lundi, 12 janvier 2026
LA BIO COLLECTION (DÉTERNA ET SYNTHÈSE NATIONALE) : 5 VOLUMES EN 5 MOIS !
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dimanche, 11 janvier 2026
TRUMP VEUT-IL ANNEXER LE GROENLAND ? C’EST « INUIT » !
Le Bloc-notes de Jean-Claude Rolinat
Après la spectaculaire action au Venezuela, les visées annexionnistes sur le Canada et le Groenland, le possible « ménage » en Iran, à Cuba et au Nicaragua, Donald TRUMP affiche aux yeux du monde un impérialisme tranquille, sans mauvaise conscience aucune : « América is back » !
Le kidnapping de Maduro a scandalisé nombre de « belles consciences », y compris au sein du Rassemblement national, ce qui est un comble car ce mouvement, sauf erreur de ma part, affichait, en tant qu’héritier du FN, un anticommunisme de « bon aloi »…
S’agissant de l’enlèvement d’une célébrité, ce n’est pas une première dans l’histoire contemporaine. Eichmann a été capturé à Buenos Aires par le Mossad, et Klaus Barbie a été livré à la France, non sans contrepartie, par le gouvernement de La Paz. L’opération militaire menée au Venezuela démontre trois choses :
1 – L’entourage du président Maduro n’était pas sûr, le régime est vermoulu.
2 – Démonstration de l’excellente technicité des commandos américains, « à l’Israélienne ».
3 – Donald Trump affirme par ce geste que, désormais, il ne tolérera plus dans le sous-continent latino-américain de régime hostile à Washington. D’ailleurs, l’évolution électorale semble lui donner raison. L’Argentine est entre de bonnes mains, et la Bolivie comme le Chili ont élu des présidents classés à droite. Au Honduras, belle « république bananière » en Amérique centrale s’il en est, c’est Nasry Asfura, ayant les faveurs du président des États-Unis - tout comme le président Bukele du Salvador -, qui a été élu. Quant au Panama, il ne lui a pas fallu longtemps pour souscrire aux exigences américaines relatives à la tentative de mainmise chinoise sur le canal. L’exemple de la capture du général Noriega en janvier 1990 à la nonciature de Panama city, était encore dans toutes les mémoires. Le président José Raul Molino a obtempéré. Reste le Brésil de Lula, un gros morceau, qui échappe à Washington depuis que l’ancien président Jair Bolsonaro a été incarcéré.
Le Groenland, le 51e État américain ?
Doit-on prendre au sérieux les velléités annexionnistes de Donald Trump à l’égard du Canada et, surtout du Groenland ? La fusion du Canada avec les États-Unis répondrait à une logique géographique et géopolitique, d’autant plus que ces deux États fédéraux sont intégrés dans une défense aérospatiale commune au sein du NORAD.
Après tout, l’Alaska n’est séparé du reste du pays que par le territoire du Yukon et la province de la Colombie britannique. De plus, les Canadiens anglophones – l’immense majorité -, ont un mode de vie très proche de celui de leurs voisins du sud. Le Québec francophone, y trouverait son compte, pouvant enfin faire de « la Belle province » un pays indépendant.
Autrement plus délicate serait l’annexion du Groenland à laquelle, pourtant, le président américain semble tenir. Rattachement par la négociation ou par la force ? Telle semble être l’alternative qui s’offrirait aux 58.000 habitants de l’île-continent. Une annexion pacifique ne pourrait se concevoir qu’après un résultat positif par voie référendaire, et, surtout, avec le renoncement de Copenhague.
Actuellement, seuls deux partis indépendantistes, l’Inuit Ataqaritgït et le Naleraq, recueillant respectivement 7 et 8 sièges sur 31 au parlement local, constituent une forte minorité politique favorable à la souveraineté par rapport au Danemark. Ils sont « très travaillés » par les Américains, et pourraient in fine, se rallier à l’hypothèse d’un « État libre associé ». On en est loin, car les deux tiers de la population sont encore hostiles à cette idée « d’américanisation », sans toutefois repousser, à terme, l’idée d’indépendance totale par rapport au Danemark.
Une précédente tentative d’achat de cette île continent avait déjà été présentée en 1946 par le président Truman, sans succès : le Danemark avait repoussé une offre de 100 millions de dollars. Aujourd’hui Trump semble revenir à la charge. En opposition à ce contrôle espéré « en douceur », dans un premier temps plus économique que politique - les terres rares étant un enjeu majeur dans les décennies à venir – les États-Unis pourraient-ils envisager une action en force ? Imagine-t-on les Gi’s débarquer à Nuuk, la capitale, l’ex-Godthab des Danois ? Il est vrai que les États-Unis disposent déjà d’une base aérospatiale à Pitiffik, l’ex-Tuhlé sur la côte nord-ouest. C’est un important observatoire de l’activité russe dans l’Arctique. Le Danemark serait-il en mesure, lui qui achète l’essentiel de son armement dans les arsenaux américains, de s’y opposer ?
La fin de l’OTAN ?
On a déjà vu au sein de l’OTAN, deux pays membres de cette alliance, la Grèce et la Turquie (1) s’affronter à Chypre, en juillet 1974. Le président français, si prompt à vouloir se porter au secours de l’Ukraine par exemple, montrerait-il ses petits bras à l’Oncle Sam, lui qui est incapable d’assurer l’ordre dans ses banlieues ? Un tel affrontement signerait la fin de l’Alliance atlantique. Le président Trump est-il prêt à en payer le prix, pour acquérir un immense espace dont le sous-sol, dit-on, regorge de minerais précieux ?
Un tel scénario donnerait des ailes à la Chine pour s’emparer de Taïwan – non sans difficultés et de très sérieux dommages -, et justifierait pour Poutine l’annexion du Donbass et de la Crimée (2). Il est plus probable que l’homme d’affaires au pouvoir à la Maison Blanche, adepte du deal, tentera d’appâter les Groenlandais en leur faisant miroiter mille avantages, tout en encourageant le puissant ressentiment des Inuits à l’égard du colonisateur Danois, qui ne fut pas toujours un enfant de chœur !
La tectonique des plaques
Le monde bipolaire que nous avons connu pendant la « Guerre froide » est caduc. De nouvelles puissances émergent au sein des BRICS, notamment l’Inde et la Chine, surtout la première, puissances émergentes et bientôt dominatrices, qui n’ont plus besoin de « protecteur » pour s’affirmer sur la scène mondiale. La Chine est l’usine du monde et l’Inde, en dépit de ses terribles disparités sociales, est une nation nucléaire et spatiale. Elle s’affirme comme la grande puissance d’Asie du Sud.
L’Union européenne, qui ressemble de plus en plus à l’Union soviétique sans le goulag, tente de s’affirmer, elle aussi, comme une puissance en devenir. Mais l’oligarchie mondialiste qui la dirige, travaille bien plus, en profondeur, contre l’intérêt de ses États membres que pour leur prospérité. La signature du traité du MERCOSUR en est un exemple flagrant, notamment pour nos éleveurs de bovins. Qu’en sera-t-il demain, si, « ce qu’à Dieu ne plaise », l’Ukraine devenait le 28e membre de cette pseudo « U E » ?
Si le magistère diplomatico-militaire de Trump perdure – que ce soit l’intéressé ou son vice-président comme successeur -, l’Europe, par la lâcheté et/ou l’incapacité de nombre de ses dirigeants, passera aux oubliettes de l’Histoire. Et peut-être que les populations du Groenland – qui ont déjà juridiquement rompu avec l’Union européenne -, seront tombées dans le giron de l’Amérique impériale. Si la poursuite de l’aide américaine à l’Ukraine n’est pas une monnaie d’échange avec les pays européens membres de la « Coalition des volontaires » (3) – à savoir soutien américain à Kiev contre la reconnaissance d’une main mise américaine sur un Groenland « anschlussé » -, Russes et Américains, chacun dans leur sphère, en dépit des classiques rodomontades verbales, s’entendront comme larrons en foire…
Notes :
(1) Lire dans la collection « Les cahiers d’histoire du nationalisme » « Le septennat des colonels grecs», édité par « Synthèse nationale » cliquez ici
(2) La Crimée est, indubitablement, russe par sa population – majoritairement russophone -, et par l’Histoire. Sa conquête remonte au règne de Catherine II, au XVIIIe siècle. Kroutchev, en tant que Premier secrétaire du Parti communiste d’Union soviétique, avait arbitrairement rattaché cette péninsule à la « République » soviétique d’Ukraine, sa terre natale. Les seuls qui pourraient se revendiquer comme authentiquement « criméens », sont les Tatars, 10% à 12% de la population.
(3) Pour l’instant, seuls le Royaume-Uni et la France sont en pointe sur ce projet, dont les Russes ne veulent pas entendre parler. L’Italie de Méloni, prudente, n’ira pas en Ukraine…
18:04 Publié dans Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Les gauches, toujours du mauvais côté de l’Histoire : de L’URSS au Venezuela
Michel Festivi
C’est Giorgia Meloni qui a lancé cette phrase des plus opportunes, lors d’une conférence de presse, organisée par le Conseil de l’ordre des journalistes, le 9 janvier dernier. « Je trouve surréaliste que l’extrême gauche tente d’expliquer aux exilés vénézuéliens ce que signifie être vénézuélien ». Elle est revenue sur la situation plus que déplorable du peuple dans ce malheureux pays, qui souffre la misère depuis 26 ans, au point que 8 millions d’entre eux ont fui leur patrie. « Il arrive que les enfants aillent à l’école deux jours par semaine. Il y a objectivement une situation de pauvreté généralisée », a-t-elle rajouté.
Et pour enfoncer le clou, sans emphase inutile, et avec un calme olympien, elle fustige la gauche italienne, et ses propos salutaires pourraient se généraliser à toutes les gauches et singulièrement à la gauche française, qui unanimement soutient le tyran Maduro : « Ces images de syndicats gauchistes qui défilent sont les images d’un monde où les gauchistes vivent depuis toujours. C’est un monde dans lequel ce n’est pas l’idéologie qui se plie à la réalité, mais la réalité qui se plie à l’idéologie. Et elle conclut dénonçant une gauche « toujours du mauvais côté de l’Histoire ». Les faits historiques lui donnent entièrement raison, défilons le fil.
En 1919, alors que la Ligue des droits de l’Homme recevait des témoignages percutants des émigrés russes, qui dénonçaient la mise en place du totalitarisme le plus absolu, elle refusa de condamner le régime léniniste, au nom de la grande révolution française, matrice de tous les totalitarismes, comme l’a parfaitement démontré Stéphane Courtois (1). À cet égard, le témoignage de l’envoyé de L’humanité, alors socialiste, Boris Kritchevski est éloquent. (2). Il fut parfaitement analysé par un journaliste de L’Express, dans un livre remarquable qui reprend toute cette affaire (3). Toutes les preuves convergeaient pour que soit dénoncé la soviétisation brutale de la société, mais la myopie fut généralisée, malgré le livre d’Henri Béraud en 1925, Ce que j’ai vu à Moscou. Gide qui dénonça le régime en 1936 et 1937 fut injurié par les communistes (Retour d’URSS et Retouches à mon retour d’URSS).
Rebelote en 1936 et 1937. Lors des procès de Moscou, où les accusés, tous d’anciens bolchéviques, torturés physiquement et moralement (chantages envers leurs familles), passaient des aveux totalement extorqués, et furent tous fusillés, la même Ligue des droits de l’Homme, sous la présidence de Victor Basch, pris fait et cause pour le régime stalinien des plus totalitaires, et ce grâce au rapport d’un avocat socialiste, qui prétendit que les aveux unanimes militaient pour accepter les condamnations à mort, les opposants à ses conclusions furent exclus. (4)
En 1948, les tchèques auraient aimé que l’Occident intervienne contre les communistes, qui par un coup de force avaient pris le pouvoir et défenestré le président de la république ; où comme les Polonais, qui contrairement aux accords de Yalta, ne purent jamais bénéficier l’élections libres, qui avaient été pourtant promises par le maître du Kremlin à Churchill. Et les allemands de l’Est en 1953, qui se révoltèrent contre la misère et la pénurie ; et les Hongrois en 1956, qui appelèrent en vain les USA à l’aide, ces derniers restant taisants, au nom de la sacro-sainte coexistence pacifique et sans doute un philo communisme généralisé. Depuis 1945, et même avant, le respect du soi-disant droit international a toujours favorisé les dictatures, surtout les rouges.
Si le monde libre était intervenu en Hongrie en 1956, les soviétiques qui bluffaient comme à l’accoutumé, auraient reculé, et les pays de l’Est, auraient été libérés du communisme, plus de trente ans avant l’échéance. Il est vrai, que visitant la Hongrie communiste en 1976, une délégation du parti socialiste emmenée par Mitterrand avait fait le panégyrique du régime. Et en 1973, les communistes « français » insultaient Soljenitsyne, en le traitant de traitre et d’hitlérien.
On aimerait en France, que nos dirigeants, les Macron, Lecornu, Barrault, tiennent des propos aussi roboratifs, que ceux tenus par Meloni en Italie. Mais nous avons les pires autorités publiques qui soient, ce n’est pas pour rien si la voix de la France est totalement inaudible, d’autant que les déclarations de nos pitoyables élites peuvent varier du tout au tout en 24H. En Espagne, l’ensemble des gauches et tout le gouvernement socialo-communiste de Pedro Sanchez se sont rangés derrière Maduro et son régime. Il faut dire que les gauches espagnoles sont à bonne école et qu’elles s’y entendent en trucage des élections, comme cela a eu lieu en février 1936, avec tous les tripatouillages constitutionnels qui suivirent. (5) (6). Oui, au nom de principes dévoyés, les gauches ont toujours œuvré contre les libertés des peuples. Et le pire, c’est que certains qui osent se prétendre souverainistes, patriotes, nationaux, voire catholiques, emboitent le pas de ces infamies au nom d’un antiaméricanisme primaire, qui a toujours, et l’Histoire l’a démontré, fait le jeu de nos plus terribles ennemis.
Notes :
(1) : Stéphane Courtois : Lénine, l’inventeur du totalitarisme, Perrin, 2017.
(2) : Boris Kritchevsky : Vers la catastrophe russe, Lettre de Petrograd au journal l’Humanité, octobre 1917-février 1918, préface de Jean-Claude Casanova, Éditions de Fallois, 2022
(3) : Christian Jelen : L’aveuglement, les socialistes et la naissance du mythe soviétique, préface de Jean François Revel, Flammarion, 1984.
(4) : Michel Festivi : La désinformation autour du Parti communiste « français », préface de Francis Bergeron, Dualpha, 2024 - pages 51 à 64. Cliquez ici
(5) : Manuel Alvarez Tardio et Roberto Villa Garcia : 1936, Fraude y violencia en las elecciones del Frente popular, Espasa, 2017.
(6) : Michel Festivi : Les griffes de Staline sur l’Espagne républicaine, 1936-1939, préface de Pio Moa, Dualpha 2025. Cliquez là
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Dimanche 18 janvier à Paris : la Marche pour la Vie 2026
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L’enjeu groenlandais et l’autonomie européenne
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
Je me tiens sur le quai du port du Guilvinec. Le jour est blafard, le vent coupe la joue et les coques quittent l’abri avec cette résolution taciturne qui fait les marins bretons. Le froid, ce matin-là, a quelque chose d’orientant. Il pousse l’esprit vers le nord, vers cette île immense et presque vide qui revient dans les conversations des chancelleries, le Groenland. Les mains dans les poches, je pense à cette possession danoise lointaine, entrée dans l’orbite de Copenhague au début du XVIIIᵉ siècle, en 1721, quand le royaume scandinave entreprit d’y rétablir une présence durable. Longtemps marginale, cette terre arctique est aujourd’hui scrutée avec une intensité nouvelle par les États-Unis.
Nouvelle dans sa forme, ancienne dans son fond. L’intérêt américain pour le Groenland n’est ni improvisé ni capricieux. Il traverse les décennies, des tentatives d’achat du XIXᵉ siècle aux accords de défense conclus pendant la Seconde Guerre mondiale, puis à l’installation de la base de Thulé, devenue aujourd’hui Pituffik, clef de voûte du dispositif antimissile nord-américain. Ce qui frappe désormais, c’est la verbalité assumée, la publicité donnée à cet intérêt par un président des États-Unis qui parle d’annexion, de nécessité stratégique, et le fait sans détour. La parole précède parfois l’acte, parfois elle le prépare.
Il suffit d’avoir la mémoire un peu longue pour se souvenir que Washington ne découvre pas aujourd’hui le goût des possessions ultramarines européennes. En 1898, profitant d’un prétexte fragile et d’une insurrection cubaine qu’ils soutenaient en sous-main, les États-Unis entrèrent en guerre contre l’Espagne. L’issue fut rapide. Cuba passa sous tutelle, Porto Rico fut annexé, les Philippines arrachées à Madrid. L’Europe observa, choquée sans doute, mais déjà résignée. L’Espagne, elle, encaissa le coup et produisit, dans la douleur, cette « génération de 98 » qui sut transformer la défaite en examen de conscience national.
L’histoire enseigne aussi l’art de l’oubli. Une fois le choc passé, le monde s’adapte. La puissance américaine est telle qu’on ne peut faire comme si elle n’existait pas, ni demeurer éternellement dans le ressentiment. En 1898, nombre de capitales européennes, Londres comprise, se félicitaient en silence de voir une puissance sœur, anglo-saxonne, prendre le relais d’un empire latin à bout de souffle. L’illusion d’une anglosphère harmonieuse faisait alors florès. Aujourd’hui, le décor a changé. Une prise de contrôle du Groenland sans l’accord de Copenhague poserait une question d’une autre nature, car elle viserait un allié, membre de l’OTAN, et mettrait à nu les lignes de fracture du continent.
Les scénarios circulent à voix basse. Action militaire rapide, pression politique locale, instrumentalisation du désir d’indépendance groenlandais, rien n’est exclu dans les hypothèses des diplomates. L’Europe, dans tous les cas, encaisserait un choc comparable à celui de l’Espagne finissante. Un choc peut-être salutaire. Le Groenland, à dire vrai, reste périphérique aux intérêts centraux européens, comme Saint-Pierre-et-Miquelon l’est pour la France. Sa perte ne bouleverserait pas l’équilibre géostratégique du Vieux Continent. En revanche, l’onde psychologique serait considérable. Elle poserait frontalement la question de l’alliance atlantique et de sa pertinence hors du cadre qui l’a justifiée, celui de la menace soviétique.
Ce moment pourrait donc être décisif. Non par la perte d’un territoire, fût-il immense, glacé et chargé de symboles, mais par la révélation brutale d’un malentendu ancien. L’Europe vit encore sur l’idée que l’alliance atlantique est un destin, alors qu’elle n’a jamais été qu’une conjoncture. La disparition de l’Union soviétique aurait dû entraîner sa dissolution naturelle ou, à tout le moins, sa transformation profonde. Rien de tel ne s’est produit. Par inertie, par confort, par peur aussi, les Européens ont prolongé un lien dont les termes se sont inversés. Le Groenland agit ici comme un révélateur chimique, faisant apparaître à la surface ce qui, jusque-là, restait dissous dans le langage diplomatique.
Cette fenêtre d’opportunité est étroite, et peut-être unique. Elle tient à la conjonction de plusieurs facteurs rarement réunis. Les États-Unis regardent désormais vers le Pacifique, vers la Chine, et considèrent l’Europe moins comme une alliée que comme un théâtre secondaire, utile tant qu’il ne contrarie pas leurs priorités. L’Europe, elle, dispose encore d’une puissance économique, technologique et démographique suffisante pour s’ériger en pôle autonome, à condition de le vouloir. Or la volonté politique naît rarement dans le confort. Elle surgit presque toujours d’un choc.
Sur ce point, les analyses de Mary Kaldor, pourtant éloignées de toute tentation continentale, méritent d’être relues. Dès les années 1990, elle soulignait que la communauté d’intérêts entre l’Amérique et l’Europe n’était ni naturelle ni éternelle, et que la divergence stratégique finirait par produire une rupture, non par hostilité idéologique, mais par simple logique de puissance. L’Amérique, écrivait-elle en substance, ne peut accepter durablement un partenaire qui aspire à l’autonomie dès lors que cette autonomie contrarie ses propres impératifs de sécurité globale.
Les penseurs français n’ont pas dit autre chose, chacun à leur manière. Raymond Aron, lucide jusqu’à la sécheresse, rappelait que les alliances ne survivent pas à la disparition de la menace qui les a fondées. Pierre Hassner insistait sur la fragilité des solidarités occidentales dès lors qu’elles ne reposent plus sur un péril commun clairement identifié. Plus récemment, Marcel Gauchet a montré combien l’Europe s’était enfermée dans une posture post-historique, croyant pouvoir substituer le droit, les normes et les procédures à la décision politique, oubliant que celles-ci ne valent que si elles sont adossées à une force capable de les défendre.
L’éventuelle prise de contrôle du Groenland par les États-Unis serait alors moins un drame territorial qu’un événement fondateur. Un rappel brutal que la souveraineté ne se délègue pas indéfiniment, que la protection a toujours un prix, et que l’Histoire ne s’arrête jamais, même sous la banquise. L’Europe serait placée devant une alternative simple, presque brutale, continuer à vivre dans l’ombre stratégique d’une puissance extra-européenne, ou accepter le risque, donc la responsabilité, de son indépendance.
Sur le quai du Guilvinec, le froid finit par engourdir les doigts. Les marins, eux, savent qu’il faut parfois sortir malgré la mer mauvaise, faute de quoi on meurt à quai. Le Groenland pourrait être cette mer mauvaise. Une épreuve rude, inconfortable, mais peut-être nécessaire pour qu’un continent cesse enfin de confondre sécurité et dépendance, et retrouve le goût âpre de la décision.
Source Breizh Info cliquez ici
11:59 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 10 janvier 2026
Le retour du Shah de plus en plus envisagé en Iran...
Je viens de retrouver cette photo. Elle date de 1987. J'avais été invité à une réunion de l'opposition iranienne à Paris à laquelle participait Reza Pahlavi.
Il était déjà persuadé que le régime des mollahs tomberait à un moment ou à un autre et qu'il serait amené à jouer un rôle essentiel à ce moment là. L'Histoire, 40 ans plus tard, est peut être en train de lui donner raison...
Comme quoi, il ne faut jamais désespérer.
Roland Hélie
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Philippe de Villiers vendredi soir sur C News

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Cartographie de l’insécurité et de l’immigratiion en France

Une application en ligne fait actuellement trembler une partie de la classe politique française. Son nom : mafrance.app, relayée sur X par le compte « Où va ma France ? ». Son principe est simple, mais explosif : compiler des données publiques pour dresser une cartographie précise de l’évolution sociale du pays. Résultat : une lecture brute, chiffrée, parfois glaçante de la transformation de nombreux territoires.
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Source : breizh.info
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Journal du chaos

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vendredi, 09 janvier 2026
L’inculture de nos hommes politiques est abyssale, l’exemple de Jean François Copé
Michel Festivi
Nous avons la classe politique la plus nulle qui soit, à de très rares exceptions près. Il est donc normal que notre pays sombre dans le néant, par la faute de politiciens totalement incultes et ignares. Mais le comble du comble vient d’être atteint par le nullissime Jean-François Copé, maire de Meaux, et qui fait partie de ces tristes personnages.
Le Figaro du 9 janvier 2026 nous apprend, qu’interrogé sur BFMTV le 8 janvier, au sujet des municipales à Paris, et de la candidature de Sarah Knafo qui s’était dite prête à travailler avec Rachida Dati, il a fait du Xavier Bertrand en déclarant que son camp n’avait « rien à voir avec Sarah Knafo, ni avec Éric Zemmour....il a fait l’éloge de penseurs d’extrême droite, tel que Jacques Bainville, qui n’est pas très connu aujourd’hui, mais qui était un des philosophes de l’extrême droite au XIXe siècle ».
Comme bêtises incommensurables, on ne fait pas mieux. Outre les absurdités habituelles sur la non possibilité de s’associer avec tel ou tel, qui relève de l’analyse politique digne d’un enfant de trois ans et encore, Copé se distingue par une vertigineuse ignorance qui confine à une incompétence remarquable.
Jacques Bainville (1879-1936), fut un étourdissant journaliste, un prodigieux historien, qui fut élu à l’Académie française en 1935, au fauteuil de Raymond Poincaré. Outre ses éditoriaux dans le quotidien L’Action française, il était le directeur de la Revue Universelle. Il écrivait aussi, dans de très nombreux journaux, Le Petit Parisien, La Gazette, La Liberté, La Nation Belge, et bien d’autres encore.
Dreyfusard, puis monarchiste, malgré qu’il fût un fils de famille des plus républicaines qui soit, il voyagea notamment en Allemagne et publia son premier livre en 1900, à 20 ans, Louis II de Bavière. Bainville fut donc, contrairement aux élucubrations vides de sens de Copé, historien et journaliste et du XXe siècle.
Il se fera connaître par ses chroniques économiques et financières, qui seront très lues et très suivies. Mais c’est en 1920, qu’il va publier un livre en tout point extraordinaire au premier sens du terme, que tout homme cultivé doit avoir lu, - ( ce n’est visiblement pas le cas de Copé) -, Les conséquences politiques de la paix, sur le funeste traité de Versailles (1919). Cet ouvrage, écrit en référence au livre de Keynes, Les conséquences économiques de la paix, est proprement saisissant.
Dès 1920, Bainville, par ses connaissances politiques et historiques - (Ce n’est visiblement pas le cas de Copé) -, va 15 ans avant tout le monde, décrire la montée du pangermanisme allemand, imaginer un futur Adolf Hitler, qui sera à la fois écrit-il « socialiste et national » et qui deviendra le chef de la nouvelle Allemagne revancharde. À cette date, Hitler était encore un simple caporal démobilisé, qui commençait une carrière de renseignement politique dans la nouvelle armée allemande, à la demande de son capitaine.
Bainville, en 1920, prévoit l’arrivée de l’Anschluss qui n’interviendra qu’en 1938, le démantèlement de la Tchécoslovaquie (septembre 1938 à mars 1939), et que la guerre reprendra entre l’Allemagne et la France à cause du couloir polonais de Dantzig (septembre 1939), qu’il jugeait comme une absurdité totale, séparant deux parties de la Prusse allemande. J’indique à l’attention de Copé, que les éditoriaux de Bainville étaient lus par tous les hommes politiques de premier plan de cette époque, et qu’à plusieurs reprises, le ministère des affaires étrangères lui sollicita des conseils officieux, voire lui confiera des missions officieuses, tant les chancelleries étaient impressionnées par son savoir.
Bainville aura cette sentence célébrissime sur le calamiteux traité de Versailles « il s’agit d’une paix trop douce pour ce qu’elle a de dur, et trop dur pour ce qu’elle a de doux ». Comme beaucoup, il déplora que l’Allemagne ne fût pas divisée, à l’instar de François Mauriac, qui un jour, bien plus tard, avait déclaré « j’aime tellement l’Allemagne, que je suis ravi qu’il y en ait deux ». Non Copé, Bainville ne fut pas un philosophe du XIXe siècle !
Son Histoire de France (1), publié en 1924, reste une référence majeure, il écrivit des dizaines de livres d’histoire, tous plus remarquables les uns que les autres, comme Bismarck et la France, Histoire de deux peuples, Histoire de trois générations etc...Nous avions dans le temps, des personnages politiques qui avaient une culture exceptionnelle, qui en imposaient. Je pense bien sûr à des hommes aussi différents que Charles De Gaulle, François Mitterrand, Philippe de Villiers ou Jean Marie Le Pen. Copé a cru devoir vilainement faire référence dans sa diatribe balourde, à Éric Zemmour.
Quoi que l’on puisse penser de lui et de ses idées, il est largement avéré, qu’Éric Zemmour dispose d’une culture politique, philosophique, historique hors du commun, il l’a démontré dans ses prises de positions, ses articles, ses ouvrages. Copé se range parmi les plus aculturés de nos politiciens de basse extraction, comme les Xavier Bertrand et autres quidams ou le Delogu de LFI ; comme aussi le premier d’entre eux, un dénommé Emmanuel Macron, qui avait prétendu, en 2017, que la France n’a pas de culture, ni art. On comprend pourquoi notre pays part en quenouille, et qu’il n’est plus ni entendu ni écouté sur la scène internationale, et que nous sommes souvent la risée de tous.
(1) L'Histoire de France de Jacques Bainville a été rééditée en 2021 dans la collection Les grands classiques de Synthèse nationale cliquez ici
20:11 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sortie prochaine du nouveau numéro de Réfléchir & Agir
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Mercosur : la capitulation française sous drapeau européen
Thomas Joly - Président du Parti de la France
La résignation d’Emmanuel Macron sur le Mercosur est un aveu de faiblesse, presque une capitulation morale. Il vote contre, dit-il, tout en sachant que cela ne sert à rien : la posture du perdant consentant.
À l’heure où le monde redécouvre brutalement que seule la force décide, la France s’enferme dans la soumission procédurale. On nous explique que « l’Europe décide », comme si l’Europe était une divinité jalouse à laquelle il faudrait tout sacrifier. C’est faux et c’est lâche.
La France est l’un des principaux contributeurs de l’Union européenne : elle a donc des leviers, si elle accepte de s’en servir. Un bras de fer est possible. Un refus d’appliquer ce traité est possible. Mais pour cela, il faudrait une volonté politique, pas un communiqué de presse.
On nous parle de traités signés il y a des décennies comme de tables de la loi gravées dans le marbre. Quelle plaisanterie. Les nations vivent, les intérêts changent, seuls les naïfs croient qu’un bout de papier prime sur la survie d’un peuple.
Que les pseudo-souverainistes obsédés par le Frexit via l’article 50 de la Constitution européenne comprennent enfin : une grande puissance ne demande pas la permission.
Elle décide. Elle impose. Elle agit.
16:05 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Mercosur, l’Europe sans la France

Vincent Trémolet de Villers
C’est l’histoire d’un pouvoir qui a perdu le pouvoir. Il a commencé par déléguer sa souveraineté aux instances européennes pour les questions commerciales et agricoles ; il a soutenu à demi-mot un traité de libre-échange qu’il refuse aujourd’hui avec toute l’éloquence des démagogies de circonstance ; il a menti à Bruxelles, il a menti aux agriculteurs, il a menti aux électeurs, il s’est menti à lui-même : il se trouve emporté dans le siphon de ses mensonges.
Le traité du Mercosur n’est plus un texte commercial, c’est devenu un symbole politique qui, malgré lui, cristallise des années de renoncements, de confusions, de court-termisme, de double discours. Le génie européen de l’embrouille bureaucratique ; l’art français de la défaite.
Côté Bruxelles, c’est une figure très contestée, celle d’Ursula von der Leyen, qui va se charger de la signature finale. À son passif, la destruction méthodique de l’industrie automobile ; la décroissance énergétique, avec, pendant trop longtemps, une hostilité sourde au nucléaire ; la névrose normative sous couvert d’écologie (le « Green Deal ») ; les carcans de vigilance, de transparence, de précautions qui entravent nos entreprises : le politiquement correct en guise de politique. Elle essaye de faire marche arrière mais c’est trop tard ; pour les agriculteurs, VDL, c’est l’acronyme d’une Europe hors sol et hostile.
Côté Paris, Emmanuel Macron est pris au piège. Entre suivre l’Europe et exaspérer la France ou défendre la France sans que cette opposition empêche l’adoption du traité, il a choisi la seconde solution. Dans les circonstances, c’est la moins mauvaise, mais elle s’accompagne d’une humiliation cruelle : le chantre de la souveraineté européenne voit le pays dont il a la charge contraint de se soumettre au choix antagonique d’une majorité qualifiée.
En attendant, les éleveurs et les Centaure de la gendarmerie se livrent à un face-à-face qui serre le cœur. Des gens qui travaillent dur, qui nourrissent le pays et que l’on arrose de subventions en espérant qu’ils accepteront de disparaître en silence. Ce mépris des sachants (qui se trompent énormément) décuple la colère. Pouvoir faible, intraitable avec ceux qui le sont plus encore.
Source : Le Figaro 9 /01/2026
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Terre & peuple vient de rééditer une série d'ouvrages consacrés au paganisme enraciné européen
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jeudi, 08 janvier 2026
Eric Zemmour aux côtés des agriculteurs à Paris
17:07 Publié dans Eric Zemmour | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La France des tracteurs contre l'État hors-sol
Thomas Joly, Président du Parti de la France
Ce qui s’est joué cette nuit à Paris n’est pas un simple fait divers agricole, c’est un symptôme national. Quand des paysans, héritiers d’une France charnelle et laborieuse, doivent entrer en tracteurs dans la capitale pour être entendus, c’est que l’État a failli.
La Coordination rurale a eu le courage que d'autres syndicats n'ont plus : celui de dire non. Non à un gouvernement hors-sol, sourd aux réalités, ligoté par les dogmes euro-mondialistes qui sacrifient nos campagnes sur l’autel du libre-échange et de la norme absurde.
Oui, leurs revendications sont légitimes : on ne nourrit pas un pays avec des tableurs bruxellois.
Mais attention. La juste colère ne doit pas se tromper de cible. Entraver durablement la circulation des Français qui vont travailler, c’est prendre le risque de briser un soutien populaire réel et massif. Ces compatriotes ne sont ni des privilégiés ni des ennemis : ils souffrent eux aussi, et souvent autant que les agriculteurs.
L’État, cynique, n’attend que cela : que l'opinion se retourne contre ceux qui résistent encore. La pression doit être dirigée vers le sommet, pas vers la base. Faire plier l’État, oui. Emmerder ceux qui vous soutiennent, non.
14:21 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Braun-Pivet huée à l'Assemblée...
14:19 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La candidature de Sarah Knafo à la Mairie de Paris est un événement majeur
Editorial de Cyrano sur Riposte laïque de ce matin cliquez ici
Décidément, Sarah Knafo ne passe pas inaperçue en ce début d’année 2026. Déjà révélation politique de l’année 2025, elle a été celle qui a été le plus loin, parmi les dirigeants français, dans ce qui apparaît comme un soutien inconditionnel à Donald Trump, lors de l’opération menée au Venezuela. Une position qui d’ailleurs occasionne des débats internes animés, au sein de la rédaction de Riposte Laïque, où certains contributeurs font part de leur déception devant une telle position, quand d’autres soutiennent la ligne de Reconquête sur ce dossier. À noter que les échanges sont de qualité, respectueux de l’autre, et que notre site donne ainsi à nos lecteurs la possibilité de se faire eux-mêmes une opinion. Certains fustigent ce qu’ils appellent l’impérialisme américain, quand d’autres ont choisi le camp de Donald Trump contre le communisme, dans la guerre qui s’annonce avec la Chine.
Depuis plusieurs mois, Sarah Knafo avait fait savoir son intérêt pour la mairie de Paris, mais annonçait réfléchir avant de prendre sa décision. Elle l’a annoncée en direct au journal de 20 heures de TF1, profitant d’une belle promotion offerte par la renommée de TF1.
Certains diront que la candidature de la numéro 2 de Reconquête, parti crédité d’à peine 5 % dans les sondages, à la mairie de Paris, est un non-événement. Ils se trompent, car Sarah Knafo a une particularité que n’a aucun autre responsable politique : c’est une surdouée promise à un grand avenir. Sa jeunesse n’est absolument pas un handicap, tant elle maîtrise les dossiers qu’elle traite. C’est sans doute la meilleure porte-parole du camp patriote. C’est une travailleuse exceptionnelle, qui, à chacune de ses interventions, marque les esprits. Ce n’est pas pour rien que les militants l’adorent et que certains se prennent à rêver de sa candidature pour la présidentielle de 2027, hypothèse qu’elle a repoussée ce soir, sur TF1.
Bien évidemment, la machine de guerre Sarah Knafo va se mettre en place, et elle va annoncer, sur la fiscalité et l’insécurité, des mesures-chocs qui vont changer les priorités de la campagne. Comme Éric Zemmour en 2022, sur l’immigration, avant l’intervention de Poutine en Ukraine, c’est elle qui va fixer les thèmes aux autres candidats, qui vont lui courir après. Il suffit de regarder le site, déjà prêt, « Sarah pour Paris », pour voir que tout a été pensé, et que tout est prêt pour une campagne percutante.
Sa candidature redistribue les cartes. Elle était déjà donnée à des scores impressionnants, avant de l’annoncer. Elle va cibler essentiellement la gauche, et on devine que, contrairement au RN, enlisé dans son « Ni gauche ni droite », elle n’hésitera pas à aider Rachida Dati, au deuxième tour, pour débarrasser définitivement la capitale de la clique Hidalgo, des socialauds, des écolos, des cocos et de tous les nuisibles qui pourrissent la vie des Parisiens et des banlieusards depuis trop longtemps.
On va vivre une campagne parisienne des plus passionnantes, avec en outre la présence de Sophia Chikirou, qui ne rêve que d’une chose : tailler des croupières aux socialistes et arriver devant eux, pour les humilier dans une alliance qu’ils disent refuser… pour l’instant.
Enfin, Thierry Mariani, le candidat du RN, malgré ses qualités, va souffrir de la présence de Sarah, et il aura du mal, entre les deux tours, à justifier une abstention qui risque de profiter à la gauche.
Tout paraît se mettre en place pour un axe Dati-Knafo au deuxième tour, capable de prendre la mairie. Reste à savoir dans quel ordre…
Pour consulter le site "Sarah pour Paris" cliquez ici
13:17 Publié dans Municipales 2026, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Petit rappel opportun :
00:54 Publié dans Informations nationales | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 07 janvier 2026
Sarah Knafo est candidate à la Mairie de Paris
23:34 Publié dans Municipales 2026, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Un an après la disparition de Jean-Marie Le Pen, Jany, son épouse, invitée du Parti de la France
23:31 Publié dans Jean-Marie Le Pen, TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Après le grand basculement

Le coup de force de Caracas confirme le retour des empires dans un monde où la France et l’Europe sont faibles. Une fois de plus, Pierre Lellouche nous livre une analyse géopolitique pertinente de ce qu’induit la politique de Donald Trump. Une fois encore, les Américains sèment le désordre. Mais ils ont accouché cette fois du retour des empires, Russie, Chine, Inde qui viennent contester son hégémonie. Face à ce chaos, les Européens, faute d’entente, sont totalement démunis. Où va-t-on ?
Lire la suite ICI
Source : Valeurs actuelles 7/1/2026
07:42 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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7 JANVIER 2025 : JEAN-MARIE LE PEN NOUS QUITTAIT
Le Menhir est immortel cliquez ici
00:53 Publié dans Jean-Marie Le Pen, Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La doctrine Monroe, ou le rappel brutal du monde réel
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
Je reviens d’une semaine dans le Midi, non loin d’Aix-en-Provence, où j’ai fait l’épreuve salutaire de l’oubli volontaire. Oublier l’ordinateur, laisser le téléphone au fond d’une poche, se rendre disponible au paysage et aux livres, voilà un luxe que notre temps croit superflu et qui demeure pourtant l’un des derniers refuges de l’esprit. La Provence, avec ses collines ourlées de pins et ses pierres blondes, offre à qui sait regarder une leçon européenne ancienne, faite de mesure, de durée et d’équilibre. Sous ce ciel sans hâte, j’ai lu, j’ai marché, j’ai observé, comme on le ferait dans une province romaine demeurée fidèle à son génie.
L’illusion d’un retrait total ne dure jamais longtemps. Même au milieu des oliviers, le fracas du monde finit par parvenir jusqu’à vous. Les conversations des terrasses, les journaux laissés sur les tables, la télévision d’un bistrot ont fini par évoquer la spectaculaire opération militaire américaine qui a conduit des unités d’élite de la Delta Force à capturer sans pertes le président de facto du Venezuela. Le déploiement, d’une ampleur quasi théâtrale, a mobilisé des centaines d’aéronefs et des milliers d’hommes, rappel brutal de ce qu’est aujourd’hui la puissance militaire réelle. Nulle autre force au monde n’est en mesure d’égaler une telle projection, ni la Russie empêtrée dans la boue du front ukrainien, ni la Chine qui se gargarise de parades et de chiffres, ni surtout l’Europe, absente du tableau comme un figurant effacé.
Quelques heures après cet enlèvement réussi, Donald Trump s’est longuement adressé à la presse, invoquant une fois encore la doctrine Monroe pour justifier l’action américaine. Depuis son retour au pouvoir, cette référence est devenue chez lui une sorte de refrain, presque une incantation. Elle sert à rappeler, sans fard ni précaution oratoire, que les États-Unis entendent réaffirmer ce qu’ils considèrent comme un droit de naissance sur le continent américain. La doctrine, formulée en 1823 dans un monde encore secoué par les convulsions de l’empire espagnol, surgit ainsi des archives comme un texte vivant, réarmé pour le présent.
Les Européens, pour la plupart, restent interdits devant ce retour en force de principes géopolitiques que l’Amérique elle-même avait semblé reléguer avec la création des Nations unies en 1945. Le droit international, tel qu’il fut patiemment construit après la Seconde Guerre mondiale, se voit remisé au magasin des accessoires par un interventionnisme désormais décomplexé. Il serait pourtant naïf de s’en étonner. La politique, écrivait Carl Schmitt, repose d’abord sur la distinction de l’ami et de l’ennemi, non sur des abstractions juridiques. Les États-Unis renouent avec cette vérité élémentaire, pendant que l’Europe persiste à s’en détourner.
Notre faiblesse est multiple. Elle est militaire, économique, et plus encore politique. L’Union européenne, qui gouverne aujourd’hui nos destinées sans en assumer les risques, n’est que l’ombre d’une puissance, incapable de penser le monde tel qu’il est, et plus incapable encore de défendre ses peuples face au danger le plus immédiat, celui de la submersion migratoire. Cette impuissance n’est pas une fatalité historique, elle est le produit d’une volonté défaillante, d’un renoncement prolongé à toute idée de souveraineté charnelle.
C’est pourquoi il faut analyser avec sang-froid la résurgence de la doctrine Monroe, et peut-être, paradoxalement, s’en réclamer nous aussi. Non pas de la version tronquée que brandit Washington, mais de son texte originel, souvent oublié. En 1823, cette doctrine affirmait certes la prééminence américaine sur les affaires du Nouveau Monde, tout en renonçant explicitement à toute atteinte aux possessions européennes subsistantes, françaises ou britanniques. Elle constatait également, point essentiel, le désengagement volontaire des États-Unis des affaires européennes.
Ainsi comprise, la doctrine Monroe convenait parfaitement à l’Europe. Elle reconnaissait une réalité géopolitique sans humilier les puissances du Vieux Continent, et traçait une ligne claire entre les sphères d’influence. Les États-Unis n’avaient rien à faire en Europe, l’Europe conservait ses territoires et sa liberté d’action. Cette lecture intégrale, équilibrée, serait aujourd’hui plus favorable à nos intérêts que l’universalisme abstrait auquel nous nous accrochons par habitude.
La conclusion s’impose d’elle-même. Revendiquer la doctrine Monroe, oui, mais dans sa totalité. L’Amérique aux États-Unis, l’Europe et ses territoires ultramarins aux Européens. Une telle affirmation n’a rien de belliqueux, elle est simplement conforme à l’ordre du monde réel, celui que Spengler appelait de ses vœux lorsqu’il invitait les peuples fatigués à regarder en face leur destin. Sous le soleil provençal, cette évidence prenait la douceur d’une certitude ancienne, comme une mer calme après la tempête.
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Rumeurs d’effondrement du régime iranien : l’hypothèse d’une restauration royale
Etienne Lombard
Boulevard Voltaire, cliquez ici
Alors que le pouvoir semble vaciller, les slogans pro-Pahlavi se font entendre dans les rues de Téhéran.
La capture de Nicolás Maduro par les États-Unis va-t-il déclencher une réaction en chaîne, dont le régime islamiste iranien serait la première victime ?
Un pouvoir de plus en plus fragile
Si l’incapacité de ce dernier à faire face aux graves difficultés économiques auxquelles il est confronté a fourni à ses opposants un prétexte supplémentaire pour profiter d’une grève des commerçants d'un bazar de Téhéran pour descendre dans les rues, réduire les récentes manifestations à une simple protestation « contre la vie chère », comme l’ont fait de nombreux médias français, n’est guère sérieux. L’accentuation des tensions dans le pays suffit d’ailleurs à montrer que les Iraniens ne réclament pas tant des « soldes » que la fin du régime des mollahs. Après deux soulèvements importants en 2019 et 2022, le pouvoir iranien avait engagé un bras de fer armé avec Israël, lequel avait alors fini par décider Washington à intervenir pour bombarder et détruire en grande partie les sites nucléaires iraniens. Téhéran perdait ensuite, coup sur coup, ses deux alliés au Proche-Orient : le Hamas, neutralisé pour un temps au moins à Gaza, et le Hezbollah, écrasé par les Israéliens au Liban. Autant de secousses, sur les fronts intérieurs et extérieurs, qui ont fragilisé les positions du pouvoir iranien et enhardi ses oppositions.
Le régime en mode « survie »
Depuis une semaine, de nouvelles manifestations ont eu lieu, occasionnant des affrontements qui auraient fait entre 12 et 16 morts à Téhéran et dans quelques autres villes, selon l’AFP, mais Iran International, média qui serait proche de l’Arabie saoudite, avance de son côté un bilan de 20 morts et des troubles dans plus de 220 localités. Le pouvoir iranien semble par ailleurs divisé sur la conduite à tenir face aux émeutiers. Si le président Masoud Pezeshkian a admis n’avoir « aucune idée » pour résoudre la crise en cours et dit faire la distinction entre les appels au soulèvement et des revendications économiques « légitimes », le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, s’est montré beaucoup moins conciliant : « Les manifestants doivent être remis à leur place », a-t-il déclaré, accusant des forces étrangères d’avoir provoqué un effondrement du cours du rial. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Aragchi, évoquant la situation du pays devant la presse, a quant à lui parlé de « lutte pour la survie du régime ».
À Londres, on voit Khamenei bientôt à Moscou
Et pour ajouter à la confusion générale, après la capture de Nicolás Maduro par les Américains et la menace d’intervention adressée par Donald Trump au pouvoir iranien si ce dernier tuait d’autres « manifestants pacifiques », les services de renseignement britanniques ont déclaré que l'ayatollah Ali Khamenei envisagerait de fuir en Russie. Une information à prendre évidemment avec prudence, mais pour le prince Davoud Pahlavi (cousin du prince héritier Reza Pahlavi), qui a accepté de répondre à BV, « à 86 ans, ce dernier disposerait d’un plan d’urgence pour fuir vers Moscou, accompagné d’un cercle restreint de proches, afin de rejoindre Bachar el-Assad en cas d’effondrement du régime. Ces informations, fondées sur des sources de renseignement, paraissent tout à fait plausibles et logiques. » La situation actuelle, qui pourrait évoluer très vite, fait évidemment penser à celle de 1979, qui avait vu la chute du régime impérial, mais « contrairement à 1979, où deux forces idéologiques structurées s’affrontaient et dominaient la scène », explique le prince Davoud Pahlavi, « les soulèvements récents révèlent une réalité bien différente : le changement, s’il doit advenir, naîtra probablement de la rue iranienne elle-même ».
Une « monarchie constitutionnelle, modernisée » ?
La révolution khomeiniste avait été brutale et sanglante, la contre-révolution pourrait-elle l’être aussi ? « Contrairement à ce que certains imaginent, le passage d’un régime autoritaire à une démocratie durable ne saurait s’accomplir dans le chaos ou par des ruptures brutales. Il nécessite au contraire une période de stabilité, un temps de respiration collective, afin de poser les fondations solides d’un avenir libre et apaisé », juge Davoud Pahlavi. « C’est précisément pourquoi je considère qu’un gouvernement de transition, représente la voie la plus sage », plaide le prince, pour qui « une telle instance aurait pour mission essentielle de garantir la sécurité du pays, de restaurer l’ordre public sans répression, de protéger les institutions vitales et, surtout, de préparer le terrain pour des élections libres et transparentes. » De même considère-t-il que le retour des Pahlavi ne constituerait pas une restauration pure et simple de « l’ancien régime » : « Il est temps de réinventer notre monarchie, de l’adapter aux exigences de l’ère contemporaine, en puisant avec sagesse dans les meilleures pratiques des autres monarchies du globe, tout en préservant jalousement notre identité iranienne et notre riche héritage culturel. » Partisan d’une « monarchie constitutionnelle, dans sa forme modernisée », le prince confirme qu’il se tiendrait à disposition de son cousin si celui-ci faisait appel à lui.
Reste à savoir si le régime des mollahs tombera. Si oui, quand il tombera. Et si l’Iran choisirait, alors, la voie républicaine ou une nouvelle voie royale.
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La « doctrine Donroe », cet étrange « sentiment de danger »
La chronique de Philippe Randa
L’année 2026 commence fort par l’attaque surprise – bien que prévisible, paraît-il – des États-Unis d’Amérique contre le Vénézuela et la capture et l’exfiltration de son président contesté Nicolas Maduro.
Officiellement, cela a été décidé pour lutter contre le narco-trafico-business de ce dernier et accessoirement pour délivrer les Vénézuéliens d’un abominable dictateur qui aurait confisqué le Pouvoir pour mieux s’enrichir et les auraient ainsi ruinés. Pourquoi pas !
Grand seigneur, le président Trump a même annoncé que les USA « allaient diriger le pays jusqu’à ce que nous (c’est-à-dire “eux”, les Américains) puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse. »
Pour embêter un peu plus ceux qui jugeraient – on se demande bien pourquoi – cette déclaration quelque peu « colonialiste », sinon « dictatoriale » – l’une n’excluant pas l’autre –, Donald Trump en a rajouté une louche dans la foulée en rappelant la doctrine Monroe, texte vieux de deux siècles selon lui « trop longtemps oubliée » qui considère l’Amérique latine – et plus largement les Amériques – comme la chasse gardée de Washington ; d’ailleurs, emporté par l’enthousiasme, il n’a pas non plus hésité à la rebaptiser de son propre nom, officialisant ainsi la « doctrine Donroe », puisque « nous (c’est-à-dire “lui”, The Donald) nous l’avons dépassée de très loin ». Au moins, les choses sont dites et on n’est jamais si bien servi que par soi-même, c’est bien connu !
D’où les réactions très contrastées entre, d’une part, les « ravis » de la chute spectaculaire d’un narco-dictateur et, d’autre part, les « outrés » d’un viol aussi flagrant du droit international.
Au-delà des réactions partisanes, on peut aussi faire quelques simples remarques qui ne manqueront sans doute pas de déplaire aux uns comme aux autres.
D’abord, en rappelant que l’initiative yankee de ce début d’année n’est en rien une première : les USA avaient déjà, pour les mêmes raisons invoquées, capturé en 1989, puis jugé et emprisonné le chef de l’État panaméen Manuel Noriega, pourtant ancien stipendié de la CIA.
De même, la guerre du golfe de 2003 avec la chute de Saddam Hussein, puis celle du Kosovo (1998-1999) avec celle du président Milosevik avaient été menées certes pour d’autres raisons, mais sans davantage tenir compte du droit international, puisque bafoué par le mensonge du Secrétaire d’État américain Colin Powell sur les armes de destruction massive qu’aurait détenu l’Iraq pour la première… et par une intervention étrangère dans un conflit intérieur de ce qui était alors la République fédérale de Yougoslavie pour la deuxième.
Ensuite, comme n’a toutefois pas manqué de le faire remarquer notamment la RTBF : « Un autre enjeu, bien plus structurant, s’impose en toile de fond : le pétrole. Ressource centrale de l’économie vénézuélienne, l’or noir cristallise depuis près d’un demi-siècle un bras de fer acharné entre Caracas et Washington, que l’offensive américaine vient brutalement raviver. »
De quoi tempérer l’enthousiasme des laudateurs de Donald Trump pour avoir débarrassé la planète d’un « méchant » par une action aussi efficace que pas nécessairement si désintéressée que cela… Mais tout travail mérite salaire, concédront-ils.
Enfin, si la « doctrine Monroe » ne s’est pas cantonnée par le passé aux seules Amériques, la « doctrine Donroe » ne s’appliquera-t-elle pas un jour à un pays de l’Union européenne qui serait, par exemple, dirigé par un gouvernement islamiste ? Et plus certainement encore si ce pays détenait par exemple… l’arme atomique… hors partage nucléaire de l’Otan ?
Mais ce n’est là peut-être qu’un « sentiment de danger ». Un de plus !
00:43 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 06 janvier 2026
Saint-Brieuc : "La Droite pour tous" avec les paysans
La souffrance agricole n’est ni nouvelle ni exagérée. Elle est le résultat d’années d’accumulation de contraintes, de normes toujours plus nombreuses, souvent décidées loin du terrain, au niveau européen, puis aggravées par une sur-transposition française incompréhensible. Des règles pensées dans des bureaux, appliquées sans discernement, qui finissent par étouffer ceux qui produisent.
Pendant que nos agriculteurs se battent pour respecter des exigences toujours plus strictes, notre pays importe des produits qui ne respectent ni leurs normes, ni leurs efforts, ni leur travail. Cette concurrence déloyale profite avant tout à de grandes multinationales, souvent étrangères, et se fait au détriment des exploitations familiales françaises.
Beaucoup d’agriculteurs ne demandent pas d’aides supplémentaires.
Ils demandent de pouvoir vivre dignement de leur travail.
Ils demandent de ne plus être pénalisés pour ce qu’on leur interdit, pendant qu’on importe ce qu’ils n’ont plus le droit de produire.
Ils demandent de pouvoir transmettre leur ferme, leur métier, leur terre, sans craindre que tout s’arrête avec eux.
Cette réalité humaine est trop souvent oubliée. Derrière chaque exploitation, il y a une famille, des heures sans compter, des investissements lourds, des sacrifices silencieux. Et aujourd’hui, un profond sentiment d’abandon.
La liste « Saint-Brieuc, LA droite pour tous ! » tient à exprimer son soutien clair et sincère aux agriculteurs français. Leur combat n’est pas corporatiste : il concerne notre souveraineté alimentaire, la vitalité de nos communes et l’équilibre de nos territoires.
Défendre nos agriculteurs, ce n’est pas refuser le progrès.
C’est refuser l’absurde, l’injustice et l’hypocrisie.
C’est remettre le bon sens, le respect et la cohérence au cœur des décisions publiques.
Nos agriculteurs nourrissent la France.
Ils méritent mieux que des discours.
Ils méritent considération, protection et avenir.
18:16 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sur TV Libertés, Jean-Pierre Maugendre alerte sur la chute de la lecture
À l’heure des écrans omniprésents, de l’information instantanée et désormais de l’intelligence artificielle, "La lecture en question" (éditions Via Romana) de Jean-Pierre Maugendre interroge un geste devenu fragile : lire véritablement.
Dans ce court essai incisif, nourri de nombreuses citations et références, l’auteur dresse le constat d’un affaiblissement progressif de la lecture, moins par manque de livres que par perte d’attention, de temps long et d’exigence intérieure. Pour Jean-Pierre Maugendre, lire n’est plus un simple loisir ni un divertissement : c’est un acte de résistance intellectuelle. Résister à la dispersion, à la superficialité, à l’oubli de la transmission.
Animateur de l’émission "Terre de Missions" sur TVL (chaque dimanche à 11h), il rappelle que la lecture construit l’esprit, forge le jugement et relie les générations. Il ne s’agit donc pas seulement de lire davantage, mais de lire mieux. L’ouvrage mêle réflexion culturelle, observations concrètes et conseils pratiques. Il s’adresse à tous ceux qui refusent de renoncer à la profondeur. Un texte bref, clair et stimulant, pour redonner à la lecture sa juste place.
Pour commander ce livre cliquez ici
12:18 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 05 janvier 2026
Les éternels dilemmes anachroniques de la droite nationaliste
Roland Hélie
Directeur de Synthèse nationale
Comme c'est souvent le cas lorsqu'un événement plus ou moins imprévu surgit à travers le monde, nos amis s'entredéchirent allègrement, chacun prétendant détenir la vérité... Une fois de plus, avec l'"affaire Maduro", évidemment, on n'y échappe pas.
Afin de clarifier les choses, voyons d'abord le "cas Maduro". Nous avons affaire, en l'espèce, à un tyran exotique narco-marxiste qui, dans la lignée de son prédécesseur et mentor Hugo Chavez, a achevé de ruiner son pays - pourtant potentiellement riche. Rappelons que le Venezuela, avant qu'il sombre dans le socialisme bolivarien, était un pays prospère dont l'économie reposait essentiellement sur le pétrole, en particulier celui de la baie de Maracaibo. Seulement, voilà : près de trente années d'utopie marxiste ont scellé le sort de ce pays, aujourd'hui ruiné et sous le joug de généraux Tapioca d'un autre temps, reconvertis dans le trafic de stups.
Passons maintenant au "cas Donald Trump". Réélu avec brio l'an dernier, le président des États-Unis semble avoir décidé de tenir ses promesses (chose forcément curieuse pour un homme politique français) et de rendre à son pays toute sa puissance, son influence et sa fierté. Au moins dans son pré carré, conformément à la doctrine Monroe (qu'il s'emploie à actualiser sous le nom de "Donroe"). On ne peut lui en faire le reproche.
Trump, au contraire de ses prédécesseurs, ne s'encombre pas de faux prétextes moraux, du genre "défense de la démocratie et des droits de l'homme", pour justifier ses interventions musclées. Il lui suffit que Maduro ait une part de responsabilité dans le tsunami de came qui submerge l'Amérique et l'Europe (via la Guyane et les Antilles). L'un des acteurs était identifié. Il fallait le mettre hors d'état de nuire : c'est chose faite ! Quant aux discours qui mettent l'accent sur le pétrole vénézuélien pour expliquer l'opération de Caracas, ils oublient un peu trop vite que les États-Unis sont autosuffisants et que, pour l'heure, ils se passent très bien du filet d'or noir de mauvaise qualité qui s'écoule avec peine des installations pétrolières en très mauvais état de ce pays ruiné par le socialisme bolivarien. En revanche, une chose est sûre : narguer le Donald peut s'avérer dangereux !
Revenons maintenant aux nouvelles divisions que cette affaire suscite dans notre famille politique. Certains de nos Amis (dont, pas un instant, nous ne doutons de la sincérité) n'ont manifestement pas encore assimilé le fait que, depuis quelques années, le monde est en train de changer. Ce qui était vrai hier ne l'est plus forcément, tout à fait, aujourd'hui. Pour l'heure, l'espérance d'une hypothétique "troisième voie" européenne n'est pas d'actualité. L'Europe technocratique de Bruxelles et les intérêts trop divergents des nations qui lui ont abandonné une partie de leur souveraineté rendent impossible l'émergence d'une Europe-puissance. Dans le même temps, nous assistons au retour ou à l'émergence de puissances économiques, politiques et spirituelles, telles la Russie, la Chine, l'Inde, l'Arabie saoudite et, bien sûr, l'Amérique de Trump. Nous pouvons le déplorer, mais c'est ainsi.
Ajoutons, avant de conclure, qu'il est surprenant de voir des nationalistes se lamenter sur le sort de l'espèce de "Mélenchon tropical" ou "Baudruchon de Caracas" qu'est Maduro, qui plus est en invoquant le "droit international" (qui n'est jamais que le droit du plus fort) ou encore la "souveraineté des États" (ce qui ne veut plus dire grand chose dans un monde où la finance apatride et quelques grandes firmes dirigent tout), le "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" (belle illusion dont on connaît les résultats) et autres balivernes !
Personnellement, je n'ai aucune sympathie particulière, ni antipathie forcenée, pour les États-Unis en général, et pour Donald Trump en particulier. Mais force est de constater que l'homme reste fidèle à son credo : "L'Amérique d'abord" et va jusqu'au bout de sa logique. Ce qui me dérange, ce n'est pas que l'oncle Sam entende réaliser ce qu'il pense être son destin, c'est que la France, jadis puissance majeure, se résigne piteusement à l'effacement et que sa voix soit désormais inaudible dans le concert des nations.
Alors, plutôt que de gaspiller leur temps et leurs forces dans des querelles inutiles et stériles, tous les nationalistes et les identitaires feraient mieux de se focaliser sur les grands défis que notre peuple a à relever. Ils feraient mieux de se consacrer à l'amplification de leur combat, à la construction d'une entente féconde, autour de l'essentiel, pour que notre patrie (et notre continent) puisse reprendre espoir, regarder de nouveau vers demain avec confiance et redevenir la France prospère, forte et respectée qu'elle était jadis ! Assez de disputes picrocholines ! De la réflexion, du travail et du combat commun !
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Tous avec nos paysans, dans la rue !
Éric Mauvoisin-Delavaud
président du Rassemblement vendéen
Outre la fonction économique, l’agriculture est considérée positivement pour son rôle social, contribuant à la création et au maintien des emplois dans le monde rural ainsi qu’au développement de l’agritourisme, et garantissant le maintien et la transmission de valeurs traditionnelles
Chaque agriculteur contribue à protéger nos paysages agricoles, et aussi à garantir des produits locaux et de qualité. Son engagement contribue à préserver notre patrimoine agricole, à protéger la biodiversité et à garantir une alimentation saine pour les générations futures.
Soutenir les exploitations agricoles locales favorise également la durabilité environnementale. Les produits locaux nécessitent souvent moins de transport, réduisant ainsi l’empreinte carbone liée au transport longue distance. Cela peut entraîner une diminution des émissions de gaz à effet de serre et contribuer à un système alimentaire plus écologique et durable.
Les agriculteurs français protègent les produits agricoles ! Leur dur labeur est la raison pour laquelle la plupart d’entre nous avons de quoi nous nourrir chaque jour. C’est une raison suffisante pour les soutenir et les aider, nous sommes tous concernés.
Haut les cœurs !
12:35 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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