jeudi, 02 janvier 2025
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IL SORT TRÈS BIENTÔT, MAIS VOUS POUVEZ LE COMMANDER DÈS MAINTENANT...
Sommaire
N°68 – HIVER 2024 – 2025
2 ÉDITORIAL Roland Hélie
6 IMMOBILISME OU CHUTE Didier Lecerf
12 FREE TOMMY ROBINSON Un entretien avec Éric Mauvoisin-Delavaud
16 LE BILAN CATASTROPHIQUE DE LA MACRONIE EUROBÉATE Didier Lecerf
22 L’INSTRUMENTALISATION DE L’HISTOIRE Maurice Bernard
22 QUAND GUÉNOLÉ SE GUIGNOLISE Maurice Bernard
32 DROGUE FLÉAU DE LA DÉCOMPOSITION FRANÇAISE Alexis Murbas
40 ÉTAT PROVIDENCE ET GABÉGIE Pieter Kerstens
39 LE MOT « GÉNOCIDE » Martine Heldé
52 MENSONGES DE LA PENSÉE UNIQUE Arnaud Raffard de Brienne
57 LA NOUVELLE CALÉDONIE SE MEURT Jean-Claude Rolinat
63 CRIMES DU COMMUNISME DANS LES BALKANS Michel Festivi
68 FRAGILE MOLDAVIE Robert Neboit
73 LA CHRONIQUE DE PHILIPPE RANDA
76 TRIBUNE LIBRE Nicolas Zahar
80 LE PFN AURAIT 50 ANS Roland Hélie
86 LES LIVRES AU CRIBLE Georges Feltin-Tracol
95 BIOGRAPHIES LITTÉRAIRES Daniel Cologne
102 LES FLANERIES DE SCIPION DE SALM
106 LA LIBRE CHRONIQUE Charles-Henri d’Elloy
109 LES PAGES DU MARQUIS L'ultime chronique de Jean-Paul Chayriges de Olmetta, décédé le 4 décembre dernier.
113 BULLETIN D’ABONNEMENT
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Un livre exceptionnel contre toutes les repentances européennes, pour bien commencer l’année 2025
Michel Festivi
Il y a des livres qui vous ayant fait un bien fou, vous font dire après les avoir lus, il y aura un avant et un après. Cela avait été le cas, lorsqu’en 2022 était paru aux éditions de l’Artilleur, l’ouvrage de l’historien espagnol Luis Pio Moa, Les mythes de la guerre d’Espagne, qui avait totalement bouleversé l’historiographie de la guerre civile espagnole. C’est le cas de nouveau aujourd’hui, avec le livre de Marcelo Gullo Omodeo, Ceux qui devraient demander pardon, avec comme sous-titre, La légende noire espagnole et l’hégémonie anglo-saxonne, qui vient d’être publié aussi aux excellentes éditions de l’Artilleur. En langue espagnole, le livre s’intitule « Nada por lo que pedir perdón » (Il n’y a pas de pardon à demander).
L’occident vit depuis plusieurs années une véritable avalanche d’auto-flagellations massives, des États-Unis à l’Europe, en passant par le Vatican, opérations wokistes d’envergures, qui entendent balayer vers les poubelles de l’Histoire, toute la geste qui a conquis le monde pour lui apporter la civilisation, au profit d’un mélange nauséabond d’islamisme, de communisme, d’anti-occidentalisme effréné, d’indigénisme exacerbé, voire de racialisme anti-blanc. Il ne se passe pas un jour, où une statue est déboulonnée, où un homme politique désormais honni est déterré, où une rue est débaptisée au nom de la repentance à sens unique qui se généralise dans nos universités, nos institutions, et jusqu’aux plus hautes autorités de l’État, le Président Macron en étant un habitué, pour cracher à la figure de notre pays sans la moindre vergogne.
C’est pourquoi, Marcelo Gullo fait œuvre salutaire. Historien et politologue argentin, il a enseigné pendant des décennies à l’École supérieure de guerre de Buenos Aires, et dans diverses universités d’Argentine et du Pérou. Auteur d’une multitude d’ouvrages et d’articles, son précédent livre, Madre Patria, avait déjà attiré l’attention grâce à la solidité de ses recherches et à sa qualité d’écriture.
Marcelo Gullo, continue donc à pourfendre la fameuse légende noire espagnole en reprenant tout le dossier et toute l’affaire, en déroulant l’écheveau, ce qui au demeurant nous remémore toute une partie de l’histoire de l’Espagne, de l’Europe et des États-Unis, tant sa culture et ses références sont vastes.
Des Aztèques et des Incas, esclavagistes et mangeurs de chair humaine, de véritables génocidaires, d’authentiques cannibales notamment de bébés, jusqu’aux détails des propagandes et des mensonges historiques des luthériens, des pays comme la Hollande, la Grande Bretagne, les États-Unis qui bouffèrent du catholique à longueur de temps, Marcelo Gullo met en pièces la construction mémorielle qui voudrait que l’Espagne aurait commis des crimes contre l’humanité, alors qu’elle a construit immédiatement dès la conquête libératrice, des écoles, de universités, des hôpitaux, que ce soit en Amérique centrale et du sud, comme aux Philippines. Gullo nous indique, qu’avant la conquête espagnole, les Incas et les Aztèques, ainsi que d’autres peuplades, exterminaient environ 20.000 personnes par an, pour leurs sacrifices humains, et tenaient en sujétion leurs congénères, qui furent d’un coup d’un seul, libérés de ces tyrannies totalitaires et exterminatrices. « Au début du XVIIe siècle, ces indigènes dévoraient tout être humain qu’ils capturaient... et formaient des expéditions qui avaient pour objet de les approvisionner en chair humaine. Ils engraissaient des prisonniers qu’ils tuaient et qu’ils mangeaient... »
Car comme le souligne dans son remarquable avant-propos pour le lecteur francophone, l’historien Arnaud Imatz, correspondant français de l’Académie royale d’histoire : « Avec à peine 5 à 6 millions d’habitants, (la France à elle seule en comptait environ 20 millions), l’Espagne devait tout à la fois lutter contre la piraterie barbaresque, affronter l’expansion ottomane, faire face à l’Angleterre et aux pays protestants et contrecarrer la puissance montante de la France. On comprend dès lors, la haine et le ressentiment durables qu’elle a suscités. ». Soulignons qu’Arnaud Imatz a été l’un de ceux qui ont permis la publication en France de ce livre, comme il l’avait fait pour le livre de Luis Pio Moa précité, ou pour des publications contre le mythe de Al-Andaluz.
Je rajouterai, que la France, à cette époque, a eu une politique pro-turc, et a laissé l’Espagne et les pays du Saint Empire germanique se battre seuls contre les envahisseurs mahométans. On en paie encore aujourd’hui le prix.
Marcelo Gullo retrace avec brio et forces sources documentées, la conquête espagnole, ses causes et conséquences, les faux témoins stipendiés comme Bartolomé de las Casas qui ont voulu démolir l’œuvre civilisatrice. Les actions dévastatrices de Martin Luther, de Jean Calvin, de l’Angleterre, de la Hollande, des États-Unis et bien d’autres pays et évènements qui se liguèrent, consciemment ou inconsciemment, pour tailler des croupières à l’action de l’Espagne, sont disséquées. Car souligne-t-il « Dans la vice-royauté de la Nouvelle-Espagne, la population indienne avait le droit (et ce dès le départ), de recevoir des soins gratuits dans les tous les hôpitaux. Il rappelle opportunément, que c’est Hernàn Cortès lui-même qui fonda à Mexico en 1521 le premier hôpital, et qu’en 1578 fut établie la faculté de médecine de l’université royale et pontificale de Mexico. Que dans la Vice-Royauté du Pérou, l’Espagne avait créé un système de santé gratuit pour toute la population et que la Couronne espagnole y avait fait construire 59 hôpitaux entre 1533 et 1792, dont 20 ont été bâtis dans la ville de Lima.
Comme l’a admis le grand hispaniste américain Lewis Hanke « la conquête de l’Amérique par les Espagnols a été une incroyable prouesse militaire.... mais aussi une des plus grandes tentatives que le monde ait connues de faire prévaloir la justice et les normes chrétiennes dans une époque brutale et sanguinaire. ». Pour faire litière de la période inquisitoriale, Gullo évoque le fait que si de 1540 à 1700, l’Espagne a condamné au bûcher 59 femmes accusées de sorcellerie, dans les pays allemands, pour la même période on n’en a exécuté 25.000 pour le même délit, selon les diverses sources.
Pour terminer cet article, je ne résiste pas au fait de vous livrer deux citations, parmi des centaines répertoriées dans l’ouvrage. Celle d’Evita Duarte de Peron tout d’abord « L’épopée de la découverte et de la conquête de l’Amérique est fondamentalement une épopée populaire. Nous sommes des découvreurs et des conquérants, mais aussi les héritiers directs de leur geste et de la flamme éternelle qu’ils ont transportée par-dessus les mers ». Enfin, d’un dénommé Jorge Mario Bergoglio, plus connu sous le nom de Pape François. Lui, le pourfendeur des pays européens, lui qui veut promouvoir une immigration massive et conquérante de préférence islamiste, n’avait pas hésité à déclarer, le 27 mai 1975, à l’occasion de la journée de la Patrie : «Nous avons été forgés par l’Espagne qui, par-delà les contradictions et les limites de sa conception historique, nous illumine par ses lois des Indes, ses ordonnances d’Alfaro -(ordonnances de 1606, portant le nom de ce juriste espagnol visant à protéger les indiens, nda) -...et la conscience missionnaire d’une femme merveilleuse que l’histoire appellera Isabelle la Catholique ». Visiblement ce satané jésuite a oublié son histoire.
Dans sa préface, Carmen Iglesias, Directrice de l’Académie Royale d’histoire et membre de l’Académie Royale espagnole rappelle qu’il est capital, comme l’a fait Marcelo Gullo, que la défense de la vérité des faits se doit d’être un combat permanent. Car comme l’auteur le soutient dans sa conclusion, « il n’y a de Patrie sans histoire » et qu’il faut bannir les reconstructions mémorielles qui « se moquent éperdument de la vérité historique et font de l’histoire une espèce de tribunal du passé. » Puisse nos universitaires, nos élites, nos autorités s’en inspirer. À l’orée d’une nouvelle année, on peut toujours rêver. Véritablement, je recommande la lecture de ce livre.
« Ceux qui devraient demander pardon - La légende noire espagnole et l’hégémonie anglo-saxonne », Marcelo Gullo Omodeo, Editions de l’Artilleur, octobre 2024, 23 euros, avant-propos d’Arnault Imatz et préface de Carmen Iglesias.
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Samedi 18 janvier, à Paris, en souvenir de Louis XVI
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Un grand entretien avec Christian Bouchet, directeur des éditions Ars Magna, de retour du Dombass
Le conflit armé qui oppose la Russie au gouvernement ukrainien est un sujet clivant au sein de notre famille politique et aussi de notre pays. La presse du Système, dans son ensemble, défend sans réserve la cause de Kiev, laissant peu d'espace médiatique à ceux qui ont un point de vue dissonant.
Voilà pourquoi, dans un souci d'équité, nous avons rencontré Christian Bouchet, éditeur bien connu dans les milieux non-conformistes et militant historique de la cause nationaliste, qui était, il y a quelques jours encore, dans le Donbass.
S N
Christian Bouchet, vous avez récemment passé quelques jours au Donbass. Pourquoi et comment ?
J’ai été invité, cet été, par le média Vashi Novosti, a participer à un voyage de presse dans le Donbass. Celui-ci, ouvert aux journalistes traditionnels et aux blogueurs, devait regrouper, hors moi, des représentants du Liban, de la Serbie, des États-Unis, du Cameroun, de l'Inde et de la Slovénie.
Se sont rapidement ajoutées à cela deux autres invitations, l’une à rencontrer Alexandre Douguine à Moscou et l’autre à présenter une contribution au colloque annuel « Philosopher sur la ligne de front » qui devait se tenir à Donetsk au moment même où j’y serai présent.
Face à de telles propositions, comment refuser ? Ce d’autant plus que le Donbass est, depuis 2014, un sujet qui me tient à cœur. Certaines de mes relations politiques s’y sont rendues pour y prendre les armes, je me suis trouvé en désaccord avec d’autres sur les choix qu’elles ont fait le concernant, et je milite au niveau local pour l’association SOS Donbass.
Pourriez-vous rappeler à nos lecteurs quels sont les raisons de cette guerre russo-ukrainienne ?
Ce sont les bolcheviks qui ont dessiné les contours de l'Ukraine moderne et ceux-ci ne correspondent à aucune réalité ethnique, culturelle, historique, religieuse ou linguistique. Dans l’Union soviétique, cela ne posait pas de problèmes majeurs et cela ne va en poser qu’à partir de l’Euromaidan qui, rappelons-le, fut une « révolution orange » proeuropéennes, ayant débuté le 21 novembre 2013 à la suite de la décision du gouvernement ukrainien de ne pas signer l'accord d'association entre l'Ukraine et l'Union européenne au profit d'un accord avec la Russie.
Dans les régions russophones et ethniquement grand-russe de l’Ukraine apparurent alors des mouvements populaires de résistance anti-Euromaïdan qui donnèrent naissance à des soulèvements séparatistes au Donbass et à la naissance des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. L’Ukraine essaya alors de réduire militairement celles-ci, la région s’embrasa et, finalement, un cessez-le-feu fut négocié en 2015 (accord de Minsk) qui gela la situation jusqu’en 2022. À cette date, la guerre reprit principalement à cause de l’intention affichée de Zelenski de faire adhérer l’Ukraine à l'OTAN ce qui aurait mis en péril l’existence même de la Russie.
Comment s’est déroulée votre visite ?
Notre délégation était composée de sept personnes, avec un encadrement de qualité – il comptait deux docteurs et un enseignant de faculté – d’un nombre quasi-égal. Quand nous sommes arrivés à Donetsk, s’y est adjoint un groupe non négligeable de journalistes de médias nationaux et locaux. Comme dans les autres voyages de ce type que j’ai pu faire en Libye, en Syrie ou en Iran, nous étions destinés à être à la fois sujets et objets. Agents, espérait-on, du soft power à l’extérieur après nos retours dans nos pays respectifs et agents de validation d’une politique à l’intérieur durant tout notre séjour qui fut largement médiatisé sur les chaînes russes d’information. C’était le jeu, j’en connaissais les règles avant de venir et je les avais acceptées.
Nous avons commencé et terminé notre visite à Moscou qui est à environ 15 heures de route de Donetsk. Cela m’a permis de découvrir sur le trajet les autoroutes russes et le paysage de plaines enneigées infinies qu’elles traversent.
Les choses sérieuses ont commencé une fois que nous avons atteint la République populaire de Donetsk où nous avons visité la capitale éponyme et la ville martyre de Marioupol, où nous nous sommes approchés du front et où nous avons eu des contacts avec les soldats de deux corps-francs, les bataillons Española et Maksim Kryvonos.
Qu’est-ce qui vous a le plus frappé sur place ?
C’est que l’on ne rencontre absolument pas la crise économique liée aux sanctions dont on nous bassine à l’Ouest. La vie des habitants se déroule tout à fait normalement. Les rues sont animées et décorées pour Noël, les boutiques achalandées, les restaurants bondés, on fait la fête le vendredi soir, etc. La guerre n’est pas perceptible au premier abord et les sanctions ne le sont absolument pas.
Et puis, il y a une tout autre chose, non lié à la situation qui nous intéresse, une chose dont nous n’avons plus l’habitude en Occident : la population est culturellement et ethniquement homogène. De tout mon séjour, je n’ai vu ni un émigré maghrébin ou africain, ni un individu aux cheveux bleus faisant de l’exhibitionnisme…
A-t-on cependant conscience de la guerre au quotidien ?
À Moscou, on n’en a absolument pas conscience, mais au Donbass, par contre, elle est bien présente.
À Donetsk, les traces matérielles sont rares mais cependant visibles. On voit encore des immeubles détériorés par des frappes, des impacts de shrapnel ici ou là. Ce qui est le plus frappant ce sont les traces humaines.
J’ai ainsi participé à deux hommages devant des monuments aux morts, non pas de soldats mais d’enfants tués par les bombardements ukrainien. J’ai aussi assisté à un spectacle de cirque – d’une très grande qualité – organisé par le groupe de bikers nationaliste et orthodoxe Notchnye Volki (Les loups de la nuit) pour les enfants du Donbass ayant perdu leur père au combat. Voir tout ces enfants orphelins m’a particulièrement touché.
À Marioupol, ce sont les traces matérielles qui sont les plus marquantes. Même si la reconstruction est bien entamée, des quartiers entiers sont encore à l’état de ruine. Il faut dire que 90% des bâtiments de la ville ont été endommagés ou détruits.
Le plus impressionnant est cependant incontestablement la gigantesque usine sidérurgique d’Azovstal, dans la banlieue immédiate de Marioupol. Là ce n’est que chaos et la situation est telle que l’administration locale a entrepris sa déconstruction, ce qui, nous a-t-on murmuré, est une bénédiction écologique car l’entreprise polluait allégrement la mer d’Azov sur la rive de laquelle elle était implantée.
À Donetsk, a guerre se rappelle aussi à vous par des bombardements par des roquettes HIMARS. Il y en a eu deux durant mon séjour. C’est assez déconcertant à vivre… La ville est dotée d’un dôme de fer, donc vous entendez soudain des explosions dans le ciel et vous voyez des débris tomber en souhaitant qu’il n’y ait personne dessous.
Comme le dôme de fer n’est pas entièrement performant ou parce qu’il ne détruit que les missiles dont la destination est potentiellement dangereuse, certains explosent au sol à des endroits totalement improbables. L’un est ainsi tombé à trois cents mètres de l’hôtel où je résidais. Il n’y avait là absolument rien qui ait eu le moindre intérêt stratégique. Un de nos accompagnateurs a avancé la proximité d’un hôpital pour estimer que c’était vraisemblablement celui-ci qui était visé et nous prouver ainsi à quel point les Ukrainiens étaient des salauds. Pour ma part, je pencherais plutôt pour des tirs au hasard afin de faire peser un stress continuel sur la totalité de la population.
Une autre trace immatérielle de la guerre est constituée par les réfugiés. Il faut quand même savoir que le nombre des réfugiés originaires d’Ukraine en Russie est supérieur au total des réfugiés ukrainiens présents dans tous les autres pays. Leur présence ne saute pas aux yeux dans les rues, mais il existe un certain nombre de centre d’accueil pour les héberger.
J’ai pu en visiter un où étaient surtout présentes des personnes âgées exfiltrées de la ligne de front. Ne se reconnaissant pas dans le régime de Zelenski, elles n’avaient pas voulu suivre les troupes ukrainiennes dans leur repli. Leur durée de résidence dans le centre n’était pas limitée, mais tout était fait pour leur intégration et leur retour à une vie normale.
Vous vous êtes rapproché du front m’avez-vous dit…
Oui, suffisamment pour qu’on nous oblige à porter des gilets pare-balles et des casques lourds, mais tout en restant assez à l’arrière pour n’en avoir qu’une perception auditive : le bruit de fond, dans un lointain assez proche, des explosions d’obus. À quelle distance en étions-nous réellement ? je ne sais pas exactement, à quelques kilomètres, à deux ou trois peut être.
Il y avait là une grande ferme collective, dont les hangars regorgeaient d’engins agricoles. Je crois bien n’en avoir jamais vu autant rassemblés en un même lieu de toute ma vie. Il y avait aussi, un peu plus loin, de petites fermes encore habitées d’un aspect assez archaïque et rassemblées en un hameau. Il n’y aurait eu le bruit des canons, l’environnement aurait été des plus banal.
Et quels ont été vos rapports avec les forces combattantes ?
Avec l’armée régulière, j’ai rencontré très brièvement quelques officiers à Donetsk, mais je n’ai eu aucun contact avec la troupe. Par contre, notre délégation a longuement été reçue par deux corps francs, les bataillons Española et Maksim Kryvonos, a pu partager son repas avec leurs hommes et assister à leur entrainement.
Cela m’a permis de constater la grande hétérogénéité de ces corps francs dont les membres se regroupent par affinité culturelle et idéologique.
Ainsi, si la brigade Piatnachka est considérée comme d’extrême gauche, l’Española relevait plutôt du bord opposé. J’ai eu de ce fait l’occasion de discuter du Livre de Vélès – la Bible des néopaïens slaves - avec un des soldats et les affiches qui couvraient la salle de musculation de l’unité ne laissaient aucun doute sur l’orientation générale puisque Joseph Staline y côtoyait le drapeaux du Old deep south et de très anciennes affiches du ségrégationniste George Wallace.
Quant au nom, l’Española, l’officier chargé de ses relation extérieure m’a expliqué qu’il avait été choisi en référence aux pirates de l’île d’Española (en français Hispaniola) car les membres du bataillon se reconnaissaient en eux. Cette référence est similaire à celle de nos camarades de Casa Pound qui, eux, ont choisi la tortue comme logo en référence à l’île de la Tortue célèbre repaire de pirates séparé par un étroit bras de mer d’Hispaniola.
Cela dit, le bataillon ne manquait pas d’armes et casernait sous les gradins d’un stade de foot où il assurait partiellement son autonomie alimentaire en cultivant son propre potager et en disposant de sa propre boulangerie.
Tout aussi intéressant, le bataillon Maksim Kryvonos m’a donné quant à lui une impression de structuration plus forte. Il est vrai que ses hommes ne se considéraient pas comme des pirates … Sa particularité est qu’il est constitué d’Ukrainiens ethniques soit ayant choisi le camp russe lors du déclenchement de la guerre, soit ayant déserté de l’armée ukrainienne pour rejoindre les forces russes, soit ayant demandé à intégrer le bataillon après avoir été fait prisonniers.
Le discours de ses membres, avec qui j’ai pu librement discuter, était très construit. Ils affirmaient clairement ne pas lutter pour la liberté du Donbass mais pour libérer l’Ukraine du « gang Zelenski » et déclaraient ne pas lutter pour les Russes mais « avec les Russes contre le régime de Kiev ».
Il existe au moins un autre détachement, le bataillon Bohdan Khmelnitsky, qui regroupe lui aussi des Ukrainiens ethniques. Les appellations choisies Maksim Kryvonos et Bohdan Khmelnitsky sont signifiantes puisqu’il s’agit des noms d’importants dirigeant cosaques qui furent à l'origine, en 1648, d'un soulèvement contre la noblesse polonaise, qui dominait alors l’Ukraine, puis signataires, en 1654, du traité de Pereïaslav qui acta la séparation de l'Ukraine de la Pologne et son attachement à la Russie.
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mardi, 31 décembre 2024
2025 !
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Nicolas Vidal : Oligarchie/Peuple français - l'affrontement est inévitable
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Un gouvernement de brics « has been » et de brocs « ambitieux »
La chronique de Philippe Randa
La formation du gouvernement de François Bayrou a (quasiment) fait l’unanimité, à l’image de son arrivée à Matignon : aberrant, effrayant, surréaliste, grotesque… et d’autres qualificatifs plus méchants, moqueurs ou lapidaires encore !
Personne n’y croit, tout le monde compte déjà le nombre de mois, de semaines, voire de jours que tiendra ce quatrième gouvernement de l’année plus encore en « phase terminale » que le précédent déjà monté de brics « has been » et de brocs « ambitieux » de la politique française.
Constater que François Bayrou a fait très fort dans le choix de certains ministres et pas des moindres est une évidence, ne serait-ce que par les nominations de deux anciens Premiers ministres : Elisabeth Borne et Manuel Valls. Au moins a-t-on échappé à Jean-Pierre Raffarin et Jean-Marc Ayrault ! Ils n’auraient pourtant pas dépareillés !
Toutefois, une question s’impose, étrangement peu posée dans le landernau médiatique : que vont-ils faire dans cette galère ?
« Faire don de leur personne dans l’actuelle difficile situation que traverse notre pays », bien sûr… Hypothèse qui en fait sourire beaucoup et éclater de rire jaune bien plus encore.
« Arrondir leur retraite » ? On se doute que tous ces anciens ministres – qu’ils aient été Premiers, d’État ou simple –, anciens députés, Maires ou encore conseillers régionaux ou généraux ont déjà largement fait le plein de ce qu’ils pouvaient accumuler pour leurs services rendus à la nation et accessoirement à leurs poches qu’ils ont bien profondes comme on s’en doute.
Alors, qu’est-ce qui peut bien les motiver entre et toujours ?
Garder son ministère comme tremplin pour de prochaines campagnes électorales pour une Rachida Dati ? Effectivement. Elle n’avait pas hésité à quitter avec armes et bagages son camp d’origine pour celui de la Macronie afin de conquérir (enfin) Paris : seule et unique motivation dont elle ne fait nullement mystère, d’ailleurs. Pour elle, la culture électorale est un bagage comme un autre.
Nul doute également que la motivation d’une autre échéance électorale, celle de la prochaine élection présidentielle de 2027 – la « Reine des batailles » comme la nommait Jean-Marie Le Pen en son temps - ne soit pas pour rien dans son retour pour Gérald Darmanin. Ne pouvant reprendre les rênes du ministère de l’Intérieur à Bruno Retailleau, il a sans doute bataillé autant que faire se peut pour obtenir celui de la Justice. Il ne cesse depuis d’y « communiquer » quasiment 24 heures sur 24, exercice dans lequel il excelle, occupant un terrain médiatique déserté par l’ensemble de ses rivaux, occupés à préparer leurs réveillons. Si le gouvernement Bayrou devait « tomber » en janvier comme certains le prédisent, ce très éphémère Garde des sceaux aurait au moins marqué les esprits de ses belles intentions. Un pari comme un autre.
Enfin, si leur nomination au gouvernement est sans doute inespérée pour certains, elle est un évident bâton de maréchal de fin de carrière pour d’autres, à commencer par le premier d’entre eux, François Bayrou…
Mais Elisabeth Borne et Manuel Valls, qu’est-ce qui peut bien les motiver ? Faire oublier à la première qu’elle n’a gouverné qu’à coups de très impopulaires « 49.3 », tandis que le second n’aurait à cœur que de ne « pas être oublié » ? Sans doute. À petits pieds, petites ambitions.
Ah ! que personne ne me reproche de galéjer en ces derniers jours de l’année alors qu’il s’agit de l’avenir de la France : je ne me serais évidemment pas (trop) permis de le faire si nos responsables politiques donnaient l’exemple.
Et moi, on peut me croire, je ne me vois guère ministrable !
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10:56 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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lundi, 30 décembre 2024
DÉCIDÉMENT, CET OLRIK N’EST PAS TRÈS FRÉQUENTABLE !
Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat
Mais quelle mouche a bien pu piquer Yves Sente, le scénariste du dernier album des aventures de Blake et Mortimer, « Signé Olrik », faisant succomber l’un de ses héros au « politiquement correct » ? Un invraisemblable plaidoyer pro-migratoire sert presque de fil conducteur à cette aventure qui aurait pu être digne d’intérêt si, justement, on n’y assénait pas, notamment page 32 - dernière vignette -, des âneries du genre « …La guerre a privé la région de bon nombre d’hommes (…) Nous sommes par conséquent obligés de faire appel à une main d’œuvre étrangère pour exploiter la mine et faire vivre la région…et ce sont les locaux qui nous le reprochent ! Un comble ! ». Pourtant, l’aventure commençait bien, avec un colonel Olrik à deux doigts de terminer sa carrière comme feu Saddam Hussein, et sa dose de mystère historico-ésotérique, sans oublier son inévitable innovation scientifique …Et pour clore l’album, son récurrent monde souterrain, la marque de fabrique d’Edgar P. Jacobs !
Nous sommes au Royaume-Uni et un certain Free Cornwall Group entend réactiver une hypothétique indépendance de la Cornouaille sur fond de légende Arthurienne. Pas d’aventures de Blake et Mortimer sans colonel Olrik à l’horizon. Une fois de plus, le légendaire malfaiteur aura les honneurs de cette histoire où, à contre-courant d’une opinion majoritaire en Grande-Bretagne comme partout ailleurs en Europe, le professeur Mortimer se croit obligé d’en faire des tonnes avec des immigrés indiens, se rappelant, sans doute, sa jeunesse passée aux Indes. Ce qui lui vaut de la part d’un ouvrier très british page 31, 5 ème case, une acerbe remarque en constatant qu’il est écossais : « À l’oreille, je parierais pour un accent écossais. Autant vous dire que vous n’êtes pas beaucoup mieux vu que les moricauds par ici ». Pourquoi diable être allé chercher une très aléatoire ségrégation dans une fiction dessinée destinée à la jeunesse, mais pas que ? Pour formater, comme la télévision et la radio le font, hélas « merveilleusement », nos chères petites têtes de moins en moins blondes, et les vacciner contre un prétendu virus raciste, à de très fortes doses de haine de soi ?
Bref, sans ce message anti-raciste superflu et maladroit, qui n’ajoute rien à Signé Olrik, le duo d’enfer composé du savant amateur de pipe et de whisky, et du captain Blake - chef du MI 5 -, pouvait entrainer tranquillement le lecteur dans cette énième histoire bien dessinée par le regretté André Juillard. Un dessinateur à qui le scénariste rend d’ailleurs hommage en première page, et qui est l’auteur de pas mal d’albums de la période post-jacobsienne. (Il est paru plus d’aventures de « Blake et Mortimer » après la mort de leur créateur, que pendant sa période active.) Vous l’aurez compris, on peut ne pas lire Signé Olrik si l’on est allergique aux rabâchages de SOS Racisme. Reste la légende du Roi Arthur. Et les explications qui sont offertes donneront peut-être l’envie à certains lecteurs, d’approfondir le sujet autour d’une table ronde !
« Signé Olrik », un album de 64 pages paru aux éditions « Blake et Mortimer », Bruxelles, octobre 2024.
01:19 Publié dans Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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samedi, 28 décembre 2024
Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh info, invité de Martial Bild sur TV Libertés
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vendredi, 27 décembre 2024
Le coran, l’Iran, le football et la France
Michel Festivi
On le sait, le coran prône une stricte séparation entre hommes et femmes, une véritable discrimination entre les sexes, au seul profit des hommes. Il suffit tout simplement de lire le coran, de consulter nombres de ses sourates, elles sont fort connues, il n’y a que les aveugles qui ne veulent pas l’admettre et ceux qui ne lisent que le marxisme-léninisme dans le texte, comme les Sandrine Rousseau, Manon Aubry, Rima Hassan et autres mélenchonistes convaincus, du moins ceux qui parmi eux, savent lire. Jamais aucune haute autorité morale musulmane n’a déclaré qu’il fallait renier certains versets et les rejeter, sauf d’ultras minoritaires qui sont voués aux gémonies.
Il n’est d’ailleurs que de se rendre dans un pays musulman, ou dans certaines banlieues de chez nous pour constater que lors d’évènements particuliers, comme un mariage, un enterrement, et je ne parle même pas de la présence dans une mosquée, il existe une véritable ségrégation entre hommes et femmes, un véritable apartheid.
Tout récemment, le comité d’éthique (sic) de la Fédération iranienne de football a convoqué pour une sanction, le joueur international iranien Ramin Rezaeian, et pourquoi ? Pour avoir commis un crime odieux, un outrage considérable, car il a tout simplement serré dans ses bras une supportrice avant un match du championnat national, ce qu’a rapporté l’agence de presse iranienne Tasmin.
Ce défenseur âgé de 34 ans, qui a joué pour des équipes belges et qataries, ainsi que 60 fois dans l’équipe nationale iranienne, risque pour son comportement inconciliable avec les règles de la charia, les sanctions les plus sévères. En effet, selon la loi islamique d’Iran, issue du coran, un homme ne peut pas avoir de contact physique même les plus modérés avec une femme, hors du cercle familial. D’ailleurs, la présence de femmes dans un stade était, jusqu’à une date récente strictement interdite. Tolérée aujourd’hui, cette participation est parquée, dans un endroit à part, hors la présence de toute gente masculine. En avril 2024, un gardien de but iranien, Hossein Hosseini avait été suspendu, après avoir enlacé une supportrice, crime bien évidemment intolérable et contre nature ! Il avait été condamné à une amende équivalente à 4.400 euros pour « mauvais comportement envers les agents de sécurité pendant le match ». En Iran et dans certains autres pays, il est interdit à une femme de pratiquer un sport sans une tenue qui recouvre sa tête et son corps.
En 2022, au moment des manifestations en soutien de la mémoire de Mahsa Amini, tabassée par des gardiens de la révolution et des femmes corbeaux, les joueurs du club d’Esteghlal qui avaient remporté la super-coupe d’Iran, avaient refusé de manifester leur joie lors de la remise du trophée. Car ne nous leurrons pas, c’est aussi ce qu’ambitionnent à la longue ceux et celles qui militent en France pour le port du voile dans l’espace public, à l’école ou dans le sport, ou pour avaliser dans les piscines ou sur les plages le burkini. Petit à petit on arrivera (on y arrive déjà dans certains territoires perdus de la république), à obtenir par la violence verbale, physique, l’endoctrinement, la manipulation, les pressions sociales ou familiales, cette situation intolérable pour nous français, nos coutumes, nos mœurs ancestraux. Il faut dire que l’aide que leur apportent bons nombres d’édiles d’extrême gauche et des associations gavées par les subventions publiques issues de nos impôts leur facilitent la tâche, nos gouvernants ne réagissant que très mollement, comme dans l’éducation nationale.
Affirmer, comme le soutiennent tous nos islamogauchistes, que le port du voile résulterait d’un choix ou d’une liberté est un mensonge fumeux, un de plus. C’est en réalité une arme contre la France et les lois françaises. Après le voile, viendra la ségrégation pure et dure et tout le reste. Pendant ce temps, chez nous, des joueurs de balle aux pieds reviennent sur la nécessité de faire barrage au RN, c’est leur seule cause ; les droits des femmes de par le monde et singulièrement dans les pays musulmans, ce n’est nullement leur priorité (Cf l’interview accordé par Marcus Thuram dans La Gazetta dello Sport). Comme c’est loin, très loin, d’être la priorité de la gauche française pour ne pas désespérer leurs bastions électoraux qui les portent à la Chambre des députés, invariablement, de scrutins en scrutins.
En tout cas, les autorités religieuses iraniennes ne manquent pas d’air. Le ministre des affaires étrangères de Téhéran, vient d’affirmer dans un grand pays démocratique, à Pékin même, que l’avenir de la Syrie ne devait dépendre que de ses habitant (cf Le Figaro du 27 décembre). C’est en effet à mourir de rire, si ce n’était pas tragique. Voilà un système, un régime qui a dominé la Syrie et le Liban depuis des décennies, qui a imposé sa loi, et qui ose aujourd’hui donner ce genre de leçons. Et dire que le ridicule ne tue pas.
19:33 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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Notre Ami Eric Staelens, chef des Mousquetaires, est décédé cette nuit
Éric, à gauche, avec, autour de Jean-Marie Le Pen, quelques Mousquetaires dont Robert Dunoyer, disparu il y a quelques années.
Je viens d'apprendre avec une grande tristesse le décès, hier soir vers 23 h, de notre Camarade et Ami Éric Stealens. Militant exemplaire, doté d'un véritable charisme, calme et courageux et d'une gentillesse d'homme de qualité, Éric avait 76 ans. Depuis des années, il assurait la direction du service d'ordre, entre autres, lors de nos Rendez-vous Bleu Blanc Rouge de Synthèse nationale à Rungis et de nos différentes réunions, tant à Paris qu'en provinces.
Fidèle à Jean-Marie Le Pen, il avait créé, au début des années 2010, avec toute son équipe, "Les Mousquetaires du Président" destinés a assurer la sécurité du Menhir lors de ses déplacements.
Il y a trois jours, nous avions échangé nos voeux de bon Noël. Evidemment, j'étais à cent lieux d'imaginer que, ce matin, j'écrirai ces lignes.
Nous reviendrons très vite sur cette triste nouvelle.
À Martine, son épouse, à ses enfants et ses petits-enfants, eux aussi engagés dans le combat pour la France, toute la rédaction de Synthèse nationale présente ses condoléances les plus attristées.
Roland Hélie
12:09 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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Négociations sur la guerre en Ukraine: la forfanterie américaine
André Posokhow
Nous avons eu pendant quatre ans et nous l’avons encore pour une durée d’un mois à la tête des États-Unis donc du monde atlantiste – auquel nous appartenons malheureusement du fait des forfaiture des quatre cloportes qui nous ont servi de chefs d’Etat depuis trente ans – un politicien corrompu, belliciste et surtout gâteux. Il était et est toujours entre les mains et aux ordres du lobby sioniste des néo-cons de Washington dont l’ambition fondamentale est la domination militaire, économique, financière de l’ensemble de la planète au profit de la ploutocratie mondialiste. Cet agrégat de criminels a encore le temps, en 30 jours, de mettre le monde entier à feu et à sang pour empêcher Trump d’enclencher et de développer ses politiques.
La victoire électorale de Trump sur cette sanie a été ressentie comme la meilleure nouvelle de l’année 2024. Malheureusement il y a lieu aujourd’hui d’en douter très sérieusement.
Donald Trump, en pleine crise aiguë d’ubris, se répand jour après jour en fanfaronnades, injures et menaces insultantes à l’égard de pays et même de continents entiers : l’Europe, l’Amérique du Sud, la Chine, le Mexique et le Canada. On croit comprendre qu’il envisage d’annexer le Canada et le Groenland. Au nom de quoi, de quelles vertus, de quels mérites ? Il oublie que dans 30 jours il sera à la tête d’un pays qui n’a connu que des défaites depuis des décennies. Inimaginable naguère : l’arrogance, la soumission à Israël et les lacunes militaires des USA ont permis à des Yéménites généralement considérés comme des va-nu-pieds de transformer la mer Rouge en un lac privatif interdit aux porte-avions yankees.
Quant à la guerre en Ukraine contre la Russie, ce n’est pas du délire mais presque. Trump affirme être certain de s’entendre avec Poutine pour mettre fin en 24 heures à une guerre dont les USA et l’OTAN sont responsables et qui dure depuis quatre ans. Il argue de leurs bonnes relations – tout le monde sait que V.V. Poutine est un grand sentimental – pour lui faire des propositions qu’il ne pourra pas refuser, célèbre formule cinématographique propre à la nation gangster.
Guy Millière, dans un article du 3 décembre dernier, et d’autres ont présenté les grandes lignes de ce que le général Keith Kellog va proposer aux Russes au nom du président US, une fois celui-ci installé.
00:27 Publié dans André Posokhow | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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jeudi, 26 décembre 2024
MICHEL FESTIVI INVITÉ À L'ÉMISSION "PASSÉ PRÉSENT" SUR TV LIBERTÉS
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11:04 Publié dans Michel Festivi, TV SYNTHESE, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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mardi, 24 décembre 2024
BON NOËL !
10:46 | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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Gouvernement Bayrou : la réaction de Riposte laïque
L'éditorial de Cyrano de ce matin :
Les Français ont donc reçu leur cadeau de Noël avant l’heure, ils vont pouvoir passer un bon réveillon, ils ont un gouvernement, et quel gouvernement !
Comment dirait notre ami Patrick Jardin, ils nous ont collé tous les baltringues de compétition, mais là-dedans, il faut reconnaître que certains sortent du lot. Passons sur ceux qui sont conservés, ou, mis à part Bruno Retailleau, plus incontestable que jamais, et qui paraît l’homme fort du nouveau gouvernement, on se demande comment Bayrou a pu garder le va-t-en-guerre Lecornu, l’incapable Barrot, celui qu’un voyage au Tchad a suffi pour faire virer notre armée de ce pays, la corrompue aux méthodes de racailles Rachida Dati, la Pannière et sa transition écologique à deux balles, mais là n’est pas le pire !
Comment a-t-il pu reprendre le fourbe Moussa, réélu député grâce à la gauche, le pire ministre de l’Intérieur, mis à part le hors-concours Cazeneuve, de la Ve République, le félon qui a dissous plein d’associations, dont Génération Identitaire, une traîtrise qu’il devra payer un jour. Le plus drôle est que les juges gauchos vont prendre cette nomination comme une provocation !
Comment a-t-il pu reprendre la burne Borne, réélue député grâce à la gauche, celle qui a bafoué le Parlement en battant les records du nombre de 49-3 ?
Mais le pire n’est pas là ! Comment a-t-il pu reprendre Manuel Valls, celui dont plus personne ne voulait, celui qui avait fait ses adieux à la France, celui qui est revenu la queue entre les jambes, et qui a même réussi à ne pas se faire élire député de l’étranger en Espagne ! Les îles viennent de se prendre le cyclone de Mayotte, et ils reçoivent en outre Manuel Valls ! La présence de l’ancien Premier ministre de Hollande discrédite l’ensemble de ce gouvernement.
Bref, si Barnier a fait trois mois, on ne voit pas comment Bayrou et son gouvernement de vieux chevaux de retour et de bras cassés pourrait dépasser un mois, après ce qui apparaît comme un suicide programmé…
Source cliquez ici
10:40 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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Gouvernement Bayrou : la réaction de Thomas Joly, président du Parti de la France
Un communiqué de Thomas Joly, président du PdF :
Il aura fallu 10 jours au léthargique François Bayrou pour former un gouvernement composé de vieux briscards du macronisme. Avec, en guise de cerise sur le gâteau, le retour du calamiteux Manuel Valls.
Les Français s'en foutent royalement et ils ont bien raison. Ce gouvernement sans majorité a une espérance de vie équivalente à celle d'une bougie sur un gâteau d'anniversaire.
La crise institutionnelle reste totale. La Ve République agonise lentement mais sûrement.
Source cliquez ici
10:33 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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lundi, 23 décembre 2024
Hervé Carresse - Ukraine : la bascule stratégique de Poutine ?
La guerre en Ukraine est sur le point de basculer. Donald Trump, récemment élu, mais seulement investi le 20 janvier 2025, a promis la paix en 24 heures à son arrivée à la Maison-Blanche, mais les tensions pourraient s’intensifier d’ici là.
Après des mois de négociations avec l’administration démocrate, Volodymyr Zelensky a finalement pu frapper le territoire russe en profondeur avec les missiles américains ATACMS. Une nouvelle étape que la Russie ne pouvait ignorer. Vladimir Poutine a donc annoncé l’utilisation de nouvelles armes, les missiles Oreshnik. Une véritable révolution dans la stratégie de la dissuasion à laquelle les Occidentaux ne semblent pas en mesure de répondre. Embrasement mondial tant redouté, chant du cygne des néoconservateurs ou chorégraphie guerrière, à quoi faisons-nous face ?
Pour répondre à ces questions, nous explorons les derniers développements sur le front ukrainien : l’utilisation des missiles ATACMS, le rôle des États-Unis, les déclarations de Vladimir Poutine et de Volodymyr Zelensky, l’impact de la communication et ses travers, mais aussi les enjeux stratégiques derrière ces actions.
Hervé Caresse, ancien colonel (État-Major de l’Armée de terre et Brigade de sapeurs-pompiers de Paris) et expert en gestion de crise analyse les implications de ces événements pour la Russie, l’Ukraine et le monde entier. Quelle est la portée réelle de la menace nucléaire ? La Russie est-elle encore capable de surprendre ? À quel type d’escalade faisons-nous face ?
Un décryptage essentiel pour comprendre les enjeux d’un conflit qui redéfinit l’ordre mondial.
17:41 Publié dans Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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Dimanche 12 janvier, Le Perrier (85) : galettes des Rois du Rassemblement vendéen
11:25 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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Avec les communistes « français », les mensonges de l’histoire se perpétuent
Michel Festivi
Les communistes « français » sont aujourd’hui totalement affiliés, dans le cadre du Nouveau Front Populaire à l’extrême gauche révolutionnaire avec LFI comme mentor et patron. Les successeurs des staliniens alliés aux pires des trotskistes, d’aucuns se retourneraient dans leurs tombes ! Toute la gauche française s’est aussi pleinement incorporée à ceux qui soutiennent « que la police tue », et qui ont pour seuls objectifs, transformer la France en une sorte de Venezuela Chaviste. Dès lors, même si le poids du PC « F » est désormais moindre, il pèse toujours, par cette alliance, dans la vie politique française, d’autant qu’il reçoit périodiquement, le soutien d’hommes politiques aussi divers que Gérard Larcher, Edouard Philippe, Xavier Bertrand, Dominique de Villepin, Amédée de Courson et même du Président de la République, comme il l’a affiché lors de la Panthéonisation de Manouchian, assimilant le communisme à la liberté. De plus, les médias du système lui déroulent aussi le tapis rouge.
C’est dire, qu’il n’est pas innocent politiquement de voir le PC « F », participer à ces opérations de propagande, à ces opérations de falsifications historiques dont il a le secret, encore de nos jours. J’ai dénoncé tout cela dans mon livre paru en 2024 chez Dualpha, La désinformation autour du Parti communiste « français » cliquez ici, en approfondissant notamment l’affaire Guy Môquet, et j’ai rappelé les démonstrations de deux historiens qui sont allés aux sources et aux archives, Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, L’affaire Guy Môquet, enquête sur une falsification officielle, paru aux éditions Larousse en 2009. Ces deux brillants universitaires, recherches faites, ont pu affirmer en conclusion « il faut une belle dose d’imagination, ou beaucoup d’aplomb pour faire de Guy Môquet un résistant ». Ils ont établi par A+B qu’être otage n’était nullement synonyme d’être un résistant.
Rappelons rapidement, que du 23 août 1939 au 22 juin 1941, le PC « F » a soutenu « le pacte des diables » Hitler/Staline, en refusant de défendre le sol de la Patrie, puisque son Secrétaire général Maurice Thorez, avait déserté en temps de guerre, début octobre 1939, pour se réfugier en URSS, alliée des nazis, et que les députés communistes ont refusé de s’associer aux hommages rendus à la Chambre des députés, aux soldats français qui étaient sur le Front. Ensuite, après le 22 juin 1941, le PC « F » a totalement contrevenu aux ordres de la Résistance, la vraie, celle qui se battait depuis juillet 1940, en multipliant les attentats individuels, totalement contre productifs et qui affolaient les populations plutôt enclines à aider les résistants, et qui désormais y regardaient à deux fois. Maurice Thorez sera condamné le 28 novembre 1939 à 6 ans de prison et à la déchéance de la nationalité française pour désertion en temps de guerre. A l’hiver 1940, des anciens députés communistes dont François Billoux se proposeront par écrit, envers Vichy, d’être des témoins à charge, des délateurs, contre les accusés du futur procès de Riom.
10:39 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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dimanche, 22 décembre 2024
Eric Zemmour invité de VA +
18:28 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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Les « faillis du Pouvoir » : bâtons de maréchal des uns, machiavélisme des autres
Entretien avec Philippe Randa, directeur du site de la réinformation européenne Eurolibertés.
(Propos recueillis par Guirec Sèvres)
Emmanuel Macron avait tardé à remplacer Michel Barnier, puis tardé à nommer son successeur François Bayrou dont il ne semblait pas vouloir et qui lui-même, à deux jours de Noël, a des difficultés à former son gouvernement ; tout cela n’augure rien de bon pour retrouver une stabilité politique…
C’est le moins qu’on puisse dire, mais ce n’est finalement que l’aboutissement du long délitement de « l’esprit » de la Ve République, voulu par le général De Gaulle. Déjà, les différentes cohabitations entre UMP et PS au siècle dernier étaient contraires à cet esprit, mais comme l’un et l’autre faisaient peu ou prou la même politique et qu’ils agitaient habilement l’épouvantail Front national pour détourner l’attention, cela a fonctionné… jusqu’au jour où la candidature d’Emmanuel Macron, surfant sur l’impopularité de François Hollande, après son quinquennat minable, a empêché celui-ci de se représenter en tant que candidat naturel de la gauche ; quant au candidat naturel de la droite François Fillon, il n’a pas eu la carrure, comme on l’a vu, de surmonter les coups bas de la campagne électorale de 2017. Marine Le Pen s’est alors qualifiée pour le second tour de justesse devant Jean-Luc Mélenchon, tout comme cinq ans plus tard en 2022, améliorant son score sans réussir à entrer à l’Élysée… La situation ne cessant depuis de se dégrader, assez dramatiquement en ce qui concerne le niveau de vie des Français et l’insécurité, ex-UMPS et macronistes ont perdus ce qu’il leur restait de crédibilité et d’honneur dans l’Opinion publique… Il est logique alors que ceux que tous ces « faillis du Pouvoir » nomment les « extrêmes » – la France insoumise et le Rassemblement national qui n’ont pas exercé le Pouvoir et n’ont de ce fait aucune responsabilité dans la situation – conservent, la confiance de son électorat pour LFI et gagne un nombre conséquent d’électeurs pour le RN, devenu le premier parti de France.
Cela n’explique pas les difficultés à former un gouvernement et une alliance, même contre nature, de ces « faillis du pouvoir » comme vous les nommez…
Le monde politique français, tous partis confondus, n’a qu’une obsession : la future élection présidentielle en 2027, voire plus tôt en cas de démission d’Emmanuel Macron… François Bayrou, Laurent Vauquiez, Gabriel Attal, Edouard Philippe, Olivier Faure et autres – candidats potentiels à la Fonction Suprême parmi les « faillis du Pouvoir » – appliquent encore et toujours leur unique logiciel que la peur des « extrêmes » sera suffisante pour que l’un d’eux l’emporte. Et si Marine Le Pen devait arriver au Pouvoir, ils restent persuadés qu’elle ne pourrait rien faire ; ils auraient alors beau jeu de marteler : « Vous l’avez voulue ? Vous voyez le résultat ! »… C’était sans doute le scénario imaginé par Emmanuel Macron lorsqu’il a décidé la dissolution de l’Assemblée nationale en juin dernier, incompréhensible sinon.
Mais son machiavélisme a fait long feu…
Oui, car tous les « faillis du pouvoir », son propre camp en tête, a appelé à voter pour les candidats LFI contre ceux du RN… D’où l’actuelle situation inextricable. Car s’il y a les ambitions personnelles des uns pour l’élection présidentielle, il y a également les ambitions personnelles de ceux qui n’espèrent qu’un marocain ministériel, aussi éphémère soit-il, mais qui satisfera autant leur ego – ils auront été ministre – qu’arrondira leurs retraites futures… C’est « eux dans le déluge actuel » et après eux, ce sera toujours le déluge, mais dont ils auront profité autant qu’ils auront pu. Voyez Bruno Lemaire : à peine a-t-il quitté le ministère de l’économie à Bercy en laissant un passif de 3 000 milliards de dettes qu’il a fait don de sa personne à la Suisse pour y « enseigner les politiques publiques et la géopolitique »… Si « les cons, ça ose tout », disait Michel Audiard, à l’évidence les « faillis du Pouvoir se permettent tout »… Pourquoi se gêneraient-ils, d’ailleurs ?
Au cas où François Bayrou ne parviendrait pas à former de gouvernement… ou s’il était censuré comme celui de son prédécesseur à peine formé, que se passerait-il alors ?
Il parviendra sans doute à en former un et tentera de « tenir » aussi longtemps que possible, ne serait-ce que pour « durer » davantage que Michel Barnier… À l’âge de François Bayrou et même s’il peut toujours espérer un miracle, soit une circonstance exceptionnelle quelconque qui le fasse accéder à l’Élysée, on peut imaginer qu’il adapte ses ambitions au jour le jour… Une fin de carrière de « Premier ministre » est un bâton de maréchal qui en vaut bien d’autres… Mais le scénario de permettre à Marine Le Pen ou à un autre candidat éventuel du Rassemblement national d’accéder au Pouvoir avec la certitude de son échec rapide, reste toujours d’actualité. Emmanuel Macron peut encore l’espérer, tout comme d’autres candidats potentiels à la fonction suprême… et Jean-Luc Mélenchon, qui a changé ses plans d’accéder par les urnes au Pouvoir, l’espère sans doute tout autant, mais lui en envisageant d’y répliquer immédiatement en fomentant une insurrection dans la rue… seule manière pour lui désormais d’entrer à l’Élysée, fusse en djellaba et keffieh orné d’une étoile rouge. Autrefois, Paris valait bien une messe ; de nos jours, pourquoi pas une soumission !
15:45 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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samedi, 21 décembre 2024
Procès de Mazan : défense et illustration de l’avocat lyonnais qui a traité d’hystériques les tricoteuses vocifératrices qui appelaient au sang.
Michel Festivi
Je veux revenir sur ce procès fleuve de Mazan, qui m’a laissé de nettes mauvaises impressions à plusieurs niveaux. On a entendu pendant des semaines et des semaines, de soi-disant féministes qui ont éructé leur haine des hommes sur toutes les chaînes de radios et de télévisions, profitant d’une couverture médiatique exceptionnelle dans tous les sens du terme.
On a voulu nous faire croire, que ce procès hors norme, devait être l’occasion de tordre le cou à un soi-disant patriarcat, et qu’une nouvelle conception révolutionnaire de l’homme essentiellement par une rééducation maoïste à la chinoise, devait être entreprise à marche forcée. Tout cela procède bien sûr d’un montage médiatique évident. Il fallait absolument faire taire les contradictions « féministes », de celles qui ne partent pas en guerre contre les vraies violations du droit des femmes, notamment des conceptions qui refusent l’autonomie des femmes, qui doivent rester de sous-citoyennes, qui même peuvent être corrigées. Rarement, nos « féministes » de service à la mode gauchiste et islamiste, ont attaqué ceux et celles qui promeuvent par exemple, le port du voile ou du burkini, et rarement nos Sandrine Rousseau ou nos Clémentine Autain ont vitupéré contre l’islamisme qui place les femmes, systématiquement, en position consubstantielle d’infériorité, en position d’êtres humains voués à se maintenir au rang de citoyens de seconde zone, les multiples versets et sourates du coran sont pourtant là pour en attester, et ce qui se passe en Iran, en Afghanistan, au Pakistan et dans d’autres joyeuses contrées sont là pour en témoigner, sans compter ceux et celles qui répandent cette idéologie en France et en Europe, sous le couvert mensonger de la liberté des femmes.
De plus, si Madame Pélicot a vécu des moments atroces, et a été victime d’agissements criminels de la part son mari et de ceux qui ont participé à ces scènes insoutenables de viols ou d’agressions sexuelles, lui causant des préjudices irréparables ainsi qu’à sa famille, il n’empêche qu’il s’est agi avant tout du procès de la perversion morale et sexuelle d’hommes, perversions aussi vieilles que le monde est monde, et non pas, comme les milieux « bien-pensants », ont souhaité aussi nous l’inculquer par la force des commentaires totalitaires, d’une exception occidentale voire française, qu’il faudrait à tout prix éradiquer par des moyens les plus dictatoriaux qui soient. Non, tous les hommes ne sont pas de violeurs, très loin s’en faut.
Enfin, j’ose l’avouer, et surtout à cause de son statut plus qu’incontestable de victime, la voir tous les jours pendant toutes ces semaines, être filmée devant les caméras de télévision du monde entier, à son corps défendant peut-être, saluant ses fans, recevant des fleurs et des acclamations, m’a laissé une sensation bizarre. Certes, c’était son droit le plus absolu de refuser le huis clos. Certes, une victime n’est pas obligée de se tenir prostrée et recroquevillée dans sa douleur, elle a bien le droit d’exprimer ses souffrances et de les extérioriser comme elle l’entend, ce qui est sans doute la meilleure des thérapies pour exorciser aussi bien que possible cette tragédie familiale unique en son genre. Cependant cette profusion médiatique débordante, même si cela n’était pas de son fait, m’est apparu, à bien des égards, quelque peu stupéfiante.
Maintenant que ce procès est derrière nous, malgré d’éventuels appels, je voudrais soutenir Me Christophe Bruschi, avocat au barreau de Lyon, défenseur de l’un des 51 accusés de ces viols ou agressions sexuelles, son client ayant été condamné à 3 ans de prison, dont deux avec sursis, la peine la plus légère comme l’écrit Le Figaro, si tant est que l’on puisse employer cette expression, pour tous ceux qui ont comparu comme accusés.
Je ne connais pas du tout cet avocat, mais il a montré une détermination et un courage certain, en se rendant à la fin de la dernière audience, au dehors, auprès de cet aéropage de « féministes » exacerbées qui vociféraient des insultes à l’encontre de tous les condamnés, réclamant encore plus de sévérité, comme ces tricoteuses qui à la Convention dans les années 1792-1794, exigeaient du sang, encore du sang. Les interpellant « Ah, les tricoteuses », il a judicieusement souligné vouloir utiliser cette expression historique bien connu, de ces excitées, qui pendant les heures noires de la Révolution « étaient assises en face de la guillotine, qui tricotaient, et n’entendaient qu’une chose que la guillotine tombe ». Comme le rapporte Le Figaro du 21 décembre, relevant ses propos « Effectivement, je les ai appelées les tricoteuses mais pas toutes les femmes, loin s’en faut », fustigeant à juste titre ces militantes assoiffées de vengeances « qui font le buzz et sont dans la haine ».
On a connu les mêmes effarements au moment des procès des collaborateurs, après la Libération ; lors des procès de Moscou, ou de Berlin, devant le Tribunal nazi du Peuple ; des scènes d’une violence inouïe lorsqu’en Chine communiste, pendant la révolution culturelle, les gardes rouges martyrisaient à mort ceux et celles considérés comme « des ennemis du peuple » lors de séances de dénonciations collectives.
Cet avocat a été traité de tous les noms sur les réseaux sociaux, rabaissé jusqu’à terre. Même l’ânonneur de texte, celui qui parvient à peine déchiffrer une page d’écriture, comme s’il avait appris à lire tout récemment, et qui a reconnu lui-même n’avoir que très peu de culture, l’inénarrable, le militant révolutionnaire Sébastien Delogu, a cru devoir outrager cet avocat qui « ferait honte à la France et à son métier ». On pourrait très facilement lui retourner ce compliment, lui qui fait honte à sa fonction, et qui ose invectiver ceux qui n’ont pas l’heur d’être de son avis. Bien entendu, le Bâtonnier de Lyon s’est empressé de déclarer qu’une procédure déontologique aurait été ouverte, à l’encontre de cet avocat, sur dénonciation, comme aux pires heures de l’histoire de notre pays. J’imagine, que pendant toutes ces semaines, il a dû subir les insultes de ces populaces parce qu’il représentait la défense d’un accusé, les gauches nous ayant pourtant assez répété que tous criminels, même les pires, devaient être défendus.
Me Bruschi n’a fait à mon sens que rappeler une vérité historique. Ces cénacles de vocifératrices sont le symbole d’un totalitarisme politique et représentent tout le contraire de la Justice. Elles n’avaient pour seule justification, que de faire pression sur les magistrats, par l’intermédiaire de l’opinion publique et des médias. Mais toujours ce « féminisme » à sens unique, ces deux poids, deux mesures. C’est Danton, qui voyant que sa tête allait être coupée, avait le premier, lancé au Tribunal révolutionnaire « lorsque la politique entre dans le prétoire, la justice en sort ». Et Danton était bien placé pour faire cette remarque, lui qui de manière prémonitoire avait dit « Soyons terribles, pour dispenser le peuple de l’être. ». Me Bruschi n’a fait que revenir sur cette évidence, mais comme le rappelle aussi la chanson populaire « il a dit la vérité, il doit être exécuté ». Je n’ose pas imaginer le Barreau de Lyon se mobiliser aussi rapidement contre un avocat, qui ayant défendu un terroriste meurtrier par exemple, serait aller morigéner une foule qui demanderait justice en souhaitant les sanctions les plus lourdes, non, je n’ose pas l’imaginer.
16:42 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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vendredi, 20 décembre 2024
Pourquoi Boualem Sansal est-il pris en otage à Alger ?
Bernard Lugan L'Afrique réelle cliquez ici
Que l’on ne s’y trompe pas, c’est pour avoir déclaré le 2 octobre 2024 à un hebdomadaire français que : « Quand la France a colonisé l’Algérie, toute la partie Ouest de l’Algérie faisait partie du Maroc », que Boualem Sansal a été incarcéré à Alger où il risque une très lourde peine de prison. Par cette déclaration, Boualem Sansal a en effet brisé un tabou sur lequel repose la fausse histoire du pays fabriquée depuis 1962.
Or, Boualem Sansal n’a fait qu’énoncer une évidence historique niée par les historiens officiels algériens et par les historiens français alignés sur la doxa algérienne. Benjamin Stora considère ainsi que la déclaration de Boualem Sansal « blesse le sentiment national algérien »... Une insolite remarque dans la mesure où il n’a rien à opposer à Boualem Sansal... Peut-il en effet raisonnablement soutenir que le Touat, le Tidikelt, le Gourara, Tindouf, Béchar et Tabelbala n’étaient pas marocains avant la colonisation ?
Benjamin Stora aurait donc bénéfice à lire mon livre Le Sahara occidental en dix questions dans lequel je dresse l’argumentaire détaillé et la cartographie très précise des amputations territoriales subles par le Maroc au profit de l’Algérie.
N’en déplaise à Benjamin Stora, avant d’être colonisée par la France, l’Algérie n’existait en effet pas comme État alors que le Maroc millénaire contrôlait effectivement tout ce qui, aujourd’hui, est devenu l’ouest algérien, toutes régions que la république coloniale attribua à l’Algérie alors qu’elles étaient dirigées par des caïds nommés par le sultan du Maroc et que la prière y était dite en son nom.
Pour les dirigeants d’Alger, il est insupportable de devoir simplement admettre que l’unité algérienne est un legs de la France. Jusqu’à son nom qui lui fut donné en 1839 par le général Schneider. Auparavant, l’on parlait certes de la ville d’Alger, mais pas de l’Algérie, pas de l’État algérien. La région était désignée sous le nom de Maghreb al-Awsat, Maghreb central ou médian puis, à l’époque ottomane de Régence d’Alger ou Sandjak ou Odjak de l’Ouest. La période ottomane ne vit d’ailleurs pas une évolution vers un État-nation algérien car, à la différence des Karamanli en Libye et des Husseinites en Tunisie, il n’y eut pas dans la Régence d’Alger d’apparition d’une dynastie nationale ou pré-nationale.
L’affaire Boualem Sansal est emblématique car elle montre que le « Système » algérien vient d’être touché au cœur à travers la fausse histoire sur laquelle il a bâti son entreprise d’exploitation et de pillage du pays.
On lira également à ce sujet mon livre Algérie, l’histoire à l’endroit. Les 10 grandes controverses de l’histoire.
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Sur le chaos syrien
La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol
Le Système médiatique occidental d’occupation mentale ne surprend jamais ceux qui connaissent son fonctionnement interne, examinent son incessante propagande mortifère et détectent son bourrage de crâne. La chute soudaine de la Syrie néo-baasiste en est une éclatante preuve.
Les plumitifs louent les soi-disant « libérateurs » islamo-terroristes et dénigrent le régime déchu. L’islamisme étant un cosmopolitisme, les journalistes occidentaux ne peuvent que se féliciter de cette sinistre victoire. Les Bisounours barbus paradent dans Damas. Dans leur précipitation, les médiacrates commettent cependant des erreurs factuelles.
C’est le 8 mars 1963 que la branche syrienne du Parti socialiste de la Renaissance arabe (ou Baas) s’empare du pouvoir à Damas, un mois après la révolution des 8–10 février à Bagdad. Or, si le gouvernement baasiste irakien demeure orthodoxe, celui de la Syrie s’allie bientôt aux communistes et impose une planification économique proto-soviétique. Des tensions émergent au sein du Baas syrien entre les partisans socialistes du Premier ministre Salah Jedid et la faction politico-militaire du ministre de la Défense nationale Hafez Al-Assad. Ce dernier provoque en 1970 une « révolution de rectification » et élimine la tendance rivale. Al-Assad père renonce implicitement au projet panarabe et entérine une ambition grande-syrienne naguère défendue par Antoun Saadé. L’épouse du dirigeant syrien et mère de Bachar Al-Assad, Anissa Makhlouf, milita dans sa jeunesse auprès du Parti social-nationaliste syrien (PSNS) de Saadé. Ces corrections idéologiques agacent fortement le fondateur du baasisme, Michel Aflak, qui se réfugie en Irak avant de décéder à Paris en 1989.
Déclenchée le 15 mars 2011, le conflit en Syrie reste un exemple de « guerre moléculaire ». Par cette expression, l’écrivain allemand Hans Magnus Enzensberger dépasse l’habituelle opposition entre deux ensembles belligérants. On dénombre en effet sept protagonistes en Syrie qui se détestent mutuellement (ou presque).
La rébellion se divise en une trentaine de groupes eux-mêmes rivaux dont les plus importants s’appellent l’Armée syrienne dite libre (ASL), le bras armé régional de la Turquie, et Hayat Tahrir al-Cham (HTC ou Organisation de libération du Levant). Par Levant, il faut comprendre l’espace géographique s’étendant de la Syrie au Sinaï en passant par l’Irak, le Liban, la Jordanie, la Palestine et Israël. Son chef actuel, Abou Mohammed Al-Joulani, pseudonyme d’Ahmed Hussein Al-Chara, serait né en 1982 à Riyad en Arabie Saoudite. Ses parents viendraient du Golan annexé par Tel-Aviv.
D’abord affilié à Daech, Al-Joulani s’en détache et se rallie ensuite à Al-Qaïda. Auparavant, parti combattre en Irak les troupes étatsuniennes, il a séjourné une durée indéterminée dans le camp de rééducation psychologique (avec des drogues issues du projet MK – Ultra ?) d’Abou Ghraib. Travaillerait-il ou a-t-il travaillé pour la CIA ? Des drones d’origine ukrainienne avec un personnel technique compétent semblent avoir contribué à la progression fulgurante des rebelles vers la capitale. Par ailleurs, HTC entretient d’assez bonnes relations avec les forces kurdes, ce qui semble paradoxal quand on sait qu’Ankara cherche à empêcher toute autonomie territoriale kurde. Al-Joulani dirige depuis plusieurs années la région d’Idleb aux portes de la Turquie. Par-delà un rigorisme islamiste avéré, HTC veut montrer aux journalistes occidentaux que son style de gouvernement ne s’inspire ni de Daech, ni d’Al-Qaïda ou des Talibans. Ce mouvement doit aussi composer avec l’ASL et d’autres factions islamistes plus radicales encore guère enclines à partager un éventuel pouvoir.
Bien qu’affaibli, l’État islamique conserve toujours des poches territoriales discontinues dans l’Est syrien près de l’Irak. Contrairement aux rebelles victorieux qui comptent des musulmans venus d’Occident, le volontariat étranger en faveur de Daech s’est fortement tari.
Le troisième groupe en présence est les Kurdes et leur coalition, une vingtaine de mouvements plus ou moins réunis dans les Forces démocratiques syriennes (FDS). Sous l’impulsion de l’antenne locale du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), les contrées kurdes de Syrie – le Rojava – assistent à la formation d’un proto-État pluricommunautaire féministe inclusif écolo-libertaire suivant les indications municipalistes de Murray Bookchin. Maints militants occidentaux d’extrême gauche ont intégré les FDS et souscrivent à cette utopie politique en difficile gestation. L’existence d’un Kurdistan autonome en Syrie irrite un quatrième intervenant, la Turquie qui, pour la circonstance, retrouve des aspirations néo-ottomanes.
Un cinquième, collectif, aide plus ou moins directement l’action kurde. Il s’agit d’une alliance militaro-diplomatique qui comprend les États-Unis, le Royaume Uni, la France et l’Arabie Saoudite. Surtout orientée contre Daech, cette entente internationale applaudit néanmoins la chute du baasisme syrien. De façon informelle, les troupes étatsuniens disposent en zone kurde de bases militaires clandestines. Cette présence scandaleuse viole en toute impunité une souveraineté syrienne aujourd’hui bien dissipée. Comment réagirait la Maison Blanche si la Chine installait une base militaire en Irlande ou la Russie au Mexique ?
Le sixième protagoniste est désormais le grand perdant de la période actuelle de cette longue guerre. L’armée loyaliste syrienne n’a pas résisté à la multiplicité des menaces armées. À côté des unités militaires de la République arabe syrienne combattaient diverses milices plus ou moins disciplinées. Outre les sections armées du PSNS probablement passées en clandestinité, le Baas a formé des Forces de défense nationale. Dès 2013 se constitue une Garde nationaliste arabe dont les références politiques divergent du baasisme officiel. Si elle salue le Vénézuélien Hugo Chavez, elle vante aussi l’Égyptien Nasser (guère apprécié d’Al-Assad père) et l’Irakien Saddam Hussein (grand rival de Hafez et de Bachar Al-Assad).
Le front syrien a vu des nationalistes-révolutionnaires originaires d’Europe venir combattre. Lancé en 2018 par la Ligue scandinave active en Islande, en Norvège et en Suède, Thorbrand aurait réuni une cinquantaine de volontaires. Dans la foulée des événements du Donbass en 2014, des nationaux-bolcheviks limonoviens auraient expédié en Syrie vers 2015–2016 jusqu’à deux mille combattants enregistrés dans le Mouvement des volontaires Interbrigade. Ils côtoient les quelques Grecs du Lys Noir fondé en 2013 à partir d’un site éponyme hellène qui se réclame des frères Gregor et Otto Strasser. Enfin, le Polonais Bartosz Bekier anime la Falanga (la « Phalange »). Héritier radical du théoricien nationaliste russophile Roman Dmowski, il mêle un nationalisme grand-polonais qui lorgne sur l’Ukraine occidentale et une vision néo-eurasiste encouragée par Alexandre Douguine. Il est presque certain que ces combattants ont été rapatriés sur le front ukrainien.
Le septième intervenant est enfin l’État d’Israël. Il fait dorénavant face à cinq fronts simultanés (Gaza, Sud-Liban, Cisjordanie, Yémen et donc Syrie). Les bombardements massifs des sièges de commandement syriens, des arsenaux, des centres de stockage d’armes chimiques et techniques développées, des aéroports militaires et des installations navales représentent un entraînement grandeur nature dans la préparation de la prochaine attaque aérienne et informatique contre l’Iran. Cette offensive contre les laboratoires de recherche nucléaire iraniens commencera au lendemain de l’investiture de Donald Trump fin janvier 2025. De plus en plus christianophobe (qu’en pensent les idiots utiles d’une supposée droite nationale française servile ?), l’État hébreu prépare la déportation générale des Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie occupée vers la Syrie. Le retour de Trump au pouvoir facilitera probablement l’annexion à venir des terres palestiniennes au mépris de toutes les conventions internationales.
L’« Axe de la Résistance » anti-sioniste est brisé. Le jour où l’Arabie Saoudite obtient de la FIFA l’organisation de la Coupe du monde de football 2034, une déflagration géopolitique inouïe bouleverse tout le Proche- et Moyen-Orient. Les nervis occidentaux de la presse de grand chemin n’ont toujours pas compris que la prise de Damas par les islamistes constitue déjà un très rude coup porté contre la civilisation européenne.
Salutations flibustières !
• « Vigie d’un monde en ébullition », n°138, mise en ligne le 17 décembre 2024
09:04 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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jeudi, 19 décembre 2024
Ces derniers Mohicans du monde politique d’avant !
La chronique de Philippe Randa
François Bayrou, nommé Premier ministre, a déjà réussi un exploit qui ne s’était pas vu depuis longtemps, voire même jamais : il fait l’unanimité de la classe politique et de ses observateurs : tout le monde le méprise, le raille ou le déteste… ce qui pourrait finir par le rendre sympathique !
À peine si on lui reconnaît une persévérance et une énergie incontestable à exister coûte que coûte dans le marigot politique. Ce que doivent lui envier nombre d’has been du poulailler électoral français auquel il peut redonner quelque espoir.
Mais sa nomination à Matignon, quoi qu’on en pense, signe en tout cas le glas d’une vilaine rengaine qui cassait les oreilles dans la vie politique de nombreux pays.
En effet, on peut déjà se demander si la mode du « jeunisme » en politique n’a pas fait enfin ! long feu en France… tout autant qu’outre-atlantique, après l’élection, puis la réélection de Donald Trump à la Maison-Blanche et l’interim de Joe Biden, tous deux modérément perdreaux de l’année.
Pour ce qui est de ce côté-ci de l’Atlantique, que n’avait-on encensé la jeunesse d’un Emmanuel Macron – qui ne semble plus enthousiasmer grand monde (euphémisme) – puis celle de Gabriel Attal, son « petit frère » comme il l’avait appelé : ce dernier aura jusqu’à présent seulement fait un « p’tit tours » avant d’être remercié pour insignifiance notoire, alors qu’il devait sauver le camp présidentiel aux élections européennes de juin dernier d’abord, aux législatives de juillet ensuite en boutant le « Jordan » (Bardella) hors des urnes ! Patatras ! Il n’aura même pas fait illusion.
Certes, la déconfiture de son successeur à Matignon aura au moins eu le mérite de faire oublier la sienne aux Français… ceux-ci ayant la mémoire courte, comme l’avait remarqué un certain Philippe Pétain il y a un peu moins d’un siècle de cela !
Et donc, après un trimestriel passage éclair aux Affaires de l’européiste Michel Barnier (73 ans au compteur), le Président a extirpé de son galure le béarnais François Bayrou… de cinq mois son cadet.
L’un et l’autre derniers Mohicans de ce « monde politique d’avant » dont la Macronie avait assuré vouloir nous débarrasser !
Si au moins cette promesse, ne fut-ce que celle-ci, avait été tenue ! Mais même pas !
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17:19 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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Il y a quinze jours, nous lancions l'appel (ci-dessous) sur notre site pour réunir les fonds nécessaires pour boucler notre budget annuel. Et, comme chaque année, vous avez été nombreux à répondre à cet appel et nous tenons à vous en remercier. Toute action militante pour sauver notre nation et notre civilisation a un prix, c'est grâce à la mobilisation de nos nombreux amis lecteurs que nous pouvons continuer le combat. Il ne nous reste plus que quelques centaines d'euros à récolter...
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mercredi, 18 décembre 2024
La Syrie change de couleurs, dans tous les sens du terme !
Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat
La chute et la fuite précipitée du président Bachar Al-Assad, et l’irruption au pouvoir à Damas des rebelles islamistes du HTS (Hayat Tahrir al-Sharm – ces derniers n’offrant à ce jour, pas plus de vertu démocratique que leur prédécesseur comme tous les régimes de la région ! -, a amené la Syrie à changer de drapeau. Elle a retrouvé les couleurs de l’indépendance proclamée en 1946. Ce drapeau à trois bandes égales horizontales, vert, blanc, noir - la bande centrale étant frappée de trois étoiles rouges à cinq branches – , avait déjà flotté à Alep, seconde ville du pays, en 1932, avant d’être officialisé quatre ans plus tard dans la Syrie mandataire, sous tutelle française. Il reprenait les couleurs de la révolte arabe contre les Turcs, déployées pendant la Première guerre mondiale.
Les trois étoiles symbolisaient les trois districts d’Alep, de Damas et de Deir ez-Zor, qui remplaçaient les « États » du Levant sous mandat français : États d’Alep, de Damas et les zones Druze et Alaouïte de Lattaquié*. Le Sandjak d’Alexandrette, lui – provisoirement République indépendante du Hatay (1937-1939) -, était annexé par la Turquie. Ce drapeau tricolore étoilé, a été hissé aux hampes syriennes de 1932 à 1958, et rétabli de 1961 à 1963.
Le Conseil national syrien l’adoptera le 4 novembre 2011 comme étant l’emblème officiel des opposants au régime baassiste.
La fusion Égypte/Syrie donne naissance à la RAU
Entre février 1958 et septembre 1961, la Syrie était devenue la province du Nord de la République arabe unie (RAU) sous l’égide du colonel Nasser, l’Égypte étant la province du Sud de ce nouvel État. Il arborait un drapeau rectangulaire à trois bandes horizontales rouge, blanche et noire, la bande blanche étant frappée de deux étoiles vertes, chacune d’elle symbolisant l’un des deux pays fédérés. Mauvais mariage, mais bon divorce, la Syrie reprenait ses billes après un coup d’État militaire largement approuvé par le peuple, cette union n’ayant pas répondu aux espérances des Syriens. Avec cette sécession de la Syrie le 28 septembre 1961, le pays retrouvait le drapeau de son indépendance qui sera en vigueur jusqu’en1963, année à partir de laquelle elle allait afficher un nouvel emblème s’inspirant des couleurs de la défunte République arabe unie (RAU).
Ce nouveau drapeau syrien était rectangulaire, la longueur étant le double de la largeur. La bande supérieure rouge symbolisait le sang des martyrs, le blanc représentait la couleur de la dynastie des Omeyades, et le noir la fin de l’oppression par la colonisation étrangère. Quant au vert des étoiles, il figurait le Califat des Rachidoune (Rashidoun, 632–661). Ces trois étoiles à cinq branches qui parsemaient à égale distance l’une de l’autre la bande centrale, rappelaient celles du premier pavillon de 1932.
Encore une union ratée
En 1972, une nouvelle et éphémère « union » de pays arabes rassemblait à nouveau l’Égypte et la Syrie, rejointes par la Libye. Ces trois pays choisissaient un drapeau unique aux trois couleurs traditionnelles – rouge, blanc, noir -, la nouveauté étant que dans la bande centrale un faucon stylisé doré (Quraych), remplaçait les étoiles. Mais une fois de plus – une fois de trop ? -, l’union ne se réalisa pas. Elle fut dissoute en1977, l’Égypte conservant, toutefois, ce drapeau. La Libye de Kadhafi quant à elle, devenant la Jamahiriya libyenne, adoptait un étendard rectangulaire, totalement vert. Il faudra attendre 1980 pour que la République arabe syrienne sous l’égide d’Hafez al-Assad - le père de Bachar -, à la tête du parti Baas (Ba’th) – parti socialiste de la résurrection arabe -, adopte, un nouveau drapeau reprenant les couleurs et le design de celui de la RAU. Le 8 décembre 2024, Il disparait du paysage, avec l’irruption des rebelles à Damas, et leur mainmise partielle sur le pays.
À nouveau le vert/blanc/vert des temps héroïques de l’indépendance flotte sur la plus grande partie du pays.
* Fief des Assad
18:50 Publié dans Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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Sarah Knafo invitée du Bistro Libertés de TV Libertés
17:27 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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mardi, 17 décembre 2024
De l’utopie panarabe à la tragédie moderne du Moyen-Orient
Anton Cenvint
Mayenne aujourd'hui cliquez ici
Le nationalisme arabe
Après treize années d’une guerre imposée à la Syrie par des puissances régionales et internationales avides de dépecer ce territoire, le système patiemment mis en place par Hafez al-Assad s’est effondré. Ainsi prend fin un grand mouvement, né à la fin du XIXe siècle, qui non seulement représentait les espoirs de plusieurs générations d’Arabes mais surtout une alternative à l’islamisme.
Conçu dans la perspective d’une émancipation de la tutelle ottomane et des puissances occidentales, c’est finalement en victime du néo-ottoman Erdogan et de ses alliés anglo-saxons, par proxi interposés que le nationalisme arabe est tombé. La satisfaction affichée des dirigeants occidentaux et de la presse mainstream à l’annonce de cette nouvelle risque pourtant d’être de courte durée. Elle raisonne d’ailleurs comme un triste écho aux réjouissances de journaux comme Libération ou Le Monde lorsqu’ils apprirent la chute de Phnom Pen entre les mains des Khmers rouges en avril 1975.
Les origines du nationalisme arabe
Beaucoup de choses ont été dites sur les régimes arabes d’inspiration nationaliste comme l’Irak de Saddam Hussein ou la Syrie des Assad père et fils. Malheureusement la plupart des commentateurs ne se sont guère penchés sur l’idéologie qui était à l’œuvre ni sur les perspectives qu’elle pouvait offrir.
Il faut remonter au XIXe siècle pour comprendre la genèse de ce mouvement. Une époque où l’Empire ottoman règne en maître sur tout le Moyen-Orient ainsi que sur une partie significative de l’Afrique du nord.
À la suite du retrait de l’armée française d’Égypte en 1801, un officier ottoman d’origine albanaise du nom de Méhémet Ali fut envoyé dans cette province de l’empire afin d’y restaurer l’ordre, ce qu’il fit avec une grande efficacité. Mais ce nouveau gouverneur avait pour ce territoire d’autres ambitions, notamment celle de l’émancipation de la « Sublime Porte ». Sous son règne, l’Egypte connut une rapide modernisation non seulement économique mais aussi philosophique puisque l’idée de laïcité commençait timidement à y émerger.
Méhémet Ali, ainsi que son fils Ibrahim, adhère pleinement à un projet d’État-nation qui rassemblerait tous les Arabes de l’Égypte à la Mésopotamie. Mais comme on peut s’y attendre, cette nouvelle politique proposée par Le Caire n’enchante guère les autorités ottomanes. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à prendre ombrage de ces velléités indépendantistes. La Grande-Bretagne considère également ce mouvement comme une redoutable menace pour ses intérêts. En 1848, Ibrahim Pacha, qui vient de succéder à son père, est renversé par Abbas Ier, hostile aux idées de laïcité et proche des milieux conservateurs religieux mais aussi… de la Grande-Bretagne. Comme le rappelle Charles Saint-Prot, « cette hostilité au nationalisme arabe encore balbutiant deviendra vite l’une des constantes de la politique anglo-saxonne. » Ces derniers lui préférant un Islam politique maintenant ces peuples dans l’obscurantisme.
22:58 Publié dans Tribunes libres, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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