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jeudi, 23 avril 2026

Espagne : nouvel accord de gouvernement régional entre le Parti populaire et Vox en Aragon

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Michel Festivi 

Et rebelotte, après l’Estrémadure, il y a quelques jours, un accord régional gouvernemental vient d’être signé entre le Parti populaire et Vox, pour diriger l’Aragon pendant ces quatre prochaines années.

Le 8 février dernier, lors du scrutin, le PP avait stagné, perdant même deux élus, mais restant le 1er parti d’Aragon, alors que Vox avait doublé le nombre de ses élus, 14 au lieu de 7. Un accord était donc indispensable, à défaut, il fallait retourner aux urnes. À douze jours de la limite légale, un pacte a donc pu, enfin, être régularisé.

Le président aragonais, Jorge Azcon, qui sera réinvesti, et le chef de Vox Alejandro Nolasco ont détaillé devant la presse, les grandes lignes qui désormais vont faire fonction de feuille de route pour cette mandature. Tout d’abord, Vox obtient une vice-présidence de l’exécutif ainsi que trois postes de conseiller, celui chargé de la dérégulation, de l’action sociale et familiale ; celui de l’environnement, du tourisme ; et enfin à l’agriculture, l’élevage et l’alimentation. Le PP disposera des six autres postes. Comme en Estrémadure, Vox a obtenu la désignation par la région d’un sénateur.

Alejandro Nolasco a précisé, lors de ce point presse, que cet accord était la réponse à la « majorité naturelle » qui s’est concrétisée dans les urnes « les aragonais ont voulu plus de Vox, et c’est ce qui s’est passé avec cet accord ».

L’une des mesures la plus emblématique, est l’introduction comme principe, de la priorité nationale pour accéder aux logements sociaux, ainsi qu’aux aides publiques et aux services publics, une sorte de priorité. Sinon les deux partis se sont mis d’accord sur un certain nombre de mesures, baisse de la fiscalité, lutte contre l’immigration, renforcement de la sécurité, aides aux agriculteurs, tenter de contrer le Mercosur, l’Aragon ayant comme l’Estrémadure une large composante rurale.

Les deux partis ont promu un accès différencié aux services publics au profit des résidents « historiques », ou ancrés territorialement. En matière d’immigration, ils tenteront de renvoyer les mineurs non accompagnés dans leur pays d’origine, le renforcement des contrôles, l’interdiction du niqab et de la burqa dans l’espace public. Des mesures pour lutter contre les squats sont aussi prévus.

À gauche, les réactions n’ont pas tardé, fustigeant cet accord de la droite avec l’extrême droite. La gauche n’a pas hésité dans les superlatifs stupides « accord honteux, inhumain », elle qui pactise avec les plus extrémistes des communistes et les plus racistes des séparatistes catalans ou basques. C’est bon signe, cela prouve que cet accord va dans le bon sens. On attend maintenant un accord identique en Castille et Leon. Les élections qui se profilent en Andalousie, le 17 mai prochain, s’annoncent capitales, avant des législatives prévues au plus tard en juillet 2027, sauf évènement particulier, qui n’est au demeurant plus impossible, tant le PSOE est sur la sellette judiciaire, et se débat à la Chambre des députés, pour trouver une majorité de plus en plus mince.  

22:27 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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