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mardi, 10 février 2026

Jack Lang au pilori ! Qui l’eût cru ?

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La chronique de Philippe Randa

Sa simple convocation au ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer sur ses relations avec le milliardaire pédocriminel Jeffrey Epstein semble suffisante à bien des commentateurs pour couvrir Jack Lang d’oprobre et d’or et déjà annoncer sa chute.

Pour simple exemple, ces lignes d’un article-réquisitoire de Médiapart, le désormais site officiel de délation politique française : « Une série de courriels consultés par Mediapart indique que l’ancien ministre était bien personnellement lié à une société offshore de Jeffrey Epstein et de sa fille. Le président de l’Institut du monde arabe aurait également profité de libéralités diverses du criminel sexuel et minoré l’intensité de leur amitié. »

Que veut dire exactement « être lié » ? Est-ce forcément de nature sexuelle ? Qu’importe, l’opinion publique l’entendra comme telle et gageons qu’il sera bien difficile à l’ancien locataire de la rue de Valois  (adresse du Ministère de la culture) de conserver encore longtemps sa synécure à la tête de L’Institut du monde arabe.

Au-delà des possibles turpitudes de cet ancien dirigeant socialiste qui lui vaudront ou non des poursuites judiciaires, il est évident qu’il est déjà jugé et condamné par l’opinion publique, comme bien d’autres avant lui et ses ennemis apprécieront que sa disgrâce intervienne de son vivant, contrairement à l’abbé Pierre dont on aura dû déterrer le cadavre dix ans après sa mort pour révéler au bon peuple quel grand pervers devant l’Éternel il avait été !

Au-delà des considérations des uns ou des autres, se réjouissant ou non de la chute de Jack Lang, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec une autre époque, celle que l’intéressé lui-même a définie en 1981, lors de l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République, comme « obscure », soit l’Ancien Régime tant honni de ceux qui se croyaient les artisans d’un pourtant assez improbable passage à la « lumière ».

À la fin du XVIIIe siècle, la Révolution de 1789 massacra l’ancienne classe dirigeante française, celle des nobles qui n’avaient pas réussir à fuir à temps et jusqu’à la famille royale.

En ce premier quart de XXIe siècle, n’assistons-nous pas à une identique chasse (judiciaire) et exécution (morale) de ceux qui dirigèrent la France ces dernières décennies ? De Dominique Strauss-Kahn ou François Fillon hier à Jack Lang aujourd’hui et dont le point d’orgue a été l’incacération, même si elle fut courte, de l’ancien Président de la République Nicolas Sarkozy il y a eu peu, n’est-ce pas une autre Révolution qui est à l’évidence en cours ?

Certes, elle n’a pas – encore – fait couler de sang, mais n’en est pas moins tout autant spectaculaire !

18:57 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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15:10 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Victimisation ou Reconquête ? La droite politique, culturelle comme médiatique doit cesser de tendre la joue

Présidentielle 2022 : comment le Trocadéro est devenu un symbole pour la  droite

Une tribune libre de Yann V. parue sur Breizh Info (cliquez ici). Le combat des idées, l'affirmation de ce que l'on est, dans la durée, encore et toujours, la réponse systématique : à Synthèse nationale, c'est notre credo depuis vingt ans...

Il y a une chose que la droite française doit comprendre – vite, et sans se raconter d’histoires : on ne gagne pas une bataille de civilisation en se comportant comme un club de soutien psychologique. On ne rallie pas des hommes debout avec des vidéos de types à terre. Et surtout, on ne bâtit pas une promesse d’ordre en exhibant, en boucle, sa propre impuissance comme si c’était une médaille.

Je vais le dire sans détour, parce que personne n’ose le formuler clairement : la “vidéo-victimisation” est une drogue. Elle donne des shoots d’indignation, des likes faciles, des "Courage !" en commentaires, et ça fait monter l’audience comme une perfusion d’adrénaline. Mais politiquement, culturellement, symboliquement, c’est un poison. À force de montrer qu’on se fait humilier, voler, casser, expulser, bousculer, et qu’on revient la semaine suivante pour recommencer – on imprime dans les têtes un message simple : "Nous sommes faibles, et nous acceptons de l’être".

Or la  politique, ce n’est pas seulement des idées. C’est une affaire de gravité, de verticalité, de prestige. Les gens ne suivent pas des victimes professionnelles. Ils suivent ceux qui dégagent une énergie d’action, une capacité à tenir, à durer, à encaisser sans pleurnicher, à se relever sans s’exhiber. Une femme, normalement, ne fait pas un enfant avec un homme qui ne lui inspire aucune sécurité. Ce n’est pas un slogan, c’est une loi anthropologique. La confiance naît du sentiment de protection. Et ce qui vaut dans l’intime vaut dans le collectif : on ne confie pas l’avenir de son pays à des gens qui ont l’air de se faire bolosser avec une sorte de jouissance morale.

Je n’écris pas ceci par haine, ni pour jouer au "plus pur que toi". J’écris parce que je suis fatigué de voir notre camp saboter sa propre image à coups de contenus "martyrs en 4K". Il y a une grande confusion : certains croient qu’être "la cible" prouve qu’on est "dans le vrai". Comme si la violence adverse était un label de qualité. Non. La violence adverse est un fait, parfois inévitable, et qui doit être traité comme tel : avec stratégie, discipline, et organisation. Pas comme un spectacle.

Car le problème, bien souvent, n’est même pas le courage individuel. Le problème, c’est l’amateurisme. Aller volontairement se jeter dans une nasse hostile, sans service d’ordre, sans repérage, sans plan de repli, sans cadre juridique, puis pleurer devant la caméra quand ça dégénère, ce n’est pas du courage : c’est de l’imprudence mise en scène. Et l’imprudence, en politique, coûte cher aux autres. Elle décourage les sympathisants, elle affaiblit les militants, elle donne aux adversaires la certitude qu’ils peuvent chasser, intimider, confisquer l’espace – sans conséquence.

Alors oui : la droite doit arrêter de faire les victimes. Mais qu’on s’entende bien sur "rendre les coups". Je ne parle pas de fantasmes adolescents, de bagarre romantique, de "guerre civile" chantée par des bavards. Je parle de riposte intelligente, légitime, et surtout efficace.

Rendre les coups, c’est d’abord refuser le récit imposé. C’est nommer, démonter, exposer. C’est cesser de s’excuser d’exister. C’est refuser la position de proie médiatique. C’est apprendre à répondre du tac au tac, à retourner l’accusation, à faire payer le prix symbolique à ceux qui croient avoir tous les droits.

Rendre les coups, c’est ensuite l’organisation. Pas la bravade. L’organisation. Un dispositif de sécurité adapté, une discipline collective, une préparation du terrain, une maîtrise de la logistique. C’est éviter de livrer des "moments" gratuits à l’ennemi. C’est comprendre que, dans une université, une manifestation, un reportage "dans la fosse", vous êtes dans un théâtre d’hostilité : si vous y allez, vous y allez pour occuper l’espace, pas pour servir de punching-ball pédagogique. Si vous ne pouvez pas occuper, vous ne venez pas. On ne fait pas de politique en tendant la joue.

Rendre les coups, c’est aussi l’arme qui fait paniquer nos adversaires : le droit, la procédure, la plainte systématique, la traçabilité, la documentation. Chaque dégradation, chaque intimidation, chaque agression doit produire un coût. Pas un tweet. Un coût. Dépôts de plainte, constitution de dossiers, suivi, publicité méthodique, pression locale. Ceux d’en face ont compris une chose : l’impunité est un carburant. Il faut l’assécher. Et l’assécher demande du sang-froid, pas du cinéma.

Mais je vais plus loin : la droite doit aussi montrer l’exemple. Parce que l’autorité ne se proclame pas, elle se pratique. On ne peut pas réclamer l’ordre et vivre dans le désordre. On ne peut pas exiger la discipline nationale et se complaire dans la querelle de chapelles, la jalousie d’ego, le narcissisme de micro-audience. On ne peut pas dénoncer la décadence en mimant les codes d’un monde décadent : hystérie, indignation permanente, victimisation performative, mise en scène de soi.

Ce que les Français veulent entendre, au fond, c’est simple : "Nous allons tenir. Nous allons bâtir. Nous allons protéger". Ils cherchent des gens qui donnent envie de s’aligner, pas de s’excuser. Des gens qui respirent la maîtrise, pas la plainte. Des gens qui inspirent le respect, pas la pitié.

Aujourd’hui, trop de figures de droite confondent "faire parler de nous" et "imposer une force". Or la notoriété n’est pas la puissance. La puissance, c’est la capacité à durer, à structurer, à conquérir, à former, à transmettre. La gauche radicale l’a compris : elle protège ses nervis, elle fabrique ses héros, elle transforme ses agresseurs en victimes. Et nous, que faisons-nous ? Nous transformons nos victimes en contenu.

Stop.

Il faut une droite qui cesse de quémander. Une droite qui cesse de trembler devant les injonctions morales. Une droite qui cesse de s’exhiber en martyr. Une droite adulte, stratégique, enracinée, disciplinée. Une droite qui ne cherche pas à être aimée par ses ennemis, mais respectée par le peuple.

Là est le choix : la posture victimaire ou la reconquête. La plainte ou l’exemple. Le buzz humiliant ou le travail de puissance.

Se faire sciemment bolosser en boucle n’est pas une stratégie. C’est une défaite mise en abonnement.

10:00 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

10 février 1977 : Alain Escoffier, militant solidariste, s'immole dans les locaux de l'Aeroflot sur les Champs-Elysées

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Un événement passé relativement inaperçu et qui aura des répercussions inattendues...

Lisez le Cahier d'Histoire du nationalisme n°24 consacré à l'histoire du Front national cliquez ici

De Paris à Rome...

09:42 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |