jeudi, 12 février 2026
L’Espagne socialo-communiste s’enfonce dans la corruption
Michel Festivi
Cela fait des mois et des mois, que les affaires politico-financières gangrènent le PSOE, plus globalement le gouvernement de Pedro Sanchez et l’entourage du premier ministre lui-même. J’ai souvent relaté dans ces colonnes les nombreuses affaires de détournement de fonds ou de favoritisme qui concernent les plus proches partisans de Pedro Sanchez, ainsi que sa famille, son frère et son épouse. D’autres dirigeants socialistes sont également englués dans toute une série de soupçons corruptifs, comme l’ancien Premier ministre socialiste, José Luis Zapatero.
Or, Transparency International vient de publier son Indice de perception de la corruption (IPC) pour 2025. L’Espagne a encore régressé. Avec 55 points sur 100, elle passe désormais à la 49e place mondiale sur 182 pays, un rang qu’elle partage avec Chypre et les Fidji. C’est son classement le plus faible depuis 2012. La dernière fois que l’Espagne avait connu une embellie dans ce décompte, c’était en 2019, justement après plusieurs années de gouvernance du Parti populaire. En effet, Pedro Sanchez a pris le pouvoir, par un coup de force institutionnel, à la toute fin de l’année 2018, en osant s’allier avec les communistes et tous les indépendantistes, dont le parti Basque Bildu, successeur direct de l’ETA. Il a constitué un gouvernement que les politologues espagnols ont satiriquement dénommé « Frankenstein », tant il était hideux. La moyenne de l’indice a atteint 61,57 points de 1995 à 2025. La France recule aussi dans ce classement, elle se trouve reléguée à la 27e place, le plus bas atteint depuis la création de cet indice, sa notation est passée de 72 en 2022 à 66 en 2025. Mais l’Espagne est loin derrière.
En deux années, selon ce tableau, L’Espagne socialo-communiste a perdu quatre points et dix places. Au sein de l’UE, la péninsule rétrograde au 17e rang sur 27, dépassée par le Portugal et la Slovénie. Loin devant figurent les pays les plus vertueux, le Danemark (90 points), la Finlande (88), Singapour (84). Tout en bas de l’échelle mondiale, on retrouve le Venezuela, la Somalie, le Soudan.
L’Espagne a connu une accumulation des affaires de corruption depuis 2019 :
• L’incarcération de l’ex ministre socialiste des Transports, et ami fidèle de Pedro Sanchez : José Luis Abalos
• La mise en cause de l’ancien secrétaire de l’organisation du PSOE, et autre homme de main de Sanchez : Santos Cerdan
• La condamnation judiciaire du Premier magistrat du Parquet général espagnol, nommé par Pedro Sanchez, et ami fidèle de ce dernier, pour des fuites sur une enquête concernant le compagnon d’Isabel Ayuso, une opposante farouche à Pedro Sanchez
• Un dossier de corruption impliquant un socialiste, Koldo Garcia
• Des enquêtes et une mise en accusation pour le frère de Pedro Sanchez, David, qui sera jugé prochainement avec une multitude d’autres comparses pour favoritisme au détriment de deniers publics
• Des enquêtes pour détournement de fonds et favoritisme contre Madame Gomez, l’épouse du Premier ministre, qui aurait profité de sa position
• Des soupçons de pots de vins et commissions occultes dans l’entourage direct de José Luis Zapatero, ancien premier ministre socialiste et soutien inconditionnel du régime maduriste au Venezuela. Ces affaires concernant Zapatero ont pour base une compagnie d’aviation Plus Ultra, qui avait des liens directs avec Maduro, et la SEPI, la société d’État de participations industrielles. Plus Ultra aurait reçu une subvention publique de 53 millions d’euros. Et l’ami de Zapatero, placé là, un dénommé Julito Martinez, aurait perçu 458.000 euros en cinq ans au travers de trois sociétés.
Transparency International considère que l’Espagne souffre de problèmes structurels qui empêchent des politiques anti-corruption de se mettre en place. Elle relève des failles persistantes dans la transparence de la commande publique, ce qui ne peut que favoriser la corruption. Il est parfaitement étonnant, que face à cela, les institutions européennes restent vis-à-vis de l’Espagne d’une gentillesse étonnante, d’aucuns diraient d’une pudeur de jeune fille. L’UE a émis plusieurs rapports sollicitant des réformes, mais sans plus. Serait-ce parce que l’Espagne a un gouvernement de gauche très pro européiste ? On n’ose pas le croire.
Trois hommes sont notamment dans le collimateur. Trois socialistes, directement en lien avec Pedro Sanchez, pour avoir fait partie de sa garde rapprochée pendant des années. José Luis Abalos, ancien ministre des Transports, son ex-conseiller Koldo Garcia et Santos Cerdan, qui était numéro 3 du PSOE. Ils sont soupçonnés par la justice espagnole, d’avoir formé, entre 2018 et 2021, un réseau de corruption sur fond d’adjudications publiques truquées. L’enquête de la Garde civile évoquerait plus de 620.000 euros de commissions occultes.
Mais le plus graveleux, ce sont les révélations sur l’usage privé et sexuel de ces fonds publics qui auraient été détournés. L’enquête évoque des soirées avec prostituées, comme des cadeaux offerts à des partenaires ou des contractants. Plusieurs appartements touristiques auraient été loués à Madrid pour accueillir ces rencontres. Des « brésiliennes » auraient été mobilisées pour recevoir ces messieurs. Pourtant le PSOE avait fait du féminisme son cheval de bataille, accusant même le PP et surtout Vox de machisme. Pedro Sanchez avait même dû écrire à tous les espagnols, et avait reconnu la gravité des faits, jurant ses grands Dieux, qu’il n’était au courant de rien, leur demandant néanmoins « pardon ».
Le Parti populaire et Vox demandent la démission de Sanchez et l’organisation de nouvelles élections législatives. Sanchez refuse et se maintient mordicus au pouvoir, il s’y accroche comme une arapède sur son rocher. Mais les déconvenues électorales s’amoncellent. Après l’Estrémadure en décembre, l’Aragon dimanche dernier. Prochaine étape la Castille-et-Leon en mars.
Pire score depuis 2012, baisse continue depuis 2019, il n’y a pas de doute, partout où le socialisme passe, la démocratie vertueuse trépasse.
14:26 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Contrairement aux mensonges colportés par la bien-pensance, Giorgia Méloni combat l'immigration concrètement
Un communiqué de Gabriele Adinolfi (Rome) :
Quelques nouvelles dont on parle peu. À la suite du bras de fer entre le gouvernement italien et la magistrature, Giorgia Meloni est parvenue à faire adopter en Europe une loi permettant la délocalisation des migrants clandestins vers des structures situées dans des pays tiers, comme l’Albanie, dans l’attente de leur remigration.
Fratelli d’Italia vient également de préparer un projet de loi qui autoriserait un blocus naval en dehors des eaux territoriales en cas de risques liés au terrorisme ou à une immigration non contrôlée.
Il est toujours facile d’aboyer lorsqu’on n’a aucun pouvoir et de calomnier ceux qui en détiennent une part et qui, comme Giorgia Meloni, ne se contentent pas d’agitation, mais agissent concrètement pour changer la donne.
14:15 Publié dans Gabriele Adinolfi | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |


























