'autres se filment le matin en train de se préparer, minute par minute, comme si enfiler un pantalon méritait un scénario. On appelle ça un rituel. C'est un vide habillé en contenu.

Il y a ceux qui racontent leur vie en se maquillant, en conduisant, en faisant la vaisselle, débitant des anecdotes de comptoir comme si le décor rendait l'histoire intéressante. Il y a ceux qui filment leur ménage, comme si frotter une baignoire était un exploit méritant une bande-son. Il y a ceux qui déballent des colis devant caméra, extase feinte à l'ouverture d'un carton, comme si recevoir un objet commandé sur internet était un événement digne d'être vécu collectivement.

Il y a les défis alimentaires absurdes, où l'on mélange charcuterie, bonbons et sauce chocolat, non pas pour le goût, mais pour le dégoût qu'on espère provoquer chez le spectateur. La nourriture n'est plus nourriture, elle est prétexte à la grimace filmée.

Il y a les danses recopiées à l'identique par des millions de corps interchangeables, aucune variation, aucune création, juste la reproduction mécanique d'un même geste jusqu'à l'écœurement. Il y a les comptes qui republient le travail des autres sans rien y ajouter, sinon un logo planté dans un coin, voleurs de regard qui vivent de ce qu'ils n'ont pas fait.

Et puis il y a les nouveaux spectateurs professionnels : ceux qui ne créent plus rien, qui se contentent de commenter, en tout petit format, en haut de l'écran, une vidéo qui n'est même pas la leur. Ils gagnent de l'argent en restant assis, en gesticulant devant une caméra, pendant qu'en dessous d'eux tourne le vrai travail de quelqu'un d'autre. Le commentaire a mangé la création. Le reflet a mangé le réel.

Ce n'est pas ridicule, c'est un symptôme. Une société qui n'a plus rien à vivre filme le geste de vivre. Elle documente le vide avec le sérieux qu'on réservait autrefois à l'Histoire. On archive des minutes de mastication. On chronique des baignoires récurées. On commente des commentaires. Chaque strate de contenu se nourrit de la précédente, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de réel en dessous, juste des couches de reflets empilés sur un vide originel.

Un pays qui s'effondre a besoin de distractions de plus en plus creuses pour ne pas regarder l'effondrement en face. Du pain et des jeux, disait-on autrefois. Il n'y a même plus de pain aujourd'hui. Il ne reste que le cirque, et le cirque a fini par se filmer lui-même en train de mâcher, en train de frotter, en train de commenter sa propre vacuité.

Un peuple qui ne sait plus se gouverner regarde d'autres se filmer en train de vivre à sa place. Et le jour où il faudra vraiment vivre, se lever, se battre, décider, ce peuple-là n'aura plus les mains. Il n'aura que des pouces, dressés depuis des années au-dessus d'un écran, à faire défiler le néant.

Source cliquez ici

10:23 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |