vendredi, 08 mai 2026
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La Bio collection : une collection lancée par Déterna et par Synthèse nationale
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Affaire de la vidéo devant le Leclerc de Segré-en-Anjou bleu : la réaction de Jean-Eudes Gannat sur Radio Courtoisie
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Querrien, le Canon Français, le Jarl, Erik Tegnèr… La presse quotidienne régionale bretonne, courroie de transmission militante ou organe d’information ?
Yann Vallerie, Breizh info cliquez ici
Il existe en Bretagne, comme dans la plupart des régions françaises, un mécanisme journalistique qu’aucun lecteur attentif de la presse régionale ne peut sérieusement contester. Il fonctionne selon une grammaire simple, qu’il suffit d’observer pendant quelques semaines pour en saisir la régularité.
Prenons le cas le plus récent : le concert Ifern Noz, soirée de black metal organisée samedi 2 mai 2026 à la ferme du Boudiguen, à Querrien, dans le pays de Quimperlé. Une jauge de cent trente personnes selon les organisateurs, un lieu privé, un événement payant, une affiche connue depuis des semaines des amateurs du genre, aucune publicité ouverte au grand public. Strictement rien qui justifie qu’une rédaction nationale, régionale ou même locale s’y intéresse — sauf à passer en revue chaque samedi soir tous les concerts privés des fermes bretonnes, ce qu’aucun journal n’a jamais entrepris.
Et pourtant. Mardi 28 avril 2026, alerté par deux ou trois antifas locaux, les quatre députés bretons de La France insoumise — Pierre-Yves Cadalen, Mathilde Hignet, Murielle Lepvraud et Marie Mesmeur — adressent un courrier au préfet du Finistère pour demander l’annulation pure et simple du concert, en invoquant les supposées connexions de certains groupes programmés avec l’« extrême droite ». Le même jour, Le Télégramme publie une dépêche reprenant les éléments du courrier sans la moindre vérification. Ouest-France suit le même tempo. Les éléments-massue brandis par les députés s’effondrent pourtant à la première lecture sérieuse : Philippe Vardon, désigné comme « membre » du groupe Gorgon, n’apparaît dans aucun line-up de cette formation, ni passé ni présent — il l’a confirmé lui-même publiquement en précisant qu’il avait simplement croisé l’un des musiciens lors d’un concert il y a près de trente ans. Quant aux accusations de « néonazisme » portées contre les groupes programmés, elles ne reposent sur aucune analyse de leurs paroles, de leurs publications, de leurs positions publiques. Cinq minutes de recherche sur une base de données spécialisée auraient suffi à éviter cette propagation d’inexactitudes — mais aucun journaliste de la presse régionale ne semble avoir consacré ces cinq minutes au dossier.
Le concert s’est tenu samedi soir comme prévu, sans le moindre incident, comme l’a constaté la gendarmerie de Quimperlé. Le Télégramme s’est alors fendu d’une dépêche en chapeau bas pour acter le non-événement : « 130 personnes, aucun incident à signaler ». La gravité supposée de l’affaire avait justifié, quatre jours plus tôt, plusieurs articles, l’interpellation du préfet, des appels à l’interdiction. Le démenti factuel ne mérite, lui, qu’une brève à peine signalée.
Un collectif baptisé « Front commun antifasciste 22 » — dont personne, en dehors de ses membres et de quelques journalistes locaux, ne saurait dire combien il rassemble exactement de militants, quels sont ses statuts, son siège, ses dirigeants — annonce qu’il « réfléchit à des actions » contre l’ouverture d’une brasserie à Pléguien, dans les Côtes-d’Armor. Le projet, porté par deux entrepreneurs, est une brasserie artisanale labellisée 100 % breton, à base d’ingrédients locaux, qui prévoit une production de 200 000 litres par an et entend animer un bar avec terrasse et concerts. Une initiative économique modeste mais réelle, qui crée des emplois et s’inscrit dans le tissu local.
Or que retient Ouest-France dans son traitement du sujet ? Le projet de brasserie, certes. Mais surtout l’« annonce » du collectif antifa, traitée comme une information à part entière, avec ses « réflexions », ses « réunions » prévues, ses éventuels déplacements à venir. Le résultat est mécanique : le lecteur ne lit plus l’histoire d’une brasserie qui ouvre, il lit l’histoire d’une mobilisation contre une brasserie. La hiérarchie de l’information est inversée. Le projet économique devient l’arrière-plan ; la contestation idéologique devient le sujet.
À Quimper, même mécanique. Le Canon français, organisme événementiel privé, a réservé le parc des expositions pour un banquet le 5 décembre 2026. Un acompte de 5 000 euros a été versé sur un contrat estimé à 25 000 euros. 1 400 billets ont été vendus à ce jour. Un événement légal, dans une salle ouverte à la location, sans trouble objectif à l’ordre public — comme l’a d’ailleurs reconnu le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez devant le Sénat le 6 mai 2026 : « Il n’y a pas de risques de troubles à l’ordre public quand il y a ce type de manifestation, qu’on aime ou qu’on n’aime pas. »
Cela n’aura pas empêché Le Télégramme, Ouest-France et la presse locale, en relais d’associations militantes, de transformer cette location de salle en affaire politique majeure, au point de mobiliser la maire socialiste de Quimper, le préfet du Finistère, des sénateurs, et finalement le ministre de l’Intérieur lui-même. Une location de salle, devenue affaire d’État.
Et pour le « Jarl », influenceur qui dérange, qui a mis fin à son engagement d’été avec la discothèque du Stirwen à Carnac à l’issue d’une soirée d’ouverture de saison : articles dans Le Télégramme, dans Ouest-France en l’espace de quarante-huit heures, doublement renvoyés vers d’autres affaires antérieures, tout en le qualifiant d’influenceur d’extrême droite sans que l’on comprenne le rapport, le tout pour un différend commercial entre une patronne de discothèque et son prestataire.
Une mécanique constante, pratiquement jamais inversée
Il faut prendre la mesure de la régularité de ce mode opératoire. Lorsqu’un collectif antifasciste de quelques dizaines — ou parfois de quelques unités — de militants publie un communiqué appelant à se mobiliser contre une initiative classée à droite, le communiqué est repris, contextualisé, mis en valeur, parfois élevé au rang d’information principale. Les déclarations des dirigeants de ce collectif sont sollicitées, leurs propos rapportés sans contradiction, leurs intentions présentées comme des éléments de l’actualité. Lorsqu’un courrier de quatre députés est adressé à un préfet pour demander l’annulation d’un concert privé, le courrier est traité comme une information de premier plan, sans que personne ne prenne la peine de vérifier les faits qu’il avance.
À l’inverse, ce que l’on observe n’est pas tant une absence de couverture des sujets bretons. Ouest-France et Le Télégramme couvrent abondamment fest-noz, gouren, cercles celtiques, écoles Diwan, championnats de palet, et c’est tant mieux. Le problème est ailleurs. Il tient à la prudence systématique avec laquelle les rédactions abordent tout sujet susceptible d’être lu, même de loin, comme un marqueur identitaire revendiqué. Une initiative associative qui défendrait ouvertement la culture bretonne dans un registre identitaire assumé — plutôt que folklorique ou patrimonial — sera traitée avec une distance perceptible, des guillemets précautionneux, un encadré rappelant les éventuelles « polémiques » ou les « critiques » qu’elle a pu susciter, voire un rapprochement appuyé avec d’éventuelles connexions politiques classées à droite.
Cette frilosité n’est pas un hasard. Elle traduit une crainte permanente : celle de s’attirer les foudres de quelques militants vigilants, mais ultra minoritaires, ne représentant qu’eux mêmes, prompts à dénoncer toute couverture jugée insuffisamment critique d’une initiative étiquetée. Trois personnes sur les réseaux sociaux suffisent souvent à déclencher la prudence rédactionnelle. Les journalistes locaux savent qu’un papier trop bienveillant à l’égard d’un événement classable « identitaire » leur vaudra, dans les heures qui suivent, des reproches publics, des accusations de complaisance, parfois des courriers à la direction. À l’inverse, un papier qui relaie sans réserve les inquiétudes d’un collectif antifa ne génère aucun coût social pour le journaliste qui le signe. L’asymétrie incitative est totale, et elle produit l’asymétrie de traitement que tout lecteur attentif finit par repérer.
Cette asymétrie n’est pas accidentelle. Elle traduit une grille de lecture éditoriale assumée par une partie de la rédaction de ces journaux. Tout ce qui peut être classé « extrême droite » — quitte à étirer la qualification jusqu’à la corde — est traité comme un événement digne d’attention, à inscrire dans le cycle quotidien de l’information. Tout ce qui s’oppose, par symétrie, est traité comme normal, banal, et donc invisible.
Le résultat est une distorsion considérable de la réalité perçue. Un lecteur fidèle de Ouest-France ou du Télégramme finit par avoir l’impression que la Bretagne est traversée en permanence par une menace fasciste rampante, contre laquelle quelques courageux militants antifascistes mèneraient seuls le combat. Que des « repaires de fascistes qui avancent masqués » s’ouvrent dans toutes les communes. Que des « banquets identitaires » menacent l’ordre public chaque mois. Que les boîtes de nuit du Morbihan tomberaient une à une entre les mains de figures de la droite radicale.
Cette représentation déformée est ensuite mobilisée par les institutions. Les maires socialistes ou divers gauche prennent position, demandent des arrêtés d’interdiction, saisissent les préfets. Les préfets, à leur tour, sont contraints de se prononcer, parfois de prendre des mesures juridiquement bancales, comme l’a illustré l’épisode de Quimper Événements, où le gestionnaire du parc des expositions invoque maintenant des « risques de troubles à l’ordre public » que le ministre de l’Intérieur lui-même considère comme inexistants. Les procureurs de la République sont saisis. Les juges sont sollicités. Les députés interpellent le gouvernement à l’Assemblée. Les sénateurs interpellent le gouvernement au Sénat. Une mécanique politique entière s’enclenche — déclenchée, à l’origine, par un communiqué de quelques militants relayé sans recul par un journaliste local.
Des questions journalistiques élémentaires qui ne sont jamais posées
Posons quelques questions simples, que tout enseignant en école de journalisme devrait pourtant rappeler à ses étudiants en première année.
Pourquoi, dans le dossier du concert de Querrien, aucun journaliste régional n’a-t-il consacré les cinq minutes nécessaires à la vérification du line-up de Gorgon ? Le démenti factuel de Philippe Vardon, rajouté après publication de l’article (suite au notre) qui figure dans la dépêche du Télégramme lui-même en bas d’article, n’a-t-il pas conduit la rédaction à s’interroger sur la solidité globale du dossier insoumis qu’elle s’apprêtait à relayer ? Le fait que le concert se soit finalement tenu sans incident a-t-il déclenché une réflexion rédactionnelle sur l’emballement de la semaine précédente ? À l’évidence non, puisque la dépêche du 3 mai annonçant les 130 personnes et l’absence d’incident a été traitée en bref, dans une discrétion qui contrastait avec le bruit médiatique entourant les accusations initiales.
Combien de membres compte exactement le « Front commun antifasciste 22 » qui appelle à se mobiliser contre la brasserie de Pléguien ? Quels sont ses statuts juridiques ? Qui sont ses dirigeants ? Quelles sont ses sources de financement ? Combien de personnes ont assisté à sa dernière réunion publique ? Quelle est sa représentativité dans la population costarmoricaine ? Aucun journaliste de Ouest-France ou du Télégramme n’a, à notre connaissance, posé l’une de ces questions élémentaires avant de relayer ses communiqués comme s’il s’agissait d’une force sociale significative. À l’inverse, lorsqu’un dirigeant d’une organisation classée à droite est cité, son passé, ses connexions, ses sources de financement, ses fréquentations passées et présentes sont systématiquement épluchés et signalés.
Qui est le véritable initiateur de l’« information » selon laquelle un collectif local prévoirait une « action » contre tel ou tel événement ? Le journaliste a-t-il sollicité ce communiqué ou l’a-t-il reçu spontanément ? Existe-t-il, en pratique, un fil de discussion régulier entre les rédactions locales et certains militants antifascistes, qui transforme ces militants en sources privilégiées et auto-alimentées de la rubrique régionale ? Les exemples accumulés depuis plusieurs années suggèrent fortement que oui. La régularité avec laquelle de petits collectifs sans représentativité électorale ni base militante sérieuse parviennent à orienter l’agenda médiatique régional est trop frappante pour être attribuée au seul hasard.
Pourquoi le projet d’une brasserie artisanale créatrice d’emplois locaux fait-il l’objet d’un traitement journalistique centré sur la mobilisation contre elle, plutôt que sur ce qu’elle est : un projet d’entreprise dans une zone artisanale rurale ? Pourquoi un banquet privé, légal, où sont attendues 1 400 personnes, est-il transformé en « risque de troubles » alors que la situation factuelle ne le justifie pas ? Pourquoi un différend commercial entre une patronne de discothèque et son prestataire devient-il, dès lors que le prestataire est étiqueté à droite, un sujet récurrent de page régionale ?
Un journalisme militant…qui ne s’assume pas
Il faut nommer les choses pour ce qu’elles sont. Le journalisme n’est pas la transcription neutre des communiqués que l’on reçoit ; c’est, au minimum, un effort de mise en perspective et de hiérarchisation honnête de l’information. Lorsqu’un journaliste relaie systématiquement, avec déférence, les déclarations d’une poignée de militants tout en ignorant les positions et préoccupations de plusieurs milliers d’habitants des mêmes communes, il ne fait pas du journalisme. Il fait du militantisme. Sans en porter le nom, sans en assumer publiquement la fonction, mais avec les effets pratiques du militantisme. Et c’est précisément cette absence d’assumation explicite qui le rend pernicieux – C’est d’ailleurs pour cela qu’à Breizh-info, nous avons toujours assumé de faire du journaliste honnête…mais aussi militant, sans se cacher, en affichant clairement notre ligne éditoriale, sans avancé masqué.
Un militant assumé est un adversaire honnête. On peut discuter avec lui, contester ses positions, lui opposer les siennes. Un journaliste qui pratique le militantisme déguisé est un adversaire qui se présente sous l’uniforme de la neutralité, dont les outils — la mise en page, la hiérarchie de l’information, le choix des sources, l’angle éditorial — ne sont pas ceux du débat ouvert mais ceux d’un parti pris masqué.
Cette pratique n’est pas seulement choquante sur le plan déontologique. Elle est nocive sur le plan démocratique. Parce qu’elle déforme la perception qu’ont les citoyens de leur propre société. Parce qu’elle pousse les institutions, sous l’effet d’une pression médiatique fabriquée, à prendre des mesures attentatoires aux libertés publiques contre des cibles qui n’en méritaient pas tant. Parce qu’elle donne à des micro-collectifs militants une influence politique sans aucun rapport avec leur représentativité réelle. Parce qu’elle entretient un climat où la simple expression d’idées non conformes à la ligne éditoriale dominante devient, dans la pratique journalistique régionale, une affaire d’ordre public.
L’effet Streisand
Une dernière observation, qui n’a échappé ni aux organisateurs du Banquet breton à Quimper ni aux fondateurs de la brasserie de Pléguien : cette mécanique médiatique fonctionne souvent, en réalité, à rebours de ses intentions. Pierre-Alexandre de Boisse, cofondateur du Canon français, peut constater que 1 400 billets ont été vendus pour Quimper malgré — ou grâce à — la polémique. Erik Tegnér et Éric Rucklin n’auraient sans doute jamais espéré, au lancement de leur brasserie, le degré de notoriété nationale que leur a offert, gracieusement, la presse régionale.
L’« effet Streisand », du nom de la chanteuse américaine dont les tentatives de censure d’une photographie ont contribué à sa diffusion massive, joue à plein dans ces affaires. Les lecteurs intelligents — et il y en a, y compris parmi le lectorat fidèle de la presse régionale — finissent par comprendre les biais de leur quotidien. Et certains, parmi les plus libres d’esprit, vont voir d’eux-mêmes ce que la presse cherche à leur faire éviter, ne serait-ce que par curiosité ou par esprit de contradiction.
C’est peut-être, in fine, la principale conséquence de cette dérive militante de la presse régionale : elle finit par fabriquer ce qu’elle prétend dénoncer, en assurant gratuitement la promotion de ce qu’elle voudrait combattre. Et elle entame, surtout, sa propre crédibilité. Beaucoup de Bretons, vieillissants ou plus jeunes, lisent encore Ouest-France et Le Télégramme parce que ces titres font partie du paysage matériel de leur quotidien. Mais le lien de confiance, lui, s’effrite. Lentement, silencieusement, irrémédiablement. Une presse qui a perdu cette confiance peut continuer à exister par inertie. Elle ne peut plus prétendre informer.
Les Bretons ont une chance inouie...
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Belle victoire du mouvement Phalangiste espagnol sur la police de la pensée et la chape de plomb mémorielle
Michel Festivi
L’Espagne gouvernée par Pedro Sanchez, vit sous le joug socialo-communiste des lois mémorielles et historiques qui entendent promouvoir une vision unilatérale de l’Histoire, et criminaliser ceux qui oseraient prétendre par exemple que la Deuxième République espagnole (1931-1936) fut un long cortège de crimes, d’assassinats, de troubles politiques majeurs, de fraudes électorales, de pratiques anticonstitutionnelles. J’ai démontré dans l’un de mes derniers ouvrages, cette descente aux enfers qui a conduit directement à la Guerre civile (1). L’historien Pio Moa que j’ai rencontré à de très nombreuses reprises, m’a toujours affirmé que ces lois étaient de types soviétiques.
En 2022, parachevant l’œuvre de son prédécesseur le socialiste José Luis Zapatero, un Chef de gouvernement espagnol des plus castristes et chavistes, Pedro Sanchez en avait rajouté une couche dans les lois attentatoires aux libertés publiques, en promulguant la loi de la mémoire historique. C’est ainsi par exemple, qu’un député Vox aux Cortès avait été sanctionné par la Présidente socialiste, parce qu’il avait osé affirmer cette vérité, que sous Franco, l’Espagne était devenue la 9e puissance économique du monde.
Depuis toujours, les mouvements politiques qui se réclament de la continuité de la pensée et de l’action de José Antonio Primo de Rivera, fusillé par la décision inique d’un tribunal révolutionnaire composé d’anarchistes et de communistes, aux ordres du gouvernement du socialiste bolchévique Largo Caballero, le 20 novembre 1936, commémore cette date, en organisant des manifestations pacifiques.
En 2022, comme les années précédentes, la Falange española, en abrégé, la FE de las JONS, avait organisée des commémorations le 20 novembre. Elle avait été poursuivie et fit l’objet d’une enquête par le Secrétariat d’État de la Mémoire Démocratique (Sic), le terme est digne de celui figurant dans le roman 1984, de George Orwell, ou existe un ministère de la Vérité. À la suite de cette procédure, le mouvement phalangiste s’était vu infliger une amende de 10.001 euros.
Pour rajouter de l’iniquité à cette procédure, le communiqué de presse de la Phalange révèle que le ministère concerné, chargé des poursuites, avait demandé à un professeur d’histoire de Grenade, un rapport à charge, et qu’au surplus ce département universitaire de Grenade, employait la fille du ministre de la Mémoire historique. Le professeur d’histoire en question ne sait sans doute pas, qu’en février 1936, le gouvernement Front populaire avait annulé arbitrairement les élections dans la province de Grenade, élections que la droite avait entièrement gagnées, et que le nouveau scrutin de mai 1936, s’était effectué dans un tel climat de violences et de menaces, que les candidats de droite n’avaient quasiment pas pu faire campagne, et que tous les candidats Front populaire furent élus, alors qu’ils avaient été tous battus en février, trois mois auparavant. Depuis, des historiens ont démontré des fraudes massives, qui avaient donné une victoire illégale audit Front-populaire.
En tout cas, suite à cette condamnation pécuniaire, la Phalange avait saisi les tribunaux. Ce 7 mai 2026, L’Audience nationale siégeant à Madrid, vient d’annuler la décision du ministère de la Mémoire démocratique (resic). Ce n’est que justice, car comme je l’ai indiqué dans mon tout dernier livre, (2), la Phalange avait subi en 1936 de la part des autorités du Front populaire, des mesures scandaleuses de coercition considérables. José Antonio et son frère Miguel furent arrêtés arbitrairement et jetés en prison, en mars 1936. Les locaux de la Phalange furent fermés, et sa presse interdite de publication. 2000 militants environ seront aussi embastillés. La justice espagnole de l’époque donnera gain de cause à la Phalange, et annulera la décision gouvernementale qui avait édicté son interdiction. Mais le gouvernement Front populaire refusa de publier la décision de justice et ne libéra pas José Antonio, ni ne rétablira le mouvement dans ses droits, bafouant le pouvoir judiciaire.
Pour faire court, l’Audience nationale ce 7 mai 2026, a considéré que les libertés de réunions et de manifestations étaient supérieures aux dispositions de la loi historique, sauf à vider ces libertés de tous leurs contenus réels et concrets. Que d’autre part, les associations qui estimaient avoir subi un préjudice suite à ces évènements, l’auraient subi en réalité par la diffusion dans les médias des évènements, mais non pas par les manifestations en elles-mêmes. Qu’enfin, les autorités n’avaient pas signalé aux organisateurs des manifestations, ce qu’elles estimaient par avance, pouvoir être contraire à la loi historique.
Aujourd’hui, si dans un communiqué de presse, la Phalange espagnole se réjouit de cette décision de justice, elle ne se satisfait pas de la situation politique ainsi créée. Elle considère à juste titre, que ces lois liberticides doivent être abrogées purement et simplement, ce que n’a jamais osé faire le Parti populaire, lorsqu’il a gouverné l’Espagne et avait succédé à José Luis Zapatero en 2012 jusqu’en fin 2018, car les premières lois ont été prises en 2007 et 2012. En tout cas, cette affaire démontre que partout en Europe règne une police de la pensée, un ministère de la Vérité qui brime, sanctionne, condamne ceux et celles qui ne rentrent pas dans la ligne, dans le moule du politiquement correct. Nous ne vivons plus en démocratie pleine et effective que ce soit en Espagne, en France et ailleurs. On le constate tous les jours. Et ce ne sont pas les institutions européennes qui viendront au secours des libertés publiques.
(1) Michel Festivi, Les Griffes de Staline sur L’Espagne républicaine 1936-1939, préface de Pio Moa, Editions Dualpha, 2025 cliquez ici
(2) Michel Festivi, Les Phalanges Espagnoles, les Cahiers d’histoire du nationalisme n°32, Synthèse nationale, 2026 cliquez là
10:51 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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RAPPEL, samedi 9 mai, en Finistère : commémoration de l'assassinat de l'abbé Perrot
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Présentation du n°73 de la revue Synthèse nationale
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Sarrebourg (57), samedi 9 mai : rassemblement patriote contre le tyran élyséen
APPEL AUX GUEUX PATRIOTES :
SARREBOURG, SAMEDI 9 MAI !
Face au tyran élyséen et à l’iceberg mondialiste, reprenons la barre de notre navire !
L’association 3R (Résister, Reconquérir, Régir), héritière de la lutte des Gilets Jaunes et de la révolte des Rustauds, vous appelle à une action de conscientisation et de résistance.
Samedi 9 mai 2026 de 13h à 17h au Rond-point des Terrasses de la Sarre, Sarrebourg (57).
10:47 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 07 mai 2026
POUR EVITER LA PROLIFÉRATION, L’IRAN NE DOIT PAS POSSEDER L’ARME NUCLÉAIRE, SOUS PEINE DE METTRE EN PÉRIL LA PAIX AU MOYEN-ORIENT
Le bloc-note de Jean-Claude Rolinat
Quoique l’on puisse penser du régime des mollahs, il est évident qu’il est résistant ! Après des semaines de colossaux bombardements sur des objectifs militaires et la spectaculaire et radicale décapitation de sa plus haute hiérarchie, les Pasdarans comme les Bassidjis sont toujours là. Ces Prétoriens intéressés d’un régime politique criminel, ne lâchent rien. Dans le rapport du faible au fort, ils ont de la résilience et montrent encore les muscles.
À l’heure où ces lignes sont écrites, la stratégie américaine semble floue, à moins que l’imprévisible Donald Trump donne le change sur ses intentions réelles. Toujours est-il qu’une lutte contre le temps est engagée. Pour les Américains du camp républicain, le compte à rebours pour les élections de novembre est commencé. Parallèlement, le blocus d’Ormuz pourrait, à terme, paralyser l’économie iranienne, à bout de souffle, avant que les cours du pétrole n’explosent pour de bon. Le cœur du problème n’est pas la libération du détroit d’Ormuz – conséquence des raids israélo-américains sur l’Iran -, mais la possession de l’arme nucléaire par ce dernier pays.
« La bombe, une « assurance-vie »
En effet, comment accepter qu’un État ayant délibérément annoncé qu’il avait l’intention d’en détruire un autre, en l’occurrence Israël, dispose de l’arme suprême ? Les têtes survivantes à Téhéran ont bien compris que maitriser le nucléaire militaire est une assurance-vie. Ils ont sous leurs yeux les exemples de l’Irak de Saddam Hussein et de Kadhafi en Libye : si ces deux dictateurs avaient possédé l’arme atomique, ils seraient encore vivants. Kim Jung Un, leader tyrannique de la pauvre Corée du Nord, l’a bien compris avant eux. Il ne risque rien de la part du « grand Satan américain », le rapport du faible au fort joue pleinement son rôle en sa faveur.
Charles De Gaulle – à qui l’on peut faire de très nombreux et légitimes reproches -, en dotant la France d’un arsenal nucléaire, a rendu un grand service à notre pays. Il a, d’une certaine façon, sanctuarisé le sol national (ce qui ne veut pas dire, pour autant, que le pays soit à l’abri d’un conflit à l'intérieur de ses frontières). La possession de cet arsenal dissuade le voisin d’entrer en conflit ou, à tout le moins, d’en limiter l’intensité et le périmètre. L’Inde et le Pakistan, l’Inde et la Chine, se « cherchent » mais ne se trouvent pas ! Si l’Ukraine, au moment de la dissolution de l’URSS en décembre 1991, n’avait pas renoncé à la bombe atomique, son territoire oriental ne serait pas envahi par l’armée russe .
Un exemple pour Taïwan ?
En ce qui concerne l’île rebelle, des bruits ont circulé jadis, sur une possible coopération entre elle, Israël et l’Afrique du Sud, cette dernière ayant renoncé à la bombe après la chute du régime dit « d’apartheid ». Difficile de savoir ce qui a pu naître et survivre de cette coopération. Si l’île indépendantiste de Formose veut garder sa liberté et ne pas être « anschlussée » par le géant chinois, il lui faudrait posséder l’arme nucléaire. Mais elle n’a pas l’intention, contrairement aux barbus de Téhéran, d’agresser quiconque, mais de garantir sa liberté. Dans la région, la Corée du Sud et le Japon s’en remettent à la protection américaine. Est-ce une garantie pour leur indépendance ? Pour des raisons historiques bien compréhensibles, le Japon ne peut et ne veut pas recourir à l’édification d’un arsenal nucléaire. La Corée du Sud, bien plus développée que son voisin du nord, n’en est pas moins à sa merci. Se lancera-t-elle, elle aussi, dans la course aux armements ?
Le danger de la prolifération
Si l’Iran accédait au rang de puissance nucléaire, les conséquences seraient immédiates : la prolifération de ce type d’armement au Proche-Orient. Arabie saoudite, Egypte, Turquie – pourquoi pas les riches Émirats -, chercheraient tous à s’équiper de « la bombe », comme Israël l’a fait avec, au départ, l’aide de la France sous la IVe République. Certes, il n’est pas dit qu’ils pourraient accéder rapidement au seuil fatidique que frôle l’Iran, selon les sources bien informées. Mais, tout de même, on voit bien le risque énorme que ferait peser à la région, la dissémination de ces bombes véhiculées par des missiles à courte ou moyenne portée. On a bien vu en juin dernier et dans les toutes premières phases du conflit en février et mars, qu’Israël comme les Émirats arabes unis, Bahreïn et Koweït, ne pouvaient pas intercepter tous les missiles et autres drones iraniens. Il y en avait toujours qui passaient à travers les mailles du filet anti-aérien. Difficile d’imaginer ce que deviendrait le berceau de trois religions révélées, si l’enfer atomique déferlait sur ces terres, sacrées pour une grande part de l’humanité !
Moscou, une garantie ?
L’offre de Vladimir Poutine, de mettre en sécurité et sous séquestre en Russie, les 400 fameux kilos d’uranium enrichi que cacherait l’Iran, est-elle une garantie sérieuse et, si oui, les protagonistes régionaux saisiront-ils « la balle au bond » ? Un avenir, proche, nous le dira. À moins que cet Orient toujours si compliqué, et ses récurrents conflits ne déclenche un cataclysme planétaire.
15:44 Publié dans Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Mardi 14 juillet : sur les traces du "Saint de l'Anjou", Jacques Cathelineau
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15:33 Publié dans Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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7 mai 1954 : la république bascule dans le camp des vaincus...
14:21 Publié dans Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Après Le Canon Français, la gauche menace d’attaquer la brasserie bretonne d’Erik Tegnér
Rose Martin Riposte laïque cliquez ici
Erik Tegnér, outre le fait d’avoir lancé Frontières et de salarier à présent une trentaine de journalistes, paraît vouloir continuer sa carrière d’entrepreneur en lançant une nouvelle bière bretonne, la Kerfave, dans la petite ville de Pléguien, en Bretagne.
Mais dans cette région, comme dans toute la France, il existe une police politique, la gauche, qui comprend les gauchistes et les institutionnels, qui décide qui a le droit de monter des spectacles, d’organiser des soirées festives, d’ouvrir des librairies, et qui n’en a pas le droit. Et comme ces miliciens sont protégés par le pouvoir en place, et aussi par les juges, et qu’ils bénéficient donc d’une impunité totale, ils se croient tout permis et notamment d’assurer qu’ils viendront attaquer la soirée, et vandaliser la brasserie. cliquez ici
On remarque qu’un média comme Ouest-France ne paraît absolument pas scandalisé par ces menaces et que les journalistes, comme d’habitude, sont complices par leur silence sur ce qui s’apparente à une interdiction de travailler à cause de ses opinions politiques, chose qu’on croyait réservée aux dictatures.
L’inauguration est dans une semaine…
12:27 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 06 mai 2026
Une histoire de la Nouvelle Droite publiée par la Nouvelle librairie et l'Iliade
La Nouvelle Droite est un mouvement intellectuel et idéologique qui a marqué l’histoire des idées depuis plusieurs décennies. Son impact est encore très fort aujourd’hui, puisque le combat politique de cette mouvance se poursuit, par exemple via l’Institut Iliade. François Dambelin a récemment publié La Nouvelle Droite, un panorama historique et métapolitique. Éric Delcroix nous livre une recension de cet ouvrage précieux.
Polémia
Éric Delcroix, Polémia cliquez ici
Une aventure intellectuelle
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’esprit marxiste imprégnait, consciemment ou non, l’atmosphère intellectuelle française et, de son observatoire de Saint-Germain-des-Prés, Jean-Paul Sartre (le Ténia selon Céline) était une figure tutélaire admirée, lui qui pourtant n’était devenu thuriféraire de la Résistance qu’après le départ des Occupants. À partir de 1954, la guerre d’Algérie s’était très vite imposée alors dans tout l’espace médiatique, principale préoccupation dans la vie publique des Français et principale cause de déchirures. Il ne restait pour ainsi dire rien des débats et querelles politiques de l’avant-guerre, devenus caducs ou proscrits. Heureusement pour nous, la jeune génération d’alors, nous pouvions lire, outre les auteurs « classiques », les essais lumineux de Maurice Bardèche. Et puis va se produire un événement remarquable : l’émergence de ce qui va finalement s’appeler la « Nouvelle Droite », à tort ou à raison, appellation forgée par ceux qui prétendaient la dénoncer, en 1979, en une véritable cabale, initialement par Thierry Pfister dans Le Monde (livraison du 22 juin 1979). Le temps a passé, mais dans beaucoup d’esprits, il en reste quelque chose à la fois de sensible, de réel et de constructif…
La Nouvelle Droite a désormais son historien, François Dambelin, venu rejoindre cette grande aventure intellectuelle au sein du GRECE (Groupement de recherches et d’études pour la civilisation européenne) dans les années quatre-vingt, qui vient de publier La Nouvelle Droite, un panorama historique et métapolitique. L’auteur sait s’effacer derrière son sujet et mener le lecteur à travers ces années où une pensée nouvelle et originale s’est développée, particulièrement en France. Pensée qui était à l’origine prométhéenne, antichrétienne (néo-païenne plutôt qu’athée) et ethno-différentialiste. Ce néo-paganisme n’était évidemment en rien l’expression d’un délire druidique (« ni Wotan, ni Jupiter » — Alain de Benoist) pour crépuscule des magiciens, mais l’entretien d’une certaine mystique, sous le symbole du « serment de Delphes », prononcé sur le site en août 1979, par une trentaine de membres du GRECE menés par Roger Lemoine, Pierre Vial, Jean Mabire et Guillaume Faye.
Alain de Benoist avait d’ailleurs écrit à cet égard :
… on ne met pas entre parenthèses les deux millénaires qui viennent de s’écouler : on les dépasse.
Mais en 1979, la grande presse, dans l’esprit de délation qui est dans la tradition antifasciste fantasmée d’après-guerre, lancera une cabale contre le GRECE, notamment avec Le Monde et Le Nouvel Observateur. Dans la foulée, avec une conception surjouée du syndrome d’Esther, censé justifier l’attaque préventive de qui ne vous menace même pas, l’Organisation juive de défense (OJD) attaquera, par une action violente, le colloque du GRECE du 9 décembre 1979, au Palais des congrès de Paris, aux cris d’« Israël vivra, Israël vaincra ! »… Anecdote personnelle : assistant à ce colloque, comme bien d’autres hommes, j’avais couru sus aux agresseurs, utilisant notamment douze ou vingt bouteilles de bière comme armes de jet (agiter l’objet avant de le lancer). Les attaquants une fois repoussés, dans une éthique très Nouvelle Droite (civis romanus…), j’étais allé forlancer, du dessous de son bar, le garçon de la buvette, afin de lui payer les munitions réquisitionnées d’autorité… Le GRECE n’ayant rien d’antijuif, on pouvait s’interroger (de façon périlleuse forcément) sur cette initiative de l’OJD. À défaut d’explicitation à ce sujet de la part des huiles du GRECE, je rappellerai ceci : Carl Schmitt et Julien Freund, auteurs particulièrement prisés par Alain de Benoist, ne nous ont-ils pas enseigné que l’ennemi est celui qui vous désigne comme tel ? Mais passons prudemment : Arx Tarpeia Capitoli proxima, comme la libre parole, elle, est proche de la XVIIe chambre correctionnelle…
Le GRECE et le Club de l’Horloge
Cette école de pensée, qui s’était manifestée dès 1967, s’appuiera ensuite principalement sur l’association GRECE, créée en 1969, avec ses acteurs principaux historiques, tels (et d’abord) Alain de Benoist (alias Fabrice Laroche et Robert de Herte), Jean-Claude Valla, Pierre Vial, Michel Marmin, Philippe Conrad ou Guillaume Faye. Mais aussi des penseurs nietzschéens comme Pierre Chassard et tout particulièrement Giorgio Locchi, ainsi que des personnalités qui se manifestent parallèlement, telles Dominique Venner ou Jean Mabire. Mouvance culturelle, métapolitique, elle se réfère à la doctrine du théoricien communiste italien Antonio Gramsci. François Dambelin rappelle la volonté première du GRECE de ne pas tomber dans les rets de la politique, ce pourquoi sera choisi le logo de cette association (illustration de la première de couverture du livre) avec ce motif d’entrelacs que l’on trouve dans certains monuments européens, et d’écrire :
Alain de Benoist a rappelé que le choix de l’emblème du GRECE a été fait sur la base du souci qui l’animait, celui d’éviter toute dérive politicienne. Il a donc été choisi suffisamment compliqué et esthétique « pour qu’on ne puisse en aucun cas le tracer ou le badigeonner sur un mur ».
Effectivement, impossible de tracer à la va-vite ce logo, à l’inverse, par exemple, d’une croix celtique !
L’auteur montre que cette préoccupation fera refuser à Alain de Benoist l’idée de Jean-Yves Le Gallou de rapprocher l’action du GRECE de celle du Club de l’Horloge, groupe d’énarques, dans un esprit très Nouvelle Droite, décidé à faire de l’entrisme d’influence dans la haute fonction publique, avec des gens comme Yvan Blot (alias Michel Norey) ou Henry de Lesquen. Bien que le projet n’ait pas relevé de la politique politicienne, il n’était pas conforme au projet proprement métapolitique du GRECE selon Benoist, mais laissera une certaine incompréhension entre l’un et les autres…
Pourtant, le combat métapolitique peut-il s’abstraire du combat politique ? Après tout, Gramsci pensait ce combat comme devant être relayé politiquement par son parti, le Parti communiste italien. Métapolitique et action politique, nous y reviendrons.
Le GRECE et son rôle dans la presse
Mais la mouvance représentée par le GRECE va être portée par une certaine presse. D’abord des titres dédiés à ses idées et sous son égide, à savoir Nouvelle École, apparue en 1968, puis Éléments pour la civilisation européenne, créée en 1973 et plus simplement connue sous le titre d’Éléments. Deux titres qui, s’ils ont évolué en s’affranchissant d’un GRECE bien assoupi, subsistent de nos jours après bien des péripéties que nous relate François Dambelin. Nouvelle École, qui fut un vecteur puissamment métapolitique, est aujourd’hui plutôt une revue d’érudition, comme telle peu sujette à polémique… De son côté, Alain de Benoist a fondé sa propre revue, Krisis, en 1988, et qui perdure.
Mais, aux plus belles heures, nombre de ces acteurs de la Nouvelle Droite ont pu répandre leurs idées dans la grande presse, notamment dans Le Figaro magazine (après un Figaro dimanche), sous la direction de Louis Pauwels, où des animateurs du GRECE font leur entrée en 1978. Jean-Claude Valla devenait alors rédacteur en chef des pages Politique et Société, Alain de Benoist éditorialiste, pendant que nombre de grécistes hantaient la rédaction de ce supplément hebdomadaire du Figaro. Mais par gros temps, après la cabale de 1979, interviendra, le 3 octobre 1980, l’attentat à la bombe contre la synagogue de la rue Copernic, à Paris, attribuée sottement et partialement à l’« extrême droite » (lato sensu), alors que la justice avait tout de suite compris son origine palestinienne. Comptable vis-à-vis du propriétaire du Figaro d’alors, Robert Hersant, et pris de panique, Louis Pauwels licenciera Valla dès le 15 octobre, avant de nettoyer au plus vite la rédaction des grécistes devenus radioactifs… En 1982, pour divergence politique cette fois, Raymond Bourgine, propriétaire de Valeurs actuelles et de Spectacle du Monde, se séparera de son collaborateur de plusieurs années qu’était Alain de Benoist.
Cela pour le GRECE. Mais au-delà de cette mouvance, Dambelin n’oublie pas d’autres aventures éditoriales contemporaines et parallèles, comme celle du Choc du mois.
Conflits intérieurs au GRECE et retour de la politique
Le GRECE, aujourd’hui coquille vide, connaîtra des conflits en son sein, notamment avec le départ de Guillaume Faye, lequel s’en est expliqué plus tard dans L’Archéofuturisme. Il était, à ses dires, par exemple contre l’« absence de volonté de prise de risque (…) il faut créer le scandale pour être entendu et surtout éviter l’embourgeoisement de la pensée », ou contre « un anti-catholicisme virulent (là où l’indifférence eût été de mise) », etc. Critiques justifiées parfois, d’autres fois non, certes. Alain de Benoist, dans son évolution personnelle, en viendra à rejeter Prométhée, d’une façon surprenante, donnant l’impression de confondre son mythe avec celui de Mammon, dieu oriental symbole, lui et lui seul, de la démesure et de l’avidité… Nous sommes loin des nos 9 (juin, juillet, août 1969) et 10 (septembre, octobre 1969) de Nouvelle École, affichant en première de couverture la fusée Saturne V qui avait mené l’homme blanc sur la Lune ! Le concepteur de cette fusée, Wernher von Braun, n’était pas mû par le goût du lucre et n’était pas plus dans l’hybris que les frères Montgolfier ou Louis Pasteur !
Dambelin ne manque pas de mentionner la polémique vive et mémorable avec Dominique Venner, acteur extérieur, parallèle mais incontournable de la Nouvelle Droite. Elle sera reproduite dans Éléments n° 119, hiver 2005-2006.
Par ailleurs, notre auteur montre que la question de la métapolitique, en action dans la politique, a marqué nombre de grécistes, tels notamment Le Gallou, Vial et Blot ; aussi migreront-ils vers le Front national. Le Gallou et Vial quitteront le FN, en suivant Bruno Mégret dans sa dissidence, au Mouvement national républicain (MNR), aventure qui se terminera pour eux dès 2001 par le départ, sur désaccord de fond avec Mégret. Vial avait déjà son propre mouvement, Terre & Peuple, fondé en 1994, qu’il voulait fidèle à l’esprit du GRECE des origines ; Jean-Yves Le Gallou, lui, va fonder Polémia en 2003, organisme qu’il est probablement inutile de présenter au lecteur.
L’Institut Iliade
Dans son livre La Nouvelle Droite, François Dambelin consacre une large place à « la fondation de l’Institut Iliade », voulue par Dominique Venner, selon un vœu exprimé juste avant son suicide sacrificiel, à Notre-Dame de Paris, le 21 avril 2013. En effet, lors du repas d’adieu, il a donné ses consignes posthumes à ses quatre convives, Conrad, Le Gallou, Fabrice Lesade et Bernard Lugan, qui figureront bien sûr parmi les fondateurs de cet institut qui est une nouvelle déclinaison de l’esprit de la Nouvelle Droite. Les querelles passées semblent apaisées et Iliade, dont on connaît le colloque annuel, forme des jeunes gens. La relève. Mais là, nous sortons de l’histoire pour la chronique d’actualité.
Cette recension contient des lacunes, mais ceux qui liront La Nouvelle Droite, un panorama historique et métapolitique comprendront que prétendre résumer un travail aussi riche et fouillé, sur 497 pages, est évidemment une gageure. Bonne lecture !
La Nouvelle Droite, un panorama historique et métapolitique, François Dambelin, La Nouvelle Librairie et L'Iliade, 494 pages, 24,90 €
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Si le cochon vous offense, barrez-vous !
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Voilà donc où nous en sommes en France, terre de Rabelais, de Voltaire et de la gastronomie millénaire : il faut désormais demander la permission du recteur de la Grande Mosquée de Paris pour organiser un banquet français ! Chems-Eddine Hafiz s’indigne qu’on ose célébrer nos traditions avec des milliers de convives autour d’un cochon à la broche, ce « Canon français » qui, selon lui, exclurait une partie de la population.
C’est le monde à l’envers.
Une tradition aussi vieille que nos campagnes serait soudain devenue une provocation communautariste ? Il faudrait donc, pour déguster un cochon rôti, s’assurer que cela ne froisse pas la sensibilité du recteur de la Grande Mosquée ?
Non, Monsieur Hafiz. La France n’est pas une mosquée à ciel ouvert. Elle n’a pas à renier ses racines, ses fêtes, ses coutumes, pour complaire à ceux qui ne supportent pas de vivre au milieu d’un peuple qui mange du porc depuis des siècles.
Si nos traditions vous offensent, si la vue d’un cochon à la broche vous est insupportable, alors partez. Il existe cinquante-sept pays officiellement musulmans dans le monde où vous pourrez vivre selon vos règles sans que personne ne vous impose notre jambon, notre vin ou notre laïcité.
Et si vous avez la prétention de rester, alors fermez-la.
La France ne pliera pas. Elle ne s’excusera pas d’être elle-même. C’est à vous de vous adapter, pas l’inverse.
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Le nouveau numéro de "La Furia" est paru...
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Angers, cet après-midi (13 h) : soutien à Jean-Eudes Gannat
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mardi, 05 mai 2026
Demain, on ne rase plus vraiment gratis
La chronique de Philippe Randa
Vive les éternels optimistes qui parviennent à trouver d’excellentes raisons de rester confiant dans l’avenir en constatant que les maux qui peuvent nous accabler dans le présent sont porteurs d’espoir d’un avenir meilleur.
Ainsi de la crise économique, et donc sociale… Selon le site francetvpro.fr « depuis la dissolution de l’Assemblée en juin 2024, elle est au cœur de toutes les tensions, elle a fait chuter trois gouvernements et même fait vaciller le président de la République. Avec 3 400 milliards d’€, la dette française est désormais la plus élevée de la zone euro en valeur absolue, devant l’Italie… »
C’est bien connnu, quand « il n’y a plus d’avoine dans l’écurie, les chevaux se battent » ; sous les ors de la République, quand les aides publiques viennent à manquer, les profits scandaleux des uns tout autant que la corruption des autres remontent facilement sur la place publique : le tohu-bohu médiatique autour du « rapport Alloncle » sur l’audiovisuel public rendu d’extrême justesse justement « public » (12 voix de parlementaires courageux ou simplement prudents contre 10 voix de parlementaires couards ou possiblement complices de ce qui est désormais connu de tous comme un pillage d’État) en est l’exemple frappant.
Car au-delà d’éventuelles suites judiciaires ou de nouvelles révélations accablantes pour certains, il en va de même des premières mesures prises par certains lors de changement de municipalités.
Alors que le nouvau maire LFI de Roubaix David Guiraud n’a pas hésité, sitôt en poste, à augmenter de 18 % les rémunérations des élus, dans cette ville la plus pauvre de France d’après les chiffres de l’Observatoire des inégalités (les électeurs roubaisiens apprécieront !), Éric Ciotti, nouveau maire de Nice, affirme, lui, avec quelque bon sens face à « une dette consolidée dépassant 3 milliards d’€, dont 1,7 milliard pour le budget principal de la Métropole Nice Côte d’Azur et près de 800 millions d’€ pour certaines régies » : « Nous demanderons des efforts à tous, mais nous devrons d’abord en consentir nous-mêmes »…
D’où l’annonce de son plan d’économies annuelles de 60 millions d’€, auxquel il a bien évidemment donné tout le retentissement médiatique possible : suppression de la « sécurité personnelle du maire » (240 000 €) et de ses frais de représentation (33.700 €), réduction de moitié de ses frais de mission et de déplacement, indemnités réduites d’un tiers des élus municipaux (700.000 €) par an, soit 5 millions d’€ sur la mandature avec suppression de leurs places de parking gratuites, frais de réception (petits fours ou restaurants) divisés par deux, suppression du magazine municipal, qualifié de « propagande officielle » (600.000 €), vente d’une vingtaine de véhicules de fonction, du « siège fastueux » parisien de la métropole de Nice (1.500.000 €)… ce qui permettra déjà, immédiatement et entre autres, d’abaisser la taxe sur les ordures ménagères et la taxe foncière (de 35,3% à 30,6%) et la taxe d’habitation…
Mesures considérées, sans crainte du ridicule, par le communiste Julien Picot, nommé à la présidence de la commission des Finances de la ville, comme « des orientations budgétaires ultra-libérales qui conduisent la ville et la métropole dans une impasse financière » ! À l’évidence, cet élu, à l’évidence nostalgique de l’URSS, aurait bien besoin de prendre quelque repos… psychiatrique !
Rappelons tout de même qu’en Argentine, le parti du président Javier Miller, chantre de la gestion à la tronçonneuse, a largement remporté les élections législatives de mi-mandat en octobre dernier…
Alors, l’exemple de Nice fera-t-il boule de neige ? Obligera-t-il d’autres maires, sous la pression populaire, à l’imiter ? La Cité des anges n’est pas toute la France, certes… Mais la mise en œuvre de la réduction de sa dette publique – que d’aucun nomme plus prosaïquement « corruption publique » – pourrait-elle augurer de lendemains qui chantent… voir simplement moins déprimants ?
19:38 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Tentatives d'interdiction de la manifestation du samedi 9 mai 2026 à Paris
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Le nouveau numéro du "Bien commun", mensuel de l'Action française
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Samedi 16 mai, à Saint Malo : une conférence de Reynald Secher
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Mélenchon, Zemmour, le duel des prophètes

Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
En rentrant d’une longue promenade sur la plage de Léhan, à Lechiagat, encore saisi par cette odeur âcre d’algues en décomposition que la mer abandonne à marée basse, j’ai regardé le Grand Jury d’Éric Zemmour. La veille, j’avais suivi la déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon. Le rapprochement s’est imposé de lui-même, presque malgré moi. Dans un paysage politique aplati, ces deux hommes apparaissent comme les seuls à posséder encore une véritable envergure.
L’un et l’autre appartiennent à une espèce en voie de disparition, celle des hommes de parole. Mélenchon, avec ses envolées, ses colères feintes ou réelles, ses rythmes hérités de la tribune révolutionnaire, continue de parler comme si la politique pouvait encore soulever des foules. Zemmour, plus sec, plus tranchant, procède autrement, par diagnostic, par mise en perspective historique, par phrases qui cherchent moins à séduire qu’à convaincre. Deux styles, deux écoles, mais une même certitude, la politique ne se réduit pas à l’administration du réel.
Leur culture les place également hors du commun. Mélenchon est un produit du vieux socialisme français, nourri de congrès, de lectures, de références où se mêlent Robespierre et Jaurès. Zemmour vient d’un autre monde, celui du journalisme d’idées, des bibliothèques, d’une histoire de France qu’il ne cesse de relire. Tous deux pensent en termes de civilisation, là où tant d’autres ne raisonnent plus qu’en tableaux Excel.
C’est pourtant à cet endroit précis que la fracture devient irréductible.
Mélenchon ne s’adresse pas à une « jeunesse » abstraite. Il vise une fraction bien déterminée, celle des jeunes issus de l’immigration extra-européenne, concentrés dans les grandes métropoles et leurs périphéries, et qui constituent aujourd’hui une part essentielle de son électorat. Les « quartiers » dont il parle ne sont pas des réalités neutres, mais des espaces urbains où la population d’origine immigrée est devenue majoritaire et où les cadres culturels traditionnels de la société française se sont affaiblis, parfois jusqu’à disparaître.
La « diversité » qu’il invoque n’est pas une simple variété humaine. Elle renvoie à l’intégration politique de populations venues principalement d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne, auxquelles s’ajoutent des segments militants issus de l’université et du monde associatif. Cet ensemble hétérogène forme le cœur d’une stratégie électorale cohérente.
Lorsqu’il parle du « peuple », Mélenchon ne désigne plus le peuple français au sens historique, celui qui s’inscrit dans une continuité de langue, de mœurs et de mémoire. Il désigne un agrégat politique, composé de groupes aux intérêts parfois divergents mais réunis par une même dynamique contestataire. Ce peuple est construit, non hérité.
Zemmour, à l’inverse, s’inscrit dans une logique de continuité. Son propos, entendu lors du Grand Jury, le montre sans détour. Qu’il s’agisse de dénoncer l’impuissance de l’État à faire appliquer ses propres lois, de critiquer la mondialisation économique ou d’évoquer ce qu’il nomme un effacement civilisationnel, il raisonne toujours à partir d’une idée simple, la France existe comme réalité historique et doit être maintenue comme telle.
Même lorsqu’il aborde des questions économiques ou internationales, son raisonnement reste structuré par cette préoccupation. La paix, dit-il en substance, ne naît pas du droit mais du rapport de force. Les nations ne vivent pas d’illusions mais de puissance. On retrouve là, presque mot pour mot, les analyses de Carl Schmitt sur la nature du politique.
Ainsi se dessine une opposition nette. D’un côté, un homme qui accompagne la transformation démographique et culturelle du pays et cherche à en faire la base d’un nouveau bloc politique. De l’autre, un homme qui entend freiner ce mouvement et préserver ce qu’il considère comme l’identité historique de la France.
Il serait pourtant naïf de croire que cette confrontation se joue à armes égales.
Mélenchon bénéficie, en dépit d’outrances répétées, y compris lorsqu’elles touchent à des sujets sensibles où l’antisémitisme est évoqué par ses critiques, d’une forme d’indulgence dans une partie de la presse. Ses propos sont atténués, contextualisés, parfois excusés au nom de la tradition contestataire dans laquelle il s’inscrit. L’université lui offre également un soutien diffus mais réel, qu’il s’agisse de relais intellectuels, de cadres militants ou d’un climat idéologique globalement favorable à ses thèses.
Zemmour, au contraire, fait face à une marginalisation constante. Ses interventions sont immédiatement disqualifiées, ses analyses ramenées à des intentions supposées, ses arguments rarement examinés pour eux-mêmes. Là où l’un est intégré dans le cercle du débat légitime, l’autre en est maintenu à distance. Cette asymétrie n’est pas anecdotique, elle façonne en profondeur la perception que le public peut avoir de ces deux figures.
À cela s’ajoute une réalité plus brutale encore. Ses prises de parole s’accompagnent régulièrement de dispositifs de sécurité renforcés, en raison de menaces explicites dont il fait l’objet. Plusieurs de ses déplacements publics ont été perturbés par des groupes militants hostiles, parfois violents, cherchant à empêcher la tenue même de ses réunions. Il n’est pas indifférent de constater que ces épisodes donnent souvent lieu à des réactions tardives ou prudentes des autorités locales, comme si la protection de la liberté de parole dépendait désormais de la nature de celui qui s’exprime. Cette tolérance variable, pour ne pas dire sélective, contribue elle aussi à installer une dissymétrie durable dans l’espace public.
En quittant l’écran, je retrouvais en moi la rumeur sourde de la mer, cette respiration ancienne qui ne ment pas. Elle ne promet rien, elle ne se raconte pas d’histoires. Elle avance, se retire, revient, indifférente aux modes comme aux constructions idéologiques.
La politique française, elle, semble aujourd’hui hésiter entre deux tentations contraires. Se dissoudre dans un présent sans mémoire, sans racines, où tout peut être recomposé au gré des rapports de force, ou s’accrocher à ce qui demeure, fût-ce au prix de conflits et d’inconforts.
Mélenchon a fait son choix, celui d’accompagner le Grand Remplacement, d’en épouser les contours, quitte à ne plus savoir très bien ce qui doit être conservé. Zemmour a fait le sien, celui de nommer, de fixer, de résister, quitte à se heurter à presque tous.
Le paradoxe est là, presque cruel. Entre celui qui a ses racines dans ce pays et qui consent à sa transformation jusqu’à l’effacement, et celui qui vient d’ailleurs et qui s’emploie à en préserver la forme, ma préférence va au second.
Non parce qu’il aurait raison en tout, mais parce qu’il me semble qu’un peuple a toujours plus à perdre de l’oubli que de l’excès de mémoire.
Source Breizh info cliquez ici
11:52 Publié dans Balbino Katz | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Une exigence civilisationnelle
La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol
L’année dernière, le Gaulois Jean-Yves Le Gallou publiait ses Mémoires identitaires. 1968 – 2025 : les dessous du « Grand Basculement » (Via Romana), soit plus d’un demi-siècle de luttes intellectuelles, politiques et militantes. La parution de cet ouvrage ne signifiait pourtant pas une quelconque retraite de la part du président-fondateur de Polémia. Bien au contraire puisqu’en partenariat avec les Éditions de la Nouvelle Librairie, l’Institut Iliade pour la longue mémoire vient de publier son nouvel essai roboratif, Remigration. Pour l’Europe de nos enfants (2026, 140 p., 14,90 €).
Toujours écrit dans un style concis et percutant, Jean-Yves Le Gallou définit la nécessaire réémigration des populations extra-européennes présentes sur notre sol. Lui-même auteur en 2024 de Remigration. Ein Verschlag aux éditions Antaios, le militant identitaire autrichien Martin Sellner en a rédigé la préface.
Souvent persécuté par les régimes occidentaux, victime de cent seize violences bancaires ordinaires, soit des fermetures de compte arbitraires, perquisitionné et placé en garde à vue, Martin Sellner n’a jamais fréquenté Jeffrey Epstein, Bill Clinton et Bill Gates; il ne dirige pas non plus un réseau intersidéral de narco-trafic. Son crime ? Oser promouvoir dans l’opinion publique la vertu cardinale de remigration. C’est surtout à ses yeux une urgence. La prôner signifie en priorité que « l’Europe doit s’unir sous la bannière de la remigration et accomplir cette œuvre monumentale, ou bien elle sombrera à jamais dans l’échec ».
En dix parties courtes et incisives, Jean-Yves Le Gallou explique en quoi c’est « une constante de l’histoire du monde ». En effet, les exemples abondent : les États africains n’hésitent jamais à rapatrier de force dans leurs pays d’origine leurs propres frères africains de nationalité différente. Les épurations ethniques des Allemands des anciennes provinces orientales en 1945, des Pieds-Noirs d’Algérie en 1962 et des Palestiniens depuis 1948 sont des faits avérés incontestables.
L’ancien haut-fonctionnaire attaché à l’Inspection générale de l’administration assume cette option radicale. Elle représente désormais une réponse sérieuse et censée au « Grand Remplacement » démographique que les pisse-copie du Système, menteurs stipendiés et assassins par procuration, persistent à qualifier comme une théorie « complotiste, criminelle et raciste ».
Jean-Yves Le Gallou expose les modalités pratiques de cette exigence vitale. Il faut se heurter à Big Other et ses séides, à savoir « le sans-frontiérisme, le droit-de-l’hommisme, l’ouverture à l’autre poussé jusqu’à la négation des différences d’origine – et de nous-mêmes ». Ainsi dénonce-t-il « cette doxa [qui] s’impose dans les esprits par les médias de grand chemin et se traduit concrètement, dans les faits, par l’action conjointe des responsables politiques et des juges ».
Son instauration suppose au préalable d’abolir la tyrannie judiciaire et le funeste « État de droit », négateur des souverainetés nationale et populaire. Il faut toujours rappeler que « le prétendu “État de droit” repose abusivement sur la surinterprétation de propos généraux, issus d’une pyramide de textes et de juridictions ». Progressiste en diable, la présente « idéologie judiciaire » qui contamine les États européens « tourne autour de trois pôles : l’individualisme, le culte des minorités, la soumission à la supranationalité et au mondialisme ». La réponse la plus évidente pour l’abandon de ce carcan mortifère se nomme le JUGEXIT. L’autorité judiciaire – qui n’est donc pas un pouvoir en France – doit se soumettre à nouveau à la seule volonté des citoyens et de leurs émanations exécutives et parlementaires.
La remigration nécessite l’arrêt de l’immigration (« la grande pause »), ainsi que l’application simultanée de la préférence nationale, théorisée par le même Le Gallou au sein du Club de l’Horloge en 1985 dans un livre marquant, et d’une « préférence de civilisation [qui] rappellera que, dans l’accès à la culture et à l’éducation, tous les héritages ne sont pas à mettre sur le même plan : 5.000 ans de civilisation européenne, quinze siècles de chrétienté, un millénaire d’histoire nationale doivent conduire à laisser de côté les mœurs étrangères venues d’Afrique ou du monde musulman ».
Jean-Yves Le Gallou s’élève en outre contre les mensonges propagées en matière d’immigration de travail. Il observe que « dans pratiquement tous les pays d’Europe, les immigrés ont statistiquement des taux d’emploi inférieurs aux moyennes nationales et reçoivent davantage d’aides sociales. Leur bilan budgétaire est donc désastreux ». Une mise au point de bon aloi alors que sort en librairie aux éditions gauchistes Les Petits Matins Sans eux. La France sans les immigrés. L’essayiste Hakim El Karoui, l’économiste Guillaume Hannezo et le directeur du cercle de pensée Terra Nova, Thierry Pech, cosignent un roman de politique-fiction qui se veut dystopique dans lequel la remigration retirerait toute main-d’œuvre étrangère dans les EHPAD et les hôpitaux et plongerait la France dans le chaos. L’Hexagone y est déjà ! Ce trio ignore complètement le rôle décisif de l’intelligence artificielle (IA) et de la robotisation des tâches les plus courantes. Jean-Yves Le Gallou, lui, ne l’évite pas. Il estime plutôt que l’IA fera « disparaître des emplois de bureau et [… poussera] des cols blancs à se convertir en cols bleus » et aussi en nouveaux agriculteurs - éleveurs.
Cependant, le funeste trinôme n’a pas tort de se référer à une économie moderne consumériste droguée à l’apport étranger à bas coût. Jean-Yves Le Gallou n’aborde pas les retombées économiques immédiates de la remigration dans des sociétés ouvertes ultramodernes. Son impact peut d’ailleurs s’avérer un échec retentissant si perdurent les conditions actuelles de production et de consommation. Les cercles anarcho-royalistes du Lys Noir de feu Rodolphe Crevelle envisageaient sa mise en place dans un système autarcique. On peut ensuite l’intégrer dans un grand espace continental autocentré en lien avec une décroissance radicale. Son principal théoricien, Serge Latouche, propose de revenir au niveau de vie des Français au début des années 1960. On peut toutefois pencher pour un niveau de vie semblable à celui des années 1941 – 1942 ainsi que par l’établissement d’une économie duale avec un large secteur stratégique – étatique et/ou para-étatique - ultra-concurrentiel.
Le remigration devient un impératif. « Dans une Europe en dépression, la remigration peut être un mythe mobilisateur, un projet porteur d’espoir ». Jean-Yves Le Gallou la considère en « mythe qui peut permettre aux peuples de reprendre le pouvoir accaparé par les oligarchies ». Il se révèle dès lors indispensable « de développer une conscience commune. Identitaires européens, unissez-vous ! ». Certes, le renversement démographique « remplaciste » approche inexorablement, mais rien n’est encore perdu à la condition toutefois que les Albo-Européens, peuple autochtone d’Europe, fassent enfin de la remigration, le fer de lance et la clé de voûte de leur avenir.
Salutations flibustières !
Remigration. Pour l’Europe de nos enfants Jean-Yves Le Gallou, préface de Martin Sellner, La Nouvelle Librairie et l'Iliade, 2026, 140 p., 14,90 €
00:33 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 04 mai 2026
Mélenchon : l'élection de trop
Thomas Joly - Président du Parti de la France
L’annonce de Jean-Luc Mélenchon sur TF1 dimanche soir n’aura surpris absolument personne. C’était écrit d’avance : depuis des mois, tout convergeait vers cette quatrième tentative à l'élection présidentielle, comme une évidence presque mécanique. Mais une évidence ne fait pas forcément une nécessité.
À 74 ans, cette candidature ressemble davantage à un entêtement qu’à un nouvel élan. Là où certains verraient de la constance, d’autres y lisent une difficulté à passer la main, à reconnaître que le moment est peut-être passé. La politique n’est pas qu’une affaire de convictions, c’est aussi une question de timing, et celui-ci semble de plus en plus discutable.
Surtout, l’ancien tribun a profondément changé d’image. Là où il incarnait autrefois une forme de rupture énergique, il apparaît aujourd’hui comme un repoussoir, parfois même au sein de son propre camp. Son positionnement, notamment sur les questions internationales et raciales, a suscité de nombreuses critiques, y compris chez des électeurs de gauche qui ne s’y reconnaissent plus.
En cherchant à consolider son électorat afro-musulman, il a pris le risque de s’isoler du reste du pays. Le résultat : une base fidèle, certes, mais un plafond de verre de plus en plus visible. La dynamique de rassemblement, indispensable dans une présidentielle, semble aujourd’hui hors de portée.
Et pourtant, un paradoxe demeure. Dans un paysage politique éclaté, avec une gauche fragmentée et un centre en recomposition, une qualification au second tour avec un score relativement faible n’est pas totalement à exclure. Ce ne serait pas le signe d’une adhésion massive mais plutôt celui d’un paysage politique morcelé.
En somme, cette candidature ressemble moins à un retour qu’à une persistance. Une persistance qui pourrait être la candidature de trop.
14:08 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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C'était le 1er mai, à Paris : La Jeanne d'Arc du Parti de la France
08:54 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Mercredi 6 mai, à Paris : la nuit des lanceurs d'alertes
En savoir plus cliquez ici
08:48 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 03 mai 2026
Dimanche 3 mai, à 12 h : Eric Zemmour au Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro
19:06 Publié dans Eric Zemmour | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Mabouls, vous avez dits mabouls

Emmaneul Macron marche franchement à côté de ses pompes en traitant les tenants d’une réponse ferme au président algérien qui ne cesse de rouler la France dans la farine. En fait, Macron s’en prenait à Bruno Retailleau qui n’a eu de cesse que de vouloir durcir nos rapports avec le gouvernement algérien. Ce qui manque pas de faire réagir Pascal Praud estimant que nous sommes nombreux a être maboul !
Source : le Journal du dimanche 3/5/2020
12:14 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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De l’immigration algérienne

Dans « Immigration, mythes et réalités », le directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, Nicolas Pouvreau-Monti, s’intéresse notamment à l’exception algérienne.
Lire la suite ICI
Source : Journal du dimanche 3/5/2020
12:11 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 02 mai 2026
Lundi 4 mai, 8 h 10, sur C News : Sarah Knafo invitée de Laurence Ferrari
12:43 Publié dans Sarah Knafo, Sur les ondes libres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le journal du chaos

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10:48 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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