samedi, 21 février 2026
Le Salon de l’Agriculture, tragique miroir de nos campagnes

Yves Thréard
Un Salon de l’agriculture sans vaches, c’est un peu comme un circuit automobile sans bolides ou un musée sans toiles de maître. Triste spectacle qui ne plaira peut-être qu’aux ayatollahs de l’écologie en guerre contre les rejets de gaz à effet de serre émis par les bovins. Un spectacle désolant, tragique miroir de nos campagnes qui se vident de leurs fermes, de leurs troupeaux et de leurs paysans.
À l’heure de l’angélus, il y a malheureusement de moins en moins de monde dans les champs. La France compte dix fois moins d’exploitations qu’il y a soixante ans. La détresse est telle qu’un agriculteur se donne la mort presque tous les jours. Face aux crises en tout genre, sanitaires ou économiques, les plans d’urgence ont beau se succéder à coups de centaines de millions d’euros, rien n’y fait : la terre se dérobe sous nos pieds. Pour la première fois depuis 1978, notre balance commerciale agricole a même plongé dans le rouge l’année dernière. Une alerte qui ne devrait laisser personne indifférent. La souveraineté alimentaire de la première puissance agricole européenne est en jeu !
L’équation à résoudre peut se résumer en une formule bien connue : comment avoir le beurre et l’argent du beurre sans tuer la crémière ? Les Français aiment leurs agriculteurs, car ils forcent le respect : ils travaillent dur pour gagner peu. Mais les Français aiment-ils leur agriculture ? Ils veulent consommer local, dénoncent l’emploi des produits phytosanitaires, s’élèvent contre les accords de libre-échange, mais beaucoup cherchent toujours les prix les plus bas, d’autres pestent contre la présence d’une étable près de chez eux et certains s’opposent à l’ouverture d’une réserve d’eau. Aux incohérences des consommateurs s’ajoutent les contraintes européennes et les provocations des écolos terroristes.
Quel modèle agricole voulons-nous ? Incapables de fixer un cap, nos gouvernants successifs restent en mode défensif. D’où la défiance de plus en plus grande des campagnes et la fronde de plus en plus violente du monde paysan contre les représentants du pouvoir.
Source : Le Figaro 20/2/2026
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vendredi, 20 février 2026
Eric Zemmour relève l'honneur du camp national en appelant les membres de Reconquête ! à participer aux rassemblements à travers la France en mémoire de Quentin
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Retour sur les ignominies de la Ligue des droits de l’homme, dans ses recours contre la dissolution de la Jeune Garde
Michel Festivi
Suite au lynchage criminel de ce malheureux Quentin, par des membres de l’extrême gauche, dont certains appartiennent à la Jeune Garde, mouvement paramilitaire violent, organisé dans le giron de LFI et de la NUPES, comme l’ont prouvé des tracts et affiches des élections législatives de 2024, on a appris, que par un recours contentieux devant le Conseil d’État, la LDH tentait par tous les moyens, d’empêcher la dissolution du mouvement chapoté par Raphaël Arnault.
Suite à la décision du ministre de l’intérieur de dissoudre la Jeune Garde, par un arrêté pris en Conseil des ministres, la LDH a entendu s’opposer à cette dissolution en intervenant directement devant la Haute juridiction administrative, retardant ainsi l’examen de ce dossier. Ce n’est pas la première fois, que la LDH se plonge dans la fange. Son histoire est l’histoire des soutiens aux pires tyrans et tyrannies. La LDH, depuis plusieurs années multiplie les recours juridictionnels pour empêcher des maires courageux, d’interdire dans des piscines ou sur des plages, les signes religieux ostentatoires de l’islamisme. Elle intervient systématiquement, pour faire annuler les décisions municipales, qui au moment de Noël, entendent exposer des crèches.
Mais l’Histoire de la LDH est marquée au fer rouge, pour avoir soutenu le régime bolchévique et les procès de Moscou. Pour une organisation qui se prétend la défenderesse des droits de l’homme, c’est un beau palmarès. Non seulement, elle a appuyé ces atteintes majeures aux libertés et aux droits d’exprimer ses convictions, mais qui plus est, elle a voué aux gémonies, ceux de ses membres, qui entendaient s’opposer à la direction de la LDH et les a empêchés de s’exprimer.
Première étape, l’installation criminelle du régime bolchévique en octobre 1917. De l’automne 1918, à mars 1919, la LDH a enquêté et auditionné de nombreux témoins qui relataient les exactions des communistes russes, et l’installation du totalitarisme. Ces témoignages étaient particulièrement éloquents, venant d’immigrés Russes, voire de Français qui avaient longtemps vécu en Russie. Mais la LDH refusa de condamner le régime léniniste. On peut retrouver tout ce dossier dans le livre de feu Christian Jelen, préfacé par Jean-François Revel, L’aveuglement, les socialistes et la naissance du mythe soviétique. Cela est aussi parfaitement documenté par l’ouvrage de Boris Kritchevski, publié initialement en 1919, mais réédité en 2018, aux éditions De Fallois, Vers la catastrophe Russe, Lettres de Petrograd au journal l’Humanité, Octobre 1917-février 1918, avec une préface explicative de l’Historien Jean-Claude Casanova.
Deuxième étape, la plus dramatique encore, au moment des procès de Moscou entre 1936 et 1937. Tous les communistes du monde entier, prirent position pour ces procès ignobles, qui bafouaient toutes les règles les plus élémentaires de la justice. Les prévenus étaient insultés, n’avaient pas d’avocats, et répétaient comme des perroquets, des aveux extorqués par les coups et les menaces sur leurs familles. Même Léon Blum et le journal Le Populaire, - (on était alors en plein front populaire) -, refusèrent de condamner officiellement ces parodies judiciaires.
Non seulement la LDH repoussa toute critique, mais elle les défendit au nom de la grande Révolution française et pour ne pas désespérer les gauches. Un avocat socialiste et franc-maçon, Raymond Rosenmark, membre de la LDH, fut chargé de faire un rapport sur ces procès. Contre toute attente, imperturbablement, il écrivit qu’il n’avait décelé aucune atteinte aux droits de l’homme et défendit le point de vue, que les aveux unanimes des accusés, n’avaient pas pu être obtenu par la force morale ou physique. Comme l’avait lancé Kamenev, l’un des principaux accusés, qui sera exécuté : « Faites de moi ce que vous voulez, mais je vous en prie ne touchez pas à ma femme et à mes enfants ». Mais cela ne perturba nullement la LDH, qui sous la présidence de Victor Basch, et avec son appui significatif, entérinera par 1088 mandats contre 258, le rapport qui lui était présenté.
Plus ignoble encore, les opposants entendaient que l’on puisse annexer à la décision de la LDH leurs remarques. Victor Basch refusa tout net. Dans son Retouches à mon retour d’URSS, publié en 1937, André Gide écrira : « Ces victimes, je les vois, je les sens, je les entends tout autour de moi. Ce sont leurs cris bâillonnés qui m’ont réveillé cette nuit... Les Barbusse, les Romain Rolland se sont tus, se taisent ; et autour d’eux l’immense foule prolétarienne aveuglé ».
Dès lors, le soutien de la LDH à la Jeune Garde est dans la continuité de son histoire des atteintes aux droits de l’homme, de sa conception à géométrie variable desdits droits. Le plus scandaleux, c’est que cet organisme qui s’est couvert de honte devant l’Histoire, ne vit que grâce à de l’argent public, et à toutes les subventions qui lui sont attribuées. Même Trotski, alors en exil, le tortionnaire Trotski, qui s’y connaissait en meurtres et assassinats écrira en 1937, dans sa revue d’avril de la IVème internationale que le rapport Rosenmark : « était une tâche indélébile sur la LDH de France ». Comme je l’ai écrit dans mon ouvrage sur La désinformation autour du Parti communiste « français », « Venant d’un acteur du totalitarisme communiste, sa parole vaut de l’or ». Toute cette affaire est par ailleurs parfaitement documentée, par un article de Guillaume Perrault du Figaro du 21 avril 2023, Quand la LDH excusait les grands procès staliniens.
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Avec ou sans Bardella, la France française rend hommage à Quentin
11:28 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L'éclat de rire du jour : la dingue Rousseau fantasme comme jamais...
Toujours plus folle, toujours plus dingue, Sandrine Rousseau a prétendu sur France Info avoir été menacée par l'OAS qui n'a pourtant été active que de 1961 à 1962, pendant la guerre d'Algérie, soit 10 ans avant sa naissance...
Thomas Joly
Lire l'excellent article de Charles Demassieux sur Riposte laïque cliquez là
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Partout, le mouvement "Justice pour Quentin" continue...
Rouen, jeudi 19 février
Chambéry, jeudi 19 février
Laval, vendredi 20 février
Saint Brieuc, samedi 21 février
Rennes, samedi 21 février
Lyon, samedi 21 février
Avignon, samedi 21 février
Quimperlé, samedi 21 février
Châteauroux, samedi 21 février
Brest, samedi 21 février
Strasbourg, dimanche 22 février
Bruxelles, dimanche 22 février
Rome, vendredi 20 février
09:40 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Vendredi soir, au Pérrier (85), avec Eric Mauvoisin-Delavaud
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jeudi, 19 février 2026
La violence politique est consubstantielle à la gauche
9 mars 1971, des milliers de gauchistes armés attaquent un meeting d'Ordre nouveau au Palais des Sports à Paris.
Michel Festivi
Les gauches et la violence sont intimement liées. L’histoire des gauches est aussi l’histoire de la violence politique. Pourquoi ? tout simplement parce que l’ADN des gauches, c’est la volonté irréfragable de changer l’homme, sa nature, de changer ontologiquement la société. C’est en réalité une sorte de religion dévoyée séculaire, qui promet le paradis sur terre, et ce au besoin, en massacrant la moitié de l’humanité pour parvenir à ses fins, et ce toujours au nom de la liberté et de l’égalité.
C’est notamment la thèse de Jean-François Chemin, agrégé d’histoire, qui a publié aux éditions Via Romana, Notre amie la gauche, deux siècles de cléricature. Les gauches entendent imposer sur terre, une cité idéale sans Dieu, et donc ceux qui ne sont pas d’accord, sont dans le camp du mal et doivent être dans le meilleur des cas rééduqués, dans le pire des cas, exterminés. Il repart des massacres de septembre 1792, et tout le continuum révolutionnaire qui a suivi. Il souligne que des élus LFI, se sont rendus à Arras, ville natale de Robespierre, et ont aussi apposé une plaque à sa mémoire dans les cachots de la Conciergerie, l’antichambre de la guillotine. Robespierre qui avait déclaré dans un discours à la Convention du 5 février 1794 « Le gouvernement révolutionnaire ne doit aux ennemis du peuple que la mort ».
La gauche se positionne donc en permanence, dans une pseudo posture religieuse, rejetant dans les flammes des enfers de l’Histoire, tous ceux qui s’opposent à elle. Déjà en 1789, l’abbé Siéyès avait affirmé que le peuple n’était ni assez vertueux, ni assez instruit pour décider par lui-même. Pour Saint-Just, « Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé » (discours du 26 avril 1794).
Dans le Figaro du 18 février 2026, Jacques de Saint Victor retrace deux siècles de justification de la violence par la gauche, jusqu’à la Jeune garde et le meurtre par lynchage de Quentin. Tout le XIXe siècle a été un long parcours de la violence des gauches. Engels, le compagnon politique et financeur de Marx, justifiait la violence comme « une accoucheuse de l’histoire », dans son essai de 1878, le rôle de la violence dans l’histoire. Le philosophe allemand Dühring, qui inspira Marx, était aussi dans ce registre. L’Italie, la France et l’Espagne furent submergées pendant des années, par le terrorisme politique des anarchistes, partisans de « l’action directe », la propagande par le fait, à savoir des attentats. (Cf les attentats anarchistes en France, le lancer de bombe par Auguste Vaillant en 1893).
Le père intellectuel de la violence politique, fut un français de gauche, Georges Sorel, qui la théorisa dans son fameux essai de 1908, Réflexions sur la violence. Il inspira aussi bien Lénine que Mussolini, qui ne l’oublions jamais, venait de l’aile la plus radicale du Parti socialiste italien. Sorel écrira « la violence prolétarienne apparaît ainsi comme une chose très belle et très héroïque ». Lénine sera le parangon absolu de cette violence, écrivant en 1917, dans L’État et la Révolution : « le remplacement de l’État bourgeois par l’État prolétarien est impossible sans une révolution violente. » Dans les années 1920/ 1930, les communistes vont s’acharner, non pas contre les fascistes ou les nazis, mais contre les gauches démocratiques ou modérées, les accusant d’être « des sociaux traitres ». Aragon publia en 1931, un essai « Front rouge », « Feu sur Léon Blum... Feu sur les ours savants de la social-démocratie ».
Après-guerre, la gauche va fasciser et nazifier quiconque s’oppose à elle. C’est la fameuse reductio ad hitlerum. Dans Les Damnés de la Terre, livre de Frantz Fanon publié en 1961, Sartre, dans sa préface écrit : « Tuer un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups ; supprimer un oppresseur et un opprimé ». Il récidivera en février 1973, où dans un entretien pour le magazine communiste Actuel il soutenait sans trembler : « un régime révolutionnaire doit se débarrasser d’un certain nombre d’individus qui le menacent, et je ne vois pas d’autre moyen que la mort... Les révolutionnaires de 1793, n’ont probablement pas assez tué ». Pol Pot en 1974 et les années qui suivront, saura s’en rappeler.
En Espagne, le 13 juillet 1936, un commando de gardes d’assaut socialistes, sur les ordres du gouvernement Front populaire, alla kidnapper le leader monarchiste aux Cortès, José Calvo Sotelo, pour l’enlever devant sa femme et ses quatre enfants, nuitamment, et lui tirer une balle dans la nuque. Ils ratèrent deux autres opposants, José Maria Gil Roblès et Antonio Goicoechea, qui avaient eu la bonne idée de quitter leur domicile madrilène. La continuité avec ces tueurs est patente dans les gauches françaises, par l’invasion de nombreux trotskistes. On se rappelle que François Mitterrand accepta avec enthousiasme, cet entrisme trotskiste au sein du Parti socialiste, et qu’il refusa d’extrader des militants italiens des brigades rouges, réclamés par l’Italie, alors qu’ils avaient du sang sur les mains.
Le fascisme est bel et bien mort, le 28 avril 1945, sur les bords du lac de Côme, par l’assassinat par des communistes de Benito Mussolini. Le nazisme est mort le 30 avril 1945, dans un bunker de la chancellerie à Berlin, par le suicide d’Adolf Hitler. Mais le totalitarisme marxiste-léniniste et ses avatars maoïstes, castristes, islamogauchistes, perdurent de par le monde et singulièrement en France. Il n’y a jamais eu un seul exemple historique, où des régimes marxistes, ne se soient imposés dans les urnes, mais toujours, ils se sont saisis du pouvoir par la force, et l’ont conservé par la violence, les crimes, les enfermements.
16:43 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Déjà, en 2015, Les Brigandes dénonçaient les "antifas"...
12:21 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Minute de silence pour Quentin à l'Assemblée : rupture symbolique ou véritable bascule ?
Thomas Joly - Président du Parti de la France
La minute de silence pour Quentin observée le 17 février à l’Assemblée nationale marque incontestablement une rupture symbolique. Lorsqu’une institution républicaine rend hommage à un jeune militant nationaliste tué par des antifas, elle reconnaît implicitement la violence idéologique de l'extrême gauche. Ce geste rompt avec une forme d’asymétrie mémorielle qui prévalait jusqu’ici.
Politiquement, l’événement est lourd de sens : il signale que la violence issue de mouvances d’extrême gauche n’est plus systématiquement minimisée dans le débat public. Cela peut être interprété comme un rééquilibrage, voire comme la fin d’une certaine indulgence institutionnelle.
Mais un symbole ne suffit pas à constituer un tournant durable. Tout dépendra désormais de la cohérence des actes : poursuites judiciaires, qualification des faits, constance dans la condamnation de toutes les violences politiques de gauche.
Si rupture il y a, elle sera jugée à l’aune de cette impartialité.
11:53 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Lynchage à Lyon, émeutes à Buenos Aires : quand la violence se drape dans le Bien

Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marée
À Buenos Aires, ces jours-ci, les rues grondent. La veille du vote de la nouvelle loi sur le travail, les syndicats ont sorti les tambours, les fusées, les barres de fer, les slogans saturés de colère. On a vu des vitrines éclater, des poubelles flamber, des silhouettes encagoulées courir dans la fumée des gaz. La violence syndicale, ici, appartient presque au décor. Elle est une langue politique parmi d’autres. Elle vise l’État, elle vise une réforme, elle vise un rapport de force. Elle ne cherche pas à exterminer un homme, elle cherche à peser sur un texte.
De l’autre côté de l’Atlantique, en France, nul ne s’en étonne vraiment. Nous connaissons cette dramaturgie. Les agriculteurs retournent les panneaux, les ouvriers bloquent les raffineries, les marins-pêcheurs incendient des pneus sur les quais. C’est une violence contre une décision, contre une autorité, contre un système économique. Elle peut être brutale, elle peut être excessive, elle peut être condamnable, mais elle demeure inscrite dans une logique de négociation. Elle ne nie pas l’humanité de l’adversaire. Elle l’affronte.
Ce qui s’est produit à Lyon relève d’un tout autre registre.
Un jeune homme de vingt-trois ans, Quentin, étudiant en mathématiques et en finance, militant identitaire, a été rattrapé, frappé, jeté à terre, roué de coups par un groupe d’hommes dont les visages étaient pour la plupart dissimulés. Les images, les témoignages, les premiers éléments judiciaires parlent de coups répétés, portés à plusieurs, d’un acharnement qui dépasse la simple échauffourée. On a d’abord parlé de « rixe », mot commode qui suggère une symétrie. Puis la réalité s’est imposée, celle d’un lynchage.
Dans les heures qui ont suivi, la classe politique s’est divisée entre condamnations solennelles et prudences lexicales. Certains ont rappelé qu’en République aucune cause ne justifie que l’on tue. D’autres ont aussitôt déplacé la focale, invoquant la nécessité de ne pas amalgamer, de ne pas politiser, de ne pas instrumentaliser. La mécanique est connue. Elle fonctionne depuis des années.
Car l’affaire Quentin ne surgit pas dans un désert.
À Lyon, depuis longtemps, l’ultragauche et l’ultradroite se toisent, s’invectivent, se provoquent. Des groupuscules dissous renaissent sous d’autres noms. Des militants d’extrême gauche ont été mis en cause ces dernières années pour des violences en réunion, pour des agressions ciblées, pour des entraînements au combat de rue. Certains ont revendiqué, au grand jour, leur proximité avec des formations politiques parlementaires. Des tribunes ont été signées pour défendre ces organisations au nom de l’antifascisme, présenté comme une vertu supérieure à la légalité ordinaire.
On peut tout à fait admettre que l’ultradroite elle aussi a son histoire de violences. La lucidité exige de ne rien nier. Mais il faut regarder en face la spécificité de la violence au service du Bien.
La violence syndicale de Buenos Aires vise un texte de loi. La violence antifasciste, lorsqu’elle dégénère en lynchage, vise une personne désignée comme incarnation du Mal. Quentin n’était pas un ministre, pas un chef de parti, pas un stratège. Il était un jeune homme pieux, engagé, convaincu, et, pour certains, cela suffisait à le transformer en ennemi moral. L’ennemi moral, dans l’histoire moderne, n’est plus un adversaire. Il est un obstacle à supprimer.
C’est là que l’on retrouve un vieux schéma, celui de la purification.
Les purges staliniennes, les déportations de koulaks, l’élimination des « éléments hostiles » procédaient d’une même logique. Pour faire advenir l’homme nouveau, il fallait liquider l’homme ancien. L’idéologie offrait la légitimation. Le Bien justifiait le coup. Le camp se définissait comme porteur de l’Histoire, et l’Histoire n’a pas de scrupules.
Il serait excessif d’assimiler mécaniquement les antifas lyonnais aux commissaires du NKVD. L’échelle n’est pas la même, le régime n’est pas le même, le contexte n’est pas le même. Mais la matrice anthropologique, elle, interroge. Lorsque l’adversaire est défini comme fasciste par essence, comme menace existentielle, comme incarnation du Mal absolu, alors la violence n’est plus un dérapage. Elle devient un devoir.
Ce qui trouble davantage encore, c’est l’écosystème.
Des responsables politiques ont publiquement qualifié certaines organisations violentes d’« alliées ». Des députés ont appelé à se ranger derrière leurs bannières. Des tribunes ont dénoncé leur dissolution comme une atteinte à la liberté. Même après des condamnations judiciaires pour violences volontaires, les gestes de solidarité n’ont pas manqué. Tout cela ne prouve pas une instruction donnée pour frapper. Cela crée un climat.
Un climat où l’on relativise les atteintes aux biens, les intrusions, les blocages, au nom de la justesse de la cause. Un climat où l’on explique que la vraie menace est ailleurs, toujours ailleurs. Un climat où la violence dite progressiste bénéficie d’une compréhension que l’on n’accorderait jamais à son miroir inverse.
Je ne peux m’empêcher une pointe de schadenfreude à l’égard de ceux qui, depuis des années, théorisent la violence symbolique comme outil légitime de lutte. Mais cette ironie s’arrête net lorsqu’apparaît le visage d’un jeune homme allongé dans une chambre d’hôpital, recevant les derniers sacrements. La théorie s’efface devant la mort.
On objectera que la France a déjà connu des morts de droite et des morts de gauche. C’est exact. Mais il est permis de se demander si, pour une fois, un mort classé à droite obligera le pays à regarder sans asymétrie la question de la violence politique. Depuis trente ans, le privilège rouge a souvent joué à plein. Les violences commises au nom du progrès, de l’antiracisme, de l’antifascisme ont bénéficié d’une indulgence relative, d’un traitement médiatique atténué, d’un soupçon systématique jeté sur les victimes.
Quentin n’était ni un chef de milice ni un stratège subversif. Il était un jeune militant, parmi d’autres, convaincu que l’université devait rester un lieu où l’on peut contester une conférence sans risquer sa vie. Il est mort dans une rue de Lyon, loin des grandes tribunes, loin des slogans, loin des studios de télévision.
La violence politique n’est jamais neutre. Elle est toujours le symptôme d’une maladie plus profonde. Lorsqu’un camp estime qu’il incarne à lui seul le Bien, la République, l’Histoire, il n’a plus besoin d’arguments. Il lui suffit de désigner les entités biologiques à éliminer, comme un avorteur liquefie un foetus.
À Buenos Aires, les syndicats frappent l’État pour préserver leurs intérêts matériels. À Lyon, des militants ont frappé un homme parce qu’il incarnait une opinion jugée illégitime. La première violence est transactionnelle. La seconde est existentielle.
Si la France veut éviter la bascule, elle devra accepter une règle simple, mais exigeante : aucune cause ne vaut qu’on nie l’humanité de l’adversaire. Aucune idéologie ne mérite qu’on ferme les yeux sur ceux qui frappent en son nom. La justice dira les responsabilités individuelles. Reste à savoir si la société, elle, saura regarder ses responsabilités collectives.
Article paru sur Breizh-Info (cliquez ici)
11:16 Publié dans Balbino Katz | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 18 février 2026
Synthèse nationale a 20 ans !
L'éditorial du n°72 de Synthèse nationale
Roland Hélie, directeur de la revue
Pour Synthèse nationale, 2026 est une année particulièrement importante. Au mois de mai prochain, en effet, cela fera 20 ans que notre site, quotidiennement et sans interruption, participe à la nécessaire réinformation de nos compatriotes ; et en octobre, nous fêterons également le vingtième anniversaire de la parution du premier numéro de cette revue dont vous avez la 72e livraison entre les mains...
En deux décennies, le monde a bien changé. Ces dernières années, les choses semblent même s'accélérer. Souvenez-vous de l’état dans lequel se trouvait la droite nationale et identitaire en 2005... En France, le Front national se remettait à peine de la scission de 1998 qui avait entraîné la création du Mouvement national républicain de Bruno Mégret. Les cicatrices étaient profondes et les rancunes tenaces. Cette division finit par déboucher sur l'élection, en 2007, de Sarkozy, un leurre politique qui, pendant les cinq années suivantes a continué d’affaiblir la France. Dans le reste de l'Europe, les formidables espérances qu’avait suscitées un peu partout, durant les années 1990, l’émergence de partis nationaux semblaient s’estomper, à quelques exceptions près.
Bref, la situation n'était pas des plus brillantes. Pour autant, elle n’insuffla en nous aucun découragement. Bien au contraire…
C'est ainsi qu’en 2006, avec quelques amis, nous avons décidé de créer un média destiné à introduire un nouvel état d'esprit au sein de notre famille d'idées. Il fallait, à notre avis, revoir les rapports, parfois tumultueux, qui régissaient la droite de conviction. La multiplication des mouvements et courants d'idées qui la caractérisait faisait sans doute sa force, mais ne pouvait être bénéfique que si toutes les énergies, additionnées, tiraient dans le même sens avec un seul but commun : sauver notre nation et notre civilisation. Le pari était audacieux et loin d'être gagné... Ainsi sont nés le site et la revue Synthèse nationale.
20 ans plus tard, il reste indéniablement beaucoup à faire. Toutefois, force est de constater que beaucoup de paramètres ont évolué dans le bon sens. Tout d'abord, et nous ne pouvons que nous en réjouir, le mouvement dextrogyre, tel que l'a défini il y a quelques années l'historien Guillaume Bernard, ne cesse de s'amplifier, en France, en Europe et dans ce que nous appellerons "l'Occident chrétien". Peu à peu, nos peuples, à force d'être humiliés, à la fois par leurs propres élites, par l'éternel parti de l'étranger (toujours prompt à épouser la cause des nouveau-venus) et par les puissances conquérantes, finissent par se souvenir qu'ils ont eux-mêmes une identité et qu’ils doivent impérativement se réveiller s'ils veulent la conserver… Ainsi, désormais, il ne se passe plus une semaine sans que, ici ou là, des signaux (rassemblements gigantesques ou percées électorales) ne viennent donner corps à cette "nouvelle révolution conservatrice mondiale" que nous annoncions dans notre précédente livrai-son. Espérons seulement que la France n'échappera pas à ce mouvement général...
Parlons de la France
Revenons justement à notre cher pays et, plus prosaïquement, à Synthèse nationale, à ce qu’elle a fait, ces 20 dernières années, pour essayer d'atteindre les objectifs fixés lors de sa création, et au rôle qu’elle a joué.
Dans la seconde moitié du XXe siècle et au début du XXIe, notre famille politique passait plus de temps à se chamailler qu'à essayer de s'entendre. Certes, il y avait eu la campagne Tixier-Vignancour en 1965 ou la création d'un éphémère Front national unitaire en 1972, mais ces entreprises s'étaient terminées en scissions et rivalités stériles. Dans le contexte de cette époque, l’abondance de mouvements était source d’une certaine richesse intellectuelle ; mais elle avait aussi l'inconvénient de rendre difficile l’affirmation de notre courant de pensée sur la scène politique. La première percée du Front national de Jean-Marie Le Pen, en 1984, a eu au moins le mérite de redonner une place non négligeable à la Droite nationale, sociale et populaire (telle qu'elle se définissait alors).
En cette fin des années 2000, après bien des vicissitudes, le mouvement national semblait donc faire du surplace. Il avait besoin de reprendre sa marche en avant. Certains ont pensé alors que la "dédiabolisation", le recentrage du FN, sa mue en un parti " respectable", à l'image de ceux qui, justement, à droite, avaient conduit la France au bord du gouffre, était la condition sine qua non de toute progression. Quelle illusion ! Jean-Marie Le Pen lui-même, avec raison, a tout de suite fait un sort à ce mirage : « Ce n'est pas au moment où le diable devient sympathique, qu'il faut dédiaboliser »... Déjà, en effet, les événements étaient en train de nous donner raison. Aujourd’hui, si la droite nationale se trouve aux portes du pouvoir, ce n'est pas grâce au ripolinage du parti qui est censé l’incarner ; c'est grâce au mouvement de fond, à la réaction salutaire qui secoue l’Oc-cident et vient bousculer l'illusion mondialiste ainsi que ses avatars wokistes, immigrationnistes, etc.
Deux décennies de combat
Durant ces deux décennies, Synthèse nationale a œuvré sans relâche pour maintenir une véritable force nationale et identitaire digne de ce nom dans notre pays. Ma plus grande fierté est d'avoir mis à la même tribune, à plusieurs reprises, lors de nos Journées nationales et identitaires annuelles (devenues par la suite les "Rendez-vous Bleu-Blanc-Rouge) des personnalités aussi différentes que Pierre Vial, président de Terre et Peuple, Alain Escada, président de Civitas et Pierre Cassen, fondateur de Riposte laïque. En revanche, mon plus grand regret est de ne pas avoir réussi à faire de même avec Jean-Marie Le Pen (qui, cependant, y a par-ticipé à plusieurs reprises) et Bruno Mégret : ils m’avaient donné leur accord respectif mais l'accélération du temps n’a pas permis la réali-sation du projet… Au total, ce sont près de 200 responsables de partis, mouvements et journaux qui, à un moment ou à un autre, ont pris part à nos diverses initiatives, qu’il s’agisse de réunions ou de productions édi-toriales.
Désormais, nous avons donc, d'un côté, un mouvement national certes en progression mais englué dans sa recherche illusoire de respectabilité et, de l'autre, une droite nationale et identitaire affirmée, militante et conquérante qui ne cesse, elle aussi, de progresser. C'est d'ailleurs pour cette raison qu’en 2022, lors de la dernière élection présidentielle, que nous avons apporté sans hésitation notre soutien à la candidature d’Éric Zemmour.
Prendre conscience des changements dans le monde
Une autre raison d'être de Synthèse nationale, nous l'avons dit à plu-sieurs reprises, est d’amener nos amis à prendre conscience que le monde est en train de changer. Les enjeux d'aujourd'hui ne sont plus tout à fait les mêmes que ceux d'hier. La Guerre froide des années 1950 à 1980 appartient au passé. La menace principale qui pèse sur nous, ce ne sont plus les chars soviétiques qui ont écrasé en 1953, 1956, ou encore 1968 les tentatives de révolutions nationales en Europe de l'Est ; c’est la déferlante migratoire, c’est la montée de l’islam, ce sont ces millions de jeunes individus privés d’avenir sur leur sol par des gouvernants prédateurs qui tournent leurs yeux vers le nôtre, et ce sont tous les collabos qui, au sein de nos élites et de notre population, préparent, consciemment ou non, mais avec constance, l’avènement du "grand remplacement", l’anéantissement de la France française et de l’Europe européenne.
Cette bataille est essentielle. Elle est existentielle. Notre famille politique, nos peuples ne peuvent pas, ne doivent pas la perdre. Pour la gagner, nos mouvements, associations, publications doivent s’affranchir des querelles d’ego, s’extraire des logiques partisanes et des divisions mortifères qui les accompagnent. Ils doivent réserver leurs flèches à leurs adversaires, à leurs ennemis. Ils doivent rechercher les ententes, s’employer à rassembler leurs forces, fédérer leurs entreprises, leurs initiatives, chaque fois que possible, à l’image de ce que Synthèse nationale a fait, à son modeste niveau, à plusieurs reprises. Alors, la reconquête pourra triompher. Notre combat est loin d'être terminé...
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La complaisance coupable de Sciences Po Lyon avec l’extrême gauche
Source Le Salon beige cliquez ici
Après le meurtre de Quentin, des élèves et anciens élèves de différents Institut d’études politiques (IEP) plaident pour que l’on réexamine les subventions publiques attribuées à des associations affiliées de près ou de loin au mouvement « antifa » :
L’extrême gauche lynche, l’extrême gauche tue. L’actualité récente a hélas particulièrement souligné que la violence politique est désormais essentiellement l’apanage d’une ultragauche radicalisée, sans limites, qui n’a plus la moindre pudeur à faire l’apologie du terrorisme, à inciter à la haine et à la violence voire à provoquer à commettre des crimes. Depuis le 7-octobre, la rhétorique des plus radicaux ne fait plus mystère non plus de leur antisémitisme. À mesure que son hégémonie culturelle s’effrite dans le pays, la violence de l’extrême gauche se déchaîne dans nos universités, nos grandes écoles et nos rues.
Parce qu’il protégeait de jeunes militantes venues manifester pacifiquement à proximité d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon, Quentin, un jeune catholique identitaire de 23 ans, étudiant en mathématiques, a été attaqué, roué de coups au sol, par les membres d’un gang « antifa ». Après avoir lutté entre la vie et la mort, Quentin a rendu son âme.
Nous dénonçons non seulement le silence et l’inaction de la direction de l’IEP de Lyon, mais surtout sa complaisance coupable avec l’extrême gauche ; en particulier avec la nébuleuse « antifa » et ses ramifications. L’école est de longue date l’otage de ces associations radicales, mais il est clair qu’un cap a été franchi, jeudi dernier, avec la survenance de ce meurtre au motif clairement politique, aux abords des salles de cours.
Le terme même de « conférence » relève ici de la fiction sémantique. Rima Hassan n’est pas une intellectuelle, et encore moins une universitaire, mais une militante politique. Il ne s’agissait ni d’une véritable conférence, ni d’un colloque où s’invite la contradiction, mais bien d’une réunion publique, un meeting politique, organisé par une élue LFI dans le grand amphithéâtre de Sciences Po Lyon. Autrement dit, la direction de l’établissement a donné son accord à la mise à disposition, en nature, de moyens publics et de son image de marque — un lieu, une logistique, une caution académique — au bénéfice d’une députée européenne dont la rhétorique violente, les prises de position clivantes et radicales, suscitent des tensions prévisibles. L’université doit être un lieu de liberté d’expression, il ne s’agit pas ici de contester le droit d’une élue de s’exprimer. Mais lorsqu’un établissement accueille un tel événement, il lui appartient d’agir avec prudence et de mettre en balance la liberté d’expression avec la prévention des troubles à l’ordre public.
Nous interrogeons donc la décision de Sciences Po Lyon, d’avoir autorisé la tenue de cet évènement dans ces conditions, sans avoir manifestement pris la pleine mesure des risques sécuritaires qu’il présentait. Or l’ordre public ne saurait être appréhendé de manière restrictive, limité au seul périmètre de l’établissement. Les violences qui ont éclaté — à quelques centaines de mètres à peine de l’amphithéâtre, dans une rue parallèle — ne sont pas étrangères à l’événement ; elles en ont constitué le débordement direct. À l’intérieur, l’acclamation d’un discours de polarisation, structuré autour d’une dialectique de l’affrontement, est une chose. À l’extérieur, le passage de la confrontation verbale à la violence physique en est une autre, naturellement plus grave encore.
Cette issue tragique est précisément la négation de l’exigence démocratique du débat pluraliste et libre, qui devrait prévaloir à Sciences Po. La liberté d’expression protège les opinions, elle ne dispense jamais d’une obligation de vigilance, et ne saurait servir de paravent à l’intimidation ni d’alibi à la violence. Nul ne peut s’en prévaloir pour justifier une complaisance, fût-elle passive, à l’égard de groupes qui recourent à la pression, à la menace ou à la force pour faire taire leurs contradicteurs. Cet épisode révèle une dérive plus profonde des IEP. Il y règne un climat d’entre-soi, une forme d’archipélisation, qui rend impossible toute confrontation sereine des idées, pourtant essentielle à la compréhension du monde. Ces établissements ne peuvent demeurer des îlots d’hégémonie culturelle de la gauche et de l’extrême gauche, coupés des équilibres politiques réels du pays. Selon une étude de l’institut Hexagone, plus de 60% des personnalités invitées par les associations étudiantes des IEP appartiennent à la gauche et à la gauche radicale, contre à peine 3% provenant de la droite et 0% de la droite radicale. Lorsqu’un certain séparatisme intellectuel s’installe et que le pluralisme se réduit, la contradiction est perçue comme une provocation inacceptable, qui pour certains justifie la violence voire de s’affranchir du tabou de tuer.
À Sciences Po Paris, en 2024, son directeur, Luis Vassy, avait pris une décision courageuse et nécessaire. Face à un risque sérieux de troubles à l’ordre public, il avait refusé que l’établissement serve de cadre à l’intervention de cette même Rima Hassan. La décision fut attaquée, mais le Conseil d’État la valida, rappelant que le chef d’établissement est le garant d’un équilibre fragile entre libertés et ordre public.
Il est désormais temps de passer aux actes face à la menace « antifa » au niveau français comme européen. Évidemment, nous souhaitons d’abord que l’enquête aboutisse rapidement et que la justice passe. Mais la situation exige aussi une action politique forte et déterminée. En juin 2025, Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, avait pourtant dissous en conseil des ministres le groupuscule lyonnais La Jeune Garde – suspecté d’être impliqué dans l’agression de Quentin – fondé par une autre figure très controversée de La France insoumise, le député Raphaël Arnault. Ce n’était bien sûr pas suffisant. La galaxie « antifa », tentaculaire, est constituée de différents groupes informels qui se recomposent en permanence et gravitent autour de partis politiques, dont LFI en France. En septembre de la même année, les États-Unis avaient désigné la mouvance « antifa » dans son ensemble comme une organisation terroriste, à l’échelle nationale comme internationale, à la suite de l’assassinat du militant conservateur américain, Charlie Kirk.
Début janvier 2026, Raphaël Arnault et Jean-Luc Mélenchon ont lancé un nouveau mouvement « antifa », baptisé « Éteignons la flamme-Génération antifasciste », une reconstitution de ligue dissoute à peine masquée, avec pour objectif de répondre à l’appel du leader LFI de mettre en pratique des « méthodes impactantes ».
Au lendemain de ce nouveau drame, nous appelons donc le gouvernement français à se saisir enfin de la lutte contre la menace terroriste intérieure d’extrême gauche. Au regard de la gravité des faits, des menaces proférées et des intentions criminelles revendiquées par le mouvement « antifa », ses alliés et ses satellites, le gouvernement ne peut plus se contenter de condamnations de principe. Il doit examiner la qualification de ces milices au regard de la législation antiterroriste nationale et en tirer toutes les conséquences. Cela implique que, si les critères juridiques sont réunis, elles soient qualifiées et traitées comme des organisations terroristes, avec l’activation complète des dispositifs prévus par le droit en vigueur : poursuites spécialisées devant les juridictions compétentes, dissolution et démantèlement des structures, gel des avoirs, et engagement de poursuites pénales contre toute personne apportant un concours matériel, logistique ou financier à leurs activités.
Nous appelons aujourd’hui tous les mouvements politiques qui se reconnaissent dans notre civilisation européenne qui a fait de la démocratie son modèle, à l’affirmer clairement : l’extrême gauche est la menace existentielle pour notre démocratie.
Nous appelons l’État, les établissements d’enseignement supérieur et les collectivités territoriales à réexaminer urgemment les subventions publiques attribuées à des associations affiliées de près ou de loin au mouvement « antifa ».
Nous appelons enfin le gouvernement et les députés français au Parlement européen, toutes forces politiques confondues, à se saisir d’une initiative résolue visant à inscrire la mouvance « antifa » et ses responsables sur la liste européenne des organisations terroristes, au regard de son idéologie mortifère pour l’Europe, notre civilisation.
Les signataires :
Édouard Bina (IEP de Lyon, promotion 2025), Jehanne Sakhi, (IEP de Lyon, 2024), Édouard Josse (IEP de Lyon, 2015), Nicolas Bauer (IEP de Paris, 2018), Robin Nitot (IEP de Strasbourg, 2022), Étienne Arsac (IEP de Saint-Germain-en-Laye, 2022), Baudouin le Roux (IEP de Paris, 2015), Rémi Tell (IEP de Paris, 2017), Marguerite Frison-Roche (IEP de Paris, 2019), Bertrand Moine (IEP de Paris, 2017), Amazigh Aichiou (IEP de Grenoble, étudiant), Léo Besnet (IEP de Paris, étudiant), Laura Pratt (IEP de Paris, étudiante), Louis Ducreux (IEP de Paris, étudiant), Manuel Gaboriau (IEP de Lyon, étudiant), Charles Pitre (IEP de Lyon, étudiant), Maxence Dupouy (IEP de Lyon, étudiant), Victor Marciniszyn (IEP de Lyon), Marc Santamaria (IEP de Grenoble, 2022), Frédéric Thibault (IEP de Lyon, étudiant), Victor Cote (IEP de Lyon, étudiant).
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Mardi soir, à La Roche-sur-Yon, en hommage à Quentin
12:01 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Jean-Luc Mélenchon, l’heure des comptes

Yves Thréard
La France insoumise a, bien sûr, tout à voir avec le meurtre de Quentin Deranque à Lyon. Jean-Luc Mélenchon en tête. N’est-ce pas lui qui, il y a un an, à la veille du 1er Mai, se félicitait que les membres de la Jeune Garde, milice dont seraient issus plusieurs des tueurs, protègent les cortèges de son mouvement contre les fascistes dans les manifestations ? N’est-ce pas lui qui encourageait, avec passion, « ses jeunes camarades » à continuer leurs basses œuvres ? N’est-ce pas lui qui a accepté que le fondateur de ce groupuscule sectaire, fiché S, condamné à 4 mois de prison avec sursis en 2022 pour l’agression d’un jeune homme, se présente sous les couleurs de LFI aux dernières législatives ? Ne dit-il pas, Jean-Luc Mélenchon, en bon autocrate, que, La France insoumise, c’est lui ? Alors, c’est à lui aujourd’hui de s’expliquer, de rendre des comptes, en quelque sorte.
Car la violence qui a tué Quentin Deranque n’est pas résiduelle. Elle est permanente, souhaitée, soutenue par son clan pour conduire le pays au chaos. La stratégie de la tension théorisée par Jean-Luc Mélenchon est politique quand elle hystérise les débats jusque dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Elle est physique quand elle se traduit par des opérations coup-de-poing, comme à Lyon. Elle est antisémite quand elle favorise les appels à l’intifada dans Paris ou quand elle laisse Rima Hassan cracher sa haine du sionisme dans les universités. Tout cela est calculé et ne peut en rien être relativisé par de bien commodes et déplacées comparaisons avec d’autres partis politiques.
Ici et maintenant, La France insoumise entretient un rapport douteux avec la démocratie. Et l’indécence est totale lorsqu’on entend son « Lider Maximo » inverser la charge de l’accusation pour se placer en victime et faire de sa formation un mouvement persécuté. Les Français semblent de moins en moins dupes : les deux tiers d’entre eux classent désormais Jean-Luc Mélenchon et les siens à l’extrême gauche. Cette marginalisation se traduira-t-elle par un front républicain aux prochaines élections pour faire barrage à LFI ? Ce serait souhaitable et nécessaire.
Source : Le Figaro 18/02/2026
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L'extrême gauche dans ses (basses) oeuvres

Synthèse nationale
Depuis le lynchage à mort du jeune nationaliste Quentin Deranque, jeudi dernier, l’extrême gauche et une partie de la gauche politiques, médiatiques et universitaires s’emploient, comme à leur habitude, à allumer des contre-feux.
Sur les ondes, ses "représentants en mission" déforment les faits. Ils délivrent un récit biaisé. Ils cherchent à imposer une vérité, la leur, qui n’a pas grand-chose à voir avec ce qu’il s’est réellement passé.
Malheureusement pour eux, des images, filmées par des témoins, montrent clairement le déroulement du drame, la lâcheté de l’agression, la violence des coups, l’abjection de leurs auteurs.
Alors, depuis dimanche, face à une évidence qui s’impose même à eux, ils mettent en avant, une fois de plus, la notion d’« autodéfense ». Selon eux, les milices de "gardes rouges" désinhibés, les meutes d’enragés masqués ne seraient qu’une réponse à un déferlement de violences d’"extrême droite".
Un nombre en particulier est repris à l’unisson : onze. À en croire Coquerel ou Panot, il s’agirait de celui des morts attribuables à des "fachos" depuis 2022 ! À ceux qui se demanderaient d’où il sort, nous sommes en mesure d’apporter une réponse pour cinq d’entre eux en mettant en ligne de nouveau l’article qui suit (paru sur ce blog le 8 juin dernier - cliquez ici) :
"Extrême droite", la menace fantôme : qui a peur du grand méchant loup ?
Les médias de grand chemin ont une forte propension à traiter à la moindre occasion les sujets qui les obsèdent, quitte à se retrouver en décalage complet avec l’actualité. C’est ainsi qu’il y a une semaine, le dimanche 1er juin, moins de dix heures après la fin de la première vague de violences commises à Paris et dans diverses villes de France à l’occasion de la victoire du PSG, BFMTV, aux alentours de 13 heures 40, recevait Paul Congé, journaliste à Marianne, pour son livre… Les tueurs d’extrême droite, enquête sur une menace française !!!
À la lecture du bandeau au bas de l’écran, vent de panique dans les chaumières ! Naïvement, les téléspectateurs pensaient que la tempête était (temporairement) passée. En fait, le pire était à venir. La folle sarabande de milliers de "jeunes" excités qui s’était abattue la veille sur l’ouest parisien n’était qu’un modeste hors d’œuvre, un petit en-cas, un souffle léger sur de la mousse. Le plat de résistance, autrement plus consistant, plus lourd, allait suivre. Paul Congé, la mine grave, était chargé du service. De sa bouche, la sinistre révélation tombe bientôt : « Les services de renseignement estiment que la menace d’ultra droite est aujourd’hui la deuxième menace la plus importante après la menace djihadiste, évidemment. On compte 3.300 membres de l’ultradroite en France, dont 1.400 qui sont fichés S, et on leur reproche en général plusieurs choses : des agressions de rue, une cinquantaine par an, des projets d’attentats (…), et puis aussi ces homicides ; j’en dénombre cinq dans ce livre, et vraiment, c’est une série de meurtres de la part de l’ultradroite qu’on n'avait pas vu, je pense même qu’on n'a jamais vu. Le dernier meurtre, par arme à feu, de l’extrême droite, c’est en 2001 ; et subitement, en 2022, vous en avez cinq, quasiment coup sur coup, (…) avec un mode opératoire qui fait penser au terrorisme ». Ben voyons, comme dit Éric Zemmour !
Cueillies à froid par la nouvelle, en plein déjeuner, la bouchée en suspens, les familles s’interrogeaient : la folie meurtrière des rejetons de la "bête immonde" était-elle à leur porte ? Les loups allaient-ils passer par ici ? Passeraient-ils par là ? Fallait-il faire les valises, se lancer dans un nouvel exode, ou bien intégrer un réseau de résistance "éléfiste" ?
Mais trêve de plaisanterie. Tout l’intérêt de cet épisode dérisoire et ridicule, est dans ce qu’il nous dit, une fois de plus, du landerneau médiatique sous emprise des idées de gauche et d’extrême gauche. Entre fantasme et contre-feu, les prétendus méfaits de l’"extrême droite" sont, pour lui, un thème bien pratique, une sorte de gimmick, un épouvantail dont il use et abuse, en toute méconnaissance. Dès lors qu’il est question de l’ultradroite, plus besoin, en effet, de réfléchir, de travailler. On peut dire et laisser dire n’importe quoi. On peut sans aucun problème se laisser aller à des approximations, et généraliser. Que le moindre type plus ou moins à la dérive se laisse aller sur les réseaux sociaux, et voilà toute l’"extrême droite" montrée du doigt, vilipendée ! Que le même, après une nuit bien arrosée en discothèque tue au petit matin un autre fêtard, et voilà toute l’"extrême droite" coupable de meurtre ! Mais au fait, l’"extrême droite", c’est quoi, c’est qui ?
Ces amalgames récurrents entre une poignée de grandes gueules, de gros bras sanguins ou d’illuminés plus ou moins aigris, et la masse des militants sincères des différents mouvements nationaux, nationalistes, identitaires, qui s’engagent avec courage et abnégation pour défendre leurs idées, leur patrie et leur peuple, est insupportable.
Paul Congé, dans son livre, parle de cinq « meurtres de l’extrême droite » en 2022. Trois individus les ont commis. Le premier, ancien membre du Groupe union défense (GUD) et ancien militaire, « dans une dérive ultraviolente depuis longtemps », a participé au tabassage et à l’humiliation d’un ex-responsable du GUD avant d’abattre un rugbyman argentin à la sortie d’une boîte de nuit. Le deuxième, un antivax en pleine dérive paranoïaque, n’appartenant à aucune structure de la droite nationale au sens large, a tué d’une balle dans la tête un petit délinquant d’origine maghrébine impliqué dans une bagarre, sans que la circonstance aggravante de racisme soit retenue contre lui. Le troisième, un ancien conducteur de TGV à la retraite, adepte du tir sportif, solitaire et lui aussi en pleine dérive paranoïaque, a tué trois Kurdes à Paris ; son lien avec l’"extrême droite" : il a déclaré avoir toujours voté pour le Front national…
Questions : en quoi ces meurtres sont-ils d’"extrême droite" ? En quoi celle-ci ou, plus particulièrement, le FN-RN, Reconquête, l’Action française, les Natifs, Synthèse nationale, etc. sont-ils responsables ? Quels liens entre les meurtres en question et les différents mouvements ou associations nationales, nationalistes, identitaires ? Et puis, pendant que nous y sommes, à quand des ouvrages consacrés aux "tueurs d’extrême gauche", "d’ultra-centre" ou "de la droite républicaine" ? En cherchant un peu, on doit bien pouvoir trouver un punk à chien "antifa" qui a défoncé un partenaire de biture à coup de bouteille ou un électeur fidèle de Macron qui a dessoudé un collègue de bureau après un pot de départ bien arrosé… Après tout, on a bien eu un ministre qui s’est suicidé par noyade dans quelques centimètres de flotte et un conseiller élyséen qui a été retrouvé mort, une balle dans la tête, à côté du bureau du président de la République…
Une remarque, pour finir. 3.300 militants d'"ultradroite" nous dit-on, dont 1.400 fichés S. 42% de ces militants, c'est-à-dire pas loin de la moitié, ont donc été fichés S, arbitrairement, par décision administrative (sans même en être informés)... Serait-il possible d'avoir connaissance des chiffres concernant l'extrême gauche ? On en connaît un, qui siège à l'Assemblée nationale ; mais combien d'autres gauchos fichés S y a-t-il ? Et quelle part de l'ensemble des militants représentent-ils ?
11:15 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 17 février 2026
Samedi prochain, 21 février, Saint-Brieuc rendra hommage à Quentin
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Tribune libre : INSTANT KARMA
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Quand héros et héroïnes ne sont plus ce qu’ils ont été
La chronique de Philippe Randa
« On peut dire que le respect que l’on a pour les héros augmente à mesure qu’ils s’éloignent de nous », a écrit le dramaturge Racine, mais parfois le respect de l’héroïsme ne s’éloigne-t-il pas quand l’usage de ce terme est galvaudé ?
C’était il y a… un tiers de siècle ! En 1995, plus précisément, en pleine guerre du Kossovo. Le 30 août, un avion de l’Armée de l’air française parti bombarder l’armée Serbe en Bosnie, quelques heures seulement après le déclenchement de la campagne d’agression de l’OTAN, était abattu… Les deux pilotes à bord parvinrent à s’éjecter, mais se cassèrent chacun une jambe en se réceptionnant au sol. Faits prisonniers, ils furent soignés, emprisonnés… et libérés trois mois plus tard. Tant mieux pour eux, évidemment. On ne pû que s’en réjouir.
À leur retour en France, ils furent salués et fêtés comme des « héros ». Je me rappelle en avoir été à l’époque assez étonné. J’étais bien évidemment heureux qu’ils aient non seulement survécus, été soignés comme il fallait et soient revenus sains et saufs en la mère patrie. Mais en quoi avaient-ils été « héroïques » ? Qu’un avion soit abattu en plein ciel en pleine guerre peut arriver aux meilleurs et l’on ne saurait les en blâmer, mais « subir » n’est en rien « vaillant » et la mésaventure des deux pilotes ne cochait aucun des quatre piliers de l’héroïsme, selon la définition du Larousse, soit le courage, la compassion, l’altruisme et la loyauté…
Des années plus tard, un fait-divers (de plus en plus répétitif en France) : un policier se fait agresser, si mes souvenirs sont bons, par des racailles dans un compartiment de RER. Passé à tabac, il expliquera ensuite qu’il n’avait pas volontairement sorti son arme de service pour se défendre. Les commentaires de nombre de médias me stupéfièrent avec, à nouveau, ce qualificatif dont ils le gratifièrent : quel héros il était !
Sa décision lui avait appartenu, certes, et s’il avait décidé de se laisser humilier, pour des raisons qui le regardait, dont acte ! Bien qu’on puisse tout de même juger que c’était là encourager l’incivilité, la haine, la violence. Il survécut et ce fut tant mieux pour lui. Évidemment (bis repetita) et à nouveau on ne pû que s’en réjouir.
Mais en quoi ce policier avait-il été « héroïque » ?
D’autres années plus tard, en 2020, le martyr de Gisèle Pelicot défraya la chronique judiciaire ; rappelons qu’après l’arrestation de son époux taré (euphémisme) qui tentait de photographier sous les jupes des femmes dans les escalators d’une grande surface et la découverte de centaines de photos et de vidéos pornographiques dans son téléphone mobile, la police l’informa qu’elle avait été livrée sexuellement par son mari à plusieurs individus aussi tarés que lui et ce, durant plusieures années. Ce dont elle ne s’était jamais doutée puisqu’elle avait été chaque fois droguée.
En 2024, une pétition la proposa comme candidate au prix Nobel de la paix au motif que… « personne ne mérite plus que Pelicot le prix Nobel de la paix ». Quel rapport entre son sort, certes dramatique, et la paix dans le monde pour lequel ce prix est attribué depuis sa création ? On ne peut que rester dubitatif.
En 2025, Gisèle Pelicot fut décorée de la Légion d’honneur… Sachant que celle-ci est remise « à titre exceptionnel (…) pour récompenser des personnes qui ont réalisé un acte de bravoure ponctuel ou qui ont exposé leur vie dans l’exercice de leur fonction », on ne peut à nouveau que s’interroger : dans le sort tragique de cette dame, où se trouve l’« acte de bravoure » d’avoir été, à son insu, un objet sexuel ? Où a-t-elle « exposée sa vie »… qui n’a jamais été mise en danger, contrairement à son honneur ?
Désormais officiellement grattifiée du titre de « symbole du combat des femmes contre les violences sexuelles », elle publie en ce début d’année 2026 un livre. C’est parfaitement son droit et pourquoi pas !
Mais là encore, le qualificatif d’« héroïne » est utilisé à son intention : « Une héroïne à travers le monde » : Gisèle Pelicot parmi les femmes de l’année 2025 pour le magazine américain Time, titrait l’année dernière Le Nouvel Observateur.
À nouveau, cette question, répétitive : en quoi cette malheureuse a-t-elle bien pu être « héroïque », alors qu’elle n’était consciente de rien durant son calvaire (et heureusement, d’ailleurs) ?
En refusant, paraît-il, le « huis-clos » lors du procès qui vit la condamnation de son ex-mari à vingt ans de réclusion criminelle et à 50 autres déchets de l’humanité âgés de 27 à 74 ans, d’écoper de peines s’échelonnant entre trois et quinze ans de prison ?
Qu’est-ce qu’un huis-clos aurait apporté de moins ? On ne peut à nouveau que s’interroger car les journalistes présents ou les avocats restent rarement muets face aux micros dont ils sont généralement assez friands et se font rarement prier pour apporter autant de commentaires que désirés…
Ces trois exemples, s’échellonnant sur près d’un quart de siècle, sont édifiants, me semble-t-il, d’un usage assez douteux du mot « héroïsme » qui, à force d’être ainsi utilisé à tort et à travers, perd forcément de sa justification, celle d’une mise en valeur d’un « courage exceptionnel », d’une « grandeur d’âme hors du commun » selon la définition, cette fois, du Robert.
23:24 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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À Paris XVIe, les Jeunes Républicains (LR) rejoignent Sarah Knafo
23:06 Publié dans Municipales 2026, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Partout en France et au-delà, la mobilisation s'amplifie...
Une nouvelle liste de rassemblements :
La Roche-sur-Yon, Toulouse, Nantes, Lille, Tours...
Metz, lundi 16 février
Nancy, mardi 17 février
Lire aussi : cliquez ici
23:00 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Ces derniers mois, il y aurait pu y avoir une dizaine de Quentin
11:16 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 16 février 2026
L’avion de la honte, les cols Mao chez le tyran rouge, l’aveuglement des intellectuels de gauche
Michel Festivi
Le récent ouvrage de Jean Berthier, Voyage tranquille au pays des horreurs, Sollers, Barthes, Kristeva, Pleynet, Wahl… en Chine, nous fournit l’occasion de revenir plus de cinquante ans en arrière, en 1974, quand nos intellectuels germanopratins en col Mao avaient pris l’avion de la honte à Orly, destination Pékin, le 11 avril 1974, pour aller encenser l’un des pires régimes rouges qui soit, la Chine de Mao, régime qui fit au bas mot près de 60 millions de morts, selon les études du Livre noir du communiste de Stéphane Courtois et la trilogie implacable de Thierry Wolton, Une histoire mondiale du communisme, les bourreaux, les victimes, les complices. Un petit détail, j’ai visité à Tirana en Albanie la maison des horreurs qui retrace les crimes du communisme albanais de 1945 à 1991. Budapest possède aussi un musée identique, impressionnant à voir.
Au même moment, les Khmers rouges, avec la complicité de la Chine rouge, déferlaient sur Phnom Penh et allèrent trucider le quart de la population du Cambodge. Les mêmes et d’autres les soutiendront contre vents et marées, dont Le Monde et Libération. C’est l’équipe de la revue Tel Quel, chapeautée alors par Philippe Sollers, qui entreprit cette expédition sanguinaire, avec toute la bande à Lacan qui, lui, ne partira pas car sa maîtresse de l’époque n’avait pas eu son visa, du moins c’est l’explication officielle, la vraie c’est que Lacan souhaitait être le chef de l’expédition alors que Sollers lui avait damé le pion. Il faut dire que l’escroc psychanalytique Lacan a été adulé par plusieurs générations de tortionnaires invétérés, Michel Foucault notamment.
Ces hommes et femmes de lettres, souvent universitaires, comme Julia Kristeva, alors épouse de Sollers, n’ont jamais connu les attaques de cette honte absolue, selon le bon vieux principe du privilège rouge, et firent tranquillement de belles carrières. Ils restèrent trois semaines sur place, alors que des millions de Chinois avaient été abattus et que d’autres millions croupissaient dans les Laogaïs, les camps d’exterminations jaunes, les pires qui soient. Le seul regret de Roland Barthes sera « de n’avoir pas vu le kiki d’un seul chinois ». Tel Quel publiera à l’automne 1974 un numéro spécial sur ce voyage « Une longue défense et illustration de la politique de Mao et de la Révolution culturelle », et Le Monde rapportera le 24 mai 1974 les propos de Roland Barthes : « La Chine est paisible ». Pourtant, il est aujourd’hui documenté que cette fameuse Révolution culturelle avait provoqué la mort d’au moins 10 millions de personnes, si ce n’est le double.
Ce voyage rouge de la honte n’était pas le premier. François Hourmant, en 2000, avait publié Au pays de l’avenir radieux, voyages des intellectuels français en URSS, à Cuba et en Chine populaire. Il rapportait les séjours de tous ces idiots utiles du communisme triomphant, les Henri Barbusse, Georges Duhamel, André Gide (qui fera courageusement son mea-culpa), Romain Rolland, Jean-Paul Sartre et d’autres qui prirent fait et cause pour les dictatures totalitaires les plus sanglantes. Entre autocensure et vanité, ils multiplièrent une extraordinaire cécité idéologique pour « ne pas désespérer Billancourt ». Sartre allant même jusqu’à déclarer en 1954, au retour d’URSS, où il avait été bien pourvu en prostituées par le KGB : « La liberté de critique est totale en URSS ».
Ces hommes ne furent jamais mis au pilori, au contraire ils furent loués par toute une clique alors dominante dans les médias, l’université (cela n’a pas changé), et par tout le système de l’État profond (cela n’a pas changé non plus). En parallèle, on peut évoquer, quelques grands écrivains français, qui au mois d’octobre 1941, se rendirent à Weimar, à un congrès des écrivains. Drieu la Rochelle, Robert Brasillach, Marcel Jouhandeau, Jacques Chardonne, Abel Bonnard firent ce voyage. Après-guerre, « ce voyage d’automne » fut dénoncé, et tous ces hommes de lettres convoqués dans les poubelles de l’histoire, pour ne plus en ressortir ou quasiment. On parla « de train de la honte ». C’est l’éternel et permanent deux poids, deux mesures, que l’on retrouve toujours de nos jours. Il suffit d’écouter et de lire ce qui se dit et s’écrit sur l’assassinat de ce malheureux jeune de 23 ans, Quentin, lynché par une bande de nervis gauchistes chauffés à blanc par les diatribes permanentes de l’extrême gauche française, avec la complicité de toute la gauche.
Comme l’avait écrit Philippe Sollers en 1972 dans sa revue, l’expérience chinoise signifiait « espoir et confirmation pour les révolutionnaires du monde entier ». Et tant pis si l’on doit piétiner des monceaux de cadavres, car les révolutionnaires rouges le savent bien, depuis 1793, en passant par 1917, 1949, 1959, 1974, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.
Voyage tranquille au pays des horreurs, Sollers, Barthes, Kristeva, Pleynet, Wahl… en Chine, Jean Berthier, Le Cherche Midi, 2026, 178 pages, 20,00 €
22:58 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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"Pour Quentin" (sur l'air de la Cavalcade)...
15:04 Publié dans Thierry DeCruzy | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Non, les molosses d’extrême gauche qui tuent, ce ne sont pas des fascistes, mais bien des communistes
Michel Festivi
L’importance de la sémantique est capitale. Les mots ont un sens. C’est un danger absolu que de ne pas appeler un chat un chat. Il faut justement nommer les choses, sinon non seulement on s’y perd, mais on se trompe et on trompe.
Je réfute absolument et définitivement toute appellation de « fasciste », ou de « fascisme », vis-à-vis des hordes rouges de l’extrême gauche, qui avec la complicité morale des gauches, ont lâchement massacré le pauvre Quentin, livré seul à ces enragés de la mort. Je le réfute pour plusieurs raisons impérieuses, politiques et historiques. Je réfute le titre de l’article de Vincent Trémolet de Villers dans Le Figaro « les fascistes de l’anti-fascisme » cliquez là même si sur le fond il énonce des choses justes. J’ai même lu, ici et là, des comparaisons historiques foireuses avec les SA d’Ernst Röhm. Tout cela n’a aucun sens, et participe à un émiettement, à une confusion globale et inefficace qui est totalement contre-productive pour notre combat des idées.
Le fascisme a été un mouvement politico-social italien de grande envergure, qui est né (même si des soubassements existaient depuis le XIXe siècle), dans l’Italie de l’après Première Guerre mondiale, suite aux humiliations subies par l’Italie, en réaction de ne pas se voir attribuer les provinces irrédentes qui lui avaient été promises par le traité de Londres de 1915, et en réaction aux attaques des socialistes et des communistes, qui voulaient entreprendre un nouveau 1917 bolchévique russe dans la péninsule. De très grands historiens comme Ernst Nolte, Emilio Gentile, Renzo de Felice, et le français Frédéric Le Moal, ont largement démontré, cette spécificité du fascisme, qui s’inscrit dans l’Histoire très particulière de l’Italie, après 1918, dans la continuité du Risorgimento.
Au contraire, toute l’Histoire globale des révolutionnaires, des gauches, est faite de violence politique absolue, pour empêcher ses adversaires de s’exprimer, de propager leurs idées, leurs visions politiques. Depuis les massacres de 1789, dès le jour même de la prise de la Bastille, puis ceux de septembre 1792, la Terreur politique et révolutionnaire de 1793/1794, les génocides des guerres de Vendée, si bien analysés par Reynald Secher, l’Histoire des gauches, n’a été qu’un long et permanent fleuve de sang, et toujours contre le peuple.
Déjà, sous la Révolution, on a employé le terme de « populicide », cela voulait bien dire, ce que cela voulait exprimer. Supprimer le peuple qui avait l’aplomb de ne pas vouloir la politique des grands ancêtres de la Révolution. Marat, Gracchus Babeuf, Danton, Robespierre, Hebert, Fouquier-Tinville, ont appelé à tuer et tuer encore, et ce au nom de l’Égalité et de la liberté. Lénine, Trotsky, Staline, Mao, Castro et le Che, Pol Pot, ont appliqué à la lettre ces grands principes, et ont réalisé par millions et millions des hécatombes contre le peuple qui résistait à leurs idéologies communistes. L’Histoire est là pour le prouver et le rapporter. Les chiens de garde de l’extrême gauche française qui tuent et massacrent, s’inscrivent dans cette continuité de l’Histoire, le fascisme n’a rien à voir avec cela. Le communisme se suffit à lui-même.
Tous les intellectuels communistes, ont, un moment où un autre, appelé à la violence « accoucheuse de l’Histoire », que ce soit Sartre, et ses thuriféraires, Brecht qui entendait dissoudre le peuple, qui avait eu l’audace de se révolter contre la misère en 1953 à Berlin-Est. Le Parti communiste en France avait formé des brigades de tueurs, la fameuse brigade Valmy, pour assassiner ceux qu’il considérait comme des renégats et qui n’avaient pas accepté l’alliance avec Staline (1). En Espagne, dans les années 1930, les gauches et les communistes ont empêché l’expression libre et démocratique du peuple, qui en novembre 1933, avait voté pour les droites et le centre, et ont pris les armes contre la République en octobre 1934, obligeant finalement, compte tenu des meurtres et assassinats, des hommes d’ordre à se rebeller (2). Toute l’histoire des gauches est à cette image, refuser la libre expression populaire, pour fomenter des crises et des actes violents, pour conserver ou prendre le pouvoir. Après-guerre, dans tous les pays de l’Europe de l’Est, les communistes ont massacré, pour prendre le pouvoir, puis le conserver. Berlin-Est, Budapest, Prague, Bucarest, Sofia, Belgrade, Tirana, autant de meurtres communistes sur des opposants.
Oui, les assassins de Quentin sont bien des communistes révolutionnaires, qui entendent bafouer toute notion élémentaire de libertés et de libre expression populaire. Ils s’inscrivent dans cette continuité de l’Histoire. Ne nous y trompons pas, ne leur faisons pas cet honneur, soyons clair avec l’Histoire, l’extrême gauche française est totalitaire et criminelle par essence, l’Histoire l’a prouvé, le présent aussi. Et les gauches laissent faire, car ce sont toujours les plus extrémistes qui tiennent le haut du pavé et qui donnent le tempo, si personne ne les arrête.
(1) Michel Festivi : La désinformation autour du Parti communiste « français », Dualpha 2024 cliquez là
(2) Michel Festivi : Les griffes de Staline sur l’Espagne républicaine, 1936-1939, Dualpha 2025 cliquez ici
12:47 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sarah Knafo, ce lundi soir, chez Christine Kelly sur C-news
12:39 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Mort de Quentin, les fascistes de l’anti-fascisme

Vincent Trémolet de Villers
Puisqu’Emmanuel Macron se réfugie une fois encore dans la nuit de l’équivalence ; puisqu’une grande partie des médias se voile le visage avec le mouchoir du Tartuffe ; puisque la France Insoumise ajoute dans sa défense l’obscène à l’odieux, il convient de rappeler calmement pourquoi Quentin est mort.
D’abord Rima Hassan reçue comme une rock star à Sciences-Po Lyon. À quel titre une femme dont la seule œuvre consiste à nazifier Israël, donc à justifier par ses mots – « le Hamas a une action légitime »- les pogroms d’hier et préparer les massacres de demain, est-elle reçue ainsi ? À Paris, Sciences-Po a refusé sa venue mais ailleurs par lâcheté ou complaisance les universités lui font la haie d’honneur. L’extrême gauche n’a pas simplement son entrée dans les facs, sa carte dans l’audiovisuel public, elle parade aussi à l’Assemblée. Pourquoi ? Parce qu’une coalition coupable qui va de Gabriel Attal à Marine Tondelier en passant par François Hollande les a fait élire.
Ensuite parce que des milices depuis des années sèment la terreur en toute impunité. Celles qui ciblent nommément le RN, Éric Zemmour ou Bruno Retailleau, qui pourchassent les jeunes femmes de Nemesis, qui intimident les catholiques et protègent les islamistes. « Le fascisme peut revenir sur scène à condition qu’il s’appelle antifascisme » nous a prévenus Pasolini. Ce « totalitarisme antifasciste » prophétisé par Finkielkraut était là à Lyon jeudi soir dans sa forme la plus sauvage mais il plane dans l’atmosphère depuis trop longtemps comme un conformisme vénéneux. Une génération entière formée à déshumaniser tout ce qui s’approcherait de près ou de loin de « l’extrême droite », un personnel politique qui par couardise donne le change, un clergé médiatique qui forge les anathèmes et à la fin un gamin venu paisiblement protéger une banderole contre « l’islamo gauchisme dans nos facs » qui meurt sous un déchaînement de coups. Des coups sans visage puisque les bourreaux portent toujours une cagoule. Quentin dans cette histoire n’est pas « un militant » pris dans une « rixe » mais un martyr de la liberté d’expression que l’extrême-gauche, aidée par trop de complices, veut remplacer par son hideuse loi de la meute.
Source : Le Figaro 16/02/2026
09:56 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 15 février 2026
Partout en France, ça commence à bouger...
23:41 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La vidéo du rassemblement parisien, place de la Sorbonne
21:01 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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