samedi, 19 septembre 2026
Rappel : samedi prochain, 26 septembre, à La Chapelle Basse-Mer (44), De la Vendée au Mexique, de la chouannerie au Cristeros
10:22 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sébastien Lecornu annonce 54 milliards d'économies, Sarah Knafo en propose 140 !
« Sébastien Lecornu veut seulement freiner la hausse : nous voulons BAISSER LA DÉPENSE, a réagi la députée européenne Reconquête!, avant d'ajouter : Il dit que l'État sera exemplaire, mais il ne sera supprimé pas UN SEUL poste. Nous proposons d'en supprimer 800 000. Il veut diminuer l'enveloppe des agences. Nous voulons en supprimer. Tout est listé, chiffré, sourcé. Voici mon plan à 140 milliards d'euros d'économies par an. Les Français ont trop payé. Il est temps de dépenser moins pour taxer moins ».
07:35 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Lynchage d’un flic et veulerie politico-médiatique

Il y a une semaine, le 12 septembre, Éric Delcroix avait déjà publié un article au sujet de la soi-disant "affaire de Carcassonne", sur Polémia (cliquez ici). Nous le reproduisons ci-après :
Qu’est-ce qui est plus ignoble qu’un lynchage, si ce n’est un lynchage médiatique et judiciaire ? Celui qu’a subi le policier municipal de Carcassonne, coupable d’avoir vu enregistrés ses propos de bistrot ou de salle de garde. Car nous vivons à une époque où les crimes de la pensée sont davantage réprimés que les crimes de sang. À rebours de ce que pensait Montesquieu dans L’Esprit des lois en 1748 : « Les mots ne sont jamais des actes. » Voici en tout cas un article aussi brillant qu’incisif d’Éric Delcroix.
Polémia
Espionnage, délation et lynchage
Après avoir été apparemment ignoré, légitimement et à dessein, par l’ancien maire divers droite de Carcassonne en 2025, l’enregistrement audiovisuel accidentel des propos du brigadier-chef principal de la police municipale a été divulgué le 8 septembre par Midi libre. Et le nouveau maire, Christophe Barthès, Rassemblement national celui-là, a cédé au hourvari, pour des propos de salle de garde, licencieux conformément au genre, tenus en privé, d’un flic à l’autre, dans l’habitacle de leur voiture en patrouille. Le policier a été révoqué incontinent et, volontaire du service d’ordre du RN, chassé du mouvement, semble-t-il sans autre forme de procès, comme disait La Fontaine (Le Loup et l’Agneau).
Racistes, homophobes, transphobes et antiféministes (horresco referens !) comme on dit, ces propos, à les entendre, étaient tenus dans un entre-soi rigolard et on comprend qu’ils étaient propres, par leur outrance même, à désamorcer les angoisses pendant des missions particulièrement difficiles. Telles les blagues de carabins. Oui, en privé, on peut et on doit pouvoir se livrer à toutes les licences verbales (les mots ne sont jamais des actes, disait Montesquieu dans L’Esprit des lois — 1748) et donc jusqu’à l’obscénité. Celle-ci peut être un défouloir positif, sans conséquence sur l’exercice de sa fonction par le locuteur, ici sans reproche à cet égard. Pour le malheur de ce policier, le nouveau maire est du RN, contrairement à son prédécesseur qui était plus réaliste, plus mesuré et sans complexe incapacitant. Ce nouveau maire ne s’est senti tenu à aucun devoir envers son subordonné, qui plus est militant de son parti. Dont acte pour ses collègues et camarades de service d’ordre présents et à venir…
Pauvre flic ! Son immolation, sur l’autel du vivre-ensemble, nous montre que nous n’avons plus aucune licence : le Big Brother vétilleux d’Orwell veille, potentiellement dans l’habitacle de chaque auto, et bientôt dans notre âme puisque l’on nous promet une intelligence artificielle capable, dès demain, de sonder notre cœur.
De telles saillies sont proférées au sein de nombreux équipages franchouillards de la police, municipale ou nationale (j’en ai eu moult témoignages), sur un ton volontairement léger, sans aucune importance pratique sauf à permettre une décompression ; cela n’empêche pas ces policiers de faire leur travail dans le respect des lois. À force de vouloir des policiers et gardes du corps aux pensées, sentiments et affects vertueux, au regard du nouvel ordre moral antidiscriminatoire, on aura un problème de recrutement. En cours de résolution au demeurant, car le processus semble se dessiner pour embaucher, en discrimination positive, des personnes issues de l’immigration extra-européenne…
D’un ordre moral à l’autre, du temps de celui qui régentait les rapports entre les hommes et les femmes, Alfred de Musset, dans les Confessions d’un enfant du siècle (1836), rapporte ce qu’il en fut en France à compter de la Restauration :
… l’hypocrisie la plus sévère régnait dans les mœurs ; les idées anglaises se joignant à la dévotion, la gaîté avait disparu.
Ce précédent ordre moral n’empêchait évidemment pas les gens entre eux, les hommes ici, voire les femmes là, de tenir des propos salaces, égrillards et pornographiques. Sauf que « la gaîté avait disparu ». Oublions la comptine : plus un gendarme ne rit dans la gendarmerie…
Mais il n’y avait pas, au siècle de Musset, l’espionnage institutionnalisé des vies privées et la délation n’était pas une activité reconnue, à l’inverse de ce qu’il en est de nos jours (cf. sa légalisation depuis la loi Pleven de 1972). On cachait les indics, ce qui n’est plus le cas avec les testings.
Si l’affaire de Carcassonne est révélatrice de quelque chose, ce n’est pas de la vilenie supposée d’un policier dans les tensions d’une patrouille, toujours risquée. Elle est révélatrice de la veulerie de nos politiciens et de l’évaporation de l’humour, je ne dis pas du comique, mais de l’humour qui implique de la distanciation (cf. persécutions contre Dieudonné M’bala M’bala). Capitulation du maire RN de Carcassonne, mais aussi d’une myriade de politiciens et journalistes qui prennent une tempête dans un verre d’eau pour un raz-de-marée.
En effet, nous avons assisté à un festival, non pas de simples lâchetés (qui n’a jamais été lâche ?), mais de cette veulerie qui corrompt l’âme. Et on voudrait nous faire croire que ces gens-là, tous autant qu’ils sont, seraient dignes de prendre les rênes de la France en crise ? Même l’inoxydable Robert Ménard, lui aussi, y est allé de son coup de pied sur le pauvre type, objet pantelant de ce lynchage médiatique, déjà à terre et à la ramasse. Croyait-il indispensable de ne pas laisser cette affaire à l’échelle de Carcassonne ? Que sait-il des policiers de Béziers, ville dont il est maire ? Que ne découvrirait-il pas de leurs dialogues s’il les espionnait ?
Et puis, subsidiairement, j’entends ne jamais être du côté de la meute, de n’importe quelle meute. L’hallali est toujours ignoble : voir des donneurs de leçons droit-de-l’hommistes donne la véritable aune pour les juger.
La défense des siens et saillies racistes
L’abjection n’est jamais du côté du lynché, mais toujours des lyncheurs, racistes ou antiracistes. Des hommes comme Mélenchon aujourd’hui et feu Jean-Marie Le Pen hier ont su montrer que l’on pouvait ne pas abandonner les siens dans l’adversité politique et faire face à la meute…
Et puisque j’ai cité le nom de Mélenchon, voyez ce que celui-ci a dit, à froid et en public :
Je ne peux pas survivre quand il n’y a que des blonds aux yeux bleus. C’est au-delà de mes forces… Quand on est arrivé en France, c’était l’horreur pour nous (Hit Radio, février 2013).
Ce qui ne l’empêche pas de demander la révocation « sans délai » du policier, vœu accompli simultanément par le maire RN. Il est vrai que Mélenchon sait que la mauvaise foi est consubstantielle au marxisme-léninisme. Barthès-Mélenchon, même combat ? Pourquoi voter RN à Carcassonne si on peut voter LFI ?
On nous dit que le malheureux policier aura des comptes à régler auprès de la justice du nouvel ordre moral. En tout cas, celle-ci a relaxé en appel (2021) le rappeur Nick Conrad qui chantait :
Pendez les Blancs / Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs / Attrapez-les vite et pendez leurs parents (2018).
Je crains que le policier n’ait pas l’alibi de la licence poétique qu’il lui faudrait pour bénéficier d’une relaxe…
Brigadier-chef, je ne vous connais pas, je ne sais rien de vous, mais je vous tends la main.
07:30 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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l’indignation à géométrie politique variable
Notre ami et camarade Philippe Randa réagit, sur le site du Nouveau Présent (cliquez ici), au lynchage médiatique dont a été l'objet un policier municipal de Carcassonne, après que son défoulement oral de décembre 2025, à grand renfort d'injures fort peu amènes (mais dans un cadre privé), a été rendu public par un "proche" qui, manifestement, ne lui veut pas que du bien.
Le fait que ce policier aurait participé au service d'ordre du Rassemblement national et que la ville a été gagnée, depuis, par ce même mouvement ne sont, bien entendu, que pures coïncidences.
Philippe Randa écrit notamment :
« D’où, mise à pied des bêtes immondes et condamnation de la direction du RN qui a « immédiatement procédé à sa radiation des effectifs du service d’ordre (…) ainsi qu’à son exclusion du Rassemblement national. »
Si l’on peut facilement deviner que les auto-proclamés antiracistes professionnels vont judiciairement s’en donner à cœur joie pour clouer les "bêtes immondes" au pilori, ces dernières semblent vouloir se défendre becs et ongles, puisqu’un des policiers incriminés a déposé plainte pour atteinte à la vie privée, sa conversation ayant été enregistrée à son insu.
Son avocat, Me Victor Lima, a d’ailleurs confirmé qu’il s’agissait effectivement d’« une conversation strictement privée tenue entre collègues de travail comme il y en a tous les jours dans les entreprises » et qui « n’avait pas vocation à être portée à la connaissance de quiconque ». Dont acte !
À la justice, désormais, de faire son travail… On l’espère certes "aveugle", selon la célèbre expression qui y voit là un idéal juridique : « La justice doit être impartiale et traiter tous les individus de manière égale, sans être influencée par des facteurs externes tels que la richesse, le statut social, l’apparence ou les opinions personnelles » (www.lesexpressions.fr).
Mais saura-t-elle en revanche être "sourde", ce qui l’empêcherait d’être influencée par le tapage médiatique qui a suivi "l’indignation" savamment orchestrée, une semaine durant, des propos incriminés dont le moins qu’on puisse en dire est qu’ils ne sont guère ceux de gentlemen (euphémisme !), voire qu’ils sont, concevons-le, aussi grossiers que déplorables.
Toutefois, comme l’a rappelé Me Victor Lima, ces insultes n’avaient été proférées ni directement, ni personnellement à qui que ce soit et entre personnes se connaissant et sans être accompagnées de menaces envers quiconque.
Et des insultes, aussi indignes puissent-elles être considérées, toutefois fort peu comparables à nombres d’autres écrites régulièrement et sans retenues aucune, dans une grande majorité de médias et tout autant proférées à la tribune de meetings politiques ; des insultes pour lesquelles on compte assez facilement sur la moitié d’une main d’un manchot les sanctions immédiates, mises à pied éventuelles ou inculpations effectives de leurs auteurs.
De quelles insultes s’agit-il ? Mais de celles de "souchiens", "babtous", "bouffeurs de cochon", celles des termes habituels du "point Godwin" de tout échanges politiques – "nazis", "fascistes", "pétainistes" – et, nouvellement apparue, la dernière expression à la mode de "tout blanc tout moche" (© Jean-Luc Mélenchon)… sans oublier celles concernant une communauté assez obsédante pour beaucoup : celles des "Feujs", "génocidaires", "sales juifs(ves)", etc. qu’on affuble également, désormais, des qualificatifs de "nazis" et de "fascistes", ce qui ne mange pas de pain, fusse-t-il casher.
Ces insultes-là, est-ce exagéré de faire remarquer qu’elles sont toutes, elles, abondamment et régulièrement répandues, non pas en conversations privées, mais dans des échanges publics, sans honte et sans vergogne… et même dans des médias de service public ?
Sans compter les menaces d’insurrections, de troubles à l’ordre publics, d’insultes contre les forces de l’ordre telles que « La police tue ! » qui me semblent autrement plus graves et lourdes de dramatiques conséquences que de simples injures échangées en privé, aussi minables soient-elles.
Enfin, comment ne pas songer aux précédents des mouvements de délation tels #balancetonporc et autre #MeToo qui ont imposés que de simples accusations d’ordres sexuels deviennent des condamnations, sinon judiciaires, en tout cas sociales ?
À l’avenir, de simples accusations de « scandaleux propos privés » ne multiplieront-elles pas les lynchages de femmes et d’hommes, obligé(e)s de fuir leurs lieux d’habitation après avoir été chassés de leurs emplois ?
Il y a ceux qui en rêveraient… et le diable qui en rit déjà… »
07:25 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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00:55 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 18 septembre 2026
Harcèlements eurocratiques
La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol
Siégeant tantôt à Bruxelles, tantôt à Strasbourg, le Parlement dit européen fait penser à cette boisson des années 1980 dont le slogan publicitaire expliquait que « son nom sonne comme un nom d’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool ». En effet, l’assemblée élue de la prétendue Union européenne n’est qu’un organe législatif partiel dépendant du bon vouloir des gouvernements des États-membres et d’une Commission bureaucratique.
Quand cette pseudo-assemblée qui coûte un bras aux contribuables n’approuve pas des directives toujours plus oppressantes pour le quotidien du quidam européen, elle décerne des prix à des agents d’influence qui pratiquent aux quatre coins du monde leur savoir-faire subversif sous le doux nom de - « révolution de couleur ». Elle vote enfin des résolutions tout aussi abracadabrantes les unes que les autres. Ainsi, le mardi 7 juillet 2026, le Parlement européen entérine-t-il à une très large majorité (414 voix pour, 224 contre et 18 abstentions) la requête de l’APPF présentée sous la forme d’un rapport de 294 pages riche en inversions accusatoires et en analyses biaisées, qui entend surveiller le groupe parlementaire Europe des nations souveraines (ENS).
Créé au lendemain des élections de 2024 autour des quinze députés de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), ENS compte vingt-sept membres dont la Française Sarah Knafo de Reconquête !, l’Italien Roberto Vannacci, élu sur la liste de la Lega qu’il a quittée pour fonder et diriger Futuro nazionale, et les Hongrois du Mouvement Notre Patrie. Il s’agit de la troisième formation issue des droites radicales, de rupture et de conviction en concurrence avec les Patriotes pour l’Europe (85 élus) présidé par Jordan Bardella, et les Conservateurs et réformistes européens (79 membres parmi lesquels Marion Maréchal) animés par Fratelli d’Italia et les Polonais du PiS (Droit et Justice).
L’APPF désigne pour sa part l’Autorité pour les partis politiques européens et les fondations politiques européennes. Calqués sur le modèle allemand, les partis politiques associés au sein d’un même attelage européen disposent de fondations qui assurent la formation de leurs élus et la diffusion publique de leurs idées. Leurs frais de fonctionnement reposent sur de larges subventions. Par exemple, le PPE (Parti populaire européen), dans les mains de la CUD (les démocrates-chrétiens allemands), se tourne vers le Centre Wilfried-Martens pour les études européennes, du nom de l’ancien premier ministre belge. Les sociaux-démocrates ont la Fondation pour les études progressistes européennes; les Patriotes pour l’Europe la Fondation européenne des patriotes pour l’Europe, CRE Nouvelle Direction – Fondation pour la Réforme européenne et ENS de la Fondation Souveraineté. Les instances soi-disant européennes leur versent chaque année jusqu’à 46 millions d’euros !
De création récente (2016), l’APPF doit d’abord s’assurer de la transparence financière des partis et autres fondations, ce qui est légitime. Mais elle doit aussi vérifier si partis et fondations respectent l’ensemble des valeurs dites fondamentales de l’Union supposée européenne, à savoir le respect de la dignité humaine (mais pas du fœtus ?), de la liberté (et l’apartheid vaccinal des temps covidiens ?), de la démocratie (avec ou sans les magouilles, bourrages des urnes et recours massif au vote par correspondance ?), d’égalité (c’est-à-dire ?), de l’État de droit (comprendre accepter la suprématie des juges), de la soumission aux droits humains, y compris du droit des individus appartenant à certaines minorités médiatisées, du pluralisme factice (donc sans opinions tranchées), de la tolérance (surtout envers criminels et délinquants), de la justice (encore une chimère néfaste, car non concrète !), de la non-discrimination (redondance avec l’égalité), de la solidarité et de l’égalité entre femmes et hommes (quid des intersexuels, des trans et autres non-binaires ?). Le sort des poux et des morpions demeure une préoccupation secondaire, ce qui dénote d’un spécisme inacceptable…
Fort du vote de ce soi-disant Parlement européen à l’exception des trois groupes patriotes, l’APPF peut désormais vérifier le caractère démocratique d’ENS et des partis nationaux qui composent son équivalent partidaire au mépris d’ailleurs de l’article 4 de la Constitution de la Ve République française qui stipule qu’« ils se forment et exercent leur activité librement ». Cette instance parasite va solliciter des universitaires irréprochables et à l’impartialité proverbiale, sûrement spécialistes ès-extrême droite, pour déterminer si ENS (parti et groupe) respecte ou non ces fameux critères démocratiques. Si leur avis est négatif, ENS risque de perdre son statut de « parti politique européen » et de ne plus recevoir deux millions d’euros de subventions annuelles. En revanche, les membres du groupe ne perdront pas leur mandat. Il est facile ensuite d’imaginer que dans quelques temps la présidence du Parlement européen saisira l’OLAF (Office européen de lutte antifraude) à propos de détournements financiers imaginaires autour d’assistants parlementaires impliqués dans la vie politique nationale… Une pareille décision aurait un impact certain en Allemagne où des voix politiciennes, ecclésiastiques, « cultureuses » et médiatiques réclament l’interdiction de l’AfD, premier parti d’opposition du pays…
L’APPF a déjà retiré en 2020 son agrément à l’Alliance pour la paix et la liberté pour des motifs semblables. Cette sympathique structure paneuropéenne regroupait les Allemands de Die Heimat (ex-NPD), Les Nationalistes d’Yvan Benedetti et le Parti populaire Notre Slovaquie. Il serait toutefois inapproprié et téméraire de fouiner autour du PPE abonné aux scandales financiers outre-Rhin, des socialistes européens corruptibles, des Verts et de Renew (centristes libéraux macronistes), fidèles relais bien payés des multinationales étatsuniennes et arabes.
L’APPF s’émeut de propos très politiquement incorrects tenus par Alice Weidel de l’AfD, Éric Zemmour et un responsable du mouvement nationaliste bulgare Renaissance. Cette autorité eurocratique semble méconnaître tout bon sens socio-politique.
Hasard du calendrier, l’APPF doit changer sous peu de président. Le candidat pressenti, le Français Philippe Musquar, pencherait bien trop à droite ! Horreur ! Il aurait milité chez… Les Républicains ! Le comble porte cependant sur son mode de sélection obscure et guère transparent. Le choix final sortirait des discussions intenses entre les secrétaires généraux du Conseil européen, de la Commission et du Parlement européen ! Pour donner des leçons au monde entier, le Parlement dit européen est toujours en pointe. Dommage qu’il ne se les applique jamais !
Salutations flibustières.
« Chronique flibustière » n°198, (16 septembre 2026)
23:59 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Ceuta abandonnée à l’invasion migratoire : Pedro Sánchez regarde ailleurs, la Commission européenne aussi.

Michel Festivi
La dizaine de milliers de migrants, peut-être 12.000, qui restent encore dans l’enclave de Ceuta, sont en roue libre, et continuent à errer de plages en plages, comme celles de Trampolín ou de Benítez. Ces lieux, chargés d’immondices, ne sont plus nettoyés, le port a été envahi, de nombreuses maladies se répandent, comme la variole du singe, qui vient d’être répertoriée par les autorités sanitaires, sans compter la violence, les agressions sexuelles. Le vie quotidienne des habitants de Ceuta est un véritable enfer.
La police est complètement débordée. La porte-parole à la Chambre des députés du Parti populaire, Ester Muñoz a déclaré : « Voilà comment Pedro Sánchez gère une invasion. On voit bien l’insécurité ambiante. Une fois de plus, la police nationale, la Garde civile et l’armée sont abandonnées. Ceuta est livrée à elle-même. Nous ne vous le pardonnerons jamais ».
Un amiral à la retraite, Juan Rodríguez Garat, a clairement évoqué la notion de « guerre hybride », du Maroc contre l’Espagne, et c’est bien de cela dont il s’agit. Cette guerre hybride, le gouvernement socialiste espagnol la nie, comme il rejette toutes difficultés sur place, malgré les reportages, les témoignages, les accusations, les rapports de police. Selon cet amiral, Pedro Sánchez « est plus que responsable, coupable de bien des choses...il persiste dans une politique d’apaisement qui ne fonctionne pas ». Cela nous rappelle clairement la politique macroniste de la France vis-à-vis de l’Algérie, relayée par le ministre des affaires étrangères le plus incompétent qui soit, le sieur Barrot.
Au niveau européen, deux votes sont intervenus à l’encontre de la cécité volontaire de Pedro Sánchez. Le 16 septembre, suite à un amendement de la rapporteur lituanienne du PPE, il a été adopté un texte qui stipule condamner : « fermement l’attaque à la frontière méridionale de l’Union dans la ville de Ceuta, perpétrée les 30 et 31 juillet 2026, ainsi que l’invasion ultérieure de la ville », déplorant l’utilisation des flux migratoires irréguliers comme instrument de guerre hybride, et il est réclamé une enquête indépendante et exhaustive pour établir qui a planifié et exécuté l’opération, et dans quel but. Le vote a été acquis par 435 voix, 209 contre et 13 abstentions.
Le lendemain 17 septembre, les eurodéputés ont adopté une résolution intitulée « Attaques hybrides récentes et instrumentalisation des migrants à Ceuta ». Ce document condamne les entrées massives depuis le Maroc, somme Rabat d’assumer ses responsabilités en matière de contrôle des frontières et de retours, et demande à Bruxelles de suspendre les versements, voire de récupérer les fonds déjà versés en cas de défaut de coopération, de la part des autorités marocaine. La délibération exige aussi de protéger les frontières terrestres et maritimes de Ceuta, comme priorité européenne. Le vote a réuni 339 voix pour, 225 contre et 16 abstentions.
Le PPE a pu faire adopter ces propositions grâce à l’apport des voix des groupes ECR (Conservateurs et réformistes), les Patriotes pour l’Europe, et l’Europe des nations souveraines, comme cette même coalition avait accepté l’adoption avant l’été, d’une autre demande sur le durcissement des règles d’expulsion, l’allongement des durées de rétention et la possibilité de créer des centres de retour hors de l’UE. Mais tout cela demeure pour l’instant un souhait.
Si ces votes représentent effectivement un camouflet pour Pedro Sánchez et son gouvernement, comme le souligne l’excellent site Breizh-info, je suis prêt à prendre les paris que la Commission européenne n’en fera rien, et s’en fichera comme d’une guigne. Tout cela est de l’incantation, certes intéressante, mais reste au stade des vœux pieux, car non contraignant. Pedro Sánchez continue à être sur-protégé par les instances décisionnaires européennes, et le parlement ne compte que pour du beurre, sauf quand il s’agit d’imposer des décisions qui impactent la vie de nos concitoyens, comme l’augmentation du prix de l’électricité, ou de multiplier les normes qui assaillent les habitants de l’Europe. L’Europe passoir et permissive a de beaux jours devant elle, l’Europe faible aussi.
Cette dernière résolution a aussi désigné la régularisation de plus d’un million de clandestins, sans doute 1 million 200 000, comme un véritable appel d’air, qui a favorisé cette invasion, mais la Commission européenne n’a pas non plus bronché et a laissé faire, et Pedro Sánchez peut dormir sur ses deux oreilles.
Les 29 et 30 septembre prochain, Macron se rendra en visite officielle en Espagne, et vous verrez que les sujets qui fâchent ne seront pas abordés, sauf à l’extrême marge, pour féliciter Pedro Sánchez de sa politique, car les deux s’entendent comme larrons en foire. La Commission européenne et Macron préfèrent brider le peu de libertés publiques qu’il nous reste, comme par exemple interdire les réseaux sociaux aux plus jeunes, avant bien sûr de le généraliser à toute la population, dans un second temps. Madame Von der Leyen montrait plus les crocs contre Victor Orban, ou le gouvernement de droite de Pologne lorsque le PIS était au pouvoir, ou lors de la victoire électorale de Giorgia Meloni, pour lui lancer des avertissements.
18:07 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Immigration incontrôlée : à Ceuta, à Calais, Paris ou ailleurs en Europe, la politique du chien crevé au fil de l'eau mène à des drames. Pour les populations concernées d'abord, pour les migrants illégaux ensuite

Synthèse nationale
Les 30 et 31 août derniers, 70.000 migrants illégaux venus du Maroc ont pris pied dans l'enclave espagnole de Ceuta. Cette « invasion » (selon le mot utilisé par Ester Muñoz, la porte-parole du Parti populaire), à propos de laquelle le gouvernement socialiste espagnol avait reçu, semble-t-il, des mises en garde de la part du Centre national de renseignement, n'a pu se produire qu'avec l'implication active ou passive des autorités marocaines.
L'attentisme idéologique des uns, les manipulations politiques des autres ont précipité le petit territoire et ses habitants dans le chaos, la peur et l'incertitude face à l'avenir. Quant aux milliers d'illégaux qui restent encore sur place, parmi lesquels de nombreux mineurs et des femmes, ils se retrouvent dans une situation forcément ingérable, misérable, indigne, et souvent dangereuse.
Les images publiées sur le compte X du journal El Faro de Ceuta sont particulièrement révélatrice du drame qui se joue actuellement dans l'enclave espagnole.
Pour voir ces images, cliquez ici.
(Elles montrent « l'avalanche » de migrants illégaux qui vient de déferler sur le port, à destination du nouveau centre d'hébergement d'urgence de 1.700 places - manifestement insuffisantes -)
L'aveuglement volontaire, le manque de courage, l'indécision mènent à des drames humains dont les Européens, chez eux, sur la terre de leurs ancêtres, sont les premières victimes. Depuis 50 ans, la droite nationale met en garde nos peuples. Il est plus que temps qu'en Espagne, en France, en Allemagne et dans les autres pays européens concernés, ces derniers se tournent résolument vers ceux qui n'ont cessé de les avertir des risques et dangers encourus et de leur proposer des solutions de bon sens.
18:05 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) |
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COPÉ MINABLE FACE À ZEMMOUR !
18:01 Publié dans Présidentielle 2027 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Hier soir, sur BFM, Eric Zemmour, le président de Reconquête!, a annoncé qu'il sera candidat à l'élection présidentielle de 2027
14:30 Publié dans Présidentielle 2027 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Plus dure est la chute : les défaillances d'entreprises au plus haut

Synthèse nationale
Selon la note de conjoncture de l'INSEE publiée le 10 septembre, "l'économie française décroche". L'économiste Marc Touati, lui, met franchement les pieds dans le plat : "La descente aux enfers s'accélère". L'un des indicateurs de la chute en cours nous est donné régulièrement par la Banque de France. Il s'agit du nombre des défaillances d'entreprises. À la fin du mois de juillet dernier, il était de 70.605, en cumul sur 12 mois, soit 19% de plus que la moyenne 2010-2019.
De janvier à juillet 2026, la moyenne mensuelle des défaillances d'entreprises a été de 6.195 contre 5.898 pour la même période un an auparavant, soit une augmentation de 5%. Et par rapport aux sept premiers mois de 2023, l'augmentation est de 33,2% !
92% de ces défaillances concernent des microentreprises. Mais alors que le nombre des défaillances concernant ces dernières a augmenté de 15,8% par rapport à la moyenne 2010-2019, celui des autres entreprises a augmenté de 73,4%, soit 4,5 fois plus ! En particulier, le nombre des défaillances de grandes entreprises, les ETI-GE, a augmenté de 84,8% !
Les secteurs les plus touchés (en raison des difficultés rencontrées par les consommateurs et les entreprises) sont la construction, le commerce et la réparation automobile, l'hébergement et la restauration, les conseils et services aux entreprises, l'enseignement, la santé, l'action sociale et le service aux ménages, enfin, l'industrie (4.442 défaillances : belle réindustrialisation !).
À la fin juillet 2026, ces six secteurs représentent 83,4% des défaillances, soit 58.877 sur un total de 70.605, en cumul sur 12 mois !
"Tout va très bien Madame la marquise, mais cependant, il faut que l'on vous dise, on déplore un tout petit rien..."
10:15 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Affaire Sydney Sweeney, le sexe est-il devenu une valeur de droite ?

Eugénie Bastié
Le sexe est-il devenu une valeur de droite ? C’est la question qu’on peut se poser quand on observe le torrent d’indignations vertueuses suscité à gauche par la publicité où l’actrice américaine Sydney Sweeney apparaît nue. La blonde pulpeuse pose dans le plus simple appareil, avec quelques accessoires sportifs, pour un site de paris en ligne. La plateforme Novig a réussi le double exploit de calibrer une pub capable de plaire exactement à son public d’hommes et de déplaire dans les mêmes proportions à ses adversaires. La muleta a parfaitement fonctionné, dans le monde entier comme en France. « Complètement arriérée » pour France Inter. « Égérie de la droite réac » pour une chroniqueuse de Libération. Des athlètes féminines, pour la plupart inconnues du grand public, ont dit leur indignation de voir ainsi leur sport « sexualisé ». La nageuse australienne Ariarne Titmus a qualifié cette pub de « coup de pied au visage de toutes les femmes ayant consacré leur vie à la discipline ». Rien que ça. Curieuse époque ou une sportive de haut niveau sent son mérite remis en cause par une simple campagne de publicité. Le sport féminin est-il si fragile ?
Certes, on pourra arguer que cette publicité ne vend pas du sport, mais du sexe. Mais depuis quand la publicité doit-elle dire la vérité ? L’usage de la sensualité lui est presque consubstantiel. Vouloir rendre la publicité éthique, c’est un peu comme vouloir rendre le poker désintéressé.
Mon corps, mon choix… à géométrie variable
Cette séquence nous plonge en plein milieu des paradoxes du wokisme. Les mêmes progressistes qui nous ânonnent depuis des années les slogans comme « mon corps, mon choix », « j’ai le droit d’exister », « je n’enlève rien à personne », s’étranglent devant une publicité sexy tout droit sortie des années 1980. Ceux qui affirment que porter le voile serait une liberté n’éprouvent aucun complexe à accuser une femme dévoilée, et même dénudée, d’être une « réac ».
Il y a bien sûr quelque chose d’universel dans cette affaire : des femmes scandalisées qu’une des leurs joue de la séduction, c’est vieux comme le monde. Sydney Sweeney est absolument ravissante, elle plaît aux hommes hétérosexuels. On en a brûlé pour moins que ça. La sororité s’arrête bien souvent aux portes de la rivalité.
Mais on aurait tort de sous-estimer cette polémique. Elle raconte une bascule culturelle plutôt qu’elle ne la provoque. Comment une jeune femme portant tous les attributs de la liberté sexuelle est-elle devenue une icône conservatrice ? Il faut dire que Sydney Sweeney est devenue la bête noire des progressistes depuis qu’elle a accepté une publicité pour American Eagle dont le slogan, « Sydney Sweeney has great jeans », jouait sur les mots jeans et gènes, et a été perçu par certains comme une apologie de l’eugénisme. Le tollé avait été immense. Sydney, elle, s’en était royalement moquée dans une vidéo où elle répondait avec un grand sourire : « C’est une juste une pub pour des jeans. » La jeune femme a souvent raconté avoir grandi entre Spokane et le nord rural de l’Idaho, dans une maison au bord d’un lac appartenant à sa famille depuis cinq générations. Inscrite sur les listes républicaines, elle n’a jamais cherché à faire du militantisme, malgré le surnom de « Barbie Maga » qu’on lui donne.
Cette affaire ne révèle pas seulement le retour de la sensualité comme attribut de la féminité, elle symbolise le droit restauré de reconnaître à nouveau la beauté conventionnelle. Pendant des années, la publicité de mode s’est félicitée de rompre avec le canon de la blonde mince : corps gros, modèles issus de la diversité, queer ou trans, cicatrices et imperfections étaient exhibés au nom de l’inclusion. Puis Sydney Sweeney apparaît en jean, blonde, mince, conforme aux vieux canons de beauté. Et puis elle est blanche, ce qu’on ne lui pardonne pas davantage. La sociologue Catherine Hakim spécialiste du « capital érotique » diagnostiquait déjà chez une partie du féminisme anglo-saxon une « phobie du sexe et une hostilité à la beauté et au plaisir ». Sydney Sweeney vient peut-être de donner un visage à cette vieille névrose.
Quand le film Et Dieu… créa la femme sort aux États-Unis, en 1957, il subit une intense campagne de boycott de la part d’organisations religieuses. Si Brigitte Bardot revenait nue aujourd’hui, elle ne serait plus clouée au pilori par des pasteurs mais par des féministes ulcérées par son déhanché provocateur. Après avoir abandonné la laïcité, l’école, la sécurité à la droite, la gauche serait-elle en train de lui abandonner le sexe ? Après avoir fait l’éloge du laid, du gros, du marginal, serait-elle en train de lui abandonner aussi la beauté ? C’est ce que raconte cette histoire : cachez ce sein de droite que je ne saurais voir…
Source :Le Figaro 18/9/2026
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Le mois prochain, notre revue Synthèse nationale fêtera ses 20 ans !
Depuis octobre 2006 - depuis bientôt 20 ans, donc -, chaque nouveau trimestre voit la parution d'un numéro de Synthèse nationale. Dans un mois, nous en serons au 75e !
75 numéros, c'est-à-dire plus de 7.500 pages contenant plus de 1.350 articles dus à plus de 150 contributeurs !
Dans la première livraison (automne 2006), intitulée Intellos, bobos, assos, Sarko : les nouveaux collabos de l'islamisation, l'éditorial de notre camarade Roland Hélie, le directeur-fondateur de la revue, se terminait par ces lignes : "(...) La marmite est prête à exploser. La situation devient intolérable et la multiplication des violences et des injustices dues aux conséquences de cette immigration incontrôlée fait que les Français ont plus en plus de mal à supporter cet état de fait. (...) Voilà pourquoi Synthèse nationale s'engage aux côtés de tous ceux qui s'opposent à cette fatalité suicidaire. (...) Synthèse nationale s'inscrit dans le paysage médiatique national et identitaire comme un nouvel espace de résistance libre et ouvert à tous ceux qui oeuvrent pour que triomphe enfin notre noble cause. Ce combat est salutaire. Il en va de l'avenir de notre peuple et de notre patrie, et plus encore de notre civilisation".
20 ans plus tard, cette feuille de route demeure la nôtre. Œuvrer pour que la France reste la France au sein d'une Europe européenne est notre credo. Nous poursuivrons le combat des idées tant que vous vous tiendrez à nos côtés et continuerez de nous soutenir. Votre aide précieuse est le levier qui nous permet de soulever la montagne de l'adversité !
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Rappel : samedi 26 septembre, à La Chapelle Basse-Mer (44), De la Vendée au Mexique, de la chouannerie au Cristeros
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Rappel : samedi 31 octobre, à Paris, colloque organisé par Polémia, "Remigration, ouvrons le débat"
Pour tout renseignement, cliquez ici
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Samedi 3 octobre, à la Librairie Duquesne à Paris : Alain Paucard dédicacera son livre "Tirez sur l'architecte"
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Samedi 3 octobre, à midi, dans le Morbihan : la fête du cochon du Parti de la France en Bretagne
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jeudi, 17 septembre 2026
Crise historique, vide politique

Vincent Trémolet de Villers
Inutile d’épiloguer, l’Histoire se chargera de juger l’extraordinaire légèreté d’un président qui a trop souvent préféré les discours aux actes, les images aux décisions, les ornements aux travaux de fondation. À l’heure des conséquences, la crise est là, multiforme, et l’urgence est désormais de la surmonter. Le carburant, élément de la vie quotidienne de près de huit Français sur dix, est la cause la plus immédiate, la plus spectaculaire de la colère qui sourd. Elle a pour terreau l’angoisse du déclin qu’alimentent des événements symboliques - des Pieds nickelés qui dévalisent le Louvre en pleine journée, les données informatiques des Français dérobées aux impôts par des gamins de 20 ans et des courbes impressionnantes : dette, démographie, Pisa, immigration, criminalité…
Pour leur plein d’essence, les Français exsangues financièrement en appellent à l’État, mais l’État a les poches vides et quand il se tourne vers les marchés, il est paralysé d’inquiétude. « Blocage », « réquisitions », « ponctions », MM. Bompard, Roussel, Faure puisent dans l’abécédaire de la démagogie révolutionnaire pour tenter d’agréger le malaise. Il faut vivre dans une pleine surréalité ou se savoir très éloigné du pouvoir pour déclamer des promesses intenables, revendiquer des solutions absurdes. Cette gauche rêve sans doute d’un mouvement social, d’un retour des « gilets jaunes ». Il est permis d’en douter ; si révolte il y a, elle sera civique et moins sur les ronds-points que dans les urnes.
Cet automne sous tension, sur fond de bataille budgétaire et de campagne présidentielle, va aussi être un révélateur du sérieux de ceux qui prétendent à la fonction suprême.
Le contraste qui distingue depuis toujours la conquête du pouvoir et son exercice atteindra dans les mois qui viennent son paroxysme. Écrivons-le : on demeure sidéré devant la prolifération de candidats de plus en plus insignifiants. Le moment est historique et beaucoup de propositions politiques sont désespérément anecdotiques. Pourtant, un esprit responsable y réfléchirait soixante-dix fois sept fois avant d’aggraver un peu plus une situation aussi périlleuse pour un gain politique de court terme.
Source : Figaro 17/9/206
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La révolution dévore ses enfants : à Rennes, le député LFI Raphaël Arnault, fondateur de la Jeune Garde, visé par un tag bombé par certains de ses petits camarades mécontents...
Source : Fdesouche - cliquez ici
À Rennes, un tag accuse Raphaël Arnault d'avoir sacrifié les "antifas" mis en cause à Lyon (après le lynchage à mort de Quentin Deranque) au confort de son siège parlementaire.
Réalisée la veille d'une rencontre entre le fondateur du groupuscule de cogneurs en meute et LFI, à proximité du lieu du rendez-vous, l'inscription accusatoire et vengeresse apparaît sur une photo relayée sur Facebook par un bar fréquenté par les "antifas" rennais. Dans la quête de la pureté révolutionnaire, on finit toujours par trouver un agité qui prétend être encore plus pur ; et au bout, la guillotine...
Il y a sept mois, le 24 février 2026, nous avions anticipé la situation délicieusement inconfortable dans laquelle "Rapha" semble bien se trouver désormais. Aussi ne résistons-nous pas au plaisir de mettre ce texte de nouveau en une de notre blog (cliquez ici) :
Raphaël Arnault est-il politiquement fini ?
Depuis le lynchage en meute de Quentin Deranque par des nervis de la "Jeune Garde", l’ex-cofondateur et porte-parole de la meute d’extrême gauche, Raphaël-le-contracté (d’Archenault en Arnault), est aux abonnés absents.
Il y a peu, l’archange tatoué de la secte mélenchoniste, monomaniaque forcené qui voit des "fascistes" partout, était aussi prompt à éructer ses inepties à l’Assemblée que dans la rue. Aujourd’hui, il est d’une discrétion de violette.
Rapha a pris du champ. Il se tient prudemment en réserve de la République et tout le monde s’interroge : « Quel est son Aventin ? Où se cache-t-il ? Dans quel trou à rat l’front se refait-il la cerise ? ».
Aussi les rumeurs les plus folles courent-elles. Certains l’auraient vu à La Trappe. D’autres avancent qu’il serait passé, à la rame, de la bande de Favrot à celle de Gaza…
Pendant ce temps, Baudruchon et ses sycophantes serviles jurent leurs grands ancêtres septembriseurs que le petit rouge-bourge demeure leur jeune camarade. Ils restent, proclament-ils, fiers de lui et le soutiendront jusqu’aux calendes mahométanes…
En fait, les têtes de gondole insoumises, Méluche, Chikirou ou encore Panot, s’emploient surtout, depuis une semaine, avec un culot himalayesque, à tirer LFI de la panade. En bons apparatchiks de choc, ils recourent donc allègrement à la novlangue, à l’inversion accusatoire. Adeptes du vieux principe : « Plus c’est gros, plus ça passe », ils osent tout, disent n’importe quoi et s’emploient à justifier l’injustifiable. Comme l’a écrit (ou presque) Georges Bernanos, dans La grande peur des bien-pensants, depuis une semaine, « l’esprit révolutionnaire (a) moins conquis que frappé d’une sorte d’inhibition, sidéré l’intelligence française. Une propagande inouïe, menée par les ordinaires brasseurs d’opinion (…), l’(emporte) désormais sans combat, par la toute-puissance de ses clameurs et de ses huées ».
Il n’en reste pas moins que le désormais très discret rouge qui tache (et cogne) lyonnais, devenu député du Vaucluse par la grâce du saint Lider Maximo, a perdu l’essentiel de sa pureté et de sa crédibilité révolutionnaires.
N’a-t-il pas annoncé, le 17 février, avoir engagé, tel un vulgaire suppôt du capitalisme, une procédure de licenciement à l’encontre de son attaché parlementaire (et "pol pote") très particulier Jacques-Élie Favrot ? Ne s’est-il pas prononcé pour que l’enquête détermine les responsabilités à l’origine d’un meurtre qu’il aurait appris « avec horreur et dégoût » ?
Difficile de faire mieux en matière de lâchage en rase campagne de ses petits copains. Rapha, c’est : « Aux abris » et « Courage, fuyons » ! La responsabilité morale, la responsabilité tout court, quésaco ? « J’étais pas là, j’ai rien fait et j’y suis pour que dalle » : tel semble être désormais le credo de Rapha-la-défausse et de ses parrains "éléfistes".
Il n’est pas sûr que les "antifas" autoproclamés apprécient le positionnement. Après avoir dû avaler la couleuvre de l’activiste autonome devenu le titulaire d’un siège sous les lambris dorés du palais Bourbon, voilà qu’ils leur faut assister à la mise en retrait prudente de ceux qui, depuis des années, les confortent dans leur dérive paranoïaque et violente. Difficile, avec de tels chefs, de se sentir protégés...
Quant aux relations futures entre La France insoumise et Rapha, il se pourrait bien qu’elles finissent par se distendre. À quoi le second, devenu suspect, sinon tricard, aux yeux de ses anciens compagnons, pourrait-il bien servir à la première, en effet ? Personne n’aime avoir à traîner un boulet…
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Droite nationale : ni justification ni excuses !

Synthèse nationale
Il y a sept mois, en février, le jeune militant nationaliste Quentin Deranque avait à peine succombé à ses terribles blessures (résultat des coups de pieds reçus en pleine tête) que déjà, sur les antennes et dans une certaine presse, les hérauts du progressisme en roue libre, les chantres de la déconstruction, les fossoyeurs de l’ancienne France - et promoteurs de la "nouvelle" - s’employaient à allumer des contrefeux et à propager un récit alternatif, militant.
Droite nationale : ni justification ni excuses !
On a assisté alors, une nouvelle fois, à l’interminable défilé des propagandistes sous couverture, mal dissimulés par leur costume de "spécialistes" en mission ; on les a entendus insulter la mémoire du jeune homme martyrisé, proférer doctement les énormités de circonstance, prendre des libertés avec les faits et violer allègrement la vérité, en réunion, au moment où elle s’efforçait de sortir du puits où ils la retiennent enfermée…
Une fois de plus, les dénonciateurs de profession, adoubés par les médias de grand chemin, ont déversé sur les ondes, et les pages des journaux subventionnés où ils sévissent, leur logorrhée "antifasciste". Le fantomatique "péril brun" a été de nouveau tiré des tiroirs où on le tient bien au chaud, prêt à servir. On a convoqué un passé depuis longtemps falsifié, instrumentalisé. On s’est adonné aux habituels raccourcis. On a fustigé d’anciennes figures du camp national avec d’autant plus d’allant qu’elles ne risquent pas de se défendre depuis les caveaux où elles reposent, après une vie de combat à contre-courant. Tout le spectre de "l’extrême droite" largement fantasmée y est passé, le Rassemblement national en tête, sans égard aucun, ni pour les efforts qu’il déploie, ni pour les renoncements auxquels il consent pour se faire accepter au sein de "l’arc républicain" !
Bousquet et Brigneau, croquemitaines pour l’éternité
C’est ainsi qu’encore une fois, on a évoqué les soi-disant « encombrants fantômes » de Jean-Marie Le Pen. En l’occurrence Pierre Bousquet et François Brigneau, deux figures historiques de son mouvement, qualifiés de « nazis » et de « collaborateurs », et dont la présence au sein du Front national (créé pourtant par les jeunes d’Ordre nouveau nés après 1945) aurait, à les en croire, marqué ce dernier, pour toujours, d’une tache aussi indélébile qu’infâmante.
Pourtant, le premier, Pierre Bousquet, membre, avant-guerre, du Parti franciste de Marcel Bucard, n’avait pas encore 24 ans lorsqu’en 1943, il s’est engagé dans la Waffen SS, comme des milliers d’autres jeunes, par idéal anticommuniste et refus d’une mainmise soviétique sur l’Europe. Léon Gaultier, qui à cette époque a suivi la même voie, a ressuscité ce moment si particulier, où leur vie a fini de basculer, dans son livre de souvenirs Siegfried et le Berrichon : « Nous sommes français autant que quiconque. Nous aimons notre pays autant que quiconque. Nous préférons qu’il soit au côté de l’Allemagne plutôt que des communistes. (…) Le pas a été franchi. Nous avons signé notre engagement (…). Voilà, c’est fait ; enfin, le premier pas est fait car pour la suite, tout reste devant nous inconnu et mystérieux. La Waffen SS, des mots qui ne nous sont même pas familiers et que nous n’avons peut-être pas prononcés dix fois dans notre existence »…
Quant au second, le journaliste François Brigneau, jamais avare d’une provocation, ancien du RNP du néosocialiste Marcel Déat, puis enfant terrible de la droite nationale des années 1970 à 2000, il n’avait que 25 ans quand il a rejoint la Milice… le 7 juin 1944, au lendemain du débarquement en Normandie ! Quelques semaines d’engagement maudit, à un niveau totalement subalterne, et pour finir une traversée du désert qui ne s’est achevée qu’à sa mort, avec, selon ses propres mots, nombre d’« ambitions ruinées » et de « coups reçus » !
Complexité d’une époque où beaucoup de patriotes se sont sentis obligés de choisir leur camp
Pris dans les remous d’une période tragique et sanglante, Bousquet et Brigneau, à niveau d’homme, dans un contexte particulier, ont fait un choix qui s’expliquait par leur histoire personnel, leur éducation, les valeurs et principes qui leur avaient été inculqués (le second, dans une famille de gauche)… Ils sont allés au bout de leur logique et ont mis leur peau au bout de leurs idées.
À la même époque, d’autres ont fait un choix différent…
C’est ainsi qu’après la signature du Pacte germano-soviétique, en août 1939, la direction du très stalinien Parti communiste "français", s’est employée à justifier l’entente (provisoire), sur le dos de la Pologne et de la Finlande, entre l’URSS et le IIIe Reich ; puis à défendre la ligne pacifiste, défaitiste-révolutionnaire prônée par le Kremlin (qui s’est traduite notamment par des actes de sabotage dans des usines travaillant pour la Défense nationale). Et sur ordre du Komintern, le secrétaire général Maurice Thorez, mobilisé, a déserté, "à l’insu de son plein gré", en septembre 1939, pour rejoindre l’URSS où il a passé le reste de la guerre avant de revenir en France en 1944 (tandis que l’un de ses futurs successeurs, Georges Marchais, jeune mécanicien aéronautique – il avait 20 ans en 1940 -, a travaillé sur des avions allemands, en France d’abord, puis en Allemagne, au moins de la fin 1940 à mai 1943) !
De leur côté, de nombreux hommes venus des "ligues" nationalistes des années 1920-1930, dénoncés comme "fascistes" par la SFIO et le PC, ont fourni à la Résistance intérieure et à la France libre une partie notable de ses premiers effectifs : des anciens du "Faisceau" (à commencer par Georges Valois lui-même), de l’Action française, du Comité secret pour l’action révolutionnaire (la Cagoule) d’Eugène Deloncle, des Croix de feu et du Parti social français de La Rocque (arrêté par la Gestapo en mars 1943 et déporté en Autriche) ou encore de la Solidarité française du commandant Jean Renaud… À titre d’exemples, on peut citer Alain Griotteray, Raoul Girardet, Pierre de Bénouville, Gilbert Renault (le colonel Rémy), Jacques Renouvin, François de Grossouvre, Philippe Barrès, Edmond Barrachin, Alfred Touny, François Sidos, etc.
Le lieutenant de vaisseau Henri Louis Honoré comte d’Estienne d’Orves, premier fusillé de la France libre, en août 1941 (avec ses camarades Jan Doornik et Maurice Barlier), était issu d’une famille légitimiste et catholique sociale. Respectueux envers le Maréchal et ceux qui avaient choisi Vichy, il comptait parmi ces derniers plusieurs de ses amis, dont Paul Fontaine, alors directeur du cabinet de l’amiral Darlan, et Bertrand de Saussine du Pont de Gault, qu’il considérait comme « mort héroïquement (…) pour la France » alors même que ce décès était survenu à l’occasion d’une tentative de torpillage d’un aviso britannique au large du Gabon, en novembre 1940 !
Réconciliation nationale au FN
Bien des années après la fin de la Seconde Guerre mondiale, un certain nombre d’anciens de la France libre ont été membres du parti de Jean-Marie Le Pen. Au même titre que Pierre Bousquet, François Brigneau et d’autres encore, au parcours un peu différent... On peut citer les Compagnons de la Libération Michel de Camaret, Augustin Jordan, Pierre Clostermann et Horace Savelli ; ou encore Robert Hemmerdinger, André Figueras, Jean-Baptiste Biaggi, etc.
« Vous ne savez pas de quoi vous parlez, jeune homme » (François Mitterrand à Gorges-Marc Benamou)
Mais revenons à Bousquet et Brigneau. Condamnés à la Libération, ils ont purgé leur peine, payant ainsi, selon la formule consacrée, leur dette à la société. Une fois sortis de prison, ils auraient pu choisir le confort douillet d’une vie bourgeoise sans histoires. Crânement, ils ont préféré rester fidèles à leur passé, à leurs convictions. Ainsi, Brigneau, arrivé à l’âge de 70 ans, revendiquait le fait de n’avoir, jusque-là, « cessé de résister à la Résistance » ! Pendant des années, Bousquet et lui ont continué de s’engager pour un pays qui les rejetait mais qu’ils n’ont jamais cessé d’aimer d’un amour ardent ; le premier à Jeune Nation, à Europe-Action, au FN naissant, au Parti nationaliste français, autour du journal Militant ; le second à Ordre nouveau, au Parti des forces nouvelles, puis au Front national…
On peut aujourd’hui estimer qu’ils se sont trompés autrefois et qu’ils ont choisi le mauvais camp. On peut porter un regard critique sur leur parcours. Mais parler d’eux en des termes propres à faire croire qu’ils ont été de parfaits "nazis" (avec tout ce qu’évoque ce mot aujourd’hui), des "collabos" de haut vol, en faire deux statues de sel figées dans les années 1940 et fustiger les mouvements auxquels ils ont appartenu au motif qu’ils les auraient en quelque sorte "nazifiés" par leur seule présence est proprement grotesque.
D’abord, les jeunes militants des années 1960, 70 et 80 qui ont intégré ces formations, nés après la guerre, étaient des enfants de leur temps (celui des Trente Glorieuses, du baby-boom, de la transformation du pays, de l’Europe coupée en deux et de l’affrontement des deux blocs). L’essentiel de leurs motivations, de leurs préoccupations appartenaient à celui-ci.
Ensuite, comme l’a écrit Alain Renaud, qui a été secrétaire général du Front national à la fin des années 1970, ils avaient certes l’« âge où l’on a facilement le goût de la provocation », façon bras d’honneur, « et plus d’attirance pour les maudits que pour les notables en place », mais par instinct et par raison, ils avaient compris à quel point la période de la guerre avait été complexe. Rejetant les simplifications, les caricatures, les jugements péremptoires, à l’emporte-pièce, de leur époque volontiers manichéenne et moralisatrice, ils comprenaient les choix cornéliens auxquels les patriotes de tout bord se sont trouvés confrontés quelques décennies plus tôt, et les déchirements qui ont été les leurs. C’est pourquoi, venus à la politique par réaction aux conditions et conséquences du largage de l’Algérie, et aux crimes du communisme à travers le monde, ils ont pu admirer Pierre Bousquet ou François Brigneau comme on admire des aînés qui ont du talent, du vécu, du courage, de la fidélité…, sans pour autant partager la totalité de leurs positions. Encore une fois, ils n’étaient pas de la même génération…
Le cirque antifasciste, une étape vers le totalitarisme
Il existe en français des mots pour désigner les gesticulations manipulatoires des pourfendeurs du "fascisme". "Enfumage" et "propagande" sont ceux qui nous viennent présentement à l’esprit.
La reductio ad hitlerum est un procédé rhétorique bien connu qui consiste à disqualifier un adversaire et son discours en les associant à Hitler, en les qualifiant de "nazis" ou de "fascistes". Depuis les années 1930, la gauche et l’extrême gauche en usent et abusent. S’étant auto-érigées arbitres des élégances, elles s’autorisent à dire le "bien", le "juste". Elles trient le bon grain de la "pensée conforme" de l’ivraie des "idées nauséabondes". Elles désignent, accusent, tracent des lignes rouges, dénoncent, poursuivent et stigmatisent. « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos » restent leurs slogans de référence. Ils président à leur démarche "antifasciste". Ils amènent les "antifas" les plus zélés à faire tout et n’importe quoi (le plus souvent en toute impunité), au nom du "bien", pour empêcher ceux qu’ils désignent comme étant des représentants de la "bête immonde" de paraître et de s’exprimer : pétitions, campagnes d’intimidation, pressions en tout genre, poursuites judiciaires, violences contre les biens et les personnes, jusqu’au lynchage à mort à dix contre un ! Aujourd’hui comme dans le passé, leur discours et leurs pratiques mènent tout droit à la terreur et au totalitarisme.
La première de leurs cibles demeure bien évidemment la droite nationale parce qu’elle est leur adversaire le plus résolu. Objectif : son confinement, sa marginalisation, en attendant son éradication. Le projet politique qui est le sien est en effet aux antipodes du leur. D’un côté la France et l’Europe, la terre et les morts, la tradition, la transmission, l’enracinement, l’identité, la fierté ; de l’autre la République sacralisée, le passé réécrit, la repentance, la haine de soi, l’ouverture à tout vent, le progressisme en roue libre, la "nouvelle France"…
La gauche et l’extrême gauche ont déclaré et mènent à la droite nationale, identitaire, une guerre de tous les instants. Face à leurs accusations, leurs attaques, leurs mensonges, elle doit répondre et riposter sans faiblir. Et sans reprendre à son compte leur vocabulaire (non, les militants de LFI ne sont pas « les vrais fascistes d’aujourd’hui » ; ce sont des marxistes-léninistes, des trotskistes, des révolutionnaires) ! La droite nationale n’a pas à se laisser intimider par des courants de pensée qui continuent d’expliquer, voire de justifier, les horreurs de la Révolution ; qui se revendiquent de bourreaux et d’assassins ; qui ont couvert ou n’ont pas voulu voir tous les crimes du communisme ; et qui préparent aujourd’hui ceux de demain… Elle n’a pas à se plier aux oukases des apparatchiks de la déconstruction. Elle n’a pas à chasser de ses rangs de prétendues "brebis galeuses" désignées par la gauche et l’extrême gauche. Elle n’a ni à se justifier ni à s’excuser ! Elle a seulement à tenir ses lignes, « mains propres et tête haute », et surtout à continuer de faire avancer ses idées !
Article paru dans le n°73 (printemps 2026) de notre revue Synthèse nationale. Pour le commander ou vous abonner, cliquez ici
07:40 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Rappel : vendredi 25 septembre, à Paris, Alain Escada dédicacera son livre "L'affaire Epstein"
07:25 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Rappel : samedi 19 septembre , à Clermont-Ferrand, conférence de François Bousquet
07:25 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 16 septembre 2026
Libération d’Ilias Kasidiaris, ancien député de l'Aube dorée
Ilias Kasidiaris, ancien porte-parole du mouvement nationaliste grec l'Aube dorée, était incarcéré depuis 2020. Il avait été condamné alors à 13 ans de prison en tant que responsable du parti. Il a été libéré hier.
Rappelons que l'Aube dorée était la principale organisation nationaliste grecque fondée dans les années 1980 et qui, il y a une quinzaine d'années, avait réalisé une remarquable percée électorale. Afin d'enrayer celle-ci, le pouvoir grec tenta de discréditer le mouvement en le calomniant et lui faisant porter la responsabilité d'actions violentes. Plusieurs de ses militants furent alors assassinés, le mouvement interdit et ses dirigeants lourdement condamnés.
Malgré cette répression insensée, les idées de l'Aube dorée ne cessent de progresser au sein du peuple hellénique. Juste libéré, l'ancien député Ilias Kasidiaris a annoncé qu'il reprenait le combat...
S N
En 2019, nous avons eu le plaisir, lors de nos journées nationalistes et identitaires, de recevoir Irène Dimopoulou Papa, représentante de l'Aube dorée cliquez ici
18:31 Publié dans En Europe et ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Union des droites : l'illusion du programme commun
Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées
Source Polémia cliquez ici
Unir les droites, mais pour défendre quelle France ? Balbino Katz expose les fractures entre RN, droite classique et Reconquête : derrière l’accord électoral se joue un choix fondamental entre administrer le déclin et défendre la continuité du peuple français.
Polémia
Une union possible ?
Le Journal du dimanche a consacré plusieurs pages à une idée qui s’installe désormais au cœur de la préparation de l’élection présidentielle de 2027 : l’union des droites ne serait plus seulement souhaitée par leurs électeurs, elle disposerait déjà de son programme. Sous le titre assez catégorique « Le peuple de droite a déjà son programme », Jules Torres rassemble les résultats de plusieurs enquêtes et fait apparaître un socle commun : maîtrise de l’immigration, sécurité, réduction de la dette, pouvoir d’achat, assimilation, production nationale. Selon les chiffres cités par le journal, 66 % des sympathisants LR, 63 % de ceux du RN et 89 % de ceux de Reconquête souhaitent une union en 2027.
L’intuition est juste, du moins jusqu’à un certain point. Il existe aujourd’hui un électorat de droite dont les préoccupations convergent beaucoup plus que ne le laisseraient supposer les querelles d’appareils. Sur l’immigration, le rétablissement de l’autorité, l’insécurité ou la critique de l’impuissance publique, les électeurs de Bruno Retailleau, de Marine Le Pen et d’Éric Zemmour parlent de plus en plus souvent la même langue. L’erreur commence lorsqu’on déduit de cette convergence électorale l’existence d’une famille politique homogène. Une addition de réponses identiques à des questionnaires ne produit pas nécessairement une vision commune du monde.
La science politique française nous a précisément appris à nous méfier des étiquettes trop simples. René Rémond, dans Les Droites en France, distinguait les traditions légitimiste, orléaniste et bonapartiste. Sa typologie a été discutée, complétée et parfois malmenée, mais son intuition essentielle demeure féconde : derrière le mot « droite » se cachent des tempéraments politiques, des conceptions de l’État et des représentations de la société profondément différents. Deux partis peuvent voter la même loi pour des raisons presque opposées.
La vieille tripartition de René Rémond ne correspond plus exactement au paysage contemporain. Les héritages survivent par fragments, mais d’autres clivages les recouvrent. Pour comprendre les recompositions actuelles, une nouvelle division peut être proposée. Trois familles se distinguent : une droite populo-étatiste, une droite libérale-étatique et une droite libérale-identitaire.
Le RN, ou le populo-étatisme
La première est principalement incarnée par le Rassemblement national, auquel peuvent être rattachés Nicolas Dupont-Aignan et les différentes survivances du souverainisme français. Cette droite croit à la souveraineté, aux frontières, à l’autorité et à la priorité nationale, tout en demeurant très attachée à la protection sociale, aux services publics, aux retraites et à une forte intervention de l’État dans l’économie.
Cette singularité s’explique en partie par la sociologie électorale du RN. Les travaux de Pascal Perrineau ont depuis longtemps montré comment le Front national, puis le Rassemblement national, avait progressivement conquis des catégories populaires autrefois intégrées au système communiste ou socialiste. Le déplacement des ouvriers vers le vote national n’a pas entraîné leur conversion soudaine au libéralisme économique. Le parti a donc absorbé une partie de leur culture sociale en même temps que leurs suffrages.
Le JDD le reconnaît d’ailleurs entre les lignes. LR et Reconquête privilégient davantage la réduction de la dépense et des prélèvements, tandis que le RN se montre beaucoup plus protecteur des prestations et des petites retraites. Le principe de réduction de la dette rassemble ; la méthode sépare aussitôt. Ce détail n’en est pas un. Une coalition peut aisément promettre de réduire les dépenses publiques avant une élection ; elle commence à se diviser le jour où il faut inscrire le nom des bénéficiaires sur la facture.
Le phénomène rappelle ce qu’Otto Kirchheimer avait appelé, dans les années 1960, le catch-all party, le « parti attrape-tout ». Pour élargir son électorat, une formation abandonne progressivement une partie de sa rigidité doctrinale, atténue ses références idéologiques et cherche à agréger des groupes sociaux dont les intérêts ne coïncident pas entièrement. Le RN contemporain correspond assez bien à cette logique. Sa grande force est de permettre à des électeurs très différents de projeter sur lui des espérances parfois contradictoires.
L’ouvrier y voit la protection sociale ; le petit patron, la réduction des contraintes ; le conservateur, l’ordre ; le souverainiste, la nation ; l’identitaire, l’arrêt de l’immigration ; le retraité, la préservation de ses droits. Tant que le parti demeure dans l’opposition, cette polysémie fonctionne admirablement. L’exercice du pouvoir présente l’inconvénient d’obliger les synonymes apparents à retrouver leur sens exact.
Les libéraux-étatiques, éternelle droite de gouvernement
La deuxième famille est celle des libéraux-étatiques. Elle rassemble une partie des Républicains, l’UDR d’Éric Ciotti et, selon des combinaisons variables, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez ou David Lisnard. À la périphérie se trouvent également ceux qui, venus de la macronie, peuvent espérer reconstruire une droite gouvernementale : Édouard Philippe, Gérald Darmanin et, plus difficilement, Gabriel Attal.
Cette famille privilégie l’entreprise, la maîtrise des comptes publics, la réduction des prélèvements et une conception plus classique de l’économie de marché. Elle se distingue pourtant du libéralisme anglo-saxon par une fidélité très française à l’appareil d’État. Elle souhaite généralement diminuer la puissance publique sans renoncer à la haute administration qui la fait fonctionner, déréglementer sans désarmer le centre, décentraliser tout en maintenant la main de Paris.
Il n’y a là aucune anomalie historique. La droite française est étatique depuis Colbert autant que la gauche l’est depuis les jacobins. Tocqueville avait déjà remarqué, dans L’Ancien Régime et la Révolution, combien la centralisation administrative avait précédé 1789 et survécu à presque tous les bouleversements de régime. Nos libéraux gouvernent souvent moins contre l’État qu’à partir de lui.
Cette droite peut parfaitement conclure des alliances électorales avec le RN. Elle peut voter avec lui sur la sécurité, l’immigration ou la fiscalité. Une difficulté apparaît dès que l’on touche à la conception de la société : elle demeure largement persuadée que l’immigration est d’abord une question de flux à maîtriser, de coût économique, d’intégration et d’ordre public. Le problème civilisationnel lui paraît souvent excessif ou politiquement dangereux.
L’apparition d’une droite libérale-identitaire
La troisième famille est aujourd’hui beaucoup plus faible électoralement : celle des libéraux-identitaires. Reconquête en est pratiquement le seul représentant organisé avec Éric Zemmour et Sarah Knafo.
Son originalité ne réside pas seulement dans une plus grande fermeté migratoire. Elle consiste à établir une hiérarchie différente entre les problèmes politiques. Pour cette droite, la première question n’est pas de savoir si la France aura dans vingt ans un déficit public de 3 ou 4 %, mais quel peuple habitera le territoire français.
Cette interrogation renvoie à une vaste littérature universitaire sur la définition de la nation. Ernest Renan avait popularisé, dans sa conférence Qu’est-ce qu’une nation ?, l’idée du « plébiscite de tous les jours », souvent utilisée depuis pour défendre une conception volontaire de l’appartenance nationale. Plus d’un siècle plus tard, Anthony D. Smith, à travers l’école dite de l’ethnosymbolisme, a rappelé qu’une nation ne surgit jamais d’une pure décision juridique : elle repose aussi sur des mythes collectifs, une mémoire, des symboles, des territoires et des continuités historiques.
Dominique Schnapper, dans ses travaux consacrés à la communauté des citoyens, a pour sa part montré toute la puissance mais également toute la tension du modèle français : l’universalisme républicain prétend transcender les appartenances particulières par la citoyenneté. Cette construction fonctionne admirablement lorsque les nouveaux venus sont suffisamment peu nombreux pour entrer dans une société nationale fortement structurée. La question contemporaine est de savoir si le même mécanisme demeure inchangé lorsque les proportions démographiques, la concentration territoriale et la puissance des appartenances communautaires se transforment.
C’est exactement à cet endroit que l’unité proclamée des droites se fissure.
Immigration : le même mot pour trois politiques
Le JDD constate que l’immigration constitue un sujet déterminant pour 71 % des proches de LR, 85 % de ceux du RN et 95 % de ceux de Reconquête. Une telle convergence paraît spectaculaire. Elle renseigne pourtant davantage sur l’importance du problème que sur les solutions envisagées.
Dire que l’on veut « réduire l’immigration » ne signifie presque rien tant qu’on ne précise pas l’objectif. S’agit-il de diviser les flux par deux ? De parvenir à l’immigration zéro ? De supprimer le regroupement familial ? De remettre en cause certaines naturalisations ? De créer un solde migratoire négatif ? De favoriser le retour de populations étrangères déjà installées ?
Le terme de « remigration » rend cette divergence visible. Le RN refuse de reprendre le mot ; Reconquête l’assume. Derrière cette querelle lexicale s’opposent deux diagnostics. Le premier considère qu’en arrêtant fortement les flux, en expulsant clandestins et délinquants étrangers et en rétablissant l’assimilation, l’essentiel du problème peut encore être traité. Le second soutient que les transformations démographiques déjà accomplies rendent insuffisant le seul contrôle des entrées.
On retrouve ici un phénomène étudié par Seymour Martin Lipset et Stein Rokkan : les systèmes politiques s’organisent autour de grands clivages durables. Ceux-ci peuvent survivre longtemps après les circonstances historiques qui les ont fait naître, puis être progressivement concurrencés par de nouvelles lignes de fracture. En Europe occidentale, le vieux conflit entre capital et travail ne suffit manifestement plus à structurer la compétition politique.
Hanspeter Kriesi et plusieurs politistes européens ont montré comment la mondialisation avait contribué à faire émerger un nouveau partage entre les groupes qui bénéficient de l’ouverture économique, culturelle et migratoire et ceux qui s’en perçoivent comme les perdants. La question contemporaine pourrait aller encore plus loin : au clivage économique ouverture-fermeture s’ajoute désormais une opposition sur la permanence même des peuples européens.
Le RN reste profondément républicain
Les déclarations d’Andréa Kotarac sont de ce point de vue particulièrement instructives. Le porte-parole du RN avait affirmé que « les racines de la France ne sont pas que chrétiennes » et que « les musulmans sont sensibles au patrimoine chrétien de la France ». Ces propos avaient suscité des réactions précisément parce qu’ils donnent à voir la conception nationale qui demeure dominante dans le parti.
La France du RN reste essentiellement une France républicaine : tout individu peut devenir pleinement français à condition d’accepter les règles, les mœurs et un certain patrimoine collectif. L’origine n’est pas, en elle-même, politiquement déterminante. Le nombre l’est assez peu également, dès lors que l’assimilation est supposée fonctionner.
Reconquête introduit une rupture. L’assimilation individuelle peut fonctionner, soutient en substance cette école, sans que l’assimilation de populations entières soit possible dans n’importe quelles proportions. La quantité finit par modifier la nature du phénomène. Une famille arrivée de l’étranger peut devenir française ; plusieurs millions d’individus maintenant des formes importantes d’endogamie, de culture distincte ou de solidarité communautaire posent une question d’une autre nature.
Rogers Brubaker, dans Citizenship and Nationhood in France and Germany, avait autrefois opposé, en la nuançant, une conception française plus politique et assimilationniste de la nation à une conception allemande historiquement plus culturelle. La comparaison est aujourd’hui moins nette qu’elle ne l’était lorsque le livre fut publié. Elle permet néanmoins de comprendre pourquoi le RN demeure, au fond, beaucoup plus proche de la tradition républicaine française que ne le croient certains de ses adversaires.
L’AfD comme révélateur
La récente victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt a offert une démonstration presque expérimentale de cette divergence. Le 6 septembre, le parti allemand a recueilli autour de 44,5 % des suffrages, plus du double de son résultat de 2021. Éric Zemmour et Sarah Knafo ont salué ce succès, tandis que les dirigeants du RN ont maintenu leurs distances avec leur ancien partenaire européen.
Jean-Philippe Tanguy a exprimé cette rupture de manière encore plus explicite. Revenant sur ses contacts anciens avec des responsables de l’AfD, le député RN a raconté être ressorti « terrorisé » d’une rencontre avec certains d’entre eux et a dénoncé des déclarations relatives au passé nazi allemand. Son jugement peut naturellement se discuter ; ce qui importe politiquement est sa netteté. Le RN ne considère plus l’AfD comme un allié encombrant dont il faudrait corriger certaines outrances. Il s’en distingue comme d’une autre famille politique.
Reconquête fait le choix inverse. Il ne partage évidemment pas toutes les positions de l’AfD, pas davantage qu’il ne reprend celles de Vox ou de l’ensemble des droites centre-européennes. Une proximité existe néanmoins autour d’une interrogation commune : l’État doit-il seulement garantir la sécurité et la prospérité des habitants présents sur un territoire, ou possède-t-il également pour mission d’assurer la continuité historique du peuple qui lui a donné naissance ?
La différence est fondamentale.
Une dédiabolisation devenue principe de gouvernement
Cette évolution du Rassemblement national peut s’interpréter à travers Anthony Downs. Dans An Economic Theory of Democracy, l’économiste américain modélisait les partis comme des organisations cherchant à maximiser leurs suffrages et donc, dans certaines configurations, à se rapprocher de l’électeur médian. Sans appliquer mécaniquement un modèle économique à la politique française, la dédiabolisation lepéniste relève manifestement d’une logique analogue.
À mesure que le RN s’est approché du pouvoir, il a éliminé ou atténué les positions susceptibles de fermer l’accès à des électorats supplémentaires. L’euro, la sortie de l’Union européenne, la retraite à 60 ans, certaines conceptions de la préférence nationale, puis plusieurs mesures identitaires ont été successivement abandonnés, reformulés ou repoussés. Chacune de ces évolutions peut être défendue rationnellement. Leur accumulation finit cependant par dessiner une méthode : toute doctrine demeure subordonnée à l’élargissement électoral.
Le problème n’apparaît pas nécessairement avant la victoire. Il surgit après.
Libération a fourni récemment un contrepoint inattendu au bel optimisme du JDD. Dans une enquête consacrée à la préparation de 2027, le journal décrit un RN porté par des sondages favorables, mais encore marqué par « l’atonie programmatique, le dilettantisme et la confusion ». Marine Le Pen y apparaît comme une dirigeante fonctionnant beaucoup à l’instinct, peu soucieuse des grandes constructions de campagne et disposée à attendre les événements plutôt qu’à les provoquer.
Un tel fonctionnement constitue une force dans l’opposition. La souplesse permet de saisir les changements d’humeur de l’électorat et d’éviter l’enfermement doctrinal. Au gouvernement, elle devient plus périlleuse. Une crise financière, une révolte urbaine, un conflit avec les institutions européennes ou une réforme budgétaire ne laissent pas toujours le loisir de consulter l’opinion avant de choisir.
Les tensions entre Marine Le Pen, Jordan Bardella et Marion Maréchal donnent une autre indication. Libération rapporte notamment la réaction de Bardella lorsque fut envisagée une place plus importante pour Marion Maréchal : « C’est elle ou moi. » Derrière la rivalité des personnes existe aussi une concurrence entre orientations politiques, Marion Maréchal incarnant depuis longtemps une droite plus identitaire, économiquement plus libérale et davantage favorable aux rapprochements avec les autres droites.
Ainsi, au moment même où le JDD annonce l’union prochaine des droites, le RN peine encore à régler la question de ses propres droites.
17:38 Publié dans Balbino Katz, Présidentielle 2027, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Jeudi soir, sur BFM TV : Eric Zemmour face à Jean-François Copé
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La tournée de Sarah Knafo à travers la France (première liste)
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Samedi et dimanche prochains, 19 et 20 septembre 2026, IXe édition du pèlerinage Feiz e Breizh
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Aujourd’hui comme hier, le marxisme-léninisme, voilà l’ennemi !

Maurice Bernard
Le marxisme-léninisme, interprétation et mise en œuvre du marxisme élaborée par la momie de la Place Rouge, n’a pas disparu du paysage politique. Les cadres, les militants du Parti communiste, de La France insoumise, voire du Parti socialiste, ont grandi et se sont formés avec lui : ils en restent imprégnés.
Le marxisme-léninisme s’est juste adapté aux évolutions de la société qu’il a acceptées, favorisées et accompagnées, comme la montée de l’immigration africaine et de l’islam, la fragmentation communautaire, le séparatisme ou l’extrême porosité aux revendications des minorités. Son vocabulaire n’est donc plus tout à fait le même. "Intersectionnalité", "décolonialisme", "racisés", "déracialisation", etc., sont désormais à l’ordre du jour. Mais ses luttes actuelles n’en prolongent pas moins celles d’hier, dans la fidélités aux grands ancêtres (Marx, Engels, Lénine, Trotski…). Par conséquent, il n’est pas étonnant de voir aujourd’hui la gauche radicale internationaliste réserver un traitement particulier à la religion musulmane.
Pour illustrer le propos, prenons l'exemple du Collectif d’analyse politique (CAP) québécois, avec son site Nouveaux Cahiers du Socialisme. Les animateurs entendent « contribuer, par une réelle appropriation de la théorie et de la pratique (marxistes, NDLR), à l’ensemble des préoccupations qui traversent les mouvements de résistances et de luttes contre le capitalisme » : convergence des luttes, donc.
L’un de leur contributeur est un philosophe français, Matthieu Renault, présentement professeur à l’université de Toulouse Jean-Jaurès. Sa présentation sur le site de « l’équipe de recherche sur les rationalités philosophiques et les savoirs » (Érraphis) permet de le situer sans peine : « Il co-dirige (…) le groupe de recherche inter-institutionnel "Mondes de la Colonialité et Transmodernité", basé à la Fondation de la Maison des Sciences humaines à Paris. Il est également chercheur affilié au Sarah Parker Remond Centre for the Study of Racism and Racivilization du University College London, et membre du comité de rédaction de la revue Actuel Marx »…
En 2017, Matthieu Renault, que l’on peut considérer comme woke, a publié aux éditions Syllepse (d’extrême gauche), L’empire de la révolution. Lénine et les musulmans de Russie. Trois ans plus tard, en novembre 2020, l’équipe des Nouveaux Cahiers du Socialisme lui a demandé comment « Lénine abordait la question de l’islam et des minorités opprimées ». Sa réponse, consultable sur internet, permet de comprendre le point de vue de tous ses petits camarades de la gauche radicale islamo-compatible. Il suffit d’y remplacer "nationalité" par "minorité", "orthodoxie" par "catholicisme", "Russie" par "France" et "impérialisme grand-russe" par "impérialisme français".
L’enseignant-militant rappelle en effet que, pour Lénine, « l’islam, en tant que religion d’une "nationalité" opprimée, devait elle-même être considérée comme une religion opprimée (…). À la différence de la religion dominante, l’orthodoxie, dont les influences devaient être combattues sans relâche, l’islam devait être traité avec la plus grande "prudence" (maître-mot de la politique de Lénine envers les minorités nationales), avec précaution et sans rechigner à faire des concessions ». Pour autant, « le dialogue avec les musulmans de Russie, que Lénine jugeait indispensable, n’avait rien à voir avec une quelconque capitulation, synonyme d’auto-flagellation, même s’il présupposait de reconnaître les torts causés par l’impérialisme grand-russe et la légitimité de la méfiance éprouvée par ses victimes ; ce dialogue était guidé par des raisons stratégiques, dans le sens le plus noble du terme, et n’excluait nullement l’expression de différends. La règle élémentaire à laquelle ne pouvait déroger Lénine, c’est qu’il ne pouvait y avoir d’émancipation sans auto-émancipation ».
Pour les islamo-gauchistes woke, c’est-à-dire "éveillés", l’homme blanc occidental, chrétien, reste prisonnier d’habitudes, de comportements, de jugements hérités du passé, fruits, en particulier, du capitalisme et de la colonisation. Les sociétés qu’il a bâties sont fondées sur des injustices structurelles qui touchent certaines catégories de la population : les femmes, les LGBTQ+, les migrants, les musulmans, les "racisés". Il faut donc, par les différentes luttes, l’amener à prendre conscience de cet état de fait pour qu’il y renonce et s’en défasse.
Pour une bonne partie de la gauche actuelle, à commencer par LFI, les femmes voilées, en tant que femmes, que musulmanes et que "racisées", sont d’abord les victimes d’un édifice social qu’il s’agit de déconstruire. Et les représentants de la droite nationale qui dénoncent la progression de l'islamisation (et de la réislamisation) - dont la multiplication des voiles dans l'espace public est un signe - sont des ennemis parce qu’ils s’emploient à le maintenir.
Seulement, voilà : manifestement, ceux que l'on qualifie désormais d'islamogauchistes ne perçoivent pas ce que leur point de vue peut avoir de paternaliste… Ils ne voient pas non plus qu'eux et leurs semblables ne sont, au fond, que des facilitateurs, des marchepieds, pour les militants islamistes, indigénistes, décoloniaux. Quand ces derniers n’auront plus besoin d’eux, ils s’en débarrasseront, comme les barbus iraniens se sont débarrassé des communistes du cru. Ce n’est qu’un début, leur combat continue !
Ce texte est tiré d'un article paru dans le numéro 74 (été 2026) de notre revue Synthèse national. Pour le commander ou vous abonner, cliquez ici
10:36 Publié dans Maurice Bernard | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Rappel : après-demain, vendredi 18 septembre, conférence, à Paris, de Thibault de La Tocnaye, contre l'islamisme révolutionnaire

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