mardi, 24 février 2026
Raphaël Arnault est-il politiquement fini ?

Synthèse nationale
Depuis le lynchage en meute de Quentin Deranque par des nervis de la "Jeune Garde", l’ex-cofondateur et porte-parole de la meute d’extrême gauche, Raphaël-le-contracté (d’Archenault en Arnault), est aux abonnés absents.
Il y a peu, l’archange tatoué de la secte mélenchoniste, monomaniaque forcené qui voit des "fascistes" partout, était aussi prompt à éructer ses inepties à l’Assemblée que dans la rue. Aujourd’hui, il est d’une discrétion de violette.
Rapha a pris du champ. Il se tient prudemment en réserve de la République et tout le monde s’interroge : « Quel est son Aventin ? Où se cache-t-il ? Dans quel trou à rat l’front se refait-il la cerise ? ».
Aussi les rumeurs les plus folles courent-elles. Certains l’auraient vu à La Trappe. D’autres avancent qu’il serait passé, à la rame, de la bande de Favrot à celle de Gaza…
Pendant ce temps, Baudruchon et ses sycophantes serviles jurent leurs grands ancêtres septembriseurs que le petit rouge-bourge demeure leur jeune camarade. Ils restent, proclament-ils, fiers de lui et le soutiendront jusqu’aux calendes mahométanes…
En fait, les têtes de gondole insoumises, Méluche, Chikirou ou encore Panot, s’emploient surtout, depuis une semaine, avec un culot himalayesque, à tirer LFI de la panade. En bons apparatchiks de choc, ils recourent donc allègrement à la novlangue, à l’inversion accusatoire. Adeptes du vieux principe : « Plus c’est gros, plus ça passe », ils osent tout, disent n’importe quoi et s’emploient à justifier l’injustifiable. Comme l’a écrit (ou presque) Georges Bernanos, dans La grande peur des bien-pensants, depuis une semaine, « l’esprit révolutionnaire (a) moins conquis que frappé d’une sorte d’inhibition, sidéré l’intelligence française. Une propagande inouïe, menée par les ordinaires brasseurs d’opinion (…), l’(emporte) désormais sans combat, par la toute-puissance de ses clameurs et de ses huées ».
Il n’en reste pas moins que le désormais très discret rouge qui tache (et cogne) lyonnais, devenu député du Vaucluse par la grâce du saint Lider Maximo, a perdu l’essentiel de sa pureté et de sa crédibilité révolutionnaires.
N’a-t-il pas annoncé, le 17 février, avoir engagé, tel un vulgaire suppôt du capitalisme, une procédure de licenciement à l’encontre de son attaché parlementaire (et "pol pote") très particulier Jacques-Élie Favrot ? Ne s’est-il pas prononcé pour que l’enquête détermine les responsabilités à l’origine d’un meurtre qu’il aurait appris « avec horreur et dégoût » ?
Difficile de faire mieux en matière de lâchage en rase campagne de ses petits copains. Rapha, c’est : « Aux abris » et « Courage, fuyons » ! La responsabilité morale, la responsabilité tout court, quésaco ? « J’étais pas là, j’ai rien fait et j’y suis pour que dalle » : tel semble être désormais le credo de Rapha-la-défausse et de ses parrains "éléfistes".
Il n’est pas sûr que les "antifas" autoproclamés apprécient le positionnement. Après avoir dû avaler la couleuvre de l’activiste autonome devenu le titulaire d’un siège sous les lambris dorés du palais Bourbon, voilà qu’ils leur faut assister à la mise en retrait prudente de ceux qui, depuis des années, les confortent dans leur dérive paranoïaque et violente. Difficile, avec de tels chefs, de se sentir protégés...
Quant aux relations futures entre La France insoumise et Rapha, il se pourrait bien qu’elles finissent par se distendre. À quoi le second, devenu suspect, sinon tricard, aux yeux de ses anciens compagnons, pourrait-il bien servir à la première, en effet ? Personne n’aime avoir à traîner un boulet…
19:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |

























Les commentaires sont fermés.