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dimanche, 16 août 2026

L’État numérique : omnipotent avec vous, impuissant contre les pirates

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Thomas Joly - Président du Parti de la France

Fin juin, le système informatique de la DGFiP a été pénétré après une usurpation d’identité, permettant la consultation et l’extraction de données concernant particuliers et professionnels ; près de 700.000 contribuables pourraient être concernés selon les informations rapportées. Quelques mois plus tôt, 1,2 million de comptes bancaires du fichier FICOBA avaient déjà été exposés.

Pas un mois ou presque ne passe sans qu’une administration, un ministère ou un service public annonce son piratage ou sa fuite de données. L’ANSSI elle-même recensait 1.366 incidents en 2025, dont près d’un quart touchait ministères et collectivités. Voilà donc le merveilleux État numérique : plus lent, plus compliqué, plus bureaucratique qu’avant ; mais avec, en prime, vos données personnelles offertes aux hackers.

L'État nous avait vendu la numérisation comme la simplification et la sécurité. Nous avons obtenu des formulaires interminables, des comptes obligatoires, des identifiants partout, des plateformes défaillantes et des bases de données gigantesques devenues autant de coffres-forts dont l’État semble régulièrement oublier de fermer la porte.

Et ces mêmes incapables veulent maintenant traquer notre identité sur les réseaux sociaux, naturellement « pour protéger les enfants ». Ils ne savent même pas protéger les informations fiscales et bancaires qu’ils nous obligent à leur confier mais ont la prétention de contrôler qui écrit quoi derrière chaque écran.

10:40 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Ceuta : la crise frontalière espagnole devient une crise de l’UE

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Elena Fritz, via Terre & peuple cliquez ici

L’Espagne entre dans une phase nouvelle de sa crise interne. Une fois de plus, des milliers de migrants illégaux ont tenté de franchir la frontière espagnole à Ceuta. Ce qui est souvent qualifié à Bruxelles de «mouvement de fuite» ou de défi humanitaire révèle ici sa véritable nature: la migration est depuis longtemps devenue un instrument de pression politique.

Les soupçons se portent sur le Maroc. Rabat connaît parfaitement les faiblesses de l’Espagne. Ceuta et Melilla ne sont pas seulement des villes frontalières, mais des leviers géopolitiques. Si les contrôles marocains sont relâchés, Madrid se retrouve sous pression en quelques heures. Il n’a pas encore été prouvé que le récent assaut ait été organisé directement par le gouvernement marocain. Pour l’impact politique, cela est presque secondaire. Ce qui est déterminant, c’est que l’Espagne n’a pu défendre sa frontière qu’au prix de gros efforts.

Un État qui ne décide plus qui entre sur son territoire perd une partie de sa souveraineté. La Falange Española a réagi par une déclaration exceptionnellement sévère. Elle accuse le Maroc d’une opération organisée contre l’Espagne et déclare que, si l’armée ne parvient pas à protéger la frontière, le peuple espagnol a le droit à l'autodéfense. Elle appelle également à des manifestations devant l’ambassade du Maroc.

Les revendications radicales deviennent acceptables là où l’État échoue de manière visible.

Lorsque les citoyens ont l’impression que le gouvernement, la police et l’armée ne peuvent ou ne veulent plus rétablir le contrôle, un processus dangereux commence. La demande de protection des frontières devient alors une demande d’auto-protection. La méfiance conduit à l’auto-organisation. Et une crise migratoire peut se transformer en crise ouverte de l’autorité. Madrid fait ainsi face à un problème que la classe politique de l’UE évite depuis des années.

Bruxelles a traité la migration comme une question morale, discrédité le contrôle national des frontières, et suspecté toute politique plus stricte d’extrémisme. Dans le même temps, les États qui voulaient réellement protéger leurs frontières étaient combattus politiquement et juridiquement !

Le résultat se révèle maintenant : l’UE a idéalisé l’ouverture des frontières sans pouvoir en maîtriser les conséquences politiques.

La migration ne modifie pas seulement les budgets sociaux ou les statistiques criminelles. Elle détermine si un État peut défendre son territoire, son ordre public et, en fin de compte, son monopole de la violence. Ceuta n’est donc pas un incident local à la périphérie de l’Europe. C’est un signe avant-coureur.

Si le Maroc peut exercer une pression intérieure sur l’Espagne en ouvrant sa frontière, la tant vantée « souveraineté européenne » n’est rien d’autre qu’une formule creuse. Une union qui ne protège pas ses frontières extérieures ne peut être ni souveraine ni capable d’agir.

L’UE a placé ses États membres dans une situation paradoxale : la protection nationale des frontières est considérée comme suspecte politiquement, tandis que la perte de contrôle est gérée comme une normalité humanitaire. Cette politique atteint aujourd’hui ses limites.

Si les percées massives se répètent, l’Espagne ne discutera pas seulement s'il faut plus de policiers ou plus de places d’accueil supplémentaires. Il s’agira alors de l’utilisation de l’armée, de la responsabilité politique du gouvernement et de la question de savoir si la population fait encore confiance à l’État pour la protéger.

C’est précisément à ce stade que la migration devient un risque systémique.

L’Europe ne fait pas face à une nouvelle crise migratoire. L’UE est confrontée aux conséquences politiques de sa propre absence de frontières.

10:34 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Un certain état d’esprit

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"Je préfère une société de l’émulation à une société du ressentiment. Le sens de l’effort, le goût du mérite, la hiérarchie des priorités sont autant d’impératifs à retrouver. Et peut-être aussi un peu de gratitude. Un pays qui ne sait plus admirer finit par ne plus savoir ce qu’il doit aimer." Ainsi nous gratifie Pascal Praud dans cet édito plein de bon sens : contre la France du ressentiment, celui-là même de nos élites – de gauche évidemment - et qu’ignore le peuple qui reconnaît fort bien les mérites de chacun.

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Source : Journal du dimanche, 16/08/2026

08:07 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |