lundi, 05 janvier 2026
Les éternels dilemmes anachroniques de la droite nationaliste
Roland Hélie
Directeur de Synthèse nationale
Comme c'est souvent le cas lorsqu'un événement plus ou moins imprévu surgit à travers le monde, nos amis s'entredéchirent allègrement, chacun prétendant détenir la vérité... Une fois de plus, avec l'"affaire Maduro", évidemment, on n'y échappe pas.
Afin de clarifier les choses, voyons d'abord le "cas Maduro". Nous avons affaire, en l'espèce, à un tyran exotique narco-marxiste qui, dans la lignée de son prédécesseur et mentor Hugo Chavez, a achevé de ruiner son pays - pourtant potentiellement riche. Rappelons que le Venezuela, avant qu'il sombre dans le socialisme bolivarien, était un pays prospère dont l'économie reposait essentiellement sur le pétrole, en particulier celui de la baie de Maracaibo. Seulement, voilà : près de trente années d'utopie marxiste ont scellé le sort de ce pays, aujourd'hui ruiné et sous le joug de généraux Tapioca d'un autre temps, reconvertis dans le trafic de stups.
Passons maintenant au "cas Donald Trump". Réélu avec brio l'an dernier, le président des États-Unis semble avoir décidé de tenir ses promesses (chose forcément curieuse pour un homme politique français) et de rendre à son pays toute sa puissance, son influence et sa fierté. Au moins dans son pré carré, conformément à la doctrine Monroe (qu'il s'emploie à actualiser sous le nom de "Donroe"). On ne peut lui en faire le reproche.
Trump, au contraire de ses prédécesseurs, ne s'encombre pas de faux prétextes moraux, du genre "défense de la démocratie et des droits de l'homme", pour justifier ses interventions musclées. Il lui suffit que Maduro ait une part de responsabilité dans le tsunami de came qui submerge l'Amérique et l'Europe (via la Guyane et les Antilles). L'un des acteurs était identifié. Il fallait le mettre hors d'état de nuire : c'est chose faite ! Quant aux discours qui mettent l'accent sur le pétrole vénézuélien pour expliquer l'opération de Caracas, ils oublient un peu trop vite que les États-Unis sont autosuffisants et que, pour l'heure, ils se passent très bien du filet d'or noir de mauvaise qualité qui s'écoule avec peine des installations pétrolières en très mauvais état de ce pays ruiné par le socialisme bolivarien. En revanche, une chose est sûre : narguer le Donald peut s'avérer dangereux !
Revenons maintenant aux nouvelles divisions que cette affaire suscite dans notre famille politique. Certains de nos Amis (dont, pas un instant, nous ne doutons de la sincérité) n'ont manifestement pas encore assimilé le fait que, depuis quelques années, le monde est en train de changer. Ce qui était vrai hier ne l'est plus forcément, tout à fait, aujourd'hui. Pour l'heure, l'espérance d'une hypothétique "troisième voie" européenne n'est pas d'actualité. L'Europe technocratique de Bruxelles et les intérêts trop divergents des nations qui lui ont abandonné une partie de leur souveraineté rendent impossible l'émergence d'une Europe-puissance. Dans le même temps, nous assistons au retour ou à l'émergence de puissances économiques, politiques et spirituelles, telles la Russie, la Chine, l'Inde, l'Arabie saoudite et, bien sûr, l'Amérique de Trump. Nous pouvons le déplorer, mais c'est ainsi.
Ajoutons, avant de conclure, qu'il est surprenant de voir des nationalistes se lamenter sur le sort de l'espèce de "Mélenchon tropical" ou "Baudruchon de Caracas" qu'est Maduro, qui plus est en invoquant le "droit international" (qui n'est jamais que le droit du plus fort) ou encore la "souveraineté des États" (ce qui ne veut plus dire grand chose dans un monde où la finance apatride et quelques grandes firmes dirigent tout), le "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" (belle illusion dont on connaît les résultats) et autres balivernes !
Personnellement, je n'ai aucune sympathie particulière, ni antipathie forcenée, pour les États-Unis en général, et pour Donald Trump en particulier. Mais force est de constater que l'homme reste fidèle à son credo : "L'Amérique d'abord" et va jusqu'au bout de sa logique. Ce qui me dérange, ce n'est pas que l'oncle Sam entende réaliser ce qu'il pense être son destin, c'est que la France, jadis puissance majeure, se résigne piteusement à l'effacement et que sa voix soit désormais inaudible dans le concert des nations.
Alors, plutôt que de gaspiller leur temps et leurs forces dans des querelles inutiles et stériles, tous les nationalistes et les identitaires feraient mieux de se focaliser sur les grands défis que notre peuple a à relever. Ils feraient mieux de se consacrer à l'amplification de leur combat, à la construction d'une entente féconde, autour de l'essentiel, pour que notre patrie (et notre continent) puisse reprendre espoir, regarder de nouveau vers demain avec confiance et redevenir la France prospère, forte et respectée qu'elle était jadis ! Assez de disputes picrocholines ! De la réflexion, du travail et du combat commun !
19:27 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Tous avec nos paysans, dans la rue !
Éric Mauvoisin-Delavaud
président du Rassemblement vendéen
Outre la fonction économique, l’agriculture est considérée positivement pour son rôle social, contribuant à la création et au maintien des emplois dans le monde rural ainsi qu’au développement de l’agritourisme, et garantissant le maintien et la transmission de valeurs traditionnelles
Chaque agriculteur contribue à protéger nos paysages agricoles, et aussi à garantir des produits locaux et de qualité. Son engagement contribue à préserver notre patrimoine agricole, à protéger la biodiversité et à garantir une alimentation saine pour les générations futures.
Soutenir les exploitations agricoles locales favorise également la durabilité environnementale. Les produits locaux nécessitent souvent moins de transport, réduisant ainsi l’empreinte carbone liée au transport longue distance. Cela peut entraîner une diminution des émissions de gaz à effet de serre et contribuer à un système alimentaire plus écologique et durable.
Les agriculteurs français protègent les produits agricoles ! Leur dur labeur est la raison pour laquelle la plupart d’entre nous avons de quoi nous nourrir chaque jour. C’est une raison suffisante pour les soutenir et les aider, nous sommes tous concernés.
Haut les cœurs !
12:35 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Destitution-arrestation du tyran rouge Maduro au Venezuela : un éclairage bienvenu de Vincent Hervouet, sur Europe 1, dans la matinale animée par Dimitri Pavlenko

C’est simple la géopolitique finalement, Vincent, puisqu’à la veille de Noël vous nous aviez dit que Donald Trump irait jusqu’au bout. Nicolas Maduro serait débarqué manu militari après avoir été trahi par son entourage, et c’est donc bien ce qui s’est passé.
Alors, on aurait même pu prévoir le jour puisque le 3 janvier, la Maison Blanche s’offre des étrennes. C’est la bonne date pour passer à l’attaque et décapiter les régimes honnis. En 2020, le 3 janvier, Donald Trump s’était payé le scalp du général Soleimani, le vrai numéro 2 iranien, exécuté par un tir de missile. En 1990, le 3 janvier, il y a surtout le précédent panaméen que tous les Latino-Américains connaissent. Manuel Noriega, (…) réfugié à la nonciature apostolique, à Panama Ciudad, se rendait au corps expéditionnaire américain qui lui faisait subir de la musique hard rock, depuis une quinzaine de jours, à plein tube, jour et nuit. Il a été jugé aux États-Unis pour trafic de drogue. C’est le sort promis à Maduro. Noriega a passé les vingt ans qui ont suivi dans une prison américaine, sauf un détour par la prison de la Santé, à Paris, car il avait été condamné pour blanchiment alors qu’il se croyait à l’abri, François Mitterrand l’ayant élevé, juste avant, au grade de commandeur de la Légion d’honneur. Parfois, la France s’égare…
Justement, Emmanuel Macron est critiqué pour ne pas avoir dénoncé l’enlèvement de Maduro comme une atteinte au droit international et à la souveraineté des nations.
Écoutez, Emmanuel Macron a d’autres priorités que de faire la leçon à la Maison Blanche sur leurs opérations de police. Il laisse les mains libres aux Américains de faire ce qu’ils veulent aux Amériques pour leur réclamer la pareille ; c’est-à-dire qu’ils prennent en compte ce que les Européens veulent dans leur propre arrière-cour, (…) en Ukraine. J’ajoute qu’Emmanuel Macron avait tenté, il y a trois ans, une diplomatie acrobatique au Venezuela. La France avait reconnu l’opposant Guaidos comme le président légitime, mais elle parlait en même temps avec Maduro resté au pouvoir et elle tentait une médiation qui a tourné en quenouille. L’Élysée disait à l’époque que le dialogue était la seule issue à la crise au Venezuela. Donald Trump a montré ce week-end qu’il y avait mieux à faire que de parler pour ne rien faire : faire la paix par la force.
La figure la plus connue de l’opposition vénézuélienne, c’est la prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado, mais alors, Donald Trump la dénigre.
Et pourtant, elle lui avait dédié son prix Nobel, mais le Donald prétend qu’elle n’a aucune autorité dans le pays. C’est presque ce que disait d’elle Hugo Chavez, et c’est assez faux. Au Venezuela, on la surnomme, comme Bolivar, la Libertadora. Ce qu’il faut comprendre, c’est que Donald Trump fait le contraire de ses prédécesseurs. Il ne veut pas exporter la démocratie libérale, il se fiche de la corruption, du népotisme, des inégalités criantes qui sont chroniques au Venezuela. Il ne se préoccupe que des intérêts américains, c’est-à-dire que la Chine, les gardiens de la Révolution, les narcos colombiens, les Russes débarrassent le plancher, que les pétroliers américains récupèrent les biens dont ils ont été spoliés, que l’intérêt stratégiques que constituent les réserves pétrolières les plus importantes au monde soient entre de bonnes mains ; et pour le reste, comme d’habitude, l’Amérique jouera avec les potentats locaux comme un enfant joue avec des cubes. Le président adoubé par l’armée, la présidente, Delcy Rodriguez, est l’incarnation de la bourgeoisie rouge. Selon Donald Trump, elle est prête à coopérer. En fait, c’est une femme qui est prête à tout. Depuis 25 ans, elle gravite au sommet : ministre, présidente de l’Assemblée nationale constituante, vice-présidente. En novembre, (une agence) révélait qu’elle négociait l’échange de Maduro contre la survie du régime. C’est ce qui s’est passé, semble-t-il. L’armée, en tout cas, est restée l’arme au pied et elle tient toujours le pays.
11:39 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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