vendredi, 13 mars 2026
Hommage à Marie-Christine Boutonnet
Le Nouveau Présent
Militante royaliste dès son plus jeune âge, responsable de la formation des élus frontistes pendant plus de vingt ans, conseiller régional, puis député européen de 2014 à 2019, Marie-Christine Boutonnet nous a quittés le 7 mars dernier à soixante- dix- sept ans.
Marie-Christine pensait clair et marchait droit. Normal, me direz-vous, pour une militante d’Action Française, biberonnée aux formations politiques des successeurs du maître de Martigues. Le « compromis nationaliste », « le nationalisme intégral » et « politique d’abord » étaient pour elle une évidence tout comme « l’empirisme organisateur », fondements de la doctrine maurrassienne qui a éclairé et éclaire encore une partie de l’intelligence française, n’en déplaise à certains.
Elle était d’abord et avant tout une militante, c’est-à-dire un soldat politique qui privilégiait le combat commun pour venir à bout de ce qui divise et fracture la France qui n’est pas née en 1789 comme voudraient nous le faire croire certains qui se sont juré depuis des lustres d’avoir la peau de notre pays et de notre civilisation helléno-chrétienne.
Les évènements de Mai 1968 nous avaient permis – elle à l’Action française, moi au Mouvement Jeune Révolution sans parler de tous nos camarades garçons appartenant au courant nationaliste – de lutter ensemble contre tous ceux qui à Toulouse– je pense notamment à Alain Alcouffe ou Daniel Ben Saïd , instillaient le poison du mouvement du 22 mars installé à Nanterre par Cohn-Bendit.
Notre camarade n’avait rien de féministe mais possédait cette capacité qu’ont certaines femmes à se montrer plus pugnaces et déterminées que leurs camarades masculins pour défendre une certaine idée de la France. Le tout avec détermination, courage, liberté de parole et un charme qui en troublait plus d’un. Enracinée sur sa terre albigeoise et occitane, elle avait fait sienne la formule de Maurras, « je suis Romain, je suis humain ». Toujours sur la brêche, elle n’hésitait pas à bousculer son petit monde et ne lâchait rien.
A la fin des années 70 – quoi de plus naturel- elle rejoignait Jean-Marie Le Pen afin de défendre la « France des Terroirs et des Clochers » et d’être pour le Front National le trublion et l’aiguillon qu’elle avait été pour l’Action Française.
Je garde le souvenir notamment de nos Universités d’Eté ou des stages de formation des élus qui avaient intérêt à suivre les conférences et se montrer disciplinés. J’ai perdu une amie et une camarade de combat. C’est tellement rare à notre époque. Adieu Marie.
11:08 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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