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jeudi, 19 février 2026

La violence politique est consubstantielle à la gauche

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9 mars 1971, des milliers de gauchistes armés attaquent un meeting d'Ordre nouveau au Palais des Sports à Paris.

 

Michel Festivi 

Les gauches et la violence sont intimement liées. L’histoire des gauches est aussi l’histoire de la violence politique. Pourquoi ? tout simplement parce que l’ADN des gauches, c’est la volonté irréfragable de changer l’homme, sa nature, de changer ontologiquement la société. C’est en réalité une sorte de religion dévoyée séculaire, qui promet le paradis sur terre, et ce au besoin, en massacrant la moitié de l’humanité pour parvenir à ses fins, et ce toujours au nom de la liberté et de l’égalité.

C’est notamment la thèse de Jean-François Chemin, agrégé d’histoire, qui a publié aux éditions Via Romana, Notre amie la gauche, deux siècles de cléricature. Les gauches entendent imposer sur terre, une cité idéale sans Dieu, et donc ceux qui ne sont pas d’accord, sont dans le camp du mal et doivent être dans le meilleur des cas rééduqués, dans le pire des cas, exterminés. Il repart des massacres de septembre 1792, et tout le continuum révolutionnaire qui a suivi. Il souligne que des élus LFI, se sont rendus à Arras, ville natale de Robespierre, et ont aussi apposé une plaque à sa mémoire dans les cachots de la Conciergerie, l’antichambre de la guillotine. Robespierre qui avait déclaré dans un discours à la Convention du 5 février 1794 « Le gouvernement révolutionnaire ne doit aux ennemis du peuple que la mort ».

La gauche se positionne donc en permanence, dans une pseudo posture religieuse, rejetant dans les flammes des enfers de l’Histoire, tous ceux qui s’opposent à elle. Déjà en 1789, l’abbé Siéyès avait affirmé que le peuple n’était ni assez vertueux, ni assez instruit pour décider par lui-même. Pour Saint-Just, « Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé » (discours du 26 avril 1794).

Dans le Figaro du 18 février 2026, Jacques de Saint Victor retrace deux siècles de justification de la violence par la gauche, jusqu’à la Jeune garde et le meurtre par lynchage de Quentin. Tout le XIXe siècle a été un long parcours de la violence des gauches. Engels, le compagnon politique et financeur de Marx, justifiait la violence comme « une accoucheuse de l’histoire », dans son essai de 1878, le rôle de la violence dans l’histoire. Le philosophe allemand Dühring, qui inspira Marx, était aussi dans ce registre. L’Italie, la France et l’Espagne furent submergées pendant des années, par le terrorisme politique des anarchistes, partisans de « l’action directe », la propagande par le fait, à savoir des attentats. (Cf les attentats anarchistes en France, le lancer de bombe par Auguste Vaillant en 1893).

Le père intellectuel de la violence politique, fut un français de gauche, Georges Sorel, qui la théorisa dans son fameux essai de 1908, Réflexions sur la violence. Il inspira aussi bien Lénine que Mussolini, qui ne l’oublions jamais, venait de l’aile la plus radicale du Parti socialiste italien. Sorel écrira « la violence prolétarienne apparaît ainsi comme une chose très belle et très héroïque ». Lénine sera le parangon absolu de cette violence, écrivant en 1917, dans L’État et la Révolution : « le remplacement de l’État bourgeois par l’État prolétarien est impossible sans une révolution violente. » Dans les années 1920/ 1930, les communistes vont s’acharner, non pas contre les fascistes ou les nazis, mais contre les gauches démocratiques ou modérées, les accusant d’être « des sociaux traitres ». Aragon publia en 1931, un essai « Front rouge », « Feu sur Léon Blum... Feu sur les ours savants de la social-démocratie ».    

Après-guerre, la gauche va fasciser et nazifier quiconque s’oppose à elle. C’est la fameuse reductio ad hitlerum. Dans Les Damnés de la Terre, livre de Frantz Fanon publié en 1961, Sartre, dans sa préface écrit : « Tuer un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups ; supprimer un oppresseur et un opprimé ». Il récidivera en février 1973, où dans un entretien pour le magazine communiste Actuel il soutenait sans trembler : « un régime révolutionnaire doit se débarrasser d’un certain nombre d’individus qui le menacent, et je ne vois pas d’autre moyen que la mort... Les révolutionnaires de 1793, n’ont probablement pas assez tué ». Pol Pot en 1974 et les années qui suivront, saura s’en rappeler.

En Espagne, le 13 juillet 1936, un commando de gardes d’assaut socialistes, sur les ordres du gouvernement Front populaire, alla kidnapper le leader monarchiste aux Cortès, José Calvo Sotelo, pour l’enlever devant sa femme et ses quatre enfants, nuitamment, et lui tirer une balle dans la nuque. Ils ratèrent deux autres opposants, José Maria Gil Roblès et Antonio Goicoechea, qui avaient eu la bonne idée de quitter leur domicile madrilène. La continuité avec ces tueurs est patente dans les gauches françaises, par l’invasion de nombreux trotskistes. On se rappelle que François Mitterrand accepta avec enthousiasme, cet entrisme trotskiste au sein du Parti socialiste, et qu’il refusa d’extrader des militants italiens des brigades rouges, réclamés par l’Italie, alors qu’ils avaient du sang sur les mains.

Le fascisme est bel et bien mort, le 28 avril 1945, sur les bords du lac de Côme, par l’assassinat par des communistes de Benito Mussolini. Le nazisme est mort le 30 avril 1945, dans un bunker de la chancellerie à Berlin, par le suicide d’Adolf Hitler. Mais le totalitarisme marxiste-léniniste et ses avatars maoïstes, castristes, islamogauchistes, perdurent de par le monde et singulièrement en France. Il n’y a jamais eu un seul exemple historique, où des régimes marxistes, ne se soient imposés dans les urnes, mais toujours, ils se sont saisis du pouvoir par la force, et l’ont conservé par la violence, les crimes, les enfermements.

16:43 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Déjà, en 2015, Les Brigandes dénonçaient les "antifas"...

C'était à Rungis (91) lors de la 9e Journée nationale et identitaire de Synthèse nationale.

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12:21 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Minute de silence pour Quentin à l'Assemblée : rupture symbolique ou véritable bascule ?

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Thomas Joly - Président du Parti de la France

La minute de silence pour Quentin observée le 17 février à l’Assemblée nationale marque incontestablement une rupture symbolique. Lorsqu’une institution républicaine rend hommage à un jeune militant nationaliste tué par des antifas, elle reconnaît implicitement la violence idéologique de l'extrême gauche. Ce geste rompt avec une forme d’asymétrie mémorielle qui prévalait jusqu’ici.

Politiquement, l’événement est lourd de sens : il signale que la violence issue de mouvances d’extrême gauche n’est plus systématiquement minimisée dans le débat public. Cela peut être interprété comme un rééquilibrage, voire comme la fin d’une certaine indulgence institutionnelle.

Mais un symbole ne suffit pas à constituer un tournant durable. Tout dépendra désormais de la cohérence des actes : poursuites judiciaires, qualification des faits, constance dans la condamnation de toutes les violences politiques de gauche.

Si rupture il y a, elle sera jugée à l’aune de cette impartialité.

11:53 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Lynchage à Lyon, émeutes à Buenos Aires : quand la violence se drape dans le Bien

Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marée

À Buenos Aires, ces jours-ci, les rues grondent. La veille du vote de la nouvelle loi sur le travail, les syndicats ont sorti les tambours, les fusées, les barres de fer, les slogans saturés de colère. On a vu des vitrines éclater, des poubelles flamber, des silhouettes encagoulées courir dans la fumée des gaz. La violence syndicale, ici, appartient presque au décor. Elle est une langue politique parmi d’autres. Elle vise l’État, elle vise une réforme, elle vise un rapport de force. Elle ne cherche pas à exterminer un homme, elle cherche à peser sur un texte.

De l’autre côté de l’Atlantique, en France, nul ne s’en étonne vraiment. Nous connaissons cette dramaturgie. Les agriculteurs retournent les panneaux, les ouvriers bloquent les raffineries, les marins-pêcheurs incendient des pneus sur les quais. C’est une violence contre une décision, contre une autorité, contre un système économique. Elle peut être brutale, elle peut être excessive, elle peut être condamnable, mais elle demeure inscrite dans une logique de négociation. Elle ne nie pas l’humanité de l’adversaire. Elle l’affronte.

Ce qui s’est produit à Lyon relève d’un tout autre registre.

Un jeune homme de vingt-trois ans, Quentin, étudiant en mathématiques et en finance, militant identitaire, a été rattrapé, frappé, jeté à terre, roué de coups par un groupe d’hommes dont les visages étaient pour la plupart dissimulés. Les images, les témoignages, les premiers éléments judiciaires parlent de coups répétés, portés à plusieurs, d’un acharnement qui dépasse la simple échauffourée. On a d’abord parlé de « rixe », mot commode qui suggère une symétrie. Puis la réalité s’est imposée, celle d’un lynchage.

Dans les heures qui ont suivi, la classe politique s’est divisée entre condamnations solennelles et prudences lexicales. Certains ont rappelé qu’en République aucune cause ne justifie que l’on tue. D’autres ont aussitôt déplacé la focale, invoquant la nécessité de ne pas amalgamer, de ne pas politiser, de ne pas instrumentaliser. La mécanique est connue. Elle fonctionne depuis des années.

Car l’affaire Quentin ne surgit pas dans un désert.

À Lyon, depuis longtemps, l’ultragauche et l’ultradroite se toisent, s’invectivent, se provoquent. Des groupuscules dissous renaissent sous d’autres noms. Des militants d’extrême gauche ont été mis en cause ces dernières années pour des violences en réunion, pour des agressions ciblées, pour des entraînements au combat de rue. Certains ont revendiqué, au grand jour, leur proximité avec des formations politiques parlementaires. Des tribunes ont été signées pour défendre ces organisations au nom de l’antifascisme, présenté comme une vertu supérieure à la légalité ordinaire.

On peut tout à fait admettre que l’ultradroite elle aussi a son histoire de violences. La lucidité exige de ne rien nier. Mais il faut regarder en face la spécificité de la violence au service du Bien.

La violence syndicale de Buenos Aires vise un texte de loi. La violence antifasciste, lorsqu’elle dégénère en lynchage, vise une personne désignée comme incarnation du Mal. Quentin n’était pas un ministre, pas un chef de parti, pas un stratège. Il était un jeune homme pieux, engagé, convaincu, et, pour certains, cela suffisait à le transformer en ennemi moral. L’ennemi moral, dans l’histoire moderne, n’est plus un adversaire. Il est un obstacle à supprimer.

C’est là que l’on retrouve un vieux schéma, celui de la purification.

Les purges staliniennes, les déportations de koulaks, l’élimination des « éléments hostiles » procédaient d’une même logique. Pour faire advenir l’homme nouveau, il fallait liquider l’homme ancien. L’idéologie offrait la légitimation. Le Bien justifiait le coup. Le camp se définissait comme porteur de l’Histoire, et l’Histoire n’a pas de scrupules.

Il serait excessif d’assimiler mécaniquement les antifas lyonnais aux commissaires du NKVD. L’échelle n’est pas la même, le régime n’est pas le même, le contexte n’est pas le même. Mais la matrice anthropologique, elle, interroge. Lorsque l’adversaire est défini comme fasciste par essence, comme menace existentielle, comme incarnation du Mal absolu, alors la violence n’est plus un dérapage. Elle devient un devoir.

Ce qui trouble davantage encore, c’est l’écosystème.

Des responsables politiques ont publiquement qualifié certaines organisations violentes d’« alliées ». Des députés ont appelé à se ranger derrière leurs bannières. Des tribunes ont dénoncé leur dissolution comme une atteinte à la liberté. Même après des condamnations judiciaires pour violences volontaires, les gestes de solidarité n’ont pas manqué. Tout cela ne prouve pas une instruction donnée pour frapper. Cela crée un climat.

Un climat où l’on relativise les atteintes aux biens, les intrusions, les blocages, au nom de la justesse de la cause. Un climat où l’on explique que la vraie menace est ailleurs, toujours ailleurs. Un climat où la violence dite progressiste bénéficie d’une compréhension que l’on n’accorderait jamais à son miroir inverse.

Je ne peux m’empêcher une pointe de schadenfreude à l’égard de ceux qui, depuis des années, théorisent la violence symbolique comme outil légitime de lutte. Mais cette ironie s’arrête net lorsqu’apparaît le visage d’un jeune homme allongé dans une chambre d’hôpital, recevant les derniers sacrements. La théorie s’efface devant la mort.

On objectera que la France a déjà connu des morts de droite et des morts de gauche. C’est exact. Mais il est permis de se demander si, pour une fois, un mort classé à droite obligera le pays à regarder sans asymétrie la question de la violence politique. Depuis trente ans, le privilège rouge a souvent joué à plein. Les violences commises au nom du progrès, de l’antiracisme, de l’antifascisme ont bénéficié d’une indulgence relative, d’un traitement médiatique atténué, d’un soupçon systématique jeté sur les victimes.

Quentin n’était ni un chef de milice ni un stratège subversif. Il était un jeune militant, parmi d’autres, convaincu que l’université devait rester un lieu où l’on peut contester une conférence sans risquer sa vie. Il est mort dans une rue de Lyon, loin des grandes tribunes, loin des slogans, loin des studios de télévision.

La violence politique n’est jamais neutre. Elle est toujours le symptôme d’une maladie plus profonde. Lorsqu’un camp estime qu’il incarne à lui seul le Bien, la République, l’Histoire, il n’a plus besoin d’arguments. Il lui suffit de désigner les entités biologiques à éliminer, comme un avorteur liquefie un foetus.

À Buenos Aires, les syndicats frappent l’État pour préserver leurs intérêts matériels. À Lyon, des militants ont frappé un homme parce qu’il incarnait une opinion jugée illégitime. La première violence est transactionnelle. La seconde est existentielle.

Si la France veut éviter la bascule, elle devra accepter une règle simple, mais exigeante : aucune cause ne vaut qu’on nie l’humanité de l’adversaire. Aucune idéologie ne mérite qu’on ferme les yeux sur ceux qui frappent en son nom. La justice dira les responsabilités individuelles. Reste à savoir si la société, elle, saura regarder ses responsabilités collectives.

Article paru sur Breizh-Info (cliquez ici)

11:16 Publié dans Balbino Katz | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |