jeudi, 12 février 2026
Carburant : le plein d’essence, le plein de taxes sous couvert d'écologie
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Depuis le début de l’année, les automobilistes français constatent l'augmentation significative du prix à la pompe. Pourtant, le baril reste sous les 70 dollars. Autrement dit, le problème ne vient pas du désert saoudien mais bien des bureaux climatisés de Bercy.
Car en France, plus de 60 % du prix du carburant, ce sont des taxes. La majorité de ce que vous payez ne sert pas à rouler, mais à remplir les caisses de l’État en faillite. Nous faisons partie des champions du monde du matraquage fiscal des automobilistes.
Et comme si cela ne suffisait pas, voici l’alourdissement des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE). Présenté comme un outil vertueux pour sauver la planète, le dispositif oblige les fournisseurs à financer toujours plus d’actions dites « écologiques ». Leurs contributions ont été revues à la hausse pour 2026, et, magie administrative, 4 à 6 centimes supplémentaires par litre apparaissent depuis le 1er janvier sur votre ticket de caisse.
Bien sûr, on nous expliquera que c’est pour notre bien. Que c’est la sacro-sainte transition écologique. Que c’est pour la planète. Mais la réalité est plus prosaïque : chaque nouvelle « bonne intention » écologique se traduit par un prélèvement de plus. Une écologie de bureau, financée par ceux qui n’ont pas d’alternative à leur voiture.
L’ouvrier qui fait 40 kilomètres par jour, l’infirmière de campagne, l’artisan qui sillonne les routes : tous paient. Toujours les mêmes. Parce qu’ils travaillent. Parce qu’ils n’ont pas de métro au bout du champ.
On appelle cela une politique climatique. Les Français y voient surtout une fiscalité punitive habillée de vert. À force de transformer chaque plein en acte de contrition carbone, on ne sauve pas la planète : on saigne les contribuables.
18:23 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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