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samedi, 07 février 2026

118.000 AFGHANS… UN PETIT KABOUL EN FRANCE !

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Les dernières statistiques officielles nous l’annoncent, il y aurait en France 118.000 sujets afghans, dont 18.000 entrés rien qu’en 2025 ! Si nous avons des devoirs impératifs envers les interprètes et leurs familles, qui risquèrent leur vie au service de l’Armée française, nous ne devrions avoir aucune obligation envers les autres. Les fonctionnaires de l’OFPRA qui ont accordé le statut de « réfugié » à la plupart, ont été bien légers dans leurs appréciations.

Les Afghans fuient-ils vraiment les Talibans, ou  prétendent-ils le faire, comme des dissimulateurs ? Ils ont tous des valeurs, des mœurs, usages et coutumes qui sont aux antipodes des nôtres. L’intégration sera difficile, l’assimilation impossible, à moins d’arracher les enfants à leurs familles, ce qui serait tout particulièrement inhumain. D’autre part, la majorité d’entre eux étant de sexe masculin, les responsables qui ont donné le feu vert à leur entrée sur notre sol, ont-ils pensé aux besoins sexuels, normaux, de tous ces hommes, jeunes pour la plupart ? L’État est-il prêt à leur fournir des péripatéticiennes estampillées « République française », en composant le numéro d’urgence… 69 ?

Une solution transitoire

En attendant qu’un pays d’accueil musulman, moyennant loyer, les acceptent sur son sol – Kosovo, Albanie, etc. une politique à mettre en œuvre à l’instar de celle menée par l’Australie et tentée par le Danemark -, la France pourrait regrouper provisoirement dans des villages communautaires, les demandeurs d’asile en provenance de Kaboul, et expulser de force les clandestins. Et sans tenir compte des réglementations européennes, ni des décisions de la Cour européenne des droits de l’homme. Il serait donc temps, par référendum, de remettre à leur places ces institutions supranationales, qui lient les mains de la France ! En 1962 et les années suivantes, nous avons (mal) accueilli les harkis et leurs familles, qui voulaient échapper à la cruelle vengeance du FLN. Ils furent installés dans de mauvaises conditions, dans des villages provisoires qui durèrent, hélas, trop longtemps.

Des mobil homes pour l’hiver, des tentes pour les beaux jours, dans des périmètres limités, pourraient permettre à ces Afghans de vivre entre eux. Ils pourraient ainsi attendre dans des conditions justes, humaines et décentes, une expulsion, volontaire ou forcée. Après tout, les pays arabo-musulmans ne manquent pas, et la France a, en général, de bonnes relations diplomatiques avec eux. Elle pourrait – devrait -, négocier l’installation de ces populations qui, objectivement, n’ont rien de commun avec la civilisation européenne. Cette dernière brille à Malaga, Palerme, Prague, Berlin, Dublin ou Copenhague, en passant par Reims ou Concarneau, mais pas à Kaboul ! Elle n’a rien à voir avec une société patriarcale arriérée, qui maintient ses femmes en esclavage. Ces Afghans sont déracinés, et le devoir de tout Chrétien responsable, devrait être de les rapprocher le plus possible d’un monde cultuel et culturel qu’ils connaissent.

Un signal

Par ailleurs, ce serait un bon signal adressé à tous les demandeurs d’asile potentiels, réfugiés politiques, sexuels, climatiques, que sais-je encore… Un message fort lancé comme en Australie, où la grande île du Pacifique n’hésite pas annoncer le menu : « NO WAY » ! Qui osera le faire en France ? Le Rassemblement national, Reconquête, Debout la France ? Réponse en 2027…

19:15 Publié dans Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

L’ancien militant LGBT et ancien candidat LFI dans l’horreur d’un cercle pédo-criminel

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Michel Festivi 

J’ai déjà évoqué cette affaire des plus sordides. Mais selon les informations parues dans Le Figaro, ce 7 février 2026, l’abomination avait atteint le stade ultime de l’horreur. Il s’agit du cercle criminel dont le centre de gravité serait Pierre-Alain Cottineau, habitant à Oudon près de Nantes. Certes, mis en examen, il est présumé innocent, comme tous les autres protagonistes, mais le dossier d’instruction qui a fuité dans la presse, révèlerait des faits d’un effroi sans nom, selon cet article très complet et horriblement très détaillé.

Aide-soignant de 32 ans au moment de son arrestation, Pierre-Alain Cottineau s’était fait connaître comme militant LGBT et avait organisé en 2022, la première marche des fiertés ancenienne (Ancenie - 44). Il était adhérent de LFI depuis 2017 et proche du député Andy Kerbrat, qui avait été interpellé en 2024 à Paris, en flagrant délit d’achat de drogue « avec qui il partage une sensibilité pour la cause LGBT », selon le journaliste du Figaro. Cottineau sera investi tête de liste LFI aux départementales de 2021, dans le canton d’Ancenis. Il s’était aussi engagé dans une association « Lily Cerise et Cie », dédiée à la lutte contre les violences conjugales. Bref, il cochait toutes les cases de la bien-pensance.

En décembre 2023, il va obtenir un agrément d’assistant familial, délivré par la PMI de Loire-Atlantique, ce qui lui permet d’accueillir à son domicile de très jeunes enfants. Comme le souligne le journaliste du Figaro, « le profil du trentenaire, père d’une fille de quatre ans dont il a la garde alternée avec un couple lesbien, ne suscite aucun soupçon de la part des services départementaux ». Effectivement, son casier est vierge, et il n’est pas fiché comme auteur d’infractions sexuelles ou violentes. Personne ne semble soupçonner ses antécédents.

Selon plusieurs articles, notamment du Parisien et du Point, vers ses 10 ans, il aurait commis des attouchements sur un jeune enfant de maternelle. À l’adolescence, il aurait agressé sexuellement un enfant de quatre ans, gardé par sa mère, qui aurait alerté la PMI, sans toutefois qu’une enquête ne soit ouverte, les parents n’auraient apparemment pas porté plainte. Les faits pour lesquels il est poursuivi, mis en examen et en détention provisoire, auraient eu lieu à son domicile entre décembre 2023 et septembre 2024.

Les sévices des plus monstrueux auraient été commis d’abord sur une fillette de quatre ans, très lourdement handicapée, physiquement et mentalement. Premiers attouchements, puis des viols. Mais le pire dans l’abjection, c’est que Cottineau entendait partager ses agressions. Car il fréquentait des espaces de discussion pédophiles en ligne sur des messageries cryptées, avec une vingtaine d’internautes. On partage des images et des vidéos et Cottineau fournit aussi les films de ses atrocités. L’article du Figaro met à jour des faits insoutenables, que je ne préfère même pas relayer, tant ils sont immondes.

Puis, Cottineau aurait invité dans sa maison des pédophiles « J’ai des enfants à domicile » proclame-t-il, comme le rapportera Le Parisien. Car en 2024, Cottineau va avoir en garde un bébé de 3 mois. Ce bébé va faire l’objet de violences sexuelles en groupe, notamment un habitant de Cholet, de 37 ans, agent d’accueil d’une piscine, comme le rapporte Ouest France. On filme les violences sexuelles, les rapports médicaux d’enquête révèleront chez ce nourrisson, des traces de cannabis, de cocaïne, et diverses autres substances. Plusieurs autres personnes participeront à ces monstruosités. Un habitant du Blanc-Mesnil, un de Sevran, et même un Belge, notamment sur un garçonnet âgé de 2 ans. Des mises en scène dégradantes seraient intervenues. Des vidéos auraient circulé sur le darknet. Ce sont ces documents qui permettront aux enquêteurs de mettre à jour cette filière, et de procéder aux arrestations.

Des extraits et conclusions de l’expert psychiatre sont cités par Le Parisien, évoquant un profil « agressif, sadique, égocentrique, sans empathie réelle pour ses victimes et doté d’une organisation perverse affirmée ». On aurait, selon ces mêmes sources, écarté toute altération ou abolition du discernement.

Le matériel informatique de Cottineau, récupéré par son père et transmis aux enquêteurs, contiendrait près d’une soixantaine d’images et de vidéos à caractères pédo-criminels. Les cinq suspects identifiés ont tous été placés en détention provisoire, et sont poursuivis pour des faits de viol avec actes de torture ou de barbarie et agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans, ils encourent tous la réclusion criminelle à perpétuité. L’enquête, sous la direction d’un juge d’instruction de Nantes se poursuit, confiée à la direction de l’Office des mineurs basée à Nanterre, pour tenter de mettre à jour éventuellement d’autres faits, voire d’autres auteurs.   

12:07 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

L’idéologie « Arc-en-ciel » : l’hyper classe mondiale contre le peuple

The Eternal Queer Revolution - The American Conservative

Lu sur Polémia (cliquez ici) cet entretien intellectuellement stimulant accordé par Martin Peltier à Camille Galic.

Ancien pilier du Quotidien de Paris, chroniqueur au Figaro Magazine puis rédacteur en chef de National Hebdo de 1993 à 1998 et auteur de nombreux livres, Martin Peltier est une plume acérée et l’un des meilleurs analystes politiques de la presse nationale ainsi qu’un excellent orateur, comme ont pu le constater les assistants au dernier forum de Polémia sur l’alarmisme climatique. Après La Révolution arc-en-ciel en 2019 et L’Empire arc-en-ciel en 2020, il publie Le vrai nom du grand bordel : Arc-en-ciel (1), sur lequel il a bien voulu répondre à nos questions. En pleine tempête provoquée par la publication du dossier Epstein, cette analyse est particulièrement salutaire.

Polémia

De Mandela au climat, « l‘oppression coloniale, raciste et patriarcale » !

Camille Galic : Comment vous était venue l’idée de ce concept globalisant auquel vous donnez le nom d’Arc-en-ciel, et où a-t-il vu le jour ? 

Martin Peltier : J’avais lu à sa sortie en 1998 un livre touffu mais fondateur, L’empire écologique, qui établit que l’agitation autour de l’environnement et l’ardente obligation de sauver la planète sont un moyen révolutionnaire de changer la façon de consommer, produire et vivre de l’humanité. Pour compléter ma retraite, j’ai travaillé dans le courant des années 2010 sur des faits de société particulièrement significatifs et souvent surprenants, survenus en grande part dans l‘anglosphère. Je me suis aperçu que trois mouvements s’y manifestaient de conserve, revendiquant tous trois le drapeau arc-en-ciel, dont je me souvenais qu’il était aussi celui des mouvements pacifistes soutenus à l’époque par l’URSS. Le premier mouvement visible dans la nation arc-en-ciel de Nelson Mandela et Desmond Tutu, sert de l’antiracisme pour faire honte à l’Europe de ce qu’elle est, en particulier de son passé colonial.

Le deuxième mouvement qui a pris le drapeau arc-en-ciel pour bannière, le rainbow flag, et avait le Rainbow Warrior, le guerrier de l’arc-en-ciel, pour navire amiral, est l’écologisme, dont le climat est pour l’instant la vache à lait principale, avec la santé, car, l’OMS vous le dira, maladies et climat interagissent. Le troisième arc-en-ciel, pas besoin de faire un dessin, est celui du drapeau LGBTQ. J’ai observé très vite que les bassins de militants des trois mouvements étaient poreux, leurs slogans, méthodes d‘agitation et buts, communs. Depuis Noël Mamère, les Verts s’occupent essentiellement de marier les homos et d‘accueillir l’immigré. L’intersectionnalité appelle la convergence des luttes et la synergie des subversions. Le changement de climat nuit plus aux LGBT et aux peuples anciennement colonisés qu’à vous et moi, c’est pourquoi il faut accueillir les "migrants" climatiques, homosexuels, et maintenant malades mentaux, etc.

Greta Thunberg a achevé d‘officialiser la chose lorsque, ayant posé drapeau arc-en-ciel en main, en tee-shirt antifa et avec un keffieh, elle a signé en 2019 une chronique où on lisait entre autres : « Après tout, la crise du climat n’est pas qu’une question d‘environnement. C’est une crise de droits de l’homme, de justice, et de volonté politique. Les systèmes d‘oppression coloniale, raciste et patriarcale l’ont créée et la nourrissent ».

Elle ne disait en fait rien de très nouveau. Le lien entre écologisme, subversion "antiraciste", subversion "de genre", en somme l’unité de l’arc-en-ciel, est d’origine, et n’est pas né dans des banlieues noires ou des ghettos gays. L’écologisme a été inscrit dans la politique par la conférence de l’ONU à Stockholm en 1972, qui a fondé le PNUED, le programme des Nations Unies pour l’environnement et le développement. Le document final édicte 26 principes, dont le premier dit : « L’homme a le devoir de protéger et d‘améliorer l’environnement pour les générations actuelles et futures. de ce fait, les politiques qui encouragent le racisme, l’apartheid, les formes coloniales et autres oppressions et dominations étrangères doivent être éliminées après condamnation ». Il y a donc bien une révolution arc-en-ciel en marche, ce n’est pas moi qui le dis, après une analyse plus ou moins arbitraire, avec des étiquettes que j’aurais inventées, ce sont les intéressés eux-mêmes qui le revendiquent. Cela nous force à écarter, pour en parler, des mots qui ne la décrivent pas bien et contribuent de ce fait à embrouiller l’esprit. Une première partie précise ce que l’arc-en-ciel n’est pas. Certains mots en vogue n’aident pas à la compréhension du phénomène, soit qu’ils prennent la partie pour le tout, soit qu’ils aiguillent carrément sur de fausses pistes : ultra-libéralisme, Big Pharma, Big Reset, dictature sanitaire, dictature des minorités, grand remplacement, cosmopolitisme, nouvel ordre mondial, wokisme, totalitarisme orwellien, etc.

Camille Galic : Dans l’acception courante, l’arc-en-ciel est symbole d’espoir et d’embellie. Quelles sont au contraire les catastrophes que ce « totalitarisme participatif », scripsit Michel Geoffroy (2), a engendrées, notamment en France ? 

Martin Peltier : Dans la Genèse, l’arc-en-ciel est le lien que Dieu tend aux hommes et à la terre, après la catastrophe du Déluge, pour ramener paix et prospérité. L’arc-en-ciel d’aujourd’hui EST la catastrophe, il organise la crise permanente à travers un vivre ensemble dont la fonction est de ne pas fonctionner. Il sème la discorde entre les hommes et les femmes, entre les classes, entre les races, entre les dirigeants et les peuples. Les politiques que dicte sa terrible utopie ruinent l’économie européenne et française, brisent les familles, liquident la démographie, dépossèdent de leur sol des populations qui l’habitaient depuis des millénaires : car l’immigration en cours vient d‘amener sur le territoire français quatre fois plus d‘envahisseurs que les grandes invasions, en quatre fois moins de temps. Et ceux qui mènent la révolution arc-en-ciel masquent aux yeux de ceux qu’ils veulent perdre la réalité de ce gigantesque désordre mortel en semant, par l’école, les médias, les productions de l’art et du spectacle, un désordre mental qui l’aggrave. D’où le mot de grand Bordel que j’ai placé dans le titre. C’est sur la Nef des Fous qu’avance la révolution. Un extrême ridicule précède de quelques instants un totalitarisme sans limites.

Camille Galic : Quel rôle jouent dans ce "grand bordel" mondialiste de pseudo philanthropes tels le milliardaire (et forban de la finance) George Sörös et son fils Alexander, désormais président de l’Open Society? 

Martin Peltier : J’ai été amené à constater que l’arc-en-ciel, s’il résulte de la rencontre entre l’Est et l’Ouest en fin de guerre froide, et de la fusion de fait des trois internationales — or, humanisme maçon et socialisme —, n’a pas à proprement parler de doctrine ni de penseur. Il profite cependant de lieux de rencontres, la Trilatérale, le Bilderberg, le CFR, le forum économique mondial de Davos, inspire des organisations internationales comme l’ONU et l’UE, et utilise aussi des aventuriers qui servent d‘interface entre doctrines et subversion : avant hier Jean Monnet (3), hier George Sörös ou Maurice Strong, qui fut trente ans conseiller des secrétaires généraux de l’ONU, aujourd’hui Alexander Sörös. L’open Society se réfère à Karl Popper, le chantre de la société ouverte que les Sörös ont pris pour modèle, cet arc-en-ciel qui efface toutes les frontières, de nation, de race, de religion, d‘orientation sexuelle, de sexe, d’espèce. Les Sörös ont typiques de ces intellectuels spéculateurs grenouillant entre argent, influence, activisme politique, agitation médiatique et, disons-le, barbouzerie.

Les "élites" contre le peuple

Camille Galic : Vous invoquez la lutte acharnée « des élites contre le peuple ». Pouvez-vous en donner des exemples ?

Martin Peltier : L’actualité n’en donne que trop, hélas. Le populicide de plus en plus rapide que la technocratie supranationale fait subir aux campagnes (pas de pays sans paysans) en est un. Paris est complice de longue date de Bruxelles, de Washington et de tous les signataires des traités internationaux. Autre exemple : la politique d‘immigration, trahison de la nation par ceux qui devraient la protéger et travaillent à la faire disparaitre. On pourrait aussi parler de l’avortement, du "mariage" pour tous, du remboursement de la folie transgenre par une sécurité sociale en faillite. De la transition énergétique qui ruine tout le monde.

Si vous passez en revue l’arc-en-ciel, vous vous avisez que, dans tous les domaines, les élites s’appliquent non seulement à diriger le peuple et à le soumettre, ce qui peut se comprendre, mais à le nier, à s’en débarrasser, ce que l’IA et la robotique vont permettre à court terme. Le vocabulaire politique actuel le révèle : le populisme est dangereux parce que le peuple est aveugle, plein de bas instincts et de préjugés déplorables, il est mauvais comme les démagogues qui aspirent à le conduire. Tapie avait raison, les électeurs de Le Pen sont des salauds : telle est la conviction profonde de ceux qui se pensent plus intelligents et meilleurs que le peuple. Elle justifie la révolution qu’ils mènent contre lui.

Camille Galic : Le "droit international" si souvent invoqué et d’ailleurs souvent contraire à un autre droit sacro-saint, celui "des peuples à disposer d’eux-mêmes", est-il l’une des armes de l’Arc-en-ciel ?

Martin Peltier : Après 1789, le principe des nationalités a servi à liquider la légitimité des couronnes, après les deux guerres mondiales, celui des peuples à disposer d’eux-mêmes a servi à disloquer l’Europe, puis à lui arracher ses colonies. Un droit chasse l’autre en fonction des besoins des révolutions successives. Le droit international est une expression ambigüe : il y a d‘une part le droit des gens et la codification des rapports entre États, qui empêchent la terre d‘être tout à fait un coupe-gorge, et puis il y a la sacralisation des institutions inter(supra)nationales et du droit des individus tel que le voient les Anglo-Saxons : elle sert à liquider la souveraineté des nations et ce qui subsiste de loi morale issue de la tradition européenne et chrétienne. La subversion du droit d‘asile et celle de la notion de détresse sont typiques de cette instrumentalisation mortelle.

Camille Galic : Avant de condamner l’agression de la Russie contre l’Ukraine, la "communauté nationale" avait condamné le massacre présumé des Rohingyas musulmans en Birmanie mais elle était restée muette devant l’invasion puis la colonisation du nord de Chypre, totalement vidé de sa population grecque, par la Turquie couverte par l’OTAN, ou devant la persécution organisée et l’élimination physique de nombreux Blancs de l’ex-Rhodésie et maintenant d’Afrique du Sud. La leucophobie relève-t-elle de l’Arc-en Ciel ?

Martin Peltier : L’asymétrie des condamnations, en français le deux poids deux mesures, est la caractéristique de la "communauté nationale", notion aussi vague que la "communauté internationale" et pour la même raison : il s’agit de simples voix de l’idéologie dominante, qui est arc-en-ciel. Vous l’avez bien vu, l’arc-en-ciel est leucophobe, c’est l’un des principaux sujets du chapitre que j’ai consacré aux concours de Miss, la beauté d‘Iris. De même qu’il est christianophobe, francophobe, européodesouchophobe et qu’il a la phobie de la répartition du genre humain en deux sexes, homme et femme. L’arc-en-ciel hait tout ce qui, selon lui, "essentialise", c’est une utopie aussi existentialiste qu’égalitariste, il est contre l’être, l’identité, la réalité. La vie.

Camille Galic : Vous affirmez que l’Arc-en ciel est « une religion ». Pouvez-vous développer ? Et comment s’y opposer ? 

Martin Peltier : Cette question centrale, je ne l’ai hélas qu’ébauchée en une soixantaine de pages. Écartons les dogmes et mythes de l’arc-en-ciel, son clergé, pour éclairer deux points plus importants : la mutation de la conscience humaine et le panthéisme antichrétien. Depuis cinquante ans, l’ONU et les bonnes personnes appellent à une « révolution globale dans la sphère de la conscience humaine ». Après avoir reconnu son "unité" l’humanité doit admettre qu’elle est "juste un élément de la nature". Il faut « dépasser le fantasme de la séparativité » (UNESCO). L’homme est un animal comme un autre.

L’impulsion a été donnée en 1972 par l’ONU en Assemblée plénière : « Les convictions judéo-chrétiennes » selon lesquelles Dieu aurait donné la terre à l’homme “pour qu’il la soumettre à sa loi” sont à l’origine de la dégradation de l’environnement et des injustices dans le monde. Cette condamnation répétée dans de nombreux textes pendant trente ans trouve son écho ans Anthropologie structurale II (1973). Après avoir dénoncé le « mythe de la dignité exclusive de la nature humaine », Claude Lévy-Strauss se demande : « L’homme occidental ne peut-il comprendre qu’en s’arrogeant le droit de séparer radicalement l’humanité de l’animalité (…) il ouvrait un cercle maudit, et que la même frontière constamment reculée servirait à écarter des hommes d‘autres hommes, et à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d‘un humanisme corrompu ? » D’accord avec l’ONU pour voir la racine du mal dans la séparation de l’homme et l’animal opérée par la Bible, il précède antispécistes, animalistes, décoloniaux, antisexistes et antipatriarcaux, et y situe la racine de toutes les dominations. Aujourd’hui l’arc-en-ciel explore une nouvelle forme de conscience, caractérisée par la capacité non de penser mais de sentir, la "sentience". Il inclut ainsi tout le vivant dans un culte panthéiste de la terre Mère, Gaïa. Le sujet est inépuisable. Ce qu’il faut en retenir d’abord est une double mort : celle de l’homme et celle de Dieu, tels qu’on les a conçus dans l’Europe chrétienne.

Camille Galic : Pensez-vous que, comme certains l’espèrent, le retour au principe de réalité et les excès même de l’Arc-en ciel puissent endiguer cette révolution ou est-elle irréversible ? 

Martin Peltier : L’irréversibilité est une superstition de philosophe allemand. Le malheur peut dissiper les plus grandes fantasmagories. Et l’on voit avec plaisir que, depuis Trump, l’imposture sur le climat et la folie transgenre dominent un peu moins la société euraméricaine.

Mais trois choses tempèrent mon optimisme. D’abord, la résilience du système arc-en-ciel, tentaculaire et pas seulement, comme certains le croient, en Occident. Deuxièmement, la réalité elle-même. Démographie, dette, économie, éducation nationale, morale, moral, tout est en capilotade, il n’est plus minuit moins cinq, il est moins une et encore, si l’on est optimiste. Il nous reste quelques secondes à jouer. Enfin, la personnalité de ceux qui sont censés incarner le retour au principe de réalité. Regarder CNews me désole autant qu’écouter France Inter. Certaines prétendues extrêmes droites européennes me fatiguent. Quant à Trump, s’il réjouit parfois par une certaine fraîcheur et par ses coups de boutoir contre l’ONU, il est globalement insupportable, ce qui nuira un jour ou l’autre aux causes justes dont il s’occupe. Bernanos disait qu’Hitler avait déshonoré l’antisémitisme : Trump déshonore l’anti-arc-en-ciélisme.

Et puis, nous avons effleuré la question, la révolution arc-en-ciel n’est pas d’abord une révolution économique, politique ou sociale, c’est avant tout une révolution spirituelle, une inversion générale. Faute de le comprendre, ceux qu’elle vise et qui s’y opposent ne peuvent la combattre efficacement. Elle prétend imposer un nouvel homme dans un nouveau monde, avec ses us, coutumes, croyances. Pour nous en tirer, il faut remettre les esprits et les cœurs à l’endroit. J’ai vu avec plaisir 1 200 jeunes dans une procession aux flambeaux à Paris en l’honneur de sainte Geneviève lors d‘une nuit de janvier.

(1) Éditions du Verbe haut (cliquez ici), 332 pages, 23 €.
(2) Afticle de Michel Geoffroy cliquez là 
(3) 
Cet étrange Monsieur Monnet », Bruno Riondel cliquez ici

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Le journal du chaos

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