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jeudi, 31 mars 2011

Une nouvelle victoire dans le Nord : Courrière zappe ZEP...

ZEP_120x150.jpgPar Luc Pécharman
 
L’information fait deux lignes laconiques sur le site de la mairie de Courrières (Nord), perdue dans le flot des nouvelles. Pas très francs du collier, les rédacteurs nous expliquent que le concert du groupe ZEP prévu le samedi 16 avril n’aurait pas lieu pour des « raisons techniques ».
 
En fait de raisons techniques, il s’agit tout simplement des nombreux coups de téléphones d’habitants indignés (mais bon, le téléphone peut être assimilé à un outil technique) et l’annonce par les associations des clubs sociaux unis (Vlaams huis, la Maison de l’Artois, Opstaan, etc.) de leur intention de manifester contre ces provocateurs de bas étage, et contre leur haine revendiquée de notre pays et par extension de ses habitants historiques.
 
Ce concert était pourtant un choix assumé de la municipalité qui ne peut pas s’abriter derrière le prétexte de l’ignorance ou de la méconnaissance du contenu haineux des paroles de ce groupe. Non seulement elles avaient déjà fait la une de l’actualité au mois de novembre, par la voix d’un député nordiste, mais le texte de présentation de l’événement dans l’agenda de la ville ne permettait aucun doute :
 
Indépendante, libre et alternative, la « Zone d’Expression Populaire » est emmenée par Saïdou (du MAP) et Alee (de Rennes). C’est une petite bombe artisanale et acoustique, bricolée dans l’urgence et l’impatience. Le projet : occuper l’espace, prendre la parole, crier, chanter, danser. Exister en refusant l’invisibilisation, l’injonction à la politesse et le chantage à l’intégration. Sans ambiguïté, Z.E.P. prône l’insolence et l’irrévérence et hurle à qui veut l’entendre et à qui ne le veut pas : « on n’est pas là pour plaire, séduire, ou convaincre ». A bon entendeur, Salem ! « On s’exprime comme on peut, comme on veut ; on résiste avec les moyens du bord »
 
En effet tout est dit ! Le futur spectateur sait déjà qu’on va lui présenter un spectacle « bricolé » avec les « moyens du bord », qu’il va entendre « crier » et « hurler ». Quand à la signification du « chantage à l’intégration », elle laisse assez perplexe… Qui fait du chantage ? En quoi l’intégration n’est-elle pas souhaitable pour eux ? Tout les réponses dans leur titre phare : « Nique la France »
 
Nous sommes heureux de cette déprogrammation car elle démontre qu’une fois encore la bonne façon de faire de la politique, celle qui obtient des résultats tangibles, est le travail de terrain au quotidien.
 
Le temps où n’importe qui pouvait venir nous cracher impunément sa haine à la figure est bel et bien révolu.

00:23 Publié dans Les articles de Luc Pécharman | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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