mardi, 21 juillet 2026
Comment la France a été « coulée », par la gauche, mais aussi par la « droite »
Michel Festivi
Le mal français remonte à loin, septennat après septennat, quinquennat après quinquennat, les différents présidents de la république et leurs gouvernements respectifs et successifs, dont les différents gardes des sceaux, ont sapé les institutions françaises, sa justice notamment, pour répandre le laxisme, la culture de l’excuse, la victimisation des délinquants. Certes, profitant du laissez-faire des autorités politiques, la justice a pris ses aises et a interprété avec toujours plus de bienveillance, les droits des criminels, multipliant les décisions permissives, accentuant l’indulgence coupable.
Résultat, la délinquance a explosé. 53% d’augmentation des coups et blessures volontaires entre 2016 et 2024 ; plus 202% de violences sexuelles pour la même période ; quand au trafic de drogue et ses dérivés, blanchiments, extorsions de fonds, crimes, ils sont exponentiels et gangrènent toute la société. Le maire LR d’Alès, qui avait d’ailleurs minimisé l’importance de la DZ mafia pendant la campagne électorale, a reçu des menaces de mort, et a dû être exfiltré de chez lui par les forces de l’ordre, bel exemple de faiblesse de l’État. (En février 2026, le maire LR d’Alès Christophe Rivenq, avait dénoncé une « hyper médiatisation » et « des chaînes de désinformation » qu’il accusait d’exagérer la situation locale liée à la DZ mafia, et contestait une lecture alarmiste de la situation). Cf le site mesinfos.fr (éditions Occitanie) du 4 février 2026, signé par Lucien Labreuil avec l’AFP.
Dans un article du 21 juillet 2026, Le Figaro se livre à une recension spéciale : « Les 50 décisions qui ont coulé la France : le grand renoncement sécuritaire et judiciaire ». Nous allons n’en reprendre que les plus emblématiques, pour ne pas y passer toute la nuit, voire plusieurs jours ! Le journal se base sur les travaux de l’excellent institut Thomas More, qui a dressé cet inventaire, non pas à la Prévert mais tâché hélas du sang des victimes, qui elles ou leurs familles, sont toujours condamnées à la perpétuité réelle quand ce n’est pas à mort.
1°) L’abrogation de la loi Peyrefitte dite loi « sécurité et liberté » du 2 février 1981 par le pouvoir socialiste, le 10 juin 1983. Alain Peyrefitte, ministre de la Justice, avait permis l’élargissement des bases légales des contrôles d’identité, l’accélération des procédures, celles des délits de flagrant délits, avec des comparutions directes, des recours élargis à la détention provisoire pour les récidivistes ; l’encadrement du sursis et des circonstances atténuantes. C’est l’acte fondateur de la déliquescence actuelle, un point de bascule absolu.
2°) 1er mars 1994 : le nouveau code pénal est arrivé. Suppression des peines minimales, et mécanisme total des circonstances atténuantes, permettant sous le couvert de l’individualisation de la peine, nouveau principe absolu, de réduire à néant les sanctions prévues par le même code. C’est le laxisme qui entre dans les prétoires. Désormais seul le maximum ne pourra pas être enfreint, le juge ayant toute latitude pour réduire même à néant la sanction. On notera qu’en 1994, c’est la « droite » qui est au pouvoir, Édouard Balladur étant Premier ministre de la cohabitation. La « droite » mettra en œuvre un texte voté par la gauche le 22 juillet 1992, et ne cherchera pas à l’abroger ou à le modifier, voire à en créer un autre. C’est ainsi que les peines effectives de prison deviennent exceptionnelles, ce qui au demeurant démontre l’explosion de la violence, car les prisons n’ont jamais été aussi pleines, du fait également qu’il aurait fallu construire des milliers de places depuis 20 ou 30 ans, ce qu’aucun gouvernement n’a sérieusement entrepris.
3°) Abrogation par la loi Taubira en 2014, des peines planchers fixées par le gouvernement sous Nicolas Sarkozy. On ne s’étonnera pas que 68% des français jugeaient la justice trop laxiste en 2021, contre 80% en 2024. J’ai vécu ces peines planchers en tant qu’avocat alors. Plaidant quasiment que pour des parties civiles, j’étais bien sûr à fond pour ces dispositions de bon sens. Néanmoins, le législateur avait prévu, dans certaines conditions, pour ne pas être retoqué par le Conseil constitutionnel, que par une décision spéciale et motivée, les juges pouvaient passer outre les peines planchers, et ils ne se privèrent pas de s’introduire dans cette brèche !
4°) Adoption par la droite en 2009, d’une loi carcérale à philosophie de gauche. Cette loi relevait notamment d’un an à deux ans le seuil d’aménagement automatique des peines, en généralisant la sortie anticipée sous bracelet électronique. Un gouvernement de « droite » va décribiliser les peines, adoptant les théories de la gauche. Ce n’est à rien n’y comprendre. Ce yoyo pénal entre les peines planchers, quasiment non appliquées dans les faits, et ce laxisme suite au prononcé d’une peine qui ne veut plus rien dire, achèvera de rejeter le citoyen honnête dans l’incompréhension la plus totale de sa justice, qui est censée pourtant être rendue en son nom.
L’exposé des motifs de cette loi sarkozyste était le suivant : « la nécessité de limiter autant que possible l’incarcération en lui substituant des mesures de contrôle en milieu ouvert s’applique à tous les détenus ». Proprement stupéfiant, du Hollande dans le texte voire du Taubira ! La « droite » n’a aucune doctrine, sinon celle de la gauche. On pensait sans doute résoudre la surpopulation carcérale, par la généralisation des aménagements de peine et des sorties anticipées, or le nombre de détenus n’a cessé de progresser et les victimes aussi. En 2009 il y avait environ 65.000 prisonniers, pour plus de 84.000 en juin 2025, 135% d’occupation, les détenus étrangers représentants selon les chiffres 24,5% des incarcérés.
L’échec est donc absolu, total, dramatique pour les victimes et leurs familles. Entre 2014 et 2016, le nombre d’homicides avait augmenté de 11%. Par ailleurs, la dérive jurisprudentielle du Conseil constitutionnel est sans limite. En 1971, non content de se consacrer uniquement au respect des articles de la Constitution, il invente le fait de pouvoir censurer une loi en se basant sur le préambule de la constitution de 1958, de celle de 1946, et de la déclaration des droits de l’homme de 1789. La dérive du juge est née, elle ne s’arrêtera plus. Les juges du Conseil constitutionnel se sont « émancipés de la constitution », pour se substituer au législateur et donc au peuple. Comme ses décisions sont sans recours, il est en roue libre et fait strictement ce qu’il veut.
L’une des premières dispositions qu’un gouvernement courageux disposant d’une ample majorité devrait impérativement prendre, serait de procéder à une réforme constitutionnelle, pour obliger les membres du Conseil constitutionnel à être contraints à ne statuer qu’en rapport strictement aux seuls articles de la constitution de 1958. Mais pour cela il faut que les Français soient bien informés, et qu’ils ne se laissent pas piéger, une fois de plus, par des redondances à la « front républicain », ou autres billevesées de ce type, comme « un cordon sanitaire », et que les discours des Bertrand, Philippe, Copé, Attal et tous ceux qui ont appelé à voter plutôt NFP que RN, soient enfin totalement discrédités.
21:03 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Parution prochaine du nouveau numéro de la Revue d'Histoire européenne
11:02 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L’antiracisme ou l’horizon qui recule sans cesse

Un article du Monde a mis la puce à l’oreille de notre ami Balbino Katz qui en a profité pour analyser cette pseudo enquête sur le racisme, cette chimère qui fait courir toute la gauche bien-pensante évidemment et qui oublie singulièrement le racisme anti-Blanc (voir à ce sujet l’excellent ouvrage de notre ami Jean-François Bousquet, le racisme anti-Blanc, La Nouvelle librairie).
Lire la suite ICI
Source : Breiz.info
10:31 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Présentation du Collectif Minis Jupes sur TV Synthèse nationale
Il y a quelques semaines, nous avons publié sur ce site un article qui a surpris un grand nombre de nos lecteurs cliquez ici. Cet article annonçait la création du Collectif Minis Jupes. Il s'agit d'une initiative originale destinée à défendre les libertés des femmes occidentales face à la menace que l'islamisation de la société fait peser.
Au cours du banquet constitutif du Cercle du Menez Bre qui s'est tenu dans le Tregor le 14 juillet dernier cliquez ici et cliquez là, Julie Lemercier, l'une des fondatrices de ce collectif, l'a présenté au public et répondu aux questions de TV Synthèse nationale.
Pour contacter le collectif : collectif.minis@gmail.com
Allez sur TV Synthèse nationale cliquez ici
00:12 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, TV Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Haro sur les Nostradamus
La chronique de Philippe Randa
On dit souvent que l’actualité, nationale ou mondiale, est angoissante : du fait-divers crapuleux « arrivé près de chez vous » à la pénurie de papier toilettes durant les crises de délire sanitaire ou de rupture de stock de ventilateurs en période d’apocalypse climatique, sans oublier, aussi et tout de même ! les guerres d’ici, de là-bas et d’ailleurs dont « l’arrivée près de chez nous » est imminente, c’est pas la joie !
Quoique… Quoiqu’au risque d’en offusquer plus d’un, il y a aussi des décisions de fermeté de notre actuel gouvernement qui sont à saluer… comme il se doit ! Soit d’un hénaurme, mais vraiment hénaurme éclat de rire, ce qui est toujours bon à prendre, n’est-ce pas ! en notre période pré-fin-de-monde annoncée chaque jour que Macron préside, sinon à chaque heure.
En effet, un danger auquel le commun des mortels, décidément bien distrait, ne songeait pas vient d’être écarté comme il se doit.
Scrogneugneu de scrogneugneu !
Les Autorités françaises viennent de fermer la page d’accueil de Polymarket, plateforme américaine de « marché de prédiction », qui était jusqu’alors accessible chez nous. Franceinfo nous apprend que « l’on (pouvait y) parier sur des évènements quels qu’ils soient, des matchs de football, mais aussi des élections présidentielles, des conflits internationaux et même le retour de Jésus. »
Incroyable, non ? Et qui le savait ? Peut-être ceux qui, depuis novembre 2024, y avaient déjà vu leurs transactions financières depuis la France interdites, les informations accessibles étant assimilées à de la publicité pour activité illégale.
Sachant que cet « ennemi extérieur » ne nous menace plus, on respire tout de suite mieux… Mais quid des « ennemis de l’intérieur » ?
Tous les autres professionnels de la prédiction sont-ils menacés itou, celles et ceux qui, boules de cristal, jeux de tarots ou entrailles de volailles à l’appui, des roulottes de Madame Irma à la Fête du Trône aux cabinets des Grand marabout-voyant-guérisseur-sexologue, spécialistes des retours d’affections rapides, jusqu’aux voyantes « authentiques » de sites en ligne assurant réponses en temps réels et réglements sécurisés, sont tout autant affirmatifs concernant les matchs de football, le ou la prochain ou prochaine locataire de l’Élysée en 2027 et aussi qui, de Poutine ou de Zelenski, l’emportera ?
Mais avant tout, il serait grand temps d’interdire aussi à la vente et même à la possession le scandaleux album des aventures de Tintin L’Étoile mystérieuse mettant en scène l’infâme vieillard barbichu Philippulus « qui, selon le site tintinomania.com, annonce le châtiment en brandissant un index menaçant. Esprit particulièrement dérangé, il parcourt la ville, muni de sa canne serpentiforme, vêtu d’une toge blanche, pointant son doigt vers le ciel et rythmant à coup de gongs ses invectives apocalyptiques. »
D’ici que Matignon, dans sa grande chasse de salut publique, embastille Élizabeth Teissier, la célèbre astrologue que consultait l’ancien président François Mitterrand et qui, à en croire l’humoriste Laurent Gerra se faisait forte de « lire dans les boules présidentielles »…
Quant aux esprits chagrins, ils ne manqueront pas, eux, de rappeler aux sectateurs de si louables intentions épuratrices l’existence des Instituts de sondage, finalement guère plus fiables que les professionnel(le)s précité€s…
Mais c’est vrai que leurs prédictions n’inspirent en général guère les parieurs, même les plus addictifs aux jeux de la politique assez hasardeux…
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00:11 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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00:11 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) |
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