lundi, 13 juillet 2026
Madrid, le 13 juillet 1936, l’assassinat crapuleux de José Calvo Sotelo
Michel Festivi
Le 15 avril 1936, à peine trois mois après la victoire frauduleuse des forces du front populaire espagnol, le courageux et talentueux député de l’opposition, José Calvo Sotelo - (il avait été entre 1925 et 1930, ministre des Finances du gouvernement de Miguel Primo de Rivera) - monte à la tribune des Cortès. « Il souffle sur l’Espagne, une rafale de fer et de feu...quand la foule crie « à bas la police », quand au cri de « Vive l’Espagne », on répond par des « Vive la Russie », quand on insulte l’armée et que l’on tourne en dérision tout ce qui fait la patrie ». Et il va implacablement lister les attentats, les destructions, les incendies, les crimes qui ravagent la pauvre Espagne depuis le 16 février 1936. 105 Églises incendiées, 74 morts en 3 mois, 345 blessés. Il dénonce le fait que « la force publique est consignée car le représentant de l’autorité, lui interdit de sortir dans les rues ». Il accuse le socialiste, véritable cryptocommuniste, Álvarez del Vayo, la tête pensante de Largo Caballero, d’avoir dit que tout cela « avait été fait par le peuple de Madrid pour protester contre la lenteur avec laquelle le gouvernement exécutait le programme du Front populaire ».
Le 16 juin 1936, de nouveau, et Calvo Sotelo et José Maria Gil-Robles, le chef de la droite, la CEDA, montent au créneau dans l’enceinte des Cortès. Car tout s’est aggravé. On dénombre désormais 269 meurtres ou assassinats, 1287 blessés, 10 sièges de journaux d’opposition détruits, 170 Églises ou bâtiments religieux incendiés. Le chef du gouvernement, l’homme de la gauche républicaine Santiago Casares Quiroga s’écrit : « la violence contre le chef du parti monarchiste ne serait pas un délit », et la stalinienne Dolores Ibárruri, la Pasionaria : « cet homme a parlé pour la dernière fois ».
Car Calvo Sotelo est bien conscient qu’il risque sa vie à ainsi mettre les chefs politiques du front populaire devant leurs écrasantes responsabilités. Comme l’énonce la chanson populaire « cet homme a dit la vérité, il doit être exécuté ». Prenant les devants, il avait cité Saint Dominique de Silos : « Seigneur, vous pouvez m’ôtez la vie, mais vous ne pouvez rien de plus ». Il en a fait aussi la confidence à son ami, Luis de Galinsoga, directeur du journal d’opposition ABC. Bizarrement, les autorités chargées de la protection des principaux hommes politiques du pays, ont fait modifier son escorte, qui est désormais plutôt chargée de le surveiller, de l’espionner que de le protéger.
Le 12 juillet 1936, le communisant José Castillo, qui avait participé aux attaques armées d’octobre 1934 dans les Asturies, et qui n’avait pas hésité à exécuter à bout portant un jeune militant carliste, Llaguno Acha, quelque temps auparavant, est vengé par ses camarades. Ce meurtre de Llaguno Acha était d’autant plus scélérat, que ce dernier avait été abattu par Castillo, alors qu’il assistait à la procession funèbre d’un de ses camarades phalangistes lui aussi lâchement assassiné. Castillo était instructeur au sein des Milices « antifascistes » ouvrières et paysannes, MAOC, ainsi qu’auprès d’une organisation clandestine militaire d’extrême-gauche, l’UMRA, car il est largement démontré par l’étude des archives moscovites de la IIIème internationale, que les communistes et les socialistes avaient largement infiltré l’armée (Cf Marea Roja (Marée rouge), de Gustavo Martín Asensio, publié en 2026).
Dès lors, les milices front-populistes vont se déchainer comme jamais. Dans la nuit du 12 au 13 juillet 1936, partent de la caserne Pontejos, des autobus officiels de la police vers trois directions. Le domicile de Calvo Sotelo situé rue Velásquez, l’habitation de Gil-Robles et celle du chef monarchiste et ancien député, Antonio Goicoechea. Ces deux derniers ne se trouvaient pas à Madrid alors, ils auront de fait la vie sauve.
À l’intérieur du bus N°17 qui arrive rue Velásquez, on y trouve Fernando Condés, garde du corps du ministre socialiste Indalecio Prieto ; un membre du PSOE, Luis Cuenca, aussi cerbère de Prieto et son homme de confiance. Des membres du Front populaire, Francisco Ordónez, Santiago Garcés, José del Rey Hernández et plusieurs gardes d’assaut de la caserne de Pontejos. Vers deux heures du matin, le véhicule officiel se range rue Velásquez et les hommes armés, dont plusieurs sont en uniformes, investissent par la force le domicile du député, sans mandat, hors du cadre de toute procédure régulière, faisant fi et de l’horaire et de l’immunité parlementaire.
Calvo Sotelo est surpris nuitamment, alors qu’il se trouve avec sa femme et ses quatre enfants, en pyjama. De force, ces hommes prétendent l’emmener à la sureté générale, et l’empêchent de téléphoner aux autorités. Ce dernier proteste véhémentement et rappelle qu’en tant que député, il ne peut ainsi être appréhendé. Mais rien n’y fait, la force brutale et armée a le dessus.
Il monte dans le fourgon et arrivé au carrefour avec la rue Ayala, Cuenca qui est derrière lui, lui tire une balle dans la nuque, Calvo Sotelo s’effondre. Il est achevé par un deuxième coup de feu et sera jeté comme un chien au cimetière de l’Est, ou l’on retrouvera son cadavre au petit matin. Les assassins, tous connus et répertoriés, ne seront jamais inquiétés. Pire encore, le 25 juillet 1936, des gros bras du front populaire, lourdement armés, en plein jour, pénètrent dans le palais de justice de Madrid, se rendent directement dans le bureau du Juge chargé de l’enquête, prennent le dossier et disparaissent, comme ils étaient venus. Madame Calvo Sotelo avait reconnu sur photos les criminels, la famille n’aura jamais la possibilité de voir les assassins jugés.
Le gouvernement interdit aux journaux de diffuser toute nouvelle sur ce crime, et même la date et le lieu des obsèques, mais le bouche à oreille fonctionnant, une foule considérable va assister aux funérailles de ce martyr. Ce fut un crime sans précédent, c’était la première fois, dans toute l’histoire parlementaire de l’Espagne, qu’un député en exercice était ainsi assassiné, par des hommes en fonction, avec des armes et des véhicules appartenant à l’État, avec les moyens et l’aval du pouvoir socialo-communiste.
Les conséquences de ce magnicide furent considérables, une grande partie de la population pris conscience qu’il fallait mettre fin à cette anarchie généralisée. Le 11 juillet 1936, Franco, relégué aux Canarie depuis mars, faisait savoir par un télégramme codé au général Emilio Mola, le directeur de la future rébellion depuis Pampelune, qu’il n’y participerait pas, avec ce terme sibyllin mais explicite pour les initiés : « Une géographie peu étendue ». Le 13, il changeait d’avis et réussira à passer au Maroc espagnol. La suite nous la connaissons.
Le 18 juillet 1948 Franco octroya à la victime, à titre posthume, le titre de Duc de Calvo Sotelo et de Grand d’Espagne. Bien sûr les continuateurs politiques des tueurs du front populaire espagnol, Pedro Sánchez en tête, ont en 2022 supprimé cette distinction honorifique, rajoutant de l’ignominie au crime crapuleux. Car pour les gauches, on n’a pas le droit de s’opposer à elles, car s’opposer aux gauches, c’est être un fasciste, assurément. En 1936, comme en 2026.
Lire Le Cahier d'Histoire du nationalisme n°32 "Les Phalanges espagnoles" de Michel Festivi cliquez ici
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19 juillet 1976, il y a 50 ans, tombait à Beyrouth Stéphane Zanettacci
Été 1976, la guerre battait son plein au Liban. D'un côté les musulmans progressistes, renforcés par les exilés palestiniens, qui veulent faire du Liban un État islamique, de l'autre les forces chrétiennes dont les Phalanges de Béchir Gémayel qui défendent leur terre ancestrale.
À Paris, cet été-là, un groupe de militants nationalistes décide de partir au Pays du Cèdre pour se battre aux côtés des chrétiens. L'un d'entre eux ne reviendra jamais. Le 19 juillet, Stéphane Zanettacci, militant nationaliste, meurt lors de l'assaut du camp de Tall El Zaatar. Il est tombé pour que vive l'Occident chrétien...
L'épopée des volontaires français au Liban est racontée dans le livre "Beyrouth 1976, des Français aux côtés des Phalangistes" cliquez ici, que nous devons à Emmanuel Albach, lui-même engagé alors dans ce combat héroïque.
Notre Ami Jacques Mayadoux, ancien responsable au début des années 1970 de l'ULN (l'Union des Lycéens nationalistes), qui a donc bien connu Stéphane Zanettacci, tient à rappeler, en ce cinquantième anniversaire de sa disparition, le sacrifice exemplaire de ce camarade. Nous publions ici le texte, repris du journal "Jeune Garde solidariste", et publié dans le livre "Ordre nouveau raconté par ses militants", paru en 2019 dont Jacques fut l'un des principaux artisans cliquez ici.
S N
En souvenir de Stéphane Zanettacci
Volontaire au Liban, aux côtés des chrétiens,
tombé le 19 juillet 1976.
Le 19 juillet 1976, dans les ruines de Beyrouth, notre ami Stéphane Zanettacci, âgé de 22 ans, militant du Groupe action jeunesse, est tombé victime de sa foi dans les valeurs occidentales et chrétiennes.
Ce communiqué, transmis le 21 juillet, n’est pas passé dans les colonnes de la presse et à quelques exceptions près, n’aura pas fait les gros titres des journaux. Le bruit des grenades dans Beyrouth nous est parvenu en ces mois de vacances de façon très assourdie. Les départs pour le Liban se passaient dans une atmosphère discrète et feutrée et quelques initiés, des anciens combattants, se réservaient la primeur des nouvelles du front et des commentaires dans la clandestinité d’une terrasse de café. On s’habituait à apprendre que tel ou tel lycéen se transformait par la vertu d’un voyage en charter en un redoutable chevalier de l’Occident.
On en voyait revenir d’autres, hier étudiants, aujourd’hui combattants aux milles victoires et qu’un examen, un père ou les vacances familiales brusquement rappelaient. Et puis l’inadmissible détonation, l’épouvantable explosion que nous redoutions tous, toi, Stéphane, le sort t’avait choisi pour t’immoler sur l’autel du don de soi. Ce bruit infernal, ce fracas étourdissant, nous seuls, ta famille, tes amis, l’avons perçu, et il revient – triste ironie du sort – à ceux qui ne voulaient rien entendre de se faire les porteurs de ton noir message.
J’ai pleuré, Stéphane, en réalisant ta mort et je n’ai pas pu être le seul à chercher dans cette faiblesse comment nier ton absence. Mais il faut être fier de ce cri de vérité tout comme on peut être fier un jour d’avoir été ton ami.
Car quel prix tu accordais à ce mot ! Tu étais entier, Stéphane, et ami ou ennemi, militant ou opposant, tu tranchais dans le vif à grands coups de colère et force claquements de porte. Il est bien évident que tu ne pouvais pas être que blessé ! Il fallait que tu tombes, victime de ta logique, victime de toi-même avant de l’être d’une grenade. Cette fin était écrite sur ton front, mais nous ne voulions pas la lire car aller contre ta volonté eût été te changer et te changer, te perdre de toutes les façons.
Restent les souvenirs, et Dieu sait s’ils sont riches. Restent cinq ans de militantisme commun à l’ULN, à Ordre nouveau puis au Groupe action jeunesse. Restent cinq ans de lutte côte à côte, cinq ans de communion, cinq ans de refus. Restent des rires, des peurs, des séparations, des réconciliations. Restent des lettres, des photos, d’autres souvenirs. Et ces cinq années si intenses parce que nous bâtissions quelque chose, si folles parce que nous étions ensemble, si longues parce que ce sont celles de nos 20 ans, si frustrantes parce que nous voudrions revivre chacune de leurs minutes avec toi, ces cinq années, Stéphane, auront une suite, dans nos coeurs, dans le souvenir et dans les faits.
[Extrait du journal Jeune Garde solidariste, septembre 1976]
Article intéressant publié dans Le Monde magazine sur ce sujet du 11 juillet 2026 cliquez ici
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11:25 Publié dans Nous avions un camarade..., Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Synthèse nationale : 20 ans de combat pour la renaissance française...
Roland Hélie,
directeur de Synthèse nationale
La France et l'Europe sont au bord de l'implosion. Il était temps, et c'est tant mieux...
Nos vieilles nations, hier biberonnées à la potion magique des Trente Glorieuses, s’enfoncent depuis des décennies dans le déclin, la soumission, le désespoir. Si rien ne change très vite, bientôt, il sera trop tard.
Les discours creux de nos dirigeants n'impressionnent plus personne, à part peut-être les nantis du Système et les promoteurs de la pensée conforme qui hantent les plateaux télé. Face à la situation actuelle, la rhétorique à deux sous des communicants grassement rémunérés est aussi inopérante qu’insupportable. Plus de bla-bla, il faut des actes !
Mais pour cela, encore faudrait-il que les hommes dits "de droite" qui ambitionnent d’exercer le pouvoir aient des idées bien ancrées et une volonté ferme ! Or, il n'a échappé à personne que c’est loin d'être le cas pour la plupart d’entre eux. Jusqu’à présent, une fois en place, ils n’ont cessé de singer la gauche.
Aux grands maux, les grands remèdes
La France est au plus mal, son processus vital est engagé et un nombre croissant de nos compatriotes n'ont que mépris pour les bonimenteurs politiques qui, depuis longtemps, ne les amusent même plus.
Nous l'avons dit et répété : il n’y a que deux choix possibles. Soit on accepte les dérives supranationales qui ruinent notre nation, notre civilisation, notre identité, soit on s’engage pour que la France retrouve son indépendance et sa puissance. Entre les deux, point de compromis ; d’autant que la possibilité de voir le second choix l'emporter terrorise les tenants de l’ouverture à tout-va et les perroquets de la bien-pensance institutionnalisée.
Dès lors, d'ici la prochaine élection présidentielle, ces derniers feront tout ce qu'ils pourront pour sauver leurs prébendes. De la manipulation de l'information aux bidouillages des résultats économiques, en passant par la peur entretenue par les officines terroristes à leurs bottes, "antifas", Blacks blocs et racailles d'importation, ils ont les moyens d’entretenir l’inquiétude qui leur permet d’orienter le vote des Français.
Mais tout cela ne fait plus recette.
Des années durant, une partie des élites n'ont cessé de culpabiliser nos compatriotes en leur imposant un récit déformé de leur histoire. Mais nombre d’entre eux ne sont plus dupes et beaucoup n'hésitent plus à remettre en cause la doxa. L'idéal national et identitaire, hier marginal et constamment insulté, s'impose désormais comme l’alternative crédible au pouvoir moribond de Macron, de sa clique et des vieux partis.
À Synthèse nationale, nous ne sommes pas surpris par leur effondrement. Mais l’effacement des individus qui épuisent le pays n’est pas tout. Il faut encore être en mesure de proposer une solution salvatrice. Celle-ci ne peut reposer que sur les fondamentaux mis en avant, depuis toujours, par la Droite nationale, sociale, populaire et identitaire. À savoir : le rétablissement de la souveraineté de la France et la défense de son identité...
Dans quelques mois, ce sera l'heure du choix. D'ici là, beaucoup de choses peuvent se passer. Nous savons que le réceptacle actuel des espérances nationales est loin d'être parfait. C’est pourquoi, depuis la création de Synthèse nationale, il y a vingt ans, nous nous battons pour que renaisse en France une véritable droite de conviction digne de ce nom. Et c’est pourquoi nous allons continuer de le faire, avec votre soutien fidèle, aussi longtemps qu’il le faudra !
Éditorial du n°74 de Synthèse nationale
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dimanche, 12 juillet 2026
Dans Le Parisien, un entretien avec Sarah Knafo
Vous n’avez pas encore réagi à la condamnation de Marine Le Pen et sa décision de faire appel pour faire campagne. Vous comprenez ce choix ?
SARAH KNAFO. S’il y a eu détournement de fonds publics et que cela est confirmé par la décision de la Cour de cassation, Marine Le Pen devra rembourser cet argent public, payer une amende. C’est une évidence. Mais l’éligibilité est un sujet d’une autre nature. Je suis une grande partisane de la démocratie suisse et la Suisse a supprimé ses peines d’inéligibilité en considérant que seul le peuple était souverain pour empêcher quelqu’un de le représenter. J’estime que ce n’est ni aux juges, ni aux technocrates, ni à Bruxelles, ni à qui que ce soit d’autre de décider à la place du peuple français de qui mérite d’être élu.
Sa campagne est donc suspendue au calendrier de la Cour de cassation. Elle pourrait finir avec un bracelet électronique. C’est un problème ?
Avec son pourvoi, Marine Le Pen place de facto la campagne présidentielle dans la main des aléas judiciaires. Cela nous rappelle tristement les deux dernières campagnes, toutes deux escamotées. 2017, à cause des affaires judiciaires de François Fillon. 2022, avec la guerre sur le sol européen venue nous percuter. Emmanuel Macron a enjambé l’élection, sans présenter de programme, ni faire campagne. Résultat : pas de majorité, une dissolution, un pays qui n’est pas gouverné, rien qui avance et tout qui empire. Nous avons besoin de trancher les grandes questions pour avancer. De notre côté, nous agirons donc pour que la campagne ait lieu, qu’elle porte sur nos solutions, et non sur les affaires judiciaires des autres.
Vous ne pensez pas que cela risque de parasiter, de perturber sa campagne malgré tout ? On l’a vu lors de son premier déplacement à la Flèche…
C’est un fait, oui. On le remarque déjà. Mais ce n’est pas mon sujet.
Vous auriez préféré avoir Jordan Bardella face à vous ?
Je ne suis pas juge à la cour d’appel ! Et j’ai tendance à ne jamais me définir par rapport aux autres, encore moins contre les autres, mais pour défendre nos idées et nos solutions. Marine Le Pen est la candidate du RN et avec Marine Le Pen les différences sont claires. Elle a le mérite de l’assumer. Encore la semaine dernière, quand elle s’oppose à Eric Zemmour sur la lutte contre l’islamisation du pays. Elle assume également que nous sommes radicalement différents sur nos solutions économiques, quand elle vote 43 milliards d’euros d’impôts avec LFI, dit que « diminuer le nombre de fonctionnaires, c’est un truc de droite », ou qu’elle n’a « absolument rien en commun avec Javier Milei ». Jordan Bardella avait passé des mois à essayer de construire une image pro-business. Ce discours passera du devant de la scène aux coulisses. Je sais que nombre de Français qui avaient misé sur l’émergence de cette ligne au RN sont aujourd’hui déçus. Ils cherchent une alternative qu’ils vont pouvoir trouver avec nous. Nous n’attaquerons pas les personnes : nous débattrons sur le programme et la méthode. C’est le moindre des respects à accorder aux électeurs. Leur offrir le choix.
Vous aviez dit vouloir tendre la main à Jordan Bardella dans cette campagne ? C’est exclu avec Marine Le Pen ?
La concurrence doit désormais se jouer au premier tour. Elle est saine pour tout le monde : c’est la démocratie. Ensuite nous aurons le devoir d’être majoritaire et donc se retrouver sur un programme clair. Au second tour, chacun devra faire son devoir.
Donc vous pourriez voter Marine Le Pen est au second tour ?
J’ai un principe : dans les seconds tours, je vote toujours pour la personne qui a le programme le plus à droite. C’est une condition. C’est ce que j’ai prouvé en me désistant contre la gauche au second tour des municipales à Paris. C’est ce qu’Eric Zemmour a fait au second tour en 2022. Je n’ai vu personne adopter une attitude aussi responsable dans la classe politique. Je dis donc aux électeurs : si vous voulez l’union des droites, votez pour les seuls qui la défendent et qui l’ont prouvé. Eux seuls sauront rassembler pour gagner.
Pour l’instant, vous êtes loin d’eux dans les sondages… Qu’est-ce qui vous fait dire que cela pourrait changer ?
L’Histoire de la Vème. Et l’actualité récente. On me disait que j’étais loin de Thierry Mariani dans les sondages parisiens lors de la dernière campagne municipale. Les sondages donnaient le candidat du RN à 9% quand j’étais censée être à 4%. En deux mois de campagne, j’ai fait 10,5% et il a fait 1%. Tout va très vie en campagne.
La France essuie un nouvel épisode caniculaire en ce moment. Comme le RN, préconisez vous aussi un plan « climatisation » massif ?
L’État a mis en place une journée de solidarité en 2003. Elle rapporte chaque année 3 milliards d’euros de recettes publiques. Où est passé l’argent ? Le produit d’une seule année suffirait pour équiper tous les Ehpad de France. Une deuxième, tous les hôpitaux et une troisième toutes les écoles et toutes les crèches. C’est évidemment ce qu’il faut faire. Je ne conçois même pas qu’on puisse encore construire un l’hôpital, comme celui de Nantes, sans climatisation.
Éric Zemmour sera vraiment candidat, ou cela pourrait être vous ?
Je vais devoir vous répéter ce que j’ai plusieurs fois dit publiquement, à savoir qu’Éric Zemmour annoncera sa décision quand il l’aura décidé. J’aime beaucoup Le Parisien, mais je ne peux pas annoncer sa candidature à sa place. (rires)
Seriez-vous partante pour participer à une primaire de la droite ?
Oui. C’est une bonne idée de David Lisnard et Laurent Wauquiez. On a aujourd’hui un bloc central mouillé jusqu’au cou dans le macronisme, qui ne peut pas représenter la rupture. On a un RN dont la désormais candidate dit qu’elle « n’est pas de droite » et que « l’union des droites est un fantasme auquel elle ne croit pas ». Forcément, des millions d’électeurs attendent autre chose et veulent la droite au pouvoir. Nous allons leur offrir les solutions qu’ils attendent depuis si longtemps.
Donc vous vous l’appelez encore de vos vœux, cette primaire ?
Je dis banco. S’il y en a une, ce sera un plus pour la droite. Et s’il n’y en a pas, nous irons chercher la victoire nous-mêmes. Donc dès maintenant, je donne toute mon énergie sur notre programme, et sur mon premier livre qui sort à la rentrée.
C’est une bonne idée de mettre l’Ukraine et la coalition des volontaires à l’honneur pour le défilé militaire du 14 juillet ?
Sur le plan de la défense, on a énormément de choses à apprendre du théâtre ukrainien. Toute notre industrie de défense s’inspire de ce que fait l’Ukraine, notamment en matière de drones et d’IA. A l’heure où un système de défense peut devenir obsolète en trois semaines, c’est vital pour la puissance française d’être en permanence à jour sur les ruptures technologiques.
Emmanuel Macron veut envoyer un message à la scène internationale avec ce défilé XXL…
En matière de défense, tout ce qui s’apparente à de la communication est non seulement sans effet, mais dangereux. Parler d’économie de guerre quand on ne passe pas de commandes à nos industriels et qu’on continue de dilapider notre argent dans des gabegies, ça s’appelle de la poudre aux yeux. Il faut couper massivement dans la dépense pour investir massivement dans la défense. Nous avons un devoir de puissance.
Qu’est-ce que vous pensez de la politique erratique de Donald Trump au Proche et au Moyen Orient ?
Force est de constater que beaucoup promesses n’ont pas encore été tenues : la paix en Ukraine qui devait prendre 48 heures, la situation en Iran qui s’éternise… Il faut savoir apprendre de ce que font les autres. D’autant qu’avec Trump, nous avons aussi souvent des intérêts divergents que des objectifs intérieurs communs : la lutte contre la gabegie, le wokisme, l’immigration, la liberté économique et l’ambition pro-technologie. Cela permet de voir les Etats-Unis comme un laboratoire grandeur nature : ne pas reproduire les erreurs, s’inspirer de ce qui marche. C’est également ce que je fais avec l’Italie, la Suisse, l’Argentine, le Salvador… Analyser ce qu’il y a de bon partout pour offrir les meilleures solutions aux Français.
Source Le Parisien cliquez ici
20:17 Publié dans Présidentielle 2027 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le nouveau numéro (n°13) de la revue "Omerta"
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Un symbole de la Liberté des Femmes : la mini-jupe !
Ce dimanche 5 juillet 2026, un vent de liberté a soufflé sur Saint-Brieuc. Alors qu'une joyeuse agape était organisée par et pour les militants et les sympathisants de la droite nationale des Côtes d'Armor par la Fédération costarmoricaine de Reconquête ! cliquez ici, l'organisateur de l'événement offre le micro à quelques initiatives allant dans le bon sens. Et là, une surprise attendait les participants : le Collectif Minis !
Dans la salle bondée, Julie Lemercier s'approche lentement, prend le microphone, et commence, intimidée, à nous parler d'une idée qu'elle a eu : organiser un mouvement dans le but de "permettre aux femmes de s'habiller librement". D'une voix de plus en plus assurée par les applaudissements sincères des militants, elle nous livre son concept.
"Le Collectif Minis est né d'un constat : même ici, dans les Côtes d'Armor, on sent que les femmes ne peuvent plus se promener comme elles le veulent, où elles le veulent, à l'heure qu'elles veulent, ni encore moins dans la tenue qu'elle veulent !". Et d'ajouter : "La mini-jupe est un symbole de la liberté des femmes depuis un siècle en France, c'est pourquoi je voudrais créer un mouvement pacifique, apolitique, dans lequel, ceux qui le souhaitent pourraient défendre les libertés des femmes lors de réunions publiques, de fêtes et de célébrations, moments où les femmes (et les hommes si ça les branche !) déambuleraient en montrant leurs gambettes !".
L'appel était lancé ! Même parmi les militants des mouvements de la droite nationale, nombreux furent ceux qui eurent du mal à entendre que les femmes sont à ce point dénigrées dans notre si beau département, pourtant de moins en moins épargné par les mouvements et les menaces migratoires, qui alimentent un Islam toujours plus revendicatif, invasif et belliqueux. La jeune femme, mère de deux petites filles, se lance alors avec détermination dans les rangs de la salle et justifie l'existence du Collectif Minis en partant de son expérience personnelle.
"Un soir de rupture de jeûne, j'achetais des bières et du cochon pour mon époux (sic), et j'ai été toisée par des musulmans qui m'ont suivie sur le parking du supermarché dans une ville de moins de trois mille habitants" nous confia-t-elle. "Nous avons vu des villes comme Auray changer de visage à la tombée de la nuit, et nous nous sommes senties menacées, mes enfants et moi, par des hommes s'affichant en djellaba, et à cause des cris en arabe qui résonnaient dans la rue la nuit, alors que nous campions sur le parvis de l'église".
C'est à cause de ces exemples et d'autres encore qu'elle nous confia, qu'elle a fait le choix de ce mouvement. Militante auprès d'aucun parti politique, Julie Lemercier souhaite que son Collectif reste aussi neutre que possible, sa seule revendication : la Liberté ; son ambition : la sécurité pour les femmes de France ; son symbole : la mini-jupe ! Des défilés festifs, bon enfant, un poil provocateurs peut-être, mais tellement français !
"Toutes les femmes sont les bienvenues chez les Minis, les hommes aussi, ça va de soi, nous ne sommes pas chez Némésis" nous dit-elle avec ironie et amusement. "Les hommes ont toute leur place dans la défense des droits des femmes". "Il n'y a aucune cotisation, nous ne demandons aucune participation obligatoire à nos membres et soutiens, nous nous affichons juste, joyeuses, indépendantes, libres, en un mot, françaises !".
Et pour clôturer, Julie nous ajoute "C'est avec des Minis que l'ont fait de grandes choses !". C'est ce que nous lui souhaitons de tout notre cœur
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Le coup d’œil de Philippe Randa : Marine Le Pen désormais en « pole position » grâce à une justice partisane
La chronique de Philippe Randa
On dit la justice aveugle. En l’occurrence, les tribulations judiciaires de l’ex-Front national désormais Rassemblement national – puisque les fautes reprochées datent d’avant le changement de nom du mouvement – et principalement celles de sa présidente Marine Le Pen pourrait démontrer une autre vérité tout aussi… aveuglante !
Que la haine et/ou la peur des juges concernés à l’encontre de celle qui apparaît désormais aux yeux d’une large partie de l’opinion publique comme leur « victime » est décidément bien mauvaise conseillère.
Au-delà des faits reprochés à la « justiciable comme une autre » et qui relèvent de l’appréciation de la Justice française et du Code civil, l’acharnement de ces derniers à la rendre inéligible risque bien d’avoir l’effet contraire à celui qu’ils escomptaient.
Une « simple » condamnation pour « détournement de fonds », avec une peine de prison qui l’aurait l’obligée à porter un infamant bracelet électronique, et même si elle avait pu obtenir des dérogations pour ne pas le supporter durant la campagne électorale, aurait sans doute marqué assez fâcheusement l’opinion publique, dégradant de fait l’image « tête haute, mains propres » dont elle et ses partisans se sont tant prévalus par le passé.
En voulant se substituer aux électeurs, ces juges irresponsables apparaissent finalement (au figuré) comme ces « tueurs fous » qui tentent (au propre) d’assassiner un ennemi politique… et ratent leur coup ! On l’avait vu avec Jair Bolsonaro, dont le coup de couteau reçu lors d’un rassemblement électoral pour la présidence du Brésil en 2018 avait au contraire promu sa campagne… et plus récemment encore aux USA avec Donald Trump, victime de deux tentatives d’assassinats : dès la première tentative ratée, la défaite de sa rivale Kamala Harris avait été scellée.
Aux yeux d’une grande partie de l’opinion française, le verdict politique des juges concernés a fait de Marine Le Pen, « supposée délinquante », une « évidente persécutée » de leur acharnement partisan… qui plus est pour des reproches assez abscons aux yeux du plus grand nombre : ni enrichissement personnel, ni trafics mafieux ou magouilles quelconques, ni même emplois fictifs, mais simples contestations sur les affectations précises, sinon réelles, de collaborateurs parlementaires.
Et alors que dans le même temps, les Français ont appris, pour ceux qui l’ignoraient, que le Premier ministre Sébastien Lecornu avait mis fin – « seulement » le 1er janvier de cette année – aux derniers privilèges encore accordés « à vie » à certains anciens membres du gouvernement, non seulement de tous les anciens Premiers ministres – et il en a défilé ! –, mais également de tous les anciens ministres de l’Intérieur – encore plus nombreux !
Le mot « suppression » frôle d’ailleurs le foutage de gueule puisque les « moyens mis à disposition des anciens Premiers ministres à vie le seront dorénavant pour une durée limitée », c’est-à-dire, rapportait le quotidien Ouest France en septembre dernier que « les voitures de fonction avec chauffeur privé seront désormais limitées à “une durée maximale de dix ans à compter de la fin de leurs fonctions”. »
Quoiqu’ait pu coûter aux contribuables français l’utilisation réelles et contestées des assistants parlementaires mis au service des députés européens du RN/ex-FN, ceux-ci leur auront à l’évidence, de fait, et sans contestation possible, coûté nettement moins ! (euphémisme).
Surtout, ajouteront quelques esprits grincheux, qu’ils auront sûrement été plus utiles à la France.
00:40 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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J’étais à la première de Murmures : un hymne à l’amour de la France éternelle
Danielle Moulins
Riposte laïque cliquez ici
L’an passé, je n’avais pu assister à la première édition de « Murmures de la Cité », mais j’avais suivi avec attention tout le travail de sabotage de l’initiative, impulsé par la gauche locale.
Cette année, je m’étais promis d’être présente, et comme le lieu, le château appelé le nouveau Bostz, était plus près de chez moi, j’avais décidé d’y être dès le premier soir, ce vendredi 10 juillet. J’avais invité chez moi mes amis Pierre Cassen et Christine Tasin, ravis, eux aussi, de découvrir ce spectacle.
Nous avons eu l’idée de passer une première fois, aux alentours de 17 heures, pour visiter le village Napoléon mis en place. J’ai fait la connaissance de Guillaume Senet, qui m’a avoué être épuisé, ne pas avoir dormi depuis trois jours à cause de différentes tracasseries administratives et des possibles coups tordus de la gauche. Jusqu’au dernier moment, ils ont craint une interdiction qui aurait coulé leur association.
En arrivant, vers 22 heures, nous découvrons des forces de gendarmerie présentes et apprenons que les gauchistes locaux se sont distingués en balançant d’énormes bottes de paille sur la route menant au spectacle. Une opération qui nécessite une structure organisationnelle qui n’est pas à la portée du premier venu, et devrait, s’il devait y avoir une enquête, provoquer quelques gardes à vue de responsables locaux spécialisés dans ce genre de pratiques. J’apprends également, en discutant avec des jeune responsables de la sécurité, qu’ils seront obligés de monter des gardes les trois nuits du spectacle pour éviter de possibles mauvais coups.
Le spectacle a commencé à 22 heures 30 et s’est terminé à minuit passé. La première scène représentait une scène de la Résistance, et on voyait l’occupant allemand semer la terreur dans la population, avec deux drapeaux nazis sur la devanture du château. Amusée, je me suis souvenue que les censeurs de gauche avaient beaucoup insisté sur ce fait, voyant dans les 5 minutes que durait la scène l’apologie de la doctrine d’Adolf Hitler, rien de moins.
Puis nous avons eu différents tableaux de l’Histoire de France, de notre roman national. On a commencé par les Gaulois, on a fini par les deux grandes guerres du XXe siècle, en passant par Vercingétorix, Clovis, Jeanne d’Arc, Louis XIII, Louis XIV, Napoléon 1er, Napoléon III. Certains regretteront l’absence de 1789, mais c’est un choix qu’il faut respecter, on ne peut couvrir toutes les périodes en une heure et demie. Les organisateurs avaient décidé de mettre en avant également le génie français, celui de ses bâtisseurs, de ses paysans, de ses artisans, sans oublier le rôle de l’Église dans le maintien des valeurs traditionnelles, quand la France s’écroulait. Le message de transmission était assuré, tout au long des différentes scènes, par un petit garçon et une petite fille qui assistaient au sacrifice des nôtres pour sauver notre pays et ses libertés.
De nombreuses scènes de chevaux complétaient ce spectacle de son et lumière qui fut suivi, pour la première soirée, par plus de six cents personnes, sachant que mille autres sont attendues samedi et autant dimanche. Deux cents figurants, qu’on retrouvera tous dans un superbe finale, assuraient la réussite de cette grande fresque historique et artistique.
Lorsqu’on on a assisté à ce spectacle, qui est un hymne à la France éternelle qui a toujours su ressurgir quand on la croyait au fond du trou, on ne peut que serrer les poings de rage quand on sait les efforts de quelques militants locaux pour faire vivre ces pans d’histoire du Bourbonnais, et la volonté destructrice d’une gauche anti-France qui ne supporte pas qu’un spectacle glorifie et valorise l’histoire de notre pays et de la région.
Je ne peux que remercier « Murmures de la Cité », et souhaiter une bonne réussite pour les deux prochains spectacles.
Murmures de la Cité cliquez ici
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samedi, 11 juillet 2026
Sarah Knafo face à Eric Naulleau : Tout n'est pas foutu !
Sarah Knafo, députée française de Reconquête au Parlement européen, était l'invitée du JDD, le mardi 25 novembre 2025, pour un débat face à Eric Naulleau.
Face à Eric Naulleau, Sarah Knafo a délivré un véritable message d'espérance aux Français. Oui, nous pouvons sauver notre pays et les mesures à appliquer pour le faire sont beaucoup plus simples que ce que veulent nous faire croire les politiciens.
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Marine Le Pen, la volonté contre les idées

Balbino Katz
Après mon séjour en Provence, j’ai fait une escapade en terre de Flandre, comme il m’arrive d’en accomplir une selon un rythme à peu près décennal. L’âge nous impose ainsi ses pèlerinages. Il existe une horloge secrète qui, tous les dix ans, sonne le retour vers les paysages où notre jeunesse a laissé quelque chose d’elle-même. On croit visiter des lieux ; ce sont eux qui nous attendent.
Mon premier voyage dans le Nord remontait à 1976, au lendemain du baccalauréat. Mon père m’avait conduit jusqu’à la tour de l’Yser, à Dixmude, point culminant de l’IJzerbedevaart, le pèlerinage annuel qui rassemblait alors la fine fleur du nationalisme flamand. On y croisait, par affinité et parfois par simple goût de l’aventure, des Bretons, des Corses, des Catalans, des Basques et quantité de jeunes gens appartenant à des chapelles plus ou moins droitières, plus ou moins sérieuses, qui donnaient libre cours à leurs fantaisies durant quarante-huit heures.
Le rassemblement, né après la Grande Guerre autour du souvenir des soldats flamands et de la revendication d’autonomie, était devenu l’une des grandes liturgies du mouvement flamand. Le mot de liturgie n’est pas excessif. Il y avait des drapeaux, des chants, des morts invoqués, des serments, une tour dressée dans le plat pays comme un clocher politique. Toutes choses qui paraîtraient aujourd’hui incongrues, sinon suspectes, tant notre époque redoute les cérémonies qu’elle n’a pas inventées.
En montant vers la Flandre, nous avions fait quelques haltes. L’une d’elles nous avait conduits devant la maison de Dominique Venner, retirée au milieu d’une forêt. L’essayiste n’avait pas trouvé cinq minutes à nous accorder. Il nous avait salués sur le pas de sa porte, puis congédiés sans autre cérémonie. Cette réception un peu sèche ne nous détourna pas de notre itinéraire mémoriel : quelques kilomètres plus loin, à Abbeville, nous attendait un rendez-vous autrement symbolique.
Nous voulions nous recueillir devant le kiosque à musique où vingt et un prisonniers avaient été massacrés par des soldats français, le 20 mai 1940, dans la panique de la débâcle. Parmi eux se trouvait Joris Van Severen, fondateur du Verdinaso et l’une des grandes figures du nationalisme flamand de l’entre-deux-guerres. Arrêté en Belgique, transporté en France, il avait été abattu sans jugement avec des hommes et des femmes que réunissait surtout le malheur d’être devenus suspects au mauvais moment.
Devant ce kiosque silencieux, la pensée me vint que les morts sont parfois plus accueillants que les vivants.
La halte suivante fut le cimetière militaire allemand de Langemark, à quelques lieues de Dixmude. Sous de grands arbres, dans une paix presque champêtre, reposent des dizaines de milliers de soldats allemands. Parmi eux figurent plusieurs milliers de jeunes volontaires, dont nombre d’étudiants, fauchés dans les combats d’octobre et de novembre 1914. L’Allemagne fit plus tard de leur sacrifice le mythe de Langemarck, celui d’une jeunesse instruite et ardente montant au feu avec davantage d’enthousiasme que d’expérience.
La réalité fut moins lyrique. Des régiments hâtivement constitués furent jetés contre des troupes aguerries, dans la boue des Flandres. Dans ce même vaste charnier, un peu plus au nord, les fusiliers marins de l’amiral Ronarc’h, dont beaucoup venaient de Bretagne, défendaient Dixmude avec une opiniâtreté devenue légendaire. Des jeunes Européens tuaient d’autres jeunes Européens au nom d’États qui, quelques décennies plus tard, recommenceraient la besogne avec des moyens autrement considérables.
Devant les pierres sombres de Langemark, la grandiloquence patriotique perd beaucoup de son lustre. On mesure ce que les nationalismes d’État lancés dans la guerre industrielle ont coûté à notre continent : non seulement des millions de morts, mais une sélection à rebours qui emporta souvent les plus courageux, les plus instruits et les mieux disposés au sacrifice.
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Entretien avec le Père Jacques de Saint-Joseph sur les déclarations du Pape à Lampedusa
Synthèse nationale est une revue politique. Par définition, elle n'entre pas dans les débats qui traversent l'Eglise. Cependant, lorsque la papauté prend une position politique, nous n'hésitons pas à la commenter. C'est le cas aujourd'hui à propos des déclarations controversées de Léon XIV à Lampedusa sur l'immigration.
Pour répondre à l'inquiétude des catholiques, nous donnons la parole au Père Jacques de Saint-Joseph, prieur du monastère des Carmes à Plougasnou en Bretagne.
Chaîne YouTube du Père Jacques cliquez ici
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vendredi, 10 juillet 2026
Et, encore un nouveau dans la Bio Collection : Robert Brasillach
Brasillach ? Pour les uns, un traître, un journaliste fasciste, condamné à mort et exécuté à la Libération. Pour les autres, un écrivain, auteur de livres inoubliables, au charme insistant, dans la tradition d’Alain-Fournier, de Larbaud et de Giraudoux. Comment concilier ces deux images contradictoires, celle du rédacteur en chef de Je suis partout et celle de l’écrivain délicat et sensible de Comme le temps passe… et de Notre avant-guerre ? Pourtant, il s’agit bien du même homme, celui qui a poursuivi le rêve d’une Europe qui, à vrai dire, devait moins à l’auteur de Mein Kampf qu’à Goethe et Schiller, et celui qui révérait Maurras et Claudel, Virgile et Corneille, Shakespeare et Cervantès… Ce sont ces contradictions apparentes qui rendent passionnante la personnalité de Brasillach. Et c’est la richesse exceptionnelle d’une œuvre aussi abondante (trente volumes en quinze ans) que variée, qui fait le prix de celle-ci et situe son auteur au premier rang de sa génération, aux côtés de Jean-Paul Sartre, Marcel Aymé ou Marguerite Duras. Romancier (La Conquérante), critique littéraire (Portraits), spectateur infatigable (Histoire du cinéma, Animateurs de théâtre), chroniqueur de son temps (Histoire de la guerre d’Espagne, Journal d’un homme occupé), dramaturge (Domrémy, La Reine de Césarée) et avant tout poète (Poèmes de Fresnes), Brasillach s’est essayé dans tous les genres avec une égale réussite. Même s’il est permis de privilégier tel ou tel aspect de son œuvre, l’ensemble constitue un véritable monument littéraire, qu’il est aujourd’hui impossible d’ignorer.
Brasillach appartient au paysage littéraire français du XXe siècle et il s’y est assuré une place qu’il n’est au pouvoir de personne de lui enlever. C’est ce que, loin des passions politiques du siècle passé, cette biographie entend établir avec une autorité sereine qu’il sera difficile de contester.
L’auteur : Philippe d’Hugues est critique et historien du cinéma ; il a été directeur d’émission à Radio-Courtoisie, ancien conseiller technique du Centre National du Cinéma et responsable du Palais de Tokyo. Il a encore collaboré à de nombreuses revues et journaux (Écrits de Paris, Cahiers du cinéma, CinémAction, Commentaire, La Nouvelle Revue d’histoire, Le Figaro, etc.).
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16:51 Publié dans Bio Collection | Lien permanent | Commentaires (0) |
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À Saint-Brieuc, les masques tombent... Les centristes qui se prétendent aussi "de droite" soutiennent l'aide à l'immigration massive, Pierre-Yves Thomas (Reconquête!) s'y oppose
Un communiqué de Pierre-Yves Thomas :
Il n’y a pas très longtemps, c’était durant la campagne des Municipales 2026, j’expliquais, avec sincérité, que j’étais le seul candidat de droite pour Saint-Brieuc à ce scrutin, au grand dam de l’équipe de Victor Bonnot qui se targuait, offusquée, d’être LA liste « de droite et du centre » pour les citoyens briochins.
La belle affaire ! Hier soir, mercredi 8 juillet, se tenait une séance de Conseil Municipal et, à cette occasion, les masques sont clairement tombés, révélant au grand jour l’imposture macrono-gauchiste des nouveaux impétrants installés aux commandes de notre ville.
En l’espèce, la délibération N°7 proposait d’accorder une subvention de 1.500 EUR à l’association CAJMA22, « Collectif d’aide aux jeunes migrants et à leurs accompagnants des Côtes-d’Armor ». J’ai exposé, en ma qualité de Conseiller Municipal, mon désaccord à l’attribution de cette subvention, car cela signifiait un encouragement implicite au désordre migratoire en France, les Briochins étant eux-mêmes de plus en plus confrontés à ce désordre :
1 - Samedi 13 juin, agression très violente (28 jours d’ITT) d’une femme de 60 ans sur le parking d'un CC à Langueux par un individu tunisien de 29 ans, déjà connu de la justice.
2 - Deux jours plus tard, lundi 15 juin, nouvelle agression très violente, au couteau, cette fois sur une femme de 22 ans, dans la vallée de Gouédic, par un migrant congolais mineur. La victime a beaucoup de chance d’être aujourd'hui en vie.
3 - Episode en cours des « Sans-Papiers » -en tout cas sans papiers français, entretenu par La France Insoumise depuis le mois de mai 2026, jusqu’à faire héberger à l’hôtel certaines familles au frais de la mairie de Saint-Brieuc, donc sur le dos du contribuable briochin (Source : Insoumis - Saint-Brieuc).
Sauf que, voilà, Monsieur Le Maire de Saint-Brieuc, Victor Bonnot, visiblement pétri de bien-pensance et peut-être pas politiquement très structuré, en tout cas à l’unisson de l’opposition de gauche et d’extrême-gauche -eh oui, tout de même !, a jugé bon de condamner sans nuance ma position sur le sujet.
J’en suis fort aise mais ça y est, nous y sommes : « Bas les masques, chère majorité municipale ! » et poursuivez donc dans le sillage de la mandature précédente de gauche alors que, bon an mal an, au moins deux tiers des Français considèrent qu’il y a un problème migratoire dans notre pays (sondage ELABE 2025)
Pour ma part, membre élu du Conseil Municipal de Saint-Brieuc, je continuerai, de toute mon énergie, à défendre le quotidien et le destin des Briochins contre les forces de gauche, qu’elles s’affichent et s’assument naturellement, ce que je respecte pleinement, ou qu’elles avancent masquées.
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jeudi, 09 juillet 2026
Dans la Bio Collection : un nouveau volume consacré au général chilien Augusto Pinochet
Un entretien avec Jean-Claude Rolinat, l’auteur :
Jean-Claude Rolinat, vous venez de publier, dans la Bio collection (co-éditée par Déterna et Synthèse nationale) un ouvrage consacré au général Pinochet. Le sous-titre de votre ouvrage évoque le « miracle chilien ». Qu’est-ce qui permet cette affirmation ?
JCR – Nous savons que les ennemis du Chili des années 1980 et 1990 parlaient du « mythe » chilien et non du « miracle » économique. Il n’empêche que lorsque l’armée a pris le pouvoir le 11 septembre 1973, l’inflation tutoyaient les180% ! La gabegie régnait dans la fonction publique aux effectifs hypertrophiés.
Le socialisme d’Allende a permis l’embauche de deux fois plus d’ouvriers que nécessaire, notamment dans les mines de cuivre. Certes, le plein emploi était partiellement assuré, mais à quel prix ! Les femmes descendaient dans les rues en tapant sur des casseroles pour réclamer tout simplement de quoi faire « bouillir la marmite ». Le peuple avait faim. La politique libérale mise en place par « les Chicago boys » pendant la mandature de Pinochet, s’il est vrai, qu’elle a accentué les différences de niveau de vie entre les classes sociales, a tout de même permis au Chili de décoller économiquement, et de devenir, bien plus tard, le « petit jaguar » de l’Amérique latine. Et puis, surtout, il y a eu la restauration de l’ordre.
Avec le régime socialo-communiste, le Chili sombrait petit à petit dans l’anarchie. En fait, toutes proportions gardées, on pourrait faire un parallèle avec l’Espagne d’avant-guerre et post-guerre civile.
Justement, cet aspect autoritaire du régime n’expliquerait-il pas ce déferlement de haine à l’encontre de la personnalité de Pinochet ?
JCR – Les mondialistes avant l’heure, les progressistes de tous poils, les guérilléros de banlieue n’en sont toujours pas revenus : comment était-il possible qu’une armée réputée légaliste dans un continent où les pronunciamientos étaient monnaie courante, puisse sortir de ses casernes, et renverser un président légalement élu ? D’ailleurs, il conviendrait de préciser à nouveau que le docteur Salvador Allende n’avait été élu par le parlement qui siège à Valparaiso, qu’au deuxième tour seulement, et grâce aux ralliements des démocrates chrétiens. D’ailleurs, ils s’en mordront rapidement les doigts, car la machine totalitaire marxiste allait rapidement se mettre en mouvement. L’insécurité, les nationalisations, les rationnements allaient provoquer dans le peuple un retournement de situation. Les camionneurs, avec leurs grèves sévères, ébranlèrent le régime. L’ejercito allait lui donner brutalement le coup de grâce le 11 septembre 1973.
Après avoir neutralisé par les armes Allende et son gouvernement, les hiérarques des forces armées chiliennes portèrent à la tête d’une junte provisoire de gouvernement, le capitaine-général Augusto Pinochet. Cet homme à l’allure sévère, portant une cape sur sa tenue, chaussant des lunettes aux verres fumés, faisait, à droite, comme une sorte d’écho à gauche, au général polonais Jaruzelski. Une image facilement caricaturable pour la gauche et l’extrême-gauche, qui faisaient de cet homme un abominable « père fouettard ». En vérité, ce militaire, confirmé par deux fois par référendum à la tête de l’État, du 17 décembre 1974 au 11 mars 1990, n’était pas ce que l’on peut appeler un « dictateur ». Il y eut de nouvelles institutions mises en place et surtout, surtout, il abandonna le pouvoir après avoir connu un échec lors de sa troisième tentative électorale. Honnêtement, vous en connaissez beaucoup, vous, des autocrates qui abandonnent le pouvoir, après un échec populaire avec, tout de même, un score honorable frôlant les 42/45% ? En quittant le palais de La Moneda, Pinochet donnait une bonne leçon de démocratie. Grâce à son action, le Chili a retrouvé la voie de la prospérité et celle d’une vie politique normale. De plus, il a éradiqué la subversion marxiste qui, les armes à la main, tentait de déstabiliser le pays.
Et ça, la gauche ne pouvait pas lui pardonner, mettant en avant un nombre considérable de victimes qui ne correspondait pas à la réalité. Rien à voir avec les « disparus » d’Argentine sous le régime des généraux, à Buenos-Aires !
Quel est l’héritage des 16 années de pouvoir de Pinochet ? A-t-il eu des héritiers ?
JCR – Le général Augusto Pinochet, redisons-le, a rétabli l’ordre, a rassuré les capitaux et remis l’économie sur les rails du progrès. Il ne s’est pas cramponné au pouvoir, même s’il resta commandant en chef de l’ejercito jusqu’en 1998. Il a surtout évité que le Chili ne devienne un deuxième Cuba dans le monde latino-américain. Rien que pour cela, il mérite un coup de chapeau, quand on voit dans quelle misère se débattent les malheureux habitants de cette belle île des Caraïbes…
A-t-il eu des héritiers me demandez-vous ? D’une certaine façon, oui, notamment les présidents Sebastian Pinera, en place de 2017 à 2022 et, dernièrement, le président Kast élu en 2026. Si ces deux hommes ne se sont pas formellement revendiqués du « pinochetisme », il y a bien une filiation idéologique. Et puis, comme vous pouvez le constater, il y a comme une sorte de lame de fond droitière qui déferle sur le continent, au sud du Rio Grande del Norte : au Costa-Rica, au Salvador, en Equateur, en Argentine et, tout récemment, au Pérou et en Colombie, avec respectivement l’élection victorieuse de dame Keiko Fujimori, et celle d’Abelardo de La Espriella à Bogota. Sans oublier l’épisode Bolsonaro au Brésil, dont le fils pourrait peut-être mettre un terme à l’épisode Lula. En Amérique latine comme ailleurs, les peuples veulent la stabilité et pouvoir manger à leur faim, particulièrement dans le tiers-monde. Ils n’ont pas besoin de slogans politiques.
L’auteur : Né en 1944, Jean-Claude Rolinat fit une grande partie de sa carrière au Conseil régional d’Ile-de-France. Il fut aussi, des années durant, élu local dans une petite commune francilienne. Passionné par l’histoire et par les voyages, il a publié une trentaine de livres dont plusieurs Cahiers d’Histoire du nationalisme (Mannerheim, Les Péron, La Grèce des colonels…).
Il fut l’un des fondateurs de National hebdo dans les années 80. Régulièrement il collabore à la revue Synthèse nationale ainsi qu’au site EuroLIbertés.
Pour commander ce livre cliquez ici
00:52 Publié dans Bio Collection, Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 08 juillet 2026
Une visite compromettante de Macron en Syrie
Scipion de Salm
Membre du Bureau politique du Parti de la France
Il est d’usage, depuis les années 1960, que les présidents voyagent, et rencontrent leurs homologues. Le président Macron s’est donc rendu en Syrie, les 6 et 7 juillet. Le précédent président français à Damas était Nicolas Sarkozy en 2008, reçu alors par Bachar El-Assad. Macron rencontre son homologue syrien, Ahmed Al-Charaa, qui a renversé son prédécesseur en décembre 2024, concluant alors l’interminable guerre civile syrienne (2011-2024), par une offensive-éclair surprise de la frontière syro-turque à Damas.
Dans ses communiqués officiels, le président Macron a chanté le « vivre-ensemble à la syrienne », un « pays riche de toutes ses communautés »… Manifestement, ou il se moque de nous, ou il ne comprend rien à la Syrie en y plaquant sa grille de lecture de socialiste français déjà délirante pour la France ! Sur un mode mineur, après la tirade de ses grands principes, Macron affirme que la France participera à la reconstruction de la Syrie, et nos entreprises y gagneront de nombreux contrats.
Le souriant président Al-Charaa a pourtant un passé très lourd. Sous le nom d’émir Al-Joulani, il a été le chef d’Al-Qaida en Syrie (2012-2017) ! Il y a quelques années encore, à la tête du mouvement Hayat Tahrir al-Cham (2017-2025), il était communément, à juste titre, considéré comme un chef de mouvement terroriste islamiste, et auxiliaire de la Turquie en Syrie du Nord. Il a commis un certain nombre d’atrocités, c’est hors de doute. La Turquie est dirigée par l’islamiste Erdogan, manifestement pas incompatible idéologiquement. Al-Charaa est toujours très soutenu par Erdogan, et, sur ses conseils, par Trump. Trump lui recommande lourdement d’attaquer au Liban le Hezbollah à revers, afin de rendre un grand service à Israël. Al-Charaa a poliment décliné l’invitation.
Al-Charaa tient un discours très étudié et adapté à la scène internationale, avec l’aide de conseillers qataris. Ces derniers avaient échoué à rendre « présentables » leurs autres amis les Talibans en Afghanistan en 2021, mais ils ont réussi avec Al-Charaa. Al-Charaa annonce régulièrement avoir pour priorité la reconstruction de son pays, complètement détruit et ruiné par la guerre civile, avec encore 6 millions à 8 millions d’exilés -dont beaucoup trop en Europe-, de mettre en place des institutions et pratiques démocratiques, de respecter toutes les minorités ethniques et religieuses.
Or, en réalité, Al-Charaa concentre tous les pouvoirs dans sa personne. Il a été acclamé par une assemblée de notables désignés à cet effet. La reconstruction est très lente, voire nulle, dans un pays sans ressources, et auquel les investisseurs éventuels étrangers ne croient pas, car il reste fragile. Al-Charaa a reçu des promesses mirifiques de dons et investissements des pays arabes du Golfe, non-tenues, et ils ont aujourd’hui d’autres priorités dans un contexte toujours tendu face à l’Iran. Les milices du nouveau pouvoir persécutent les derniers chrétiens, les druzes, les alaouites, les Kurdes. Il reste fort peu de pétrole en Syrie, et il n’y a pas d’autres ressources. Même la pure justification économique ne tient donc pas pour ce voyage de Macron. La seule mesure dans l’intérêt français promise par Al-Charaa lors de sa visite à Paris en mai 2025, accorder la nationalité syrienne à tous les « djihadistes français » et leurs enfants, ce qui leur permettrait de vivre dans le pays de leur cœur, et donc ne pas rentrer en France, avait été refusée par Macron, soucieux de « rapatrier » tous ces « Français » !
Une bonne politique étrangère consiste certainement à reconnaître les réalités des pays lointains, aussi déplaisantes soient-elles parfois, et agir au mieux des intérêts français dans ce contexte. Mais il faudrait le faire sur le mode d’une grande sobriété, non pas se ridiculiser dans un voyage médiatisé, et servir d’agent de communication de la « nouvelle Syrie », qui, seule, gagne à ce séjour de Macron à Damas.
10:25 Publié dans Scipion de Salm | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 07 juillet 2026
Parution du n°74 : avez-vous pensé à vous abonner à la revue Synthèse nationale ?
19:19 Publié dans TV Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Rétablir la peine de mort : une rupture nécessaire avec l’idéologie dominante
Jean-Yves Le Gallou Polémia cliquez ici
La peine de mort est un des tabous du politiquement correct de notre époque. Fustigée par la caste politico-médiatique, elle continue pourtant à être réclamée par une grande partie du peuple français, malgré une propagande officielle très puissante. Cette semaine, Emmanuel Macron a pris la parole à ce sujet : « La peine de mort n’a jamais rendu une société plus sûre. Jamais. Parce qu’elle ne dissuade pas. C’est faux. Ça a été montré, observé, mesuré. Ça n’a jamais eu la notion dissuasive que certains pouvoirs autoritaires voudraient lui accorder. » Pour répondre à Emmanuel Macron, et à tous ceux qui persistent à nier l’intérêt de la peine capitale, nous republions ce jour cette communication prononcée par Jean-Yves Le Gallou à la XXIIe université annuelle du Club de l’Horloge, le 30 septembre 2006.
Polémia
L’abolitionnisme : une figure imposée de l’idéologie dominante
Il est courant de lire que « nous vivons à l’ère de la fin des idéologies ». Et pourtant cette affirmation est un contresens absolu.
Comme l’a remarquablement souligné l’historien Dominique Venner, dans « Le Siècle de 1914 », nous ne vivons pas dans un monde a-idéologique mais, au contraire, dans « un monde saturé d’idéologies », et, en ce qui concerne plus particulièrement l’Europe, d’idéologies culpabilisatrices et incapacitantes.
L’abolition de la peine de mort est au cœur de ce dispositif idéologique auquel est soumis ce que nos voisins suisses appellent le « Gué Pé U », le « Grand Parti unique ». Au sein de ce grand parti unique, il n’est pas possible de faire carrière sans adhérer aux dogmes dominants : l’abolition de la peine de mort en est un, la Tyrannie médiatique étant le moyen utilisé pour refuser tout débat contradictoire selon le schéma suivant :
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les membres de la classe médiatique sont unanimement favorables à l’abolition de la peine de mort (et ceux qui ne le sont pas n’ont pas la possibilité de s’exprimer sur le sujet) ;
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les armes utilisées pour imposer ce point de vue sont celles de L’INDIGNATION, de la DIABOLISATION dont Robert Badinter continue de jouer admirablement dans son dernier livre (« Contre la peine de mort ») où il se veut toujours « aux cotés des femmes lapidées en Afghanistan, des hommes fusillés dans les stades en Chine (…), des enterrés vifs pour adultère en Iran, des homosexuels pendus en Arabie saoudite, des mineurs pénaux et des débiles mentaux empoisonnés, gazés, électrocutés aux États-Unis ».
Le rythme des phrases, le choix des lieux, l’accumulation des adjectifs, tout relève d’un art oratoire visant à tétaniser la raison et à interdire toute réplique en jouant exclusivement sur la sensibilité : l’avalanche d’évocations émotionnelles visant à empêcher le libre exercice critique de la pensée.
Il y a aussi une autre méthode pour imposer l’idéologie dominante : tout simplement celle du silence. Pourquoi donner la parole aux partisans de la peine de mort puisque le débat est réputé clos ? Pourtant la meilleure preuve qu’il n’en est rien, ce sont les abolitionnistes eux-mêmes qui la donnent en renouvelant régulièrement les campagnes médiatiques qu’ils inspirent contre la peine de mort. La vérité c’est que le débat sur la peine de mort reste un débat d’avenir.
Le débat sur la peine de mort est un débat d’avenir
Le débat sur la peine de mort a fait rage, en France, dans les années 1970. Cette période s’est achevée, en 1981, par le vote de la loi Badinter d’abolition.
Les abolitionnistes ont gagné la bataille, puis clos le débat, autour de trois arguments :
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le spectre de l’erreur judiciaire (« Le Pullover rouge », de Gilles Perrault) ;
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le caractère non dissuasif de la peine (selon Robert Badinter, Patrick Henry, futur assassin, se trouvait parmi la foule qui, au Palais de justice de Troyes, réclamait la mort pour Buffet et Bontemps) ;
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l’avancée inéluctable des démocraties vers l’abolitionnisme.
Le débat est aujourd’hui rouvert, car aucun de ces arguments, qu’il soit émotionnel (l’erreur judiciaire) ou d’autorité (le manque de dissuasion, le sens de l’histoire), ne tient face aux faits.
La thématique de l’erreur judiciaire n’est pas réellement pertinente
L’évocation du risque d’erreur judiciaire est centrale aux Etats-Unis dans le combat des abolitionnistes ; elle s’appuie sur les faiblesses du système judiciaire américain. Elle se heurte toutefois à une limite factuelle : jusqu’ici la justice américaine n’a jamais reconnu comme innocent quelqu’un qui aurait été préalablement exécuté. Il est vrai que la multitude des procédures de recours limite les risques.
En France la même thématique a été reprise par Jacques Chirac. Dans la réponse qu’il a apportée à l’association « Ensemble contre la peine de mort », le 21 juin 2001, le président de la République a déclaré : « C’est un combat qu’il faut mener avec détermination et conviction. Car nulle justice n’est infaillible et chaque exécution peut tuer un innocent. »
L’écrivain d’extrême gauche Gilles Perrault a beaucoup exploité cette rhétorique à travers un livre et un film « Le Pullover rouge », œuvres de fiction censées innocenter, par la mise en avant de cet élément vestimentaire troublant, Christian Ranucci, exécuté le 28 juillet 1976 pour l’enlèvement et le meurtre d’une fillette. Mais le montage cinématographique ne résiste pas aux faits :
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Ranucci a conduit lui-même les enquêteurs sur les lieux où il avait enterré l’arme du crime ;
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Un pantalon maculé de sang (du même groupe que sa victime) et un cheveu semblable à celui de sa victime ont été retrouvés dans sa Peugeot.
Au demeurant, le problème de l’erreur judiciaire n’est pas celui de la peine, il est celui de la preuve
La justice est une institution humaine et par conséquent faillible. L’existence d’erreurs judiciaires est donc inéluctable. Or, leur gravité peut être considérable et pas seulement dans le cas de la peine de mort : priver un homme de liberté lorsqu’il est innocent peut le conduire au suicide. C’est ainsi que l’un des accusés innocents d’Outreau mit fin à ses jours. Faut-il pour autant supprimer toute forme de détention préventive ?
Non, mais il faut être plus exigeant en matière de preuve, et de preuves matérielles : en histoire comme en criminologie, les témoignages et les aveux sont fragiles et sont faillibles. On ne peut s’en contenter. Au demeurant, les progrès de la criminologie, notamment dans le domaine génétique, permettent souvent (pas toujours) d’étayer les présomptions discutables de faits matériels. Si la justice doit progresser, c’est moins en abaissant l’échelle des peines ou en en supprimant la clé de voûte qu’en étant plus exigeante avec elle-même en termes de faits objectifs (et non subjectifs). C’était déjà le point de vue des philosophes du XVIIIe siècle, qui ne remettaient pas tous en cause le châtiment suprême mais s’attachaient à la critique rigoureuse de l’établissement des faits et des procédures qui pouvaient justifier la sanction pénale.
Par nature irréversible, la peine de mort ne devrait pouvoir être appliquée qu’à des crimes pour lesquels les preuves matérielles seraient suffisamment fortes et nombreuses pour ôter tout doute sérieux et légitime. C’est d’ailleurs sans doute pour cela que, tout en l’encadrant de plus en plus soigneusement, beaucoup de pays ne renoncent pas à la peine de mort.
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Discriminations anticatholiques au Prytanée militaire ?
Alain Sanders
Le Prytanée national militaire de La Flèche occupe une place singulière dans le paysage éducatif français. Héritier d’une longue tradition remontant à Henri IV, il conjugue excellence académique, formation militaire et transmission des valeurs nationales. Pourtant, depuis plusieurs années, certains anciens élèves, familles et personnels dénoncent une « évolution » préoccupante : l’apparition de discriminations à l’égard des élèves et des personnels de confession catholique.
Ces accusations soulèvent une question sensible : où se situe la frontière entre l’application du principe de laïcité et une atteinte manifeste à la liberté religieuse ?
Le Prytanée est installé dans un ancien collège jésuite, dont la chapelle royale constitue l’un des éléments patrimoniaux majeurs. Pendant des décennies, la pratique religieuse catholique a coexisté avec les exigences de neutralité de l’État. Des messes étaient proposées aux élèves volontaires, des aumôniers militaires assuraient un accompagnement spirituel et les grandes cérémonies religieuses rythmaient encore récemment certains temps de la vie de l’établissement.
Comme dans l’ensemble des armées françaises, l’aumônerie militaire répond à un principe inscrit dans le droit : permettre aux militaires et aux élèves militaires d’exercer librement leur religion malgré les contraintes du service.
Selon plusieurs témoignages d’anciens élèves et de familles, cette tradition a progressivement laissé place à une interprétation plus restrictive de la laïcité.
Les griefs évoqués concernent notamment une diminution de la visibilité des activités de l’aumônerie ; des difficultés d’organisation pour certaines célébrations religieuses ; des remarques dépréciatives envers les élèves pratiquants ; un climat où l’expression d’une foi catholique serait davantage perçue comme un « engagement idéologique » que comme une conviction personnelle.
Ces « évolutions » produisent un sentiment d’autocensure : certains élèves renonceraient à participer aux activités religieuses ou éviteraient d’afficher leur foi afin de ne pas être marginalisés.
Sur le plan juridique, la situation est plus nuancée. La loi de 1905 garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes, sous réserve du maintien de l’ordre public. Dans les établissements relevant du ministère des Armées, cette liberté est assurée notamment grâce aux aumôneries militaires. Le principe de neutralité s’impose aux agents publics dans l’exercice de leurs fonctions. En revanche, les élèves ne sont pas soumis aux mêmes obligations (sauf lorsque certaines restrictions sont justifiées par les nécessités du service ou de la discipline militaire). Ainsi, le simple fait pour un élève d’assister à une messe ou de pratiquer sa religion ne saurait, en lui-même, constituer un manquement au principe de laïcité.
La direction des établissements militaires met régulièrement en avant une lecture différente. Selon cette approche, les éventuelles limitations apportées aux activités religieuses relèvent d’impératifs d’organisation, de sécurité ou d’égalité de traitement entre toutes les confessions. Les responsables rappellent également que le Prytanée accueille des élèves de convictions très diverses et qu’aucune religion ne peut bénéficier d’un traitement privilégié. Cette interprétation laïcarde conduit à réduire la visibilité de pratiques historiquement très présentes, ce qui peut être vécu par certains comme une forme d’effacement militant de l’identité catholique de l’établissement.
En droit, la discrimination suppose une différence de traitement fondée sur un critère prohibé — ici la religion — et produisant un désavantage injustifié. C’est le cas avec un refus récurrent d’accès à certaines activités en raison de la religion ; des sanctions disciplinaires sournoisement liées à la pratique religieuse ; des propos ou des comportements hostiles caractérisés. Nous sommes ainsi en présence d’une laïcité d’effacement cherchant à rendre la religion catholique quasiment invisible dans l’espace public. La volonté affichée d’éviter « toute apparence de préférence religieuse » conduit à restreindre excessivement les manifestations ordinaires de la foi catholique.
La découverte, sur un document de Parcoursup d’une mention classant « l’inscription dans établissements hors contrat » parmi les « critères éliminatoires » des préparations du Prytanée militaire de La Flèche traduit la volonté scandaleuse (on est dans une nouveau scandale des Fiches) de chasser les élèves du hors contrat catholique de l’Armée. Catherine Vautrin, qui est faite pour être ministre des Armées comme moi pour être Petit Rat de l’Opéra, annonce le déclenchement d’une enquête sur cette « situation totalement inacceptable ». Attendons pour voir…
Source EuroLibertés cliquez ici
NDLR SN : On nous fait savoir que, suite au recours déposé par la Fondation Créer son école, cette décision serait suspendue et que les candidats discriminés seront intégrés.
12:56 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Dimanche dernier, en pays briochin, Reconquête 22 a rassemblé la droite nationale et identitaire pour son banquet d'été
Plus d'une centaine de convives se sont retrouvés dimanche pour la "paëlla d'été" organisée par la fédération costarmoricaine de Reconquête !, le parti d'Eric Zemmour. Un beau succès pour Pierre-Yves Thomas, délégué départemental et conseiller municipal depuis mars dernier de Saint-Brieuc, et ses équipes.
Les participants purent écouter avec intérêt les différentes interventions qui se sont succédées, dont celle de Pierre-Yves Thomas bien sûr, et aussi celles du représentant local des Patriotes de Florian Philippot et du dynamique président du MPB (Mouvement patriote breton), Yffic Le Picard. Ils purent aussi aller se désaltérer au bar à bière de la sympathique brasserie Kerfave créée il y a quelques mois non loin de là sous l'impulsion du journaliste Erik Tegner.
Parmi les stands ouverts au public, celui de notre revue Synthèse nationale et de nos éditions qui fut abondamment visité.
S N
10:52 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 06 juillet 2026
Un nouveau titre dans la Bio Collection : Augusto Pinochet, la résurrection du Chili
Le 11 septembre 1973, l'armée chilienne renversait le gouvernement socialo-communiste de Salvador Allende au grand dam de la bien-pensance - déjà ! -, mondialiste.
À la tête d'une junte de gouvernement, le général Augusto Pinochet allait stopper la dérive socialiste du pays qui l'entrainait à être un deuxième Cuba en Amérique latine. Après avoir rétabli l'ordre, le nouveau président démocratiquement confirmé, allait s'attaquer à redresser une économie moribonde où l'inflation avait tutoyé, un temps les 200% !
Adoubé par deux fois par le peuple chilien avec une confortable majorité, l'homme fort du pays quittera le pouvoir après avoir été désavoué lors d'un troisième scrutin, donnant ainsi une belle leçon de démocratie.
Pinochet restera dans l'histoire comme l'homme qui a sauvé son pays de la dictature marxiste. Rien que pour cela il mérite le respect, sinon l'admiration.
Augusto Pinochet, la résurrection du Chili, Jean-Claude Rolinat, Synthèse nationale et Déterna, collection "Bio collection", n°10, juillet 2026, 144 pages, 20,00 €
Pour le commander cliquez ici
18:27 Publié dans Bio Collection, Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Redécouverte, dans l’Espagne socialo-communiste de Pedro Sánchez, d’une républicaine féministe qui souhaitait la victoire de Franco
Michel Festivi
Malgré la chape de plomb totalitaire mémorielle imposée par le gouvernement de Pedro Sánchez, multipliant les ignominies historiques destinées à promouvoir les tueurs et les assassins qui se répandirent comme une trainée de poudre en Espagne, après la victoire frauduleuse des partis du front populaire en février 1936 d’une part ; et à effacer d’autre part tous les signes et symboles de la délivrance nationale, qui évita à l’Espagne de devenir l’une des premières « démocratie populaire », à la mode soviétique ; les espagnols peuvent redécouvrir leur histoire à la fois tragique et glorieuse, s’ils prennent le soin de prendre connaissance de toutes récentes publications. Un ouvrage fondamental vient d’être publié en Espagne, Marea roja (Marée rouge), (1), qui finalise les démonstrations précédentes sur l’implication totale de la Russie soviétique et la IIIème internationale, dans la vie politique espagnole entre 1931 et 1936 pour tenter d’en faire le premier essai de « démocratie populaire ». C’est notamment ce que j’ai argumenté dans l’un de mes derniers livres (2), ce que les archives à Moscou confirment.
Par ailleurs, a été publiée en l’Espagne (on en est à la 6ème réédition), l’édition française du livre de la républicaine Clara Campoamor, d’abord parue chez Plon en 1937 (3), puis en Espagne avec une excellente introduction et des notes capitales (4) de l’historien Luis Español Bouché, et enfin tout dernièrement des lettres de Clara Campoamor à diverses personnalités, qui illustrent plus encore la position furieusement anti-front populaire d’une authentique femme de gauche, et républicaine de toujours. (5)
En septembre 1936, cette républicaine et ex-députée aux Cortès constituantes (1931-1933), qui s’était battue comme une lionne pour obtenir que le droit de vote des femmes soit inscrit dans la constitution républicaine du 9 décembre 1931, Clara Campoamor, fuit le Madrid révolutionnaire avec sa vieille mère, pour s’établir en Suisse, chez une amie avocate, Antoinette Quinche, car elle risquait tous les jours d’être assassinée, si elle restait confinée dans la capitale espagnole soumise aux pires des tortionnaires.
Clara Campoamor était une fille du peuple (1888-1972). Orpheline de père à 10 ans, elle commence à travailler à 12 ans. Après avoir exercé plusieurs métiers, elle va militer dans des associations féminines, écrire de nombreux articles, être secrétaire de rédaction. Elle avait appris le français, qu’elle parlait à la perfection (puisqu’elle fera même des traductions, notamment de Théophile Gautier). Elle va passer l’équivalent du baccalauréat vers la trentaine, puis sa licence en droit. Elle deviendra la 2ème avocate d’Espagne à la fin des années 1920, et s’inscrira au barreau de Madrid, se spécialisant notamment dans la défense des filles-mères et des enfants naturels. En juin 1931, elle est élue aux Cortès constituantes sur une liste du parti républicain radical, plutôt centriste. (les femmes pouvaient être élues mais ne pouvait pas voter encore). Elles seront 3 femmes à être élues sur 473 députés. Elle va se démener contre presque toute la gauche, pour imposer le droit de vote des femmes, et y parviendra, sous leurs insultes et quolibets. Ses deux collègues femmes de gauche, la socialiste Victoria Kent, et la future communiste Margarita Nelken seront totalement opposées au vote des femmes. Manuel Azaña aussi, tout comme le socialiste Indalecio Prieto. C’est ainsi qu’aux législatives de novembre 1933, les femmes pourront voter à l’égal des hommes.
18:20 Publié dans Michel Festivi, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Aujourd'hui, lundi 6 juillet, les organisations patriotiques, comme chaque année, sont venues à Versailles fleurir la tombe du lieutenant Roger Degueldre
17:29 Publié dans Nous avions un camarade..., Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Oran, le dernier embarquement
José Castano
Les derniers jours de juin 1962 demeurent gravés dans la mémoire de nombreux Français d'Algérie comme l'un des épisodes les plus douloureux de leur exode.
À Oran, les quais étaient devenus le refuge d'une foule épuisée : des familles entières, des vieillards, des femmes, des enfants, des hommes qui ne demandaient plus qu'une chose, quitter une terre où ils étaient nés et qu'ils aimaient, pour sauver leur vie. Sous un soleil de plomb, ils attendaient depuis des jours un embarquement incertain, abandonnés à l'angoisse, sans assistance, tandis que la violence gagnait chaque heure davantage et se rapprochait, menaçante, des grilles du port.
C'est dans ces circonstances que, les 29 et 30 juin 1962, l'Espagne du général Franco envoya deux ferries, le Victoria et le Virgen de África, afin d'évacuer une partie de ces réfugiés… que les autorités françaises refusaient de voir partir.
La situation devenant alarmante, Franco prévint de Gaulle qu'il était prêt à l'affrontement militaire pour sauver ces pauvres gens sans défense abandonnés sur les quais d'Oran et menacés d’être exécutés à tout moment par les milices du FLN. Joignant le geste à la parole, il ordonna à son aviation et sa marine de guerre de faire immédiatement route vers Oran.
Afin d’éviter un grave incident diplomatique, l'autorisation d'accoster fut, enfin, accordée et le 30 juin, à 13h, les deux bâtiments accédèrent aux quais d’embarquement. À leur bord montèrent, épuisés, hagards, près de 2 200 passagers. Pour beaucoup, ils n'emportaient avec eux qu'une valise, quelques souvenirs... et toute une vie brutalement abandonnée derrière eux.
Lors de l'embarquement, les tensions ne cessèrent pas. Les capitaines espagnols s'opposèrent à l'intervention des autorités françaises qui désiraient contrôler les passagers à bord dans le but d’interpeller les membres de l’OAS fichés. Plus tard, ils diront n'avoir jamais compris cette détermination froide, dénuée de toute compassion, face à une tragédie humaine qui exigeait avant tout de secourir des civils en détresse relevant de la plus élémentaire « assistance à personne en danger de mort »…
Enfin, à 15h30, les amarres furent larguées et les bateaux espagnols prirent enfin la mer à destination du port d’Alicante.
Lentement, les quais d'Oran, noirs de monde quelques heures auparavant, s'éloignèrent. Derrière les navires disparaissait une terre natale que beaucoup savaient ne jamais revoir.
Sur le pont, nul ne parlait beaucoup. Les regards restaient tournés vers cette côte qui s'effaçait dans la lumière. Les larmes coulaient en silence. C'étaient des larmes de peur, de deuil, d'arrachement... mais aussi de soulagement et de gratitude. Le pire avait été évité in extremis.
Lorsque apparurent les côtes espagnoles, une émotion indescriptible, une liesse bienfaisante envahirent les passagers qui tombèrent dans les bras les uns des autres. Certains pleuraient sans pouvoir retenir leurs sanglots. Puis les cris fusèrent alors : « Viva España ! » … « Viva Franco ! ». Au-delà de toute considération politique, ces exclamations traduisaient, pour ceux qui venaient d'échapper au chaos et à une fin tragique, une profonde reconnaissance envers le pays qui leur ouvrait ses portes au moment où ils se croyaient abandonnés.
Ce souvenir ne les quittera jamais.
De profundis :
À la mémoire de Jean Lopez, coiffeur à Aïn-el-Turck, près d'Oran, qui devait assurer mon embarquement et mon accompagnement jusqu'en métropole. J'avais quinze ans.
Au port d'Oran, Jean fut enlevé par des auxiliaires de police du FLN (ATO).
Il ne revint jamais.
En dédiant ces lignes à son souvenir, je pense aussi à son épouse et à ses deux filles, auxquelles j'adresse, aujourd'hui encore, toute mon affection.
Parce que les années passent...
Parce que les témoins disparaissent...
Mais parce que la mémoire, elle, demeure.
JC
15:46 Publié dans Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Contre l'insécurité, parceque elle en a assez, hier, Narbonne s'est levée !
Ils étaient environ 4.500, ce dimanche 5 juillet à Narbonne, vêtus de blanc, drapeaux tricolores au vent, à remonter en silence de l’hôtel de ville jusqu’à ce chantier où Louis, 17 ans, a été abandonné inconscient par ses agresseurs.
Éric Zemmour, président de Reconquête, présent à la manifestation, a parfaitement résumé la situation après la mort de Louis : « La seule solution est d'arrêter l'invasion et d'engager une remigration des gens violents ».
Le jeune homme, passé à tabac le soir du 19 juin lors d’un guet-apens filmé par ses tortionnaires, a succombé quatre jours plus tard à ses blessures. Cinq individus âgés de 16 à 19 ans, dont trois mineurs, ont été mis en examen pour tentative d’assassinat et placés en détention provisoire.
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09:50 Publié dans Informations nationales | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 05 juillet 2026
Soldes chez les Républicains !
La chronique de Philippe Randa
Dire que le ralliement de Laurent Wauquiez à Edouard Philippe dans la course à l’Élysée n’est guère une surprise est un doux euphémisme. Et ce, malgré ses critiques passées pour le moins acerbes à son propos ou encore sa promesse de ne jamais être « la béquille d’un projet du macronisme sans Macron ». Mais il s’agissait alors de (re)prendre la tête des Républicains et tout était bon pour y parvenir. Défait à plate couture par Bruno Retailleau (25 % des suffrages des adhérents contre 75), il n’a guère attendu que sa vengeance se soit trop longtemps refroidie pour tailler une croupière dans la candidature élyséenne de ce dernier.
Qu’a-t-il a y gagner ? Un futur Poste de ministre ? Comme bâton de maréchal de fin de carrière, il y a mieux ! Car il semble évident qu’un retour à la tête de la « droite de gouvernement » comme on disait dans le passé – soit la « droite de tous les reniements » au vu des cinquante dernières décennies – est exclu.
Parce qu’on ne lui pardonnera pas la « trahison » faite à Bruno Retailleau auquel il avait déjà précédemment intimé de « savoir se retirer si c’est nécessaire » dans le cadre de la prochaine élection présidentielle ? La trahison à son camp ? À ses convictions ? Si de telles considérations avaient la moindre importance, peut-être… Mais ce serait alors une première en politique française où les coups de Jarnac – de celui de Jacques Chirac fait à Jacques Chaban Delmas, candidat naturel des Gaullistes, en ralliant Valéry Giscard d’Estaing en 1974… à celui d’Emmanuel Macron fait à son mentor François Hollande qui l’empêcha de briguer un second mandat – sont aussi multiples qu’incessants et perfides.
En attendant, et malgré ses déclarations tonitruantes sur le nombre d’adhérents (invérifiables) des Républicains et le « formidable soutien populaire » qu’il rencontre lors de ses déplacements (sic !), le nombre de mois, semaines ou jours de campagne présidentielle de Bruno Retailleau semble se réduire comme peau de chagrin.
Nombre d’observateurs envisagent d’ailleurs que l’intéressé n’ait jamais eu l’idée d’aller jusqu’au bout de sa candidature, attendant le moment le plus opportun de se vendre soit à Édouard Philippe soit à Gabriel Attal, lorsque l’un aurait pris définitivement le pas sur l’autre.
Quant au parti Les Républicains ou ce qu’il en reste à ce jour après la déculottée électorale de Valérie Pécresse en 2022 (4,78 %) et les succès de son ancien Président Éric Ciotti ayant réussi après en avoir claqué la porte à créer un groupe à l’Assemblée nationale et à s’emparer de la Mairie de Nice en mars dernier, sans parler du siphonnage des plus convaincus par Éric Zemmour et Sarah Knaffo avec leur mouvement Reconquête, le dépôt de bilan menace.
Dépôt de bilan ou « vente aux enchères », qui sait… Décidément, il n’y a pas qu’aux Français que la Macronnie aura nuit à la santé.
Lire EuroLibertés cliquez ici
19:17 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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De Belfast à Rome : le numéro d’été de Synthèse nationale ausculte le réveil identitaire du continent
Breizh info cliquez ici
La revue trimestrielle Synthèse nationale, fondée en 2006 par Roland Hélie, publie son 74e numéro à l’occasion de l’été 2026. La livraison coïncide avec les vingt ans de la publication, qui seront célébrés en octobre. Vendu 12 euros, ce numéro de 84 pages place la question identitaire européenne au cœur de sa ligne éditoriale, avec une couverture qui décline les foyers de mobilisation du moment : « De Belfast à Varsovie, de Stockholm à Rome, de Londres à Madrid, de Tours à Narbonne. »
Un numéro anniversaire tourné vers le « combat des idées »
Dans son éditorial, Roland Hélie revient sur deux décennies d’existence de la revue et développe sa lecture de la situation française et européenne, qu’il juge « au bord de l’implosion ». Le directeur de publication y défend l’idée que l’idéal national et identitaire, longtemps marginalisé selon lui, s’impose désormais comme une alternative crédible dans la perspective de la présidentielle de 2027.
Le sommaire alterne analyses politiques, chroniques et recensions. Pieter Kerstens signe une tribune sur l’immobilisme de la classe politique, tandis que Philippe Randa consacre sa chronique aux « petits » candidats de la prochaine présidentielle et à leur difficulté à réunir les cinq cents parrainages.
La remigration et l’international en fil rouge
Plusieurs contributions traitent des thématiques migratoires et internationales. La revue consacre un article à la remigration, présentée à travers l’ouvrage récent de Jean-Yves Le Gallou et la mobilisation romaine du 13 juin organisée par le comité Remigrazione e Riconquista. Michel Festivi développe une analyse critique de La France insoumise, et Maurice Bernard commente la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU du 25 mars sur la traite atlantique.
Le numéro accorde par ailleurs une place à la question de l’intelligence artificielle, avec un article d’Alexis Murbas revenant sur l’encyclique Magnifica humanitas du pape Léon XIV et sur les inquiétudes exprimées outre-Atlantique par une partie de la mouvance MAGA.
Un décryptage des émeutes de Belfast
L’analyse des émeutes survenues à Belfast en juin est reprise dans un article de Martine Heldé, qui cite longuement le décryptage livré sur Breizh-Info puis sur CNews. La revue souligne l’approche « froide et distanciée » adoptée pour comprendre ces événements, en distinguant plusieurs réalités superposées : une colère sociale présente des deux côtés des murs de séparation, une mobilisation concentrée dans les quartiers loyalistes, et une dynamique anti-immigration distincte en République d’Irlande. La conclusion insiste sur l’absence de débat démocratique organisé en amont sur l’immigration au sein des sociétés européennes.
Culture, histoire et hommages bretons
La partie culturelle du numéro comprend une critique du dernier album La longue marche de Lucky Luke de Matthieu Bonhomme, jugée sévèrement pour son orientation idéologique, ainsi qu’une chronique cinéma de Scipion de Salm consacrée au film Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli, sur les trajectoires de Jean et Corinne Luchaire sous l’Occupation.
Youenn Caouissin y signe un hommage à l’abbé Yann-Vari Perrot, recteur de Scrignac assassiné en 1943, à l’occasion d’une journée du souvenir organisée par l’association Feiz ha Breizh le lundi de Pâques. Les rubriques habituelles — recensions de Georges Feltin-Tracol, biographies littéraires de Daniel Cologne — complètent le sommaire, aux côtés d’un compte rendu de la vie de l’association et de sa « Bio Collection », dont le neuvième volume est consacré à Augusto Pinochet.
Le numéro 74 de Synthèse nationale est disponible au numéro et sur abonnement auprès de la revue, ainsi que sur le site synthese-editions.com.
www.breizh-info.com
NDLR SN : En Bretagne, on a deux chances, celle, justement, d'être en Bretagne et celle d'avoir Breizh info... Que notre confrère soit ici remercié pour ce bel article.
09:47 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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RAPPEL : C'est aujourd'hui dimanche, dans les Côtes d'Armor
09:47 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Rappel : dimanche 5 juillet, à Narbonne, Eric Zemmour ainsi que plusieurs députés RN seront à "la dernière marche" pour Louis
00:09 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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5 juillet 1962 : le massacre d'Oran
00:08 Publié dans Jean-François Touzé, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 04 juillet 2026
Dans le nouveau numéro de Lectures françaises : un grand entretien avec Michel Festivi sur son Cahier d'Histoire du nationalisme consacré aux Phalanges espagnoles
23:39 Publié dans Kiosque de droite, Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme | Lien permanent | Commentaires (0) |
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