samedi, 27 décembre 2025
Baromètre politique : Sarah Knafo signe la plus forte hausse de toutes les personnalités politiques
Emma Ray Opinion internationale cliquez ici
Sarah Knafo signe une percée spectaculaire dans le dernier baromètre politique Verian pour Le Figaro Magazine. Avec une côte d’avenir désormais établie à 18 %, l’eurodéputée Reconquête enregistre la plus forte hausse de l’ensemble des personnalités politiques testées, gagnant trois points en un mois. En un temps record, elle se hisse à la 12e place du classement, devançant des figures installées comme Jean-Luc Mélenchon, Rachida Dati ou François Hollande, dans un contexte pourtant globalement défavorable à de nombreux leaders nationaux.
Cette progression tranche avec la dynamique observée chez d’autres responsables politiques majeurs, dont plusieurs enregistrent un recul notable. Marine Le Pen, Jordan Bardella ou encore Marion Maréchal voient leur cote fléchir, tandis que Sarah Knafo apparaît comme l’une des rares figures à capter une attente nouvelle dans l’opinion. Le phénomène se confirme également dans un autre indicateur clé : selon un récent sondage IFOP sur le souhait de candidature en 2027, elle enregistre là encore la plus forte hausse, avec cinq points supplémentaires, atteignant 18 % d’opinions favorables à une candidature présidentielle.
Cette dynamique s’explique en partie par une exposition médiatique particulièrement efficace. Le passage de Sarah Knafo mercredi 10 décembre dans l’émission de Pascal Praud sur CNEWS a marqué les esprits, tant par le contenu que par l’audience. L’émission a franchi le cap symbolique du million de téléspectateurs, culminant à plus de 1,24 million, écrasant la concurrence sur la tranche horaire. Une performance rare qui confirme l’attractivité du personnage et de son discours auprès d’un public de plus en plus large.
Profitant de cette exposition, l’eurodéputée a livré un plaidoyer offensif sur la gestion de l’audiovisuel public, appelant à sa privatisation et dénonçant ce qu’elle décrit comme une dérive budgétaire déconnectée des priorités des Français. Un discours clivant, assumé, mais qui semble rencontrer un écho certain, à en juger par les réactions et la couverture médiatique qui ont suivi.
Ce succès n’est pas isolé. Dès septembre, Sarah Knafo avait déjà battu un record historique d’audience dans l’émission de Sonia Mabrouk, La Grande ITW, dépassant les 630 000 téléspectateurs, un niveau jamais atteint auparavant. À la croisée des sondages et des audiences, la trajectoire de l’eurodéputée dessine désormais celle d’un phénomène politique et médiatique, dont la montée en puissance s’impose comme l’un des faits marquants de la séquence politique de l’année 2025.
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Nationalisme breton : un hors-série de "Bretons" très léger, orienté, et historiquement déséquilibré
Yann V. Breizh Info cliquez ici
Le nouveau hors-série du magazine Bretons, consacré à l’histoire du nationalisme breton, ambitionne de répondre à une question séduisante : la Bretagne serait-elle une « terre d’insoumission » cliquez ici ? Sur le papier, le sujet est légitime. Dans les faits, le traitement proposé pose de sérieux problèmes de méthode, d’équilibre et de rigueur historique.
Une obsession pour la Seconde Guerre mondiale… pour mieux relativiser
Premier malaise : l’obsession manifeste pour la période de la Seconde Guerre mondiale. La couverture, le choix iconographique et une large partie du propos ramènent constamment le lecteur à ces années noires, comme si le nationalisme breton ne pouvait être envisagé qu’à travers ce prisme. Or, paradoxe troublant, le magazine passe ensuite beaucoup de temps à expliquer que ce nationalisme-là fut marginal, insignifiant, presque anecdotique.
Difficile, dès lors, de comprendre la logique éditoriale : pourquoi faire de cette séquence le cœur visuel et narratif du numéro, sinon pour provoquer, vendre du papier et rassurer un lectorat habitué à associer toute affirmation identitaire à une faute morale originelle ? Ce choix entretient une confusion permanente entre contextualisation historique et mise en accusation implicite.
Une histoire amputée de ses racines profondes
Autre faiblesse majeure : tout ce qui touche à l’histoire bretonne est traité de manière superficielle – certes, c’est un format magazine mais quand même. La période ducale, les continuités politiques et juridiques, la lente intégration dans l’ensemble français, les résistances culturelles et linguistiques de long terme : autant de thèmes survolés, quand ils ne sont pas réduits à quelques paragraphes convenus.
Pour un numéro prétendant retracer « l’histoire des nationalistes bretons », cette légèreté est problématique. Les lecteurs déjà informés n’y apprendront strictement rien. Quant aux lecteurs curieux ou profanes, ils repartent avec une vision tronquée, où le nationalisme breton semble surgir presque ex nihilo au XXᵉ siècle, sans véritable profondeur historique.
Un regard idéologiquement marqué sur l’Emsav contemporain
Le biais idéologique apparaît plus nettement encore dans le traitement de la période contemporaine. Les mouvements, partis et acteurs classés à gauche bénéficient de portraits globalement bienveillants, parfois complaisants. À l’inverse, ceux situés à droite ou à l’extrême droite sont présentés sous un jour négatif, soupçonneux, voire disqualifiant.
Le déséquilibre est d’autant plus frappant que le magazine accorde une place centrale à des sociologues, chercheurs et analystes explicitement situés à gauche, présentés comme des autorités quasi incontestables. Leurs grilles de lecture sont rarement confrontées à des approches divergentes, enracinées, historicistes ou non progressistes. La neutralité revendiquée n’est donc qu’apparente.
Il suffit, pour s’en convaincre, de parcourir la bibliographie mobilisée. Les références convoquées relèvent massivement d’un même courant idéologique, au détriment d’auteurs majeurs de l’historiographie bretonne, de travaux plus anciens, ou de lectures critiques du nationalisme contemporain. A aucun moment par exemple, les travaux d’Yves Mervin ne viennent se superposer à ceux de Kristian Hamon, sur la Seconde guerre mondiale. Ce choix conditionne mécaniquement le récit proposé et limite fortement la pluralité des interprétations.
Un magazine grand public, mais à quel prix ?
Certes, Bretons est un magazine grand public, au format accessible. Mais cette contrainte n’excuse pas tout. Vulgariser n’implique pas de simplifier jusqu’à la déformation, ni d’orienter subtilement le lecteur vers une lecture politiquement confortable. En l’état, ce hors-série ne fait ni œuvre de transmission sérieuse, ni véritable travail d’analyse.
Au final, ce numéro spécial sur le nationalisme breton laisse une impression de rendez-vous manqué. Trop centré sur une période obsessionnelle, trop léger sur les fondements historiques de la Bretagne, trop indulgent avec les acteurs de gauche de l’Emsav et trop sévère avec les autres, il produit un récit biaisé, au sens strict du terme.
Les connaisseurs resteront sur leur faim. Les lecteurs néophytes, eux, risquent surtout d’intégrer une vision partielle et idéologiquement orientée d’une histoire bretonne pourtant riche, complexe et profondément enracinée. Une Bretagne réduite à quelques clichés commodes, là où elle méritait mieux.
11:09 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Ce que cache le harcèlement judiciaire contre le révisionniste Vincent Reynouard
Jérôme Viguès Riposte laïque cliquez ici
Depuis plusieurs années, un glissement discret mais profond s’opère dans le rapport entre la justice et la dissidence intellectuelle. Officiellement, rien n’a changé : la justice continue d’affirmer qu’elle ne juge que des faits, jamais des opinions. Dans les textes, le principe demeure intangible. Dans la pratique, pourtant, de plus en plus d’affaires montrent que la frontière entre l’acte et l’idée s’est considérablement brouillée.
Le cas Vincent Reynouard s’inscrit pleinement dans ce mouvement. Il ne s’agit pas ici de discuter la validité ou la fausseté de ses thèses, ni d’entrer dans un débat historique ou moral, mais d’observer la logique juridique à l’œuvre : ce qui est désormais poursuivi, ce n’est plus un comportement matériel classique, mais la persistance d’un discours jugé incompatible avec l’ordre symbolique établi. La justice ne se contente plus de sanctionner une infraction ponctuelle ; elle s’inscrit dans une logique de neutralisation durable d’un individu au motif que ses idées, répétées, structurées, cohérentes, constituent en elles-mêmes une menace. Ce basculement est fondamental. Il marque le passage d’une justice de l’acte à une justice de l’intention, puis à une justice de l’opinion stabilisée.
Reynouard n’est pas poursuivi pour avoir commis un acte de violence, pour avoir organisé un réseau criminel ou pour avoir porté atteinte physiquement à quiconque, mais pour avoir maintenu, contre vents et marées, un corpus idéologique interdit. La justice considère alors que la constance même de ce discours devient un acte en soi. C’est précisément ce raisonnement qui mérite d’être interrogé, non pour défendre l’homme ou ses thèses, mais pour comprendre le précédent qu’il crée. Car une fois que l’on accepte que la répétition d’une opinion constitue un délit autonome, indépendamment de toute action matérielle, on ouvre un champ d’application potentiellement infini. Aujourd’hui, ce raisonnement s’applique à un négationniste unanimement rejeté dans l’espace public. Demain, rien n’interdit qu’il s’étende à d’autres formes de dissidence idéologique, dès lors qu’elles seront qualifiées de dangereuses pour la cohésion sociale, l’ordre public ou la stabilité démocratique. Ce qui rend ce type de dossier particulièrement structurant, ce n’est pas tant la personnalité de l’individu concerné que la manière dont le droit justifie, encadre et légitime l’intervention judiciaire.
Depuis plusieurs décennies, le droit européen a progressivement déplacé le centre de gravité de la liberté d’expression. On ne se contente plus de vérifier si un propos appelle explicitement à la violence ou à un passage à l’acte, on évalue désormais son potentiel de nuisance abstraite, sa capacité supposée à altérer la cohésion sociale, à nourrir des haines latentes ou à fragiliser un consensus historique, moral ou politique. La parole n’est plus considérée comme une simple opinion exprimée dans l’espace public, mais comme un fait social produisant des effets diffus, différés, parfois impossibles à mesurer concrètement mais néanmoins présumés réels. C’est sur ce terrain que la justice s’autorise à intervenir non pas après un dommage clairement identifié, mais en amont, au nom de la prévention. Ce raisonnement est juridiquement cohérent dans son architecture interne, mais politiquement lourd de conséquences. Car il transforme la justice en arbitre du dicible légitime, chargé de déterminer non seulement ce qui est faux ou vrai au regard de la loi, mais aussi ce qui est acceptable, tolérable ou dangereux pour la collectivité.
La répétition d’un discours interdit devient alors une circonstance aggravante, non parce qu’elle entraîne un préjudice mesurable, mais parce qu’elle manifeste une obstination idéologique interprétée comme une volonté de nuire. La constance d’une pensée est assimilée à une intention délictueuse. La sanction ne vise plus à corriger un comportement ponctuel, mais à briser une persévérance intellectuelle. À partir du moment où ce cadre est admis, une dynamique d’extension devient presque mécanique. Les dispositifs d’exception ne restent jamais confinés à leur cible initiale. Ils s’élargissent, se déplacent. Le traitement judiciaire réservé aujourd’hui à un négationniste unanimement disqualifié fonctionne comme un laboratoire, précisément parce qu’il ne suscite ni empathie ni solidarité transversale. Une société qui accepte que la justice sanctionne un individu non pour ce qu’il fait mais pour ce qu’il persiste à penser crée un précédent qui dépasse largement le cas initial. L’islamophobe pourra être poursuivi pour avoir entretenu un climat de rejet, le climato-sceptique pour avoir diffusé une vision du monde jugée contraire à l’intérêt général. La justice ne dira jamais qu’elle punit une opinion, mais qu’elle sanctionne un discours aux effets indirects, cumulatifs et systémiques.
Ce glissement se fait sans brutalité apparente, sans censure explicite, par accumulation de décisions présentées comme raisonnables, proportionnées et nécessaires. La dissidence reste tolérée tant qu’elle est marginale, fluctuante ou superficielle. Ce qui est visé, c’est la dissidence persistante, assumée, structurée, celle qui refuse l’autocensure. Les médias accompagnent ce mouvement en réduisant certains individus à des étiquettes qui dispensent d’examiner le fond. Le jugement précède l’analyse. La décision judiciaire devient la formalisation d’un consensus moral déjà acquis. La société accepte alors que la justice tranche à sa place sur ce qui peut être soutenu durablement dans l’espace public. Le recours au juge devient une solution de confort pour éviter le débat et la confrontation intellectuelle. On ne réfute plus, on neutralise. Une démocratie solide se reconnaît moins à sa capacité à faire taire ses marginaux qu’à sa faculté à supporter des discours qu’elle juge erronés sans se dissoudre pour autant. Lorsque la justice commence à sanctionner la cohérence idéologique plus que le passage à l’acte, elle cesse d’être le juge des actes pour devenir le gardien des consciences.
Sur le sujet, lire aussi l'article de Balbino Katz publié sur Breizh Info cliquez là
10:58 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 26 décembre 2025
L'éloge funèbre prononcé par Guillaume d'Aram de Valada lors des obsèques de Lajos Marton
Dimanche 7 décembre décédait à l'âge de 95 ans celui qui fut pour des générations de militants nationalistes un héros exemplaire. Je veux parler de Lajos Marton (cliquez ici).
De l'insurrection hongroise d'octobre 1956, en passant par le combat pour l'Algérie française (il fut l'un de ceux que l'on a appelé "les conjurés du Petit-Clamart"), et par la défense de la Tradition catholique, il a participé à tout les engagements nationalistes et contre-révolutionnaires de la seconde partie du XXe siècle.
Le mardi 16 décembre, Lajos, entouré de sa famille et de nombreux amis, a été enterré au cimetière de Maisons-Lafitte.
Notre camarade Guillaume d'Aram de Valada, qui le connaissait bien, a prononcé lors de cette cérémonie son éloge funèbre :
« Ma chère Sophie, mon cher François,
« S’il y a dans l’existence des hommes dignes des romans les plus périlleux, Lajos Marton en fait partie.
« J’ai eu la chance et l’honneur de connaître cet homme de grande qualité et doué d’un courage à toute épreuve. Des combats anti-communistes de 1956, en Hongrie, sa patrie charnelle, jusqu’aux derniers combats de l’OAS, Lajos Marton ne dérogera jamais à ce qu’il mettait au-dessus de tout : la fidélité à la parole donnée.
« En retraçant le parcours et la vie de ce fier hongrois, nous pouvons peut-être mesurer ce que la prise de risque veut dire quand la prudence, elle, n’a que très rarement sa place.
« Il y a une citation du Cardinal Mercier qui résume bien ces choses : « Quand la prudence est partout, le courage n’est nulle part. »
« Lajos était aussi un homme de grande culture, parlant au moins quatre langues, doué d’une courtoisie et d’un vrai sens de l’amitié dans une époque où seul le paraître immédiat semble devoir s’imposer.
« Après l’épreuve de la prison, en compagnie de ses deux compatriotes et amis, Lazlo Varga et Guyla Sari, il continuera à défendre l’idéal nationaliste auquel il restera attaché jusqu’au terme de son existence.
« On ne peux pas évoquer Lajos sans parler de sa chère épouse, Colette, disparue il y a un an à peine, en octobre 2024, ils marchaient d’un même pas. Colette était une belle personne, discrète, chaleureuse et toujours attentionnée. ils auront trois enfants. La discrétion, le sens du travail bien fait et la fidélité à la parole donnée seront le fil conducteur d’une éducation attentive et chaleureuse.
« Je me souviens d’une anecdote vécue. En 1993, alors que Gérard Longuet était ministre du gouvernement Balladur, nous avions été le voir à son ministère. Et, après un long entretien, Longuet lui avait permis de réaliser des traductions de documents pour des entreprises industrielles françaises travaillant à l’international. De la part de Gérard Longuet, cette « petite » marque de fidélité aux combats passés avait touché Lajos et surtout, lui avait permis de valoriser ses compétences professionnelles.
« Dans les années 80 et 90, nous nous rencontrions régulièrement, en famille, en compagnie, notamment, de Christian Lefèvre, un de ses frères d’armes de l’OAS et compagnon d’emprisonnement à l’île de Ré. Nos déjeuners étaient toujours un vrai moment d’amitié française. Écouter ces témoins directs des derniers combats crépusculaires de l’OAS, nous racontant avec beaucoup de détachement leurs expériences respectives, reste un souvenir précieux inscrit dans nos mémoires. Lajos nous racontait, presque à chaque fois, l’attentat du petit Clamart, avec précision, y compris dans son déroulement pathétique, et, à la fin de son récit, à chaque fois, il nous prévenait : « désolé mais maintenant je vais pleurer ». Son émotion durait quelques instants, Colette le regardait en souriant, et il souriait à son tour.
« Ces moments-là ne sont pas de la nostalgie stérile comme certains pourraient le croire, non, ce sont tout simplement des instants de fidélité dans un monde si souvent dominé par l’oubli et la légèreté face aux épreuves du passé.
« Lajos avait aussi connu Jean de Brem, lâchement assassiné par la police à 27 ans en avril 1963, rue de la montagne Saint Geneviève. Lajos nous avait raconté l’avoir notamment accompagné lorsqu’il avait écrit son merveilleux poème « la cavalcade », chanté encore aujourd’hui dans l’armée française, sur la mélodie de « j’avais un camarade ».
Lajos Marton faisait partie de ceux qui occupèrent Saint Nicolas-du-Chardonnet dès le début et en participant à sa garde de nuit durant plusieurs mois
« J’ai un autre souvenir précis de Lajos. En 1977, quand les catholiques traditionalistes, fidèles à Monseigneur Lefèvre, avaient décidé de prendre de force une église, à Paris, afin de permettre la célébration de la messe Tridentine, Lajos Marton faisait partie de ceux qui occupèrent Saint Nicolas du Chardonnet dès le début et en participant à sa garde de nuit durant plusieurs mois. Tout comme à Noisy le Grand, dans les années 90, quand la construction d’une église fidèle au rite traditionnel fut érigée et menacée régulièrement par des acharnés de la « liberté d’expression ». À Noisy le Grand, Christian Lefèvre était aussi de ces fidèles combattants de l’ombre, sans ostentation aucune, juste pour tenir et conserver l’essentiel.
« Et puis, à la chute de l’URSS en 1991 et son démantèlement, la Hongrie s’est rappelé de l’insurrection de 1956 et de ses acteurs. Lajos fut invité en Hongrie, sa patrie quittée plus de 30 ans plus tôt. Il fut réhabilité officiellement par le gouvernement hongrois qui l’éleva au grade de général de la garde nationale 56. Cette marque de reconnaissance touchera profondément Lajos et lui mit du baume dans son coeur de « soldat oublié ». Il retournera plusieurs fois en Hongrie où il retrouvera notamment des membres de sa famille perdue de vue depuis les événements tragiques de 1956.
« Lajos était un homme de grande valeur, tellement agréable et prévenant en toutes circonstances, discret et ne se mettant jamais en avant.
« Il y a une citation de Gustave Thibon qui illustre bien tout ce qui a guidé son existence : « Ce qui compte dans les combats vitaux, ce n’est pas seulement de vaincre. C’est surtout de ne pas se rendre. »
« Sa génération de résistants ne se rendait pas, que ce soit face au rouleau compresseur de l’obscurantisme communiste ou face au cynisme gaulliste de la trahison à la parole donnée. Ce sont des exemples de fidélité pour des générations entières.
« Nous sommes là aujourd’hui pour le saluer une dernière fois et honorer sa mémoire d’homme d’exception qui nous aura tant appris sur la meilleure façon de se comporter.
« Le comportement, voilà sans doute le meilleur marqueur dans l’existence, le reste est finalement secondaire.
« Voilà, chère Sophie et cher François, brièvement, ce que je peux témoigner de ma modeste expérience auprès de votre cher papa. Vos chers parents ne seront jamais absents dans nos cœurs, invisibles mais jamais absents.
« Merci Lajos, Adieu !
Lire aussi l'article publié le 18 décembre par notre confrère et ami Médias-Presse-Info cliquez ici
01:21 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Marine Le Pen face au réel sur Cnews : populisme sans identité, pouvoir sans vision
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
Dans ma cuisine, où je préparais des filets de tacaud (4,5€ le kilo chez le poissonnier!), j’ai regardé l’entretien de Marine Le Pen sur CNews avec un sentiment de malaise persistant. Non pas l’agacement que suscite parfois un adversaire idéologique assumé, mais une impression plus grave, presque clinique, celle d’assister à la mise à nu d’un vide. Cet échange n’a pas seulement confirmé une évolution ancienne, il l’a rendue visible, presque tangible. Ce qui s’est donné à voir n’était ni une femme de droite, ni même une héritière transformée, mais une praticienne du pouvoir débarrassée de toute ossature doctrinale, guidée par une logique exclusive, conquérir, durer, neutraliser.
L’entretien débute pourtant sur un terrain balisé. La crise agricole, la souveraineté alimentaire, la critique des normes européennes. Marine Le Pen y déroule un discours désormais bien rodé, parfois juste, souvent empathique. Elle évoque le travail des générations paysannes, les exploitations sacrifiées, l’absurdité bureaucratique de Bruxelles. Tout cela est connu, presque attendu. Mais très vite affleure ce qui structure l’ensemble de son propos, l’absence de hiérarchie entre les principes, l’incapacité à penser politiquement autrement qu’à court terme.
Lorsqu’elle est interrogée sur la cohérence de sa ligne, sur les contradictions entre discours nationaux et votes européens, Marine Le Pen esquive systématiquement le terrain idéologique. Elle justifie, contextualise, relativise, mais ne définit jamais ce qu’elle est. Elle va même jusqu’à lâcher cette phrase révélatrice, « je n’aime pas la facilité de droite ». Tout est dit. La droite n’est plus pour elle un héritage intellectuel, une tradition politique, une vision du monde, mais un embarras rhétorique, presque une faute de goût.
Cette dérive prend une tournure plus inquiétante lorsqu’elle s’en prend directement à CNews elle-même. Accusant la chaîne de « faire des amalgames », elle reprend mot pour mot le vocabulaire forgé par l’antiracisme institutionnel. Elle insiste sur la nécessité de distinguer islamisme et islam. Sur le plan conceptuel, la distinction peut être défendable. Sur le plan politique, et dans le contexte français, elle sert surtout depuis trente ans à interdire toute analyse globale. En adoptant ce lexique, Marine Le Pen ne clarifie rien, elle désarme le débat. Elle parle la langue de ceux qui ont précisément contribué à rendre la question imprononçable.
Ce point est essentiel. Comme l’avait montré Alain de Benoist dès les années 1980, le pouvoir ne se joue pas seulement dans les institutions, mais dans le langage. Celui qui adopte la grammaire morale de son adversaire a déjà perdu la bataille métapolitique. En dénonçant les « amalgames », Marine Le Pen s’inscrit dans un cadre discursif qui nie toute approche civilisationnelle, toute réflexion sur les structures profondes, au profit d’une gestion fragmentaire des symptômes.
Tout au long de l’entretien, la question identitaire est soigneusement contournée. Marine Le Pen parle du peuple, de la République, de la souveraineté, mais jamais de l’identité comme réalité historique, culturelle, anthropologique. Dès qu’elle est frôlée, la réponse est défensive, presque nerveuse. Elle répète qu’il ne faut surtout pas « stigmatiser », qu’il faut éviter toute « confusion ». La pensée devient suspecte dès qu’elle relie les faits. On retrouve ici ce que Guillaume Faye appelait la politique de l’évitement, ce moment où une droite prétend gouverner sans nommer ce qui structure le réel.
Cette hostilité quasi réflexe à toute démarche identitaire marque une rupture nette, non seulement avec l’héritage de Jean-Marie Le Pen, mais aussi avec les attentes croissantes d’une partie de l’électorat. Là où Éric Zemmour assume une ligne explicitement civilisationnelle, enracinée dans une lecture longue de l’histoire française, Marine Le Pen s’enferme dans un populisme gestionnaire, réduit à la défense du pouvoir d’achat et à une conception procédurale de la nation.
Son attitude corporelle durant l’entretien confirme ce diagnostic. Elle cherche ses mots, multiplie les rictus, paraît tendue, parfois absente. Rien de la maîtrise tranquille d’une femme d’État sûre de sa ligne. On sent une candidate sur la défensive, inquiète de déplaire, soucieuse de rester dans un couloir médiatiquement autorisé de plus en plus étroit. Cette fébrilité n’est jamais un bon signe. Elle trahit une dissociation entre le discours tenu et les convictions profondes.
La fin de l’entretien, consacrée à ses ennuis judiciaires et à Jordan Bardella, ne fait que renforcer cette impression. Marine Le Pen se présente en victime du système, en combattante résiliente, mais toujours sans jamais articuler un projet de civilisation. Le pouvoir apparaît comme une fin en soi, non comme l’instrument d’un redressement historique. Gouverner, oui. Transformer, non.
Ce que révèle cet entretien, au fond, c’est que Marine Le Pen a fait un choix stratégique clair. Celui d’un populisme sans doctrine, espérant qu’à force de lisser son discours, d’adopter la langue de ses adversaires et d’évacuer toute conflictualité identitaire, elle finira par franchir le seuil du pouvoir. C’est peut-être efficace à court terme. À long terme, c’est une impasse.
Car une nation ne se redresse pas avec des éléments de langage. Elle se redresse avec une vision, une hiérarchie de valeurs, une fidélité assumée à ce qu’elle est. Sur ce terrain, Marine Le Pen a déserté. Et elle l’a fait, ironie cruelle, sur le plateau même de la chaîne qui lui a offert une visibilité et une légitimité politiques.
Source Breizh info cliquez ici
00:45 Publié dans Balbino Katz | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 25 décembre 2025
La compilation de Noël de "Films à l'arrache" : c'est trop drôle (sauf pour le Père Noël)
20:42 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Avec Thierry Bouclier, à la découverte de Roger Nimier
Entretien avec Thierry Bouclier (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)
Avocat à la Cour et docteur en droit, spécialiste en droit fiscal, Thierry Bouclier est l’auteur de polars et de plusieurs essais politiques et historiques. Il est notamment le biographe du célèbre avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour et l’auteur de l’essai La Gauche ou le monopole de la violence, de 1789 à nos jours. Il a également publié la biographie d’A.D.G., le maître du roman policier, celles des romanciers Alphonse de Châteaubriant, Pierre Drieu la Rochelle et Roger Nimier et de l’historien Jacques Benoist-Méchin, aux éditions Pardès et Lif, dans la collection « Qui suis-je ? »
En quelques mots, rappelez-nous qui était Roger Nimier…
Né le 31 octobre 1925, Roger Nimier appartient à la génération ayant eu vingt ans en 1945. Trois ans plus tard, il a publié son premier roman Les Épées, particulièrement irrévérencieux envers l’esprit résistantialiste qui régnait à l’époque en France. Sa frénésie littéraire était telle qu’il a écrit six autres livres en cinq ans, parmi lesquels son chef-d’œuvre, Le Hussard bleu, un essai consacré à Georges Bernanos, Le Grand d’Espagne, et un roman teinté d’amertume, Les Enfants tristes. En 1953, il a promis à l’écrivain Jacques Chardonne de ne plus rien publier pendant dix ans. Et il a tenu parole.
Il n’en a pas moins poursuivi une activité de journaliste dans la presse écrite et de dialoguiste pour le cinéma, notamment pour le film de Louis Malle, Ascenseur pour l’échafaud.
Entre-temps, il a été sacré, par le critique littéraire Bernard Frank, chef de file du mouvement des hussards, aux côtés des écrivains Antoine Blondin et Jacques Laurent, qui ont rapidement été rejoints par Michel Déon. Dénonçant la pesanteur sartrienne et l’Épuration littéraire de l’après-guerre, il a contribué à redonner toute leur place, dans le monde des lettres, à Jacques Chardonne, Paul Morand, André Fraigneau et Louis-Ferdinand Céline.
Féru de voitures et de vitesse, il s’est tué dans un accident de la route le 28 septembre 1962, aux côtés de la jeune romancière Sunsiaré de Larcône, quelques jours avant la sortie de son nouveau roman, D’Artagnan amoureux ou Cinq ans avant.
Il semble que contrairement à d’autres auteurs « de droite », il n’a pas été diabolisé ; est-ce parce qu’il est mort jeune accidentellement ?
Il n’a effectivement jamais été diabolisé. Depuis sa mort tragique, il y a même toujours eu une mode Nimier, un peu comme il existe une mode Drieu la Rochelle ou Céline. Même s’il a pris la défense des proscrits de l’Épuration et s’est dressé contre la pesanteur sartrienne de l’après-guerre, il n’a jamais eu le moindre rapport avec le régime de Vichy. Cela aide à échapper au sceau de l’infamie. Une mort prématurée est également souvent un tremplin pour entrer dans la légende.
Pourtant, son œuvre, comme sa vie, sont marquées par tout ce que notre époque proscrit. Il était libre et insolent. Amoureux de ce qu’il est aujourd’hui interdit d’aimer : les femmes, l’alcool et la vitesse. Étranger à tout sectarisme. Auteur à succès d’une droite dépouillée de ses complexes. Fidèle en amitié et reconnaissant envers ses anciens. En révolte contre les pesanteurs intellectuelles et politiques de son temps. Inclassable et rempli de paradoxes. Idéaliste, mais sans illusions. Farceur au regard rempli de tristesse. Brillant, sans jamais se prendre au sérieux. Provocateur et frondeur. Impitoyable envers les prétentieux et les sentencieux.
Toute son œuvre est-elle encore d’actualité ? Et quel livre de Roger Nimier conseilleriez-vous à un lecteur voulant le découvrir ?
Certains livres sont naturellement datés. Mais ses chroniques littéraires et portraits d’écrivains, regroupés dans les deux tomes des Journées de lecture et L’Élève d’Aristote restent immuables, à l’image de ceux figurant dans Les quatre Jeudis de Robert Brasillach. Un livre à conseiller ? Je ferai une réponse sans originalité : Le Hussard bleu. Un livre qui ne peut laisser aucun lecteur indifférent.
Qui suis-Je ? Nimier,
Thierry Bouclier,
éditions Lif,
128 pages,
15,00 €.
Pour obtenir ce livre, cliquez ici
18:00 Publié dans Livres, Rencontre avec... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 24 décembre 2025
Noël au Puy du Fou
23:45 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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NOËL 2025 :
10:52 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L’Amérique ferme la porte au censeur euro-mondialiste Thierry Breton
Thomas Joly - Président du Parti de la France
09:54 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Présenté par Philippe Randa : La désinformation autour de la criminalité
Chaque jour, nos compatriotes sont de plus en plus nombreux à découvrir, parfois à leur dépend ou à celui de leurs proches, l’effrayante réalité… qui, hélas ! est tout, sauf un « sentiment » d’insécurité comme l’a dédaigneusement affirmé l’ex-Garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti. Et ils s’insurgent contre les mensonges répandus sur une criminalité qu’ils constatent galopante, une répression qu’ils jugent insuffisante, sinon déficiente, des discours de matamores et des promesses de Gascon qu’ils ne veulent plus entendre… Rappelons-nous des remous que Nicole Belloubet, ancienne ministre de François Hollande, avait provoqués en 2020 en libérant des milliers de détenus avant la fin de leur peine au prétexte fallacieux de l’épidémie de covid.
La caste qui gouverne notre pays n’a appris qu’à « communiquer », pas à résoudre les problèmes. Tant que ces derniers n’étaient pas trop importants, trop visibles, c’est qu’ils n’existaient pas. Ce n’étaient que des « sentiments » de problèmes, comme aurait également pu ricaner un Éric Dupond-Moretti. Depuis plus de cinquante ans, on tait les problèmes liés à la délinquance. On les a cachés sous couvert d’antiracisme, de culpabilisation liée à notre passé colonial et surtout des dangers d’une répression aussi diabolique que fantasmée…
Combien d’« interpellés » ont été libérés le soir même, le lendemain ou au bout de 48 heures de garde à vue ? Combien ont finalement été inculpés ? incarcérés ? condamnés ? Et combien, parmi eux, étaient des « gros bonnets » et non des « charbonneurs », comme on nomme les petits revendeurs de drogue, aussi vite remplacés qu’arrêtés ? Les effets d’annonce ministériels ou présidentiels non suivis d’exécutions sont désormais tellement courants qu’ils n’attirent plus que haussement d’épaules et soupirs exaspérés.
Les différents contributeurs de cet ouvrage remettent nombre de pendules à l’heure ; ils nous livrent leurs réflexions, leurs informations et leurs remises en cause de certains dogmes actuel, en appuyant comme il se doit leurs écrits sur des sources parfaitement vérifiables… et non sur des ukases, ce qui changent agréablement des discours habituels sur le sujet.
La désinformation autour de la criminalité, présenté par Philippe Randa, illustré par Miège, Dualpha, 210 pages, 27,00 €
Avec les contributions de Paul-Louis Beaujour, Francis Bergeron, Christian Bigaut, Franck Buleux, Richard Dessens, Michel Festivi, Philippe Joutier, Didier Lecerf, Patrick Parment, Robert Paturel, Henri Pétry, Bernard Plouvier, Arnaud Raffard de Brienne, Scipion de Salm, Alain Sanders, Guirec Sèvres.
Pour le commander cliquez ici
01:52 Publié dans Livres, Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Entrisme islamiste dans les municipalités : l’exemple de Colombes
Michel Festivi
Au printemps dernier, un rapport sur l’entrisme islamiste des Frères musulmans avait fait grand bruit, Macron avait même convoqué un conseil de défense qui finalement n’aura accouché que d’une souris. De belles promesses ont été faites, mais rien de concret n’a vraiment été entrepris, sinon le bla bla habituel, parler mais ne rien faire, on a hélas l’habitude dans le régime macronien. Bien des LR soutiennent aussi ce gouvernement, sans que Retailleau, patron desdits LR ne bouge le petit doigt pour les menacer de les expulser du parti. Dernièrement un article du Figaro titrait justement « Retailleau ou le lent poison de l’indécision ». Tout était dit dans le titre.
01:04 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 23 décembre 2025
Vous êtes lecteur de Synthèse nationale : pour aider notre action, contribuez à notre souscription patriotique 2025
Synthèse nationale, c'est d'abord un site et une revue fondés en 2006 par Roland Hélie. Notre entreprise militante a donc 19 ans, et en novembre 2026, elle fêtera ses 20 ans ! Se situant résolument dans le camp nationaliste et identitaire, site et revue livrent tout au long de l'année des analyses non-conformistes sur l’actualité et les questions de fond qui concernent notre pays et notre continent.
Synthèse nationale, c'est aussi une maison d’éditions créée en 2012 dont le catalogue compte près de 150 titres parmi lesquels ceux de la fameuse collection Les Cahiers d’Histoire du nationalisme. cliquez ici
Enfin, Synthèse nationale, ce sont des campagnes militantes, des conférences et des colloques thématiques à travers la France ainsi que des partenariats en Europe.
En contribuant à la souscription patriotique 2025 de Synthèse nationale, non seulement, vous recevrez une revue résolument engagée mais, en plus, vous nous aiderez à développer notre combat pour l’indispensable redressement de notre Nation et notre Civilisation…
Bulletin de participation cliquez ici
Vous pouvez aussi effectuer un virement.
Voici le numéro IBAN de Synthèse nationale :
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et le BIC : PSSTFRPPPAR
23:51 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Gouvernance perverse : quand le pouvoir déraille – Marion Saint Michel
Dans ce dernier numéro de l’année du Samedi Politique, Élise Blaise reçoit Marion Saint Michel, psychologue clinicienne et diplômée en sciences politiques, pour analyser la situation politique et sociale française à travers un prisme rarement exploré : celui des mécanismes psychologiques du pouvoir.
Crise du monde agricole, séquelles durables du Covid, discours anxiogènes, communication contradictoire des dirigeants, climat de peur permanent, tensions sociales et contrôle de l’information : assistons-nous à une forme de gouvernance qui dépasse la simple incompétence politique?
À partir de son ouvrage La gouvernance perverse – la décoder, s’en libérer, paru aux éditions Résurgence (disponible ICI ), Marion Saint Michel propose une grille de lecture pour comprendre les comportements des élites dirigeantes, les stratégies de provocation, l’inversion des valeurs et les effets de ces pratiques sur les populations.
17:37 Publié dans Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La haine contre Noël : le nouveau dogme d’une gauche qui se déteste

Balbino Katz
La politique, ces jours-ci, se ralentit, s’alanguit, semble retenir son souffle. Les grandes machines institutionnelles tournent à vide, les mots usés ne mordent plus sur le réel. Dans ces périodes d’atonie, on peut presque faire confiance aux histrions de gauche pour créer des conflits là où il ne devrait pas y en avoir, comme si la discorde tenait lieu d’activité intellectuelle de remplacement.
Ce matin, à la table de ma cuisine, entre deux gorgées de café, je parcourais Libération. Je suis tombé sur un texte signé par Paul B. Preciado, écrivain trans présenté par le journal comme philosophe. L’auteur fut autrefois une femme avant de décider qu’il était un homme. Ce fait, en soi, n’appellerait aucun commentaire s’il ne devenait la clé de voûte d’un système de pensée entier, projeté ensuite sur le monde comme une grille d’interprétation universelle.
L’article s’en prend à Noël. Le ton n’est ni celui d’une critique mesurée ni celui d’une analyse culturelle. Il s’agit d’un réquisitoire. Certaines remarques pourraient pourtant être partagées sans peine. La marchandisation excessive de la fête, son formatage par l’industrie culturelle américaine, la réduction de rites anciens à des objets de consommation, tout cela mérite d’être dit et l’a déjà été, souvent avec plus de finesse. Le cœur du texte n’est pas là.
Ce qui frappe, c’est l’acharnement à faire de Noël un objet intrinsèquement coupable. Pour Preciado, la fête serait un culte chrétien et nationaliste de la famille, un dispositif d’oppression, une mise en scène normative destinée à écraser les identités dissidentes. On retrouve ici la mécanique bien rodée de la déconstruction sociale, qui consiste à nier l’existence d’une norme commune pour la remplacer par une mosaïque de singularités sacralisées.
C’est à cet endroit précis qu’apparaît l’idée centrale, trop souvent laissée dans l’ombre, celle de la norme majoritaire conçue comme maladie. Le terme de « normopathe », employé sans la moindre hésitation, mérite qu’on s’y arrête. Il dit plus que de longs discours. Être conforme à l’ordre humain majoritaire, partager les traits, les habitudes, les structures familiales et symboliques de la majorité, ne relève plus du simple fait anthropologique. Cela devient une pathologie. La normalité est médicalisée, psychologisée, criminalisée presque. L’écart n’est plus un accident ou une épreuve, il devient une supériorité morale. La majorité, elle, est sommée de s’excuser d’exister.
Dans cette logique, l’infirmité disparaît comme réalité tragique pour être rebaptisée « diversité fonctionnelle ». Le mot soigne la blessure en niant son existence. La biologie cesse d’être un fait pour devenir une opinion parmi d’autres. Est femme celui ou celle qui se dit femme, est homme celui ou celle qui se dit homme, indépendamment de toute réalité charnelle. Le langage prétend commander au réel, et le réel, lorsqu’il résiste, est accusé de violence. La norme, autrefois cadre commun, devient l’ennemi.
Les formules employées par l’auteur finissent par dévoiler la nature profonde de son propos. Noël serait « la cruauté de classe, la violence de genre et sexuelle déguisée en cadeau sous le sapin ». Il irait jusqu’à devenir « l’inceste transformé en fête enfantine ». Puis vient l’aveu central, celui qui éclaire l’ensemble du texte, lorsqu’il écrit que, pour les personnes queer ou trans chez les chrétiens, Noël serait le moment du grand reniement de soi. La fête serait intrinsèquement raciste, patriarcale, nationaliste, binaire, commerciale et anti-écologique. Le mot intrinsèquement revient comme un marteau, signe qu’aucune rédemption n’est possible.
Ce texte, en vérité, ne parle pas de Noël. Il parle d’une haine intérieure projetée sur le monde. Il exprime le rejet d’un héritage, d’une continuité, d’un ordre symbolique qui rappelle que l’homme ne se crée pas seul. Or Noël, précisément, rappelle cela. Il rappelle la filiation, la transmission, la famille imparfaite mais réelle, le temps long qui précède et dépasse l’individu.
Noël, pourtant, ne se laisse pas enfermer dans la seule identité chrétienne que ses adversaires lui reprochent. La fête plonge ses racines bien plus profondément, dans notre spiritualité la plus ancienne. Bien avant le christianisme, les peuples d’Europe célébraient le solstice d’hiver, ce moment où la nuit atteint son point extrême avant de céder lentement la place au jour renaissant. Ce basculement cosmique, discret mais décisif, était vécu comme une promesse. On se rassemblait autour du feu, on partageait le pain, on conjurait l’obscurité par des rites simples et charnels. Le christianisme n’a pas effacé cet héritage, il l’a recueilli, baptisé, intégré dans son propre récit. C’est pourquoi Noël parle encore à tous, au-delà des croyances et des dogmes. Il touche une mémoire plus ancienne que les idéologies, une mémoire du corps et du monde.
C’est précisément cette profondeur qui le rend insupportable à ceux qui se sont mis en guerre contre toute forme de continuité. Quand on se déteste au point de vouloir ne plus être ce que l’on est, on finit par haïr tout ce qui rappelle l’ordre dont on est issu. La norme devient une offense, la tradition une violence, la lumière un scandale. Noël, dans ce regard tordu, n’est plus une célébration. Il devient un ennemi.
Source : Breizh.info cliquez ici
10:23 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Lundi 12 janvier 2026, à Paris : Emmanuel Abach, auteur de "Beyrouth 1976, des Français aux côtés des Phalangistes" invité du Centre Charlier
Beyrouth 1976 cliquez ici
10:22 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 22 décembre 2025
Le « quoi qu’il en coûte » d’une journée ordinaire au tribunal
La chronique de Philippe Randa
La salle d’un tribunal de province où, ce jour-là, les affaires traitées concernent uniquement des différents entre propriétaires et locataires. Quasi-exclusivement des questions de loyers impayés.
Les bancs du premier rang sont occupés par les avocats du principal bailleur social du département ; les suivants par les plaignants convoqués et leurs accompagnants, parmi lesquels peu de propriétaires particuliers, comme mon ami qui avait un différent avec son locataire. J’étais là pour le soutenir.
Il est toujours instructif de vivre en direct des scènes de la vie quotidienne, de celles qui pourrissent la vie de nos compatriotes.
Ce que j’ai entendu paraîtrait invraisemblable pour beaucoup… mais beaucoup moins pour quelques autres, habitués à une société devenant chaque jour plus kafkaïenne que la veille.
Les plaidoieries des avocats et les explications de madame la juge, en charge ce jour-là des « affaires » de cette cour, données aux personnes duement convoquées pour cause de litige locatif, me laissent tout d’abord perplexe : combien d’années d’études faut-il avoir fait pour comprendre le début d’un commencement d’explications du jargon judiciaire employé ? À l’évidence, quelques-unes… que ne se sont sans doute pas infligées la grande majorité des personnes présentes. Moi-même, d’ailleurs, simple touriste, bref…
Mais plus inquiétant, je doute pour ma part que la plupart des personnes directement concernées ne comprennent également nombre des demandes, précisions, conseils, avertissements ou mises-en-garde de madame la Juge, pourtant, là, parfaitement compréhensible pour le commun des mortels.
Ce n’est à l’évidence guère le cas pour les « cassos » (cas sociaux) concernés dont les expressions de visages sont aussi explicites que les réponses qui leur sont « arrachées » par la magistrate.
Cette journée, m’assure-t-on, est une journée judiciaire comme un autre. Et pourtant, je crois bien un moment qu’on m’a fait une bonne blague, genre « caméra cachée ».
Parmi les nombreux échanges, mon étonnnement rejoint celui de madame la juge quand cette dernière demande à un locataire quel est le montant mensuel de son loyer. Bien embêté, celui-ci se tourne alors vers… l’avocat de son bailleur qui, peut-être lui, le sait ! Mais qu’on ne s’inquiète pas, ce n’est pas parce qu’il ignore la somme dont il aurait dû s’acquitter chaque mois qu’il n’est pas prêt à s’engager – croix de baobab-croix-de-fer, madame la Juge ! – à payer tous les mois la somme de… 100 € ! En rattrapage de ses nombreux loyers impayés ? Ah ! non ! seulement 100 € ! Il ne peut pas faire davantage, faut être raisonnable, quand même !
Un autre locataire, assigné par son bailleur pour défaut de paiement depuis plus d’une année, en explique la raison avec une assurance et une candeur frôlant l’admiration : sa fille ayant trouvé bague à son goût, son mariage coûta fort cher ! Alors, en bon papa qu’il est, n’est-ce pas ! il n’a pas hésité à ce que les deux tourtereaux gardent de ce jour le plus beau des souvenirs… et quand on aime, on ne compte pas, c’est bien connu ! et puis, l’exemple venant d’en haut, voire même de très haut, même si « quoi qu’il en coûte », comme a dit l’autre, Mozart de la finance à ses heures et mari à Brigitte le reste du temps.
Et ainsi de suite… cela prend l’après-midi avant qu’enfin ! mon ami puisse exposer son cas.
Son locataire a payé ses premiers loyers, certes, puis a quitté l’appartement en début d’année (nous sommes en décembre), sans avertissement, sans rendre les clés, sans faire l’état des lieux… Bénéficiant de la caution de Visale, soit, pour ceux qui connaissent, « l’action logement (qui) se porte garant gratuitement pour couvrir loyers impayés et dégradations locatatives », mon ami avait bien encaissé jusqu’alors tous ses loyers, mais désirait désormais obtenir l’autorisation légale de récupérer son appartement déserté… ce qu’il obtient.
Satisfait, il va pouvoir faire appel à un huissier pour ouvrir la porte de celui-ci, établir l’état des lieux… et éventuellement demander à Visale de lui régler sa remise en état, comme prévu dans la convention. La suite ne le regarde pas.
La suite ? C’est-à-dire l’action que Visale va entreprendre contre son locataire « insouciant » ? « indélicat » ? « débile » ? qui a cumulé près d’un an de loyer pour… rien !
Contrairement à mon ami qui a obtenu ce qu’il désire, ce qui me réjouit pour lui, je sors pour ma part de cette immersion dans la réalité d’une journée au tribunal assez écœuré après tant de bêtises entendues, tant d’énergies déployées, tant de temps perdu, tant d’argent public gaspillé… Et je me souviens alors de cette réplique qui m’a fait tellement rire en regardant le film La Poison de Sacha Guitry, parlant des journalistes et des personnels employés par les tribunaux : « C’est ignoble de tuer… Mais ça fait vivre tant de monde ! »
Mais moins toutefois que ne pas payer son loyer, puis-je assurer désormais !
12:16 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 21 décembre 2025
Elections en Estremadure (Espagne) : Vox, la droite nationale espagnole, renforce considérablement ses positions
23:51 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Dimanche 21 décembre, 12 h : Sarah Knafo sur BFM TV
17:03 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Une lettre au Père Noël
11:05 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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À SAINT-BRIEUC : LA LISTE "LA DROITE POUR TOUS", MENÉE PAR PIERRE-YVES THOMAS, EST DÉJÀ EN CAMPAGNE
À Saint-Brieuc (22), l'intelligence l'a emporté. La droite de conviction, rassemblée derrière Pierre-Yves Thomas, ira unie aux élections municipales...
Le Télégramme de samedi
Ouest France de samedi
Nos lecteurs de Saint-Brieuc et ses alentours qui veulent soutenir la liste de Pierre-Yves Thomas peuvent écrire à : saintbrieuc2026@gmail.com
10:56 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 20 décembre 2025
LE DEUXIÈME VOLUME SUR LA MOUVANCE IDENTITAIRE BLANCHE AMÉRICAINE (CHN n°31) EST SORTI
23:19 Publié dans Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Notre catalogue de fin d'année 2025 est arrivé : dès maintenant, passez vos commandes pour Noël
23:13 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Bayonne (64) : au-delà des divergences, une liste affirmée d'union des forces nationales se présentera aux municipales
10:06 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Journal du chaos

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05:17 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sur le Baron Julius Evola
de Georges Feltin-Tracol
Quel ouvrage imposant ! 740 pages ! Une masse proche du kilogramme ! Une épaisseur de 4,5 cm, une largeur de 21 cm et une longueur de 29,5 cm ! Son prix s’élève à 52,00 €. La vie aventureuse de Julius Evola (Ars Magna, coll. « Evoliana », 2025) est sans conteste la biographie la plus riche de Giulio Cesare Evola (1898 – 1974).
Ce travail colossal revient à Andrea Scarabelli. Vice-secrétaire de la Fondation Julius-Evola, il offre au public francophone une édition revue, corrigée et augmentée par rapport à l’édition initiale. Traduit par Istvàn Leszno et préfacé par Alain de Benoist, le livre contient plusieurs cahiers photographiques, un appareil critique de notes sur quatre-vingt-deux pages, la liste intégrale des livres originaux d’Evola, une bibliographie exhaustive de dix-huit pages suivie de la bibliographie française des ouvrages évoliens parus dans l’Hexagone réalisée par le préfacier, soit quinze pages, et un index de noms propres mentionnés. Très impressionnant !
Au terme de longues et fructueuses recherches, Andrea Scarabelli résout certaines énigmes et écarte des légendes forgées autour de cette personnalité majeure de la vie intellectuelle du XXe siècle. Par exemple, Julius Evola n’a jamais été noble sicilien. Sa famille avec qui il entretient des rapports distants ne descend nullement de seigneurs normands venus en Sicile à l’appel du conquérant Robert Guiscard de Hauteville. Plus favorable à une aristocratie spirituelle qu’à une aristocratie héréditaire, il adopte le titre de « baron ». Ce n’est pas anecdotique ! Julius Evola déteste être appelé « Maître ». Andrea Scarabelli rapporte un entretien entre Placido Procesi et Evola qui déclare : « Je ne suis pas un Maître. Constatez les conditions qui sont les miennes. Même si j’en étais un, je ne pourrais pas me présenter comme tel. J’ai tout écrit parce que je me souviens. » Certains l’appellent « Professeur » bien qu’il n’ait jamais obtenu le moindre diplôme universitaire. Le désigner comme « Baron » pendant les conversations lui convient mieux.
Andrea Scarabelli insiste beaucoup sur l’influence de l’alpinisme dans l’affirmation de sa personnalité. Pratiquer ce sport exigeant développe une vive complémentarité entre la volonté de puissance, la recherche de l’effort et le sens du défi. Méditations du haut des cimes exprime cette grande passion vitale chère à l’écrivain romain. Régulièrement, il part, seul ou accompagné d’une autre personne, dans des courses réputées difficiles, voire dangereuses… Plus tard paralysé des membres inférieurs, son regard s’illumine dès que son interlocuteur évoque ce sujet. Exercer l’alpinisme témoigne d’un solide caractère. Ainsi se montre-t-il désagréable, agacé et irritable à l’égard du personnel médical hospitalier. Ce comportement varie selon les circonstances. « Pour certains, il est froid et distant, pour d’autres, il est empathique et ouvert, sans oublier, poursuit Andrea Scarabelli, ceux qui le voient comme désinvolte et prêt à se jouer de lui-même. »
Toute sa vie, Julius Evola exècre la bourgeoisie. Outre la promotion de la Droite spirituelle hostile à la modernité, il critique la morale commune des communistes et des catholiques qui plombe les années 1950. Il déplore l’interdiction des maisons closes. Il considère les prostituées plus honorables que les bourgeoises et se gausse de la bigoterie gouvernementale. À propos de la prostitution, à travers divers articles, il « propose […] l’institution de structures syndicales visant à protéger et à défendre les prostituées ». Il défend aussi les filles – mères célibataires. Ce supposé misogyne tance les hommes qui se défilent de leurs responsabilités paternelles.
Longtemps marginalisé, Julius Evola se surprend qu’après 1945, de nouveaux et précoces activistes au sein de la FUAN (Front universitaire d’action nationale) et du Front de la Jeunesse du MSI (Mouvement social italien) le lisent avec passion. Si le Baron se félicite de cet enthousiasme, il s’agace parfois de leur « évolomanie ». Lui qui polémique avec des « guénolâtres » calfeutrés dans une morne adoration, se moque de certains de ses admirateurs dont le comportement moutonnier l’insupporte. Andrea Scarabelli cite Adriano Romualdi, auteur de Julius Evola, l’homme et l’œuvre : « Un jour, entendant qu’un groupe de ses admirateurs consacrait le lundi à la lecture des Hommes au milieu des ruines, le mercredi à celle de Révolte contre le monde moderne et le vendredi à Chevaucher le tigre, Evola les interrompit pour demander non sans malice : “ Et quel jour consacrez-vous à la Métaphysique du sexe ? ” »
Les relations sont loin d’être au beau fixe avec ses correspondants réguliers. René Guénon ne cache pas son scepticisme envers l’Italien qui s’investit un peu trop à son avis dans le fracas du monde moderne. Il oublie cependant que Julius Evola a participé à la Grande Guerre (1915–1918) en tant qu’officier d’artillerie. Il recevra au nom de ce passé en 1969 le titre de « chevalier de Vittorio Veneto » signé par le président de la République italienne…
Une incompatibilité d’intention se produit avec Ezra Pound. Le contempteur de l’usure n’adhère pas à la vision du monde évolienne qui récuse toute hégémonie de l’économie. De son côté, l’ancien dadaïste s’interroge sur la poétique poundienne. Il la juge plus que surfaite…
La vie aventureuse de Julius Evola décrit donc les nombreuses facettes de l’auteur de « Chevaucher le tigre ». Certes, comme l’admet volontiers Andrea Scarabelli, le chantre de l’impersonnalité active n’aurait pas approuvé cette ambitieuse biographie. Qu’importe ! Elle témoigne de la singularité d’un très « bon Européen ».
Salutations flibustières !
• « Vigie d’un monde en ébullition », n°178, mise en ligne le 15 décembre 2025.
00:05 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 19 décembre 2025
Une bonne nouvelle n'arrive jamais seule : après Arthur de Gobineau, un quatrième volume dans la Bio collection consacré à Jacques Cartier
18:23 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L’argent des Européens pour une guerre sans fin
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Une fois de plus, les peuples européens découvrent au petit matin que leur avenir se décide sans eux, contre eux et à leurs dépens. En pleine nuit, dans l’opacité la plus totale, des dirigeants hors-sol engagent 90 milliards d’euros pour financer une guerre étrangère, sans jamais avoir demandé l’avis des peuples qu’ils prétendent représenter. Aucun référendum, aucun débat démocratique digne de ce nom : seulement des oukases technocratiques et une fuite en avant idéologique.
Cet argent, c’est celui des classes moyennes européennes déjà étranglées par l’inflation, la dette et l'assistanat de l'immigration. Et il est destiné à soutenir un régime ukrainien dont la corruption endémique est documentée depuis des années, y compris par les institutions occidentales elles-mêmes. Voilà donc la nouvelle priorité de l’Union européenne : la guerre plutôt que la paix, Kiev plutôt que nos hôpitaux, nos agriculteurs et nos familles.
Quant au pillage des avoirs russes gelés, heureusement qu’il n’a pas eu lieu. Ce vol pur et simple aurait constitué un casus belli évident avec une puissance nucléaire, mais aussi un précédent juridique désastreux. Qui investirait encore en Europe si la propriété privée peut être confisquée au gré des rapports de force géopolitiques ? Ce serait la fuite massive des capitaux, l’effondrement de notre crédibilité et la ruine économique à long terme.
Assez de dogmatisme, assez d’aveuglement. Cette guerre a déjà fait trop de morts, trop de destructions, trop de veuves et d’orphelins. Il est temps de sortir de la logique de l’escalade et de travailler enfin à une solution de paix réaliste, qui n’humilie aucun des deux belligérants. L’Europe n’a pas vocation à être le carburant d’une guerre sans fin. Place à la paix, place aux peuples.
17:46 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Samedi 27 décembre, au Perrier (85) : l'arbre de Noël avec Eric Mauvoisin-Delavaud
Ce sera pour vous l'occasion d'acheter sur place le livre d'Eric Mauvoisin-Delavaud, "Haut les coeurs" :
Pour ceux qui ne pourront pas être présents, vous pouvez le commander cliquez ici
17:39 Publié dans MUNICIPALES 2020, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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