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lundi, 14 août 2006

Dans les Côtes d'Armor : AU-DELA D'UNE EXPOSITION, IL Y A LES COMPORTEMENTS...

Une fois de plus, les tenants de la pensée unique viennent de remporter une victoire contre la Liberté. L’affaire s’est déroulée ces derniers jours à Plouisy, petite commune proche de Guingamp dans les Côtes d’Armor.

Tout commença par l’annonce de la tenue d’une exposition organisée pour le centenaire de la naissance d’un artiste peintre, reconnu dans la région au début du siècle dernier, Yves Floc’h. Jusque là, rien de bien extraordinaire. Les expositions d’œuvres d’artistes locaux, et parfois extra-locaux, foisonnent dans la région en cette période estivale. Mais, voilà où le bât blesse. Cette manifestation, intitulée « Feiz ha Breiz » (Foi et Bretagne), est organisée par le fils de l’artiste, François, qui a été, il y a une quinzaine d’années, responsable du Front national dans la région. Il n’en fallut pas plus pour émouvoir toutes les bonnes consciences locales qui s’empressèrent de crier « au scandale ». De plus, il se trouve que Yves Floc’h fut, en son temps et à l’instar d’une grande partie de la jeunesse bretonne des années 30, un disciple de l’Abbé Perrot, recteur de Scrignac dans le Finistère et fondateur du mouvement culturel breton Bleun brug (Fleur de bruyère), froidement assassiné par un terroriste communiste en 1943.

En quelques jours, toute la bien-pensance se mobilisa afin de faire pression pour que l’exposition soit annulée ou… interdite. Chacun pouvant imaginer à quel point la présentation de quelques toiles montrant des ports de pêche, des chapelles ou, pire encore, des calvaires risquait de déranger le système en place et la mainmise omniprésente de la gauche sur la culture. On sombre en plein cauchemar du côté des vestales du prêt à penser.

Pour en arriver à leurs fins, les censeurs, dont les moindres faits et gestes furent largement répercutés dans la presse locale, allèrent même, dans la plus pure tradition stalinienne, jusqu’à mobiliser des membres de la famille de François Floc’h qui ne partagent pas ses opinions, ce qui est leur strict droit, contre cette initiative.

Las de tant de mensonges, de perfidies et d’injustices, François Floc’h décida de renoncer à son projet. C’est avec la magnifique humilité qui singularise le véritable homme de droite que celui-ci, dans l’édition du 11 août de Ouest-France, mit fin à toutes les polémiques tant souhaitées. Ainsi, François Floc’h fait sien ce passage de Saint-Exupéry dans Pilote de Guerre : « Puisque je suis d’eux, je ne renierai jamais les miens quoi qu’ils fassent. Je ne prêcherais jamais contre eux devant autrui. S’il est possible d’en prendre leur défense , je les défendrai. S’ils me couvrent de honte, j’enfermerai cette honte dans mon cœur et je me tairai. Je ne servirai jamais de témoin à charge ».

Nous sommes là aux antipodes du comportement lâche et mesquin de l’homme de gauche…

 Roland Hélie


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mercredi, 26 juillet 2006

PLUTOT PREVOIR QUE VOIR...

Le drame qui se déroule depuis quelques jours au Liban devrait être un avertissement aux peuples d’Occident.

 

En effet, à lui seul, il résume ce qu’il pourrait advenir demain de l’Europe en général et de la France en particulier si rien n’est fait pour changer les choses. Il est l’aboutissement logique et définitif de la société pluriethnique que veulent nous imposer les politiciens, de gauche comme de droite, qui se partagent le pouvoir depuis trop longtemps.

 

Mettre deux, ou plusieurs, peuples sur une même terre engendre forcément à un moment ou à un autre des conflits meurtriers. L’histoire de l’Humanité est parsemée d’exemples qui le prouvent. Le Proche-Orient, au même titre que l’Irlande du Nord ou le Kosovo pour ne prendre que ces exemples récents, en est la tragique illustration actuelle.

 

Si, dès maintenant, rien n’est fait pour enrayer l’immigration massive et incontrôlée qui envahit notre continent ainsi que l’islamisation progressive de notre société, il y a hélas fort à parier que, demain, notre pays ressemblera de plus en plus au Liban ou à la Palestine d’aujourd’hui. La cohabitation harmonieuse de plusieurs sociétés sur une même terre n’est qu’un fantasme de lecteurs du Nouvel’Obs ou de gentils membres du Club Méd. La réalité est tout autre…

 

Comme il est toujours préférable de prévoir que de voir, il est encore temps de refuser ce sinistre destin. Pour cela, il faut un véritable sursaut national, il faut le rassemblement des hommes et des femmes conscients du danger qui menace notre civilisation occidentale. C’est dans cet esprit de mobilisation des forces nationales, identitaires et patriotiques que nous inscrivons notre démarche.

 

Roland Hélie

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lundi, 17 juillet 2006

Espagne, 18 juillet 1936 - 18 juillet 2006 : LA DERNIERE CROISADE VICTORIEUSE.

medium_franco_francisco-795977.jpgEn juillet 1936, alors que l'Espagne subissait depuis quatre années les méfaits du régime le plus odieux et le plus criminel de son histoire, un groupe d'officiers patriotes décidait de mettre fin à cette sinistre comédie.

 

Très vite, toutes les forces vives du pays se rallièrent à la conjuration et, au lendemain de l'assassinat par les milices républicaines du député monarchiste José Calvo Sotello, le "soulèvement national du 18 juillet" prenait la forme d'une véritable croisade pour l'unité du pays face à l'anarchie et au danger communiste. Croisade qui culmina avec l’héroïque résistance des cadets pendant le siège de l’Alcazar de Tolède.

 

D'un côté : l'armée, l'Eglise, les corporations professionnelles, la Phalange de José Antonio Primo de Rivera, les Carlistes ainsi qu'une grande partie de la Démocratie-Chrétienne ; de l'autre : toutes les organisations marxistes et anarchistes soutenues par la bourgeoisie libérale ainsi que l'Union soviétique de Staline et leurs larbins des Brigades internationales. Un homme se distingua rapidement à la tête des nationaux : le Général Francisco Franco. Une fois la menace communiste écartée et la république définitivement reléguée aux poubelles de l'histoire, le Général Franco entreprit de faire de son pays une grande nation moderne et prospère. C'est ainsi que la transformation spectaculaire qui s'opéra au cours de ses quarante années de pouvoir fut communément appelée "le miracle espagnol". L'immense popularité dont jouissait Franco auprès des Espagnols aida à la réussite de cette véritable mutation du pays. L’Espagne est aujourd’hui un pays qui compte dans le concert des nations. Cette place, c’est à Franco qu’elle la doit et elle le sait.

 

Mais, depuis quelques jours, la bien-pensance multiplie les attaques faciles et malhonnêtes contre la période franquiste. Films et documents partiaux se bousculent sur les chaînes de télévisions. Reportages tendancieux et déformations historiques s’accumulent dans la presse aux ordres. A tous ceux qui seraient prêts à gober ces sornettes, nous poserons une seule question : imaginez un instant quel aurait été le destin de l’Europe occidentale si la république espagnole avait, par malheur, perduré au lendemain de la Seconde guerre mondiale? Coincées entre le Bloc de l’Est et une Péninsule ibérique à la botte de l’URSS, les nations libres d’Europe occidentale, à commencer par la France, n’auraient pas fait long feu dans le contexte de cette époque.

 

Critiquer le régime de Franco est une chose qui ne nécessite pas beaucoup d’audace aujourd’hui. Mais nous savons que nos adversaires n’en ont pas besoin pour apparaître comme des parangons de la vertu et du courage. Pour notre part, nous n’oublierons jamais ce que l’Occident doit éternellement à l’Espagne Une, Grande et Libre du Général Franco.

 

Roland Hélie

 

PS : Nous ne pouvons que vous conseiller la lecture de la dernière livraison de la NRH consacrée à la guerre d'Espagne.

De plus, le Cercle franco-hispanique, présidé par notre ami Olivier Grimaldi, vient de publier les actes du colloque qu'il organisa en juin 2003 à Paris sur José Antonio Primo de Rivera (Editions Déterna, 168 pages, 21 euros). Nous rappelons aussi la publication par les Editions Clovis de la bande dessinée Le Siège de l'Alcazar (48 pages, 29 euros).

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mardi, 11 juillet 2006

« LORSQUE LES LEGIONS ROMAINES BATTENT LES MERCENAIRES NUBIENS… »

C’est fini. La France, ou tout du moins l’équipe qui défendait les couleurs de la France, a perdu. Ce qui ne fut malgré tout qu’un match de foot a beau se transformer en tragédie nationale, les larmes et les commentaires mesquins ne changeront rien : l’équipe italienne l’a emporté. C’est la dure loi du sport où il ne suffit pas de correspondre aux critères et aux fantasmes de la bien-pensance pour être les meilleurs.

Tout d’abord, il convient de clarifier les choses : il n’est pas question de juger les qualités sportives des joueurs de l’équipe de Raymond Domenech. Chacun d’entre eux pratique le foot avec passion et nul ne le leur reprochera ici. Néanmoins, ce qui est plus choquant, c’est l’esprit dans lequel l’équipe a été concoctée.

On ne nous fera pas croire qu’il n’existait pas en France onze joueurs de bon niveau d’origines poitevines, alsaciennes ou picardes capables de constituer notre équipe nationale. Ce qui n’exclurait d’ailleurs pas la présence parmi eux de Français natifs de nos départements et territoires ultramarins. Mais la composition de Domenech ressemblait tellement à une sorte de provocation à l’encontre de ceux qui, comme nous, pensent que le peuple français est un peuple européen, de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne (pour reprendre la définition du Général De Gaulle) que l’on peut légitimement s’interroger sur les véritables motivations du sélectionneur et de ceux qui, jusqu'à hier soir, l’encensaient encore.

Mais nous n’allons pas accabler le pauvre Raymond, car, pour une fois, en soulignant que c’était bien français de se glorifier d’une défaite, il a dit tout haut une vérité que personne, politiquement correct oblige, n’osait plus formuler depuis longtemps. Ce constat amer tombait d’ailleurs à pic pour ridiculiser la réaction, on ne peut plus niaise, de Chirac.

Car en effet, au-delà de l’anecdotique Coupe du monde, le fond du problème est bel et bien là. Depuis trop longtemps, on berce notre peuple dans le culte de la médiocrité. A force de le culpabiliser sur tout et n’importe quoi, de généraliser l’assistanat à la petite semaine tout en multipliant les taxes, les charges et les impôts qui tuent nos entreprises et de reculer lamentablement face à tous les défis internationaux, Chirac et ses semblables ont fini par abaisser la combativité de bon nombre de nos concitoyens au niveau zéro. Alors, même si Domenech est loin d'être un de nos amis, reconnaissons lui au moins cette rage de vaincre qui tranche singulièrement dans la chiraquie agonisante.

Friedrich Nietzsche disait : Deviens ce que tu es… Pour la France, c’est la même chose. Si l’on veut qu’elle gagne à nouveau, il faut avant tout qu’elle redevienne française. C’est là le véritable enjeu de la prochaine présidentielle…

Roland Hélie

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lundi, 03 juillet 2006

1976 : CHIRAC, PIEGE A REACS ; 2006 : SARKO, PIEGE A GOGOS !

Décidément, l’Histoire à tendance à nous resservir les plats. Et, à chaque fois, il y a des pigeons, y compris, hélas, chez nos amis, pour se laisser avoir. Ainsi, en 1976, lorsque Jacques Chirac lança en grandes pompes le RPR, bon nombre de militants nationalistes crurent, naïvement, que l’heure du grand parti de droite avait enfin sonné. Finie l’époque des groupuscules, certes sympathiques, mais à l’action stérile ; il était temps de faire « des coups » et de jouer enfin dans la cour des grands. En fait, on voit où tout cela a mené : une génération de cadres et de militants sacrifiée. Quant à Chirac, l’homme de « l’ouverture à droite », il s’avéra n’être qu’un piètre politicien à la petite semaine puis un président sans envergure que personne, surtout pas dans notre camp, ne regrettera une fois qu’il aura débarrassé le plancher de l’Elysée.

 

Mais, comme si cette expérience n’avait pas suffi, à nouveau certains se laissent bercer par les illusions sarkosystes. On croit rêver, et pourtant … Combien de Français pensent encore que Nicolas Sarkozy est un homme de droite capable de remettre de l’ordre chez nous ? Combien de Français s’imaginent que le même Nicolas Sarkozy est un patriote sincère qui mettrait l’intérêt de la nation au premier rang de ses préoccupations s’il venait à être élu ? Combien de Français prennent leurs désirs pour des réalités en voyant en Nicolas Sarkozy le rempart contre l’immigration sauvage ? Tous ces Français se trompent. L’exemple de Chirac devrait pourtant leur ouvrir les yeux.  L’ambitieux Sarkozy comme Chirac le repentant sont issus de la même école, celle de la compromission et de la trahison.

 

Hier, Chirac fut un formidable piège à réacs qui fonctionna parfaitement jusqu’au moment où un grand nombre de Français ouvrirent les yeux et prirent conscience de la supercherie. Ce fut la percée historique des nationaux au milieu des années 80.

 

Aujourd’hui, Sarko est un piège à gogos car l’erreur, lorsqu’elle se répète, n’est plus pardonnable. Il faut dénoncer sans cesse cette nouvelle manipulation de l’opinion qui consiste à faire passer Sarkozy pour ce qu’il n’est pas.

 

La seule réponse à cette imposture sera le dynamisme de la campagne que le camp national mènera dans les mois qui viennent. Il ne faut plus laisser les autres parler à notre place. Les nationaux, les nationalistes, les identitaires, les patriotes doivent agir dans le même sens. Tout est une question de volonté… partagée.

Roland Hélie 

14:20 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : droite nationale, politique | |  Facebook

mardi, 27 juin 2006

UN LOBBYING QUI PEUT RAPPORTER GROS...

La « Marche de la fierté », plus communément connue sous l’appellation de Gay Pride, qui s’est déroulée samedi dernier à Paris, fut, une fois de plus, l’occasion pour le lobby homosexuel d’imposer son terrorisme médiatico-intellectuel.

 

Tout d’abord, lorsque l’on aborde ce sujet, une précision s’impose. Chacun est libre de disposer de son corps et  il ne nous appartient pas de juger la vie affective de quiconque à partir du moment où celle-ci ne nuit pas à la bonne tenue de la société. Mais voilà justement où le bat blesse…

 

Depuis quelques années, le lobby gay s’est imposé, petit à petit, comme une référence incontournable pour les bonnes consciences qui imposent le prêt-à-penser dans notre pays, comme dans bon nombre d’autres pays occidentaux d’ailleurs. A tel point que le mariage homosexuel, tout comme la lutte contre le sida, sont devenus des revendications que certains jugent maintenant déterminantes pour la prochaine élection présidentielle. On croit rêver…

 

Et pourtant, samedi dernier, chaque parti du système, de l’UMP à la LCR, s’était cru obligé d’envoyer une délégation, voire un char, à cette démonstration, certes pittoresque, mais où le ridicule atteignait, dit-on, des sommets. Voilà jusqu’où mène la démagogie en période électorale…

 

Qu’on le veuille ou non, une famille c’est : un père, une mère et des enfants. Vouloir, au nom d’un quelconque snobisme éphémère, remettre en question cette réalité des choses est tout simplement criminel. Ceux qui prônent avec arrogance le droit aux « couples homosexuels » d’adopter des enfants, voire pour les femmes d’en avoir par tel ou tel procédé médical, pensent-ils un instant aux graves problèmes d’identité que ces mêmes enfants auront plus tard, à l’adolescence ? Il ne faudra pas s’étonner de voir alors surgir des générations de déstabilisés capables de tout et de n’importe quoi, y compris du pire…

 

Marine Le Pen, qui était hier invitée sur RMC info, a très justement résumé la situation. En affirmant clairement son opposition au mariage homosexuel et en établissant une distinction entre les homosexuels et les lobbies qui profitent sur leur dos, tout en soulignant que la grande majorité des personnes concernées demandait surtout le droit à l’indifférence, elle a remis parfaitement les choses à leur place. Cela n’en déplaise à certains esprits chagrins avides d’ordre moral, qui s’empressent une fois de plus de la calomnier, comme on peut le constater sur certains sites ultra réactionnaires.

 

Mais revenons au lobbying mené par les associations de défense des droits des homosexuels. Celui-ci vise à culpabiliser la société dans son ensemble par rapport à une communauté qui, bien souvent, n’en demande pas autant. De par les actions d’éclat, parfois violentes, qu’ils mènent  pour faire parler d’eux (comme ce fut le cas l’an dernier avec la scabreuse parodie de mariage lesbien qu’ils ont tenté de faire en la Cathédrale Notre-Dame de Paris), des groupuscules comme Act-up réussissent à obtenir, pour eux ou pour des associations auxquelles ils sont plus ou moins liés, des subventions considérables. Cela grâce, entre autres, à l’appui dans les municipalités ou dans  les Conseils régionaux des Verts et de certains socialistes. Le sida a le dos large et, en plus, il peut rapporter gros. Cette scandaleuse situation doit cesser. Il faut dénoncer sans cesse la collusion financière entre les politiques et les bénéficiaires peu scrupuleux du sida business...

 

 

Roland Hélie 

 

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mardi, 20 juin 2006

Quoiqu'en dise Chirac : LA FRANCE N'A PAS A ROUGIR DE SON PASSE !

Ce mardi matin, l’occupant du Palais de l’Elysée, l’éternel repentant, était de sortie. Une de ces sorties qu’il affectionne tout particulièrement puisque celle-ci allait lui donner l’occasion de cracher abondamment, une fois de plus, sur notre civilisation occidentale. En effet, Jacques Chirac inaugurait en grandes pompes le nouveau musée du Quai Branly, consacré aux arts primitifs.

 

 

Que les choses soient claires, je ne vois personnellement aucune objection à la création d’un tel musée. Mais, on peut se demander si celle-ci était vraiment nécessaire, compte tenu du fait que, depuis des décennies, Paris disposait d’un remarquable site à la vocation similaire, celui de la Porte Dorée dans le XIIème arrondissement. Initialement appelé « Musée des Colonies », puis rebaptisé dans les années 60, politiquement correct exigeant, « Musée des arts africains et océaniens », ce magnifique palais se suffisait à lui-même pour héberger toutes nos collections consacrées à l’histoire des peuples d’Outre-mer...

 

Néanmoins, le passé jugé « sulfureux » du Palais de la Porte Dorée et la nécessité impérieuse pour le Président Chirac de laisser une trace « culturelle » de son calamiteux passage à l’Elysée nous amènent directement à la cérémonie inaugurale de ce matin. Cérémonie au cours de laquelle il s’en est donné à cœur joie pour stigmatiser l’œuvre coloniale de la France.

 

Aucun poncif n’a manqué au répertoire. Une fois de plus, notre civilisation occidentale s’est retrouvée affublée de toutes les responsabilités possibles et imaginables dans les malheurs actuels du tiers-monde. Parfois, en écoutant Chirac sur ce sujet, on croirait presqu’entendre Sékou Touré aux meilleurs moments de la Guinée marxiste-léniniste…

 

Refuser d'admettre nos différences est humiliant pour les uns et pour les autres. Qu’on le veuille ou non, Purcell (bien qu’Anglais) a composé son Requiem for Queen Mary il y a cinq siècles. Or, la musique africaine d’aujourd’hui reste en partie toujours inspirée par la rythmique à deux temps de l’ancestral tam-tam. Ce qui ne manque d’ailleurs pas d’un certain charme et, surtout, ce qui est fort respectable. Nier cette évidence est une vue de l’esprit, chaque civilisation ayant évolué à sa façon…

 

Vouloir systématiquement abaisser l'oeuvre de la France, et celle de l’Europe, dans le monde tel que le fait le Président de la République relève de la pire des trahisons, celle de la vérité. La France n’a pas à rougir de son passé ; bien au contraire, elle doit en être fière. Nous avons apporté à nos colonies la connaissance, les infrastructures économiques et sociales et la prospérité. Que celles-ci n’aient pas su en profiter après notre départ est regrettable, mais cela n’enlève rien à la grandeur de notre présence passée.

 

Un peuple fort est un peuple fier de son passé. Un peuple libre est un peuple qui sait se débarrasser des mauvais bergers qui s’évertuent à le culpabiliser.

 

Roland Hélie

16:55 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : droite nationale, politique | |  Facebook

lundi, 12 juin 2006

ADIEU ET MERCI, CHER MAITRE...

medium_aagpw.jpgHier, dimanche, j’ai appris avec une grande tristesse le décès de Georges-Paul Wagner.

Pendant trois ans, d’octobre 1985 à juin 1988, j’ai eu l’honneur et le plaisir de travailler à ses côtés. D’abord en tant que responsable du Front national dans les Yvelines, puis comme attaché parlementaire. J’approchais alors de mes trente ans, l’âge où l’on essaye de devenir raisonnable. Et je dois dire que Maître Wagner m’a alors beaucoup aidé, si ce n’est à atteindre cet objectif, tout du moins à essayer de m'en approcher. Car cet avocat réputé, chroniqueur de talent (*), maurrassien fidèle et député reconnu par tous (y compris par nombre de nos adversaires) pour sa compétence, était avant tout un sage. Une anecdote à laquelle je pense souvent résume à elle seule le tempérament de Maître Wagner. Un soir, pendant la campagne électorale des législatives de 1986, alors que nous partions ensemble tenir une réunion dans un canton aux fins fonds des Yvelines, nous nous retrouvions bloqués dans un embouteillage à la Porte de Saint-Cloud. Il était 20 h.20, notre réunion était prévue à 20 h. 30, je commençais à pester au volant de la voiture et Georges-Paul me dit de sa voix calme : Roland, nous ne sommes pas encore en retard…

Georges-Paul Wagner était de ceux qui pensent que ce qui ne se construit pas avec le temps ne résiste jamais à l’épreuve du temps. C’est sans doute ce qu’il m’a enseigné de plus précieux. Hélas, le temps a fini par le rattraper… Adieu et Merci, Cher Maître.

Roland Hélie

 

(*) Le quotidien Présent daté de mardi consacre sa "une" à la disparition de Georges-Paul Wagner.

 

13:20 Publié dans Editoriaux, Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique | |  Facebook

dimanche, 11 juin 2006

HALTE A LA REPRESSION CONTRE "SOLIDARITE ALSACIENNE" !

Jeudi dernier, le système a, une fois de plus, montré son vrai visage : celui de la plus insidieuse des dictatures, celle de la pensée unique.

 

En effet, pour avoir osé organiser trois mois d’hiver durant sur le parvis de la gare de Strasbourg des distributions de soupe de porc aux plus démunis de nos concitoyens, Chantal Spieler, Présidente de Solidarité alsacienne, et Luc Bellanger, l’un des responsables de l’association, ont été convoqués par, vous n’en croyez pas vos yeux, la police judiciaire (rien que cela…) pour une audition à la demande de la HALDE. La HALDE, vous savez, c’est cette pseudo « haute-autorité » présidée par un sinistre personnage aux allures de croque-mort d’opérette, une certain Louis Schweitzer, mise en place par le pantin élyséen qui fait encore office de Président de la République, pour traquer les « discriminations » à l’encontre des minorités. A croire que les « autorités » n’ont pas autre chose à faire…

 

Au moment où la France sombre dans le désordre ; au moment où, quoiqu’en disent les statistiques falsifiées du ministère de l’Intérieur, la délinquance inter-ethnique et le crime sous toutes ses formes rendent la vie de nos compatriotes impossible ; au moment où les scandales éclaboussant les dirigeants en place se multiplient ; au moment où la misère touche un nombre grandissant de Français ; le pouvoir moribond et ses laquais serviles que sont la HALDE et tous les turlupins patentés de l’anti-racisme à sens unique, ne trouvent pas mieux que de s’acharner sur ceux qui organisent l’entraide et la solidarité. Voilà comment on occupe la police (à son grand désarroi, il faut le souligner) et la justice (qui, comme chacun sait, a beaucoup de temps à perdre) dans la France agonisante de Chirac, Villepin et de Sarkozy. Tout peut s’écrouler, qu’importe… tant que les Français pensent et agissent comme le système leur impose, tout va bien !

 

Mais, rassurez-vous, cet acharnement répressif, digne d’un état socialiste d’avant la chute du mur de Berlin, n’entame en rien la détermination de nos amis strasbourgeois puisque, le soir même de cette « audition », plus de trente militants, issus de toutes les organisations nationales et identitaires, avaient pris place devant la gare de la capitale alsacienne pour distribuer, avec les encouragements de la foule présente… des sandwiches au jambon.

 

 

Roland Hélie

 

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mercredi, 07 juin 2006

L'UNION PATRIOTIQUE : L'IMPERATIF DU PRESENT !

Le 1er mai dernier, lors du rassemblement annuel du Front national, Jean-Marie Le Pen lança un appel pour la constitution d’une Union patriotique autour de sa candidature à la prochaine élection présidentielle. Cet appel au rassemblement était, sans doute, destiné à donner à Philippe de Villiers une porte de sortie loyale au moment où sa campagne semblait de plus en plus piétiner. Mais celui-ci préféra ne pas répondre favorablement à cette offre du Président du FN, se mettant ainsi, de fait, dans la position peu enviable du diviseur.
 
Si Villiers voulait vraiment s’imposer comme le futur rassembleur de la Droite nationale, l’intelligence aurait dû le conduire à accepter la proposition de Le Pen. Il se serait ainsi assuré un capital de sympathie qui l’aurait mis en position pour jouer un rôle primordial demain. Il en va autrement, dommage pour lui…
 
Néanmoins, l’appel du Président du Front n’est pas totalement resté sans réponse. Mais, celle-ci n'est pas arrivée de là où on l’attendait. En effet, profitant de l’opportunité, Bruno Mégret, complètement marginalisé depuis son départ en fanfare du FN en 1998, a su, pour sa part, se remettre en selle en saisissant la perche qui était tendue. Et, après tout, nous ne pouvons que nous en réjouir.
 
La vie politique est ainsi faite que, bien souvent, ce qui est vrai un jour ne l’est plus forcément le lendemain. L’essentiel étant de rester fidèle aux fondamentaux qui font l’originalité de notre combat. Je pense, pour ma part, que cette Union patriotique que préconise Jean-Marie Le Pen est l’événement le plus important dans l’histoire de notre famille d'idées depuis la divine soirée du 21 avril 2002. Mais encore faut-il que celle-ci se réalise vraiment.
 
Cette démarche, si elle aboutit, est la seule capable de susciter un vaste regain d’enthousiasme dans notre camp. Les fréquents échecs, les différentes crises, l’attitude arrogante de certains caciques  incapables, la lassitude qui s’est emparée de nombreux camarades… tout cela fait qu’aujourd’hui beaucoup d’énergies se sont dispersées et que le mouvement national se retrouve privé de bien des compétences. Si Le Pen a compris cela, toutes les chances sont à nouveau de notre côté. Il ne faut pas rater l’occasion, ce serait trop grave pour la France, pour l’Europe et pour notre Civilisation. Surtout qu’en politique, il ne faut jamais oublier que seuls les lampistes sont rancuniers.
 

Au-delà d’une simple entente électorale entre le FN, le MNR, le Parti populiste et certains groupes identitaires implantés ici ou là, l’Union patriotique devra être le vaste mouvement de rassemblement du peuple et de la nation que tant de Français souhaitent voir se réaliser.

 

Roland Hélie

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lundi, 29 mai 2006

QUELQUES MOIS SANS L'EDITORIAL DE LIGNE DROITE...

Je viens de prendre connaissance de l’éditorial de Jean-François Touzé de ce jour sur le site Ligne Droite que nous avons lancé ensemble au mois de novembre dernier.

 

Absorbé par la lourde tâche qui est la sienne au sein de l’état-major de campagne de Jean-Marie Le Pen, Jean-François nous annonce qu’il suspend, provisoirement certes, la publication de son éditorial quotidien. Ce que nous comprenons bien sûr, mais, surtout, ce que nous regrettons déjà tous.

 

Depuis sept mois en effet, il nous avait habitué, par la lecture de ces billets toujours admirablement bien écrits et toujours en phase avec l’événement, à mieux partager son espoir, et sa certitude, de voir Le Pen arriver en tête lors de la prochaine élection présidentielle. Ces articles, collectés, avaient d’ailleurs fait l’objet de l’édition au début de l’année d’un livre, Comme une veillée d’armes (éditions Déterna), qui s’est déjà vendu à plus de 1 000 exemplaires.

 

Mais, soyons rassurés, la bonne parole que nous retrouvions chaque jour sur Ligne Droite sera désormais amplifiée grâce à l’écho grandissant que rencontre la campagne du candidat d’Union patriotique auprès de notre peuple. Cette campagne sera, pour la Droite nationale dans son ensemble, pour la France et pour les Français ainsi que pour notre civilisation européenne, le véritable sursaut salvateur. Il en va de notre avenir à tous, aucune énergie ne doit manquer.

 

Pour notre part, et nous essayons d’agir dans ce sens à notre modeste niveau, nous souhaitons que cette campagne soit le catalyseur de la droite de demain, une droite diverse mais unie, une droite militante de combat indispensable pour soutenir la grande révolution qu’il faudra entreprendre pour remettre la France debout.

 

 

Cela vaut  la peine de rester quelques mois sans notre rendez-vous quotidien avec JFT.

 

 

Roland Hélie

 

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mardi, 23 mai 2006

SARKOZY-ROYAL ? LAISSEZ-NOUS LE DROIT DE DOUTER...

La presse française, qui a l’habitude de prendre ses désirs pour des réalités, se congratule depuis ce matin devant ce qu’elle considère comme un fait acquis, à savoir un duel Sarkozy-Royal au second tour de la prochaine élection présidentielle. Nous voilà donc rassurés, si la presse affirme qu’il s’agit d’une évidence, toutes les autres possibilités sont donc envisageables…
 
La Cinquième République nous a en effet, depuis sa création en 1958, réservé un certain nombre de surprises en matière d’appréciations journalistiques anticipées des différentes élections présidentielles.
 
Rappelons-nous tout d'abord de 1965 : le Général De Gaulle devait être réélu dès le premier tour et la question était de savoir s’il ferait 60 ou 70 % des voix. Résultat : il fut mis en ballottage par un presqu'inconnu dénommé François Mitterrand.
 
Puis ce fut 1969 et le départ imprévu du même De Gaulle. Là, aucun doute n’était possible : le centriste Alain Poher devait écrabouiller l’insolent Georges Pompidou qui, en délicatesse avec les gaullistes historiques, avait l’impudence de prétendre assurer la succession du Grand Homme de Colombey. Bien vu l’Auvergnat : il gagna haut la main... mais sa présidence ne durera que quatre ans.
 
Après la disparition de Pompidou, en avril 1974, le gaullisme immobilier triomphant, relayé par toute la presse de l’époque, ne doutait pas un instant de la victoire de son héros, l’ancien Premier ministre Jacques Chaban-Delmas. Cette élection devait être une formalité mais en définitive ce fut l’arrogant Giscard, à peine crédité de 10% des intentions de vote lors de l’annonce de sa candidature, qui fut élu au second tour face au revenant Mitterrand qui avait pris un peu de bouteille entre temps.
 
Arriva l’échéance de 1981. Giscard, jouant sur la peur du communisme, avait habilement réussi à endormir la France, pensant ainsi s’assurer une réélection dont personne ne doutait vraiment quelques jours encore avant le 10 mai fatidique. Mais cela se termina par un pathétique « au revoir » car, en fait de réélection sur un coussin, on assista à l’arrivée du tenace Mitterrand à l’Elysée.
 
En 1988, le socialisme ayant conduit la France au bord de la faillite, chaque observateur « sérieux » se devait d’annoncer la victoire de l’impatient Chirac qui trépignait depuis sept ans (voire plus) et qui venait de passer le marche-pied de la Présidence en occupant Matignon pendant deux ans. Et bing, le vieux renard charentais fut réélu pour un nouveau septennat.
 
Passons maintenant à 1995. Mitterrand est malade, le monde a changé et la presse s’impatiente d’assister à la candidature du technocrate socialiste Jacques Delors, seul capable à ses yeux d’affronter un Edouard Balladur au faite de sa popularité. Finalement, Chirac l’emportera de justesse face à un Jospin sur lequel personne n’aurait misé un centime trois mois plus tôt.
 
Nous ne nous étendrons pas ici sur la divine surprise de 2002, mais on se souviendra seulement que tout nos éditorialistes avisés, cinq mois avant le premier tour, ne juraient que par un Jean-Pierre Chevènement aujourd’hui quasiment tombé dans les oubliettes de l’Histoire. La suite, vous la connaissez…
 
Après cette rapide rétrospective des différentes erreurs d’appréciations commises par l’ensemble de la presse dite « bien informée », vous comprendrez que l’éventualité d’un duel Sarkozy-Royal, tant espéré pour divertir les bien-pensants, nous semble plus relever d’une simple vue de l’esprit de la part des journalistes que d’autres choses de plus sérieux.
 
Le véritable duel du second tour de 2007 se déroulera entre le candidat des forces patriotiques et celui des partis de l’anti-France. Il est vrai que, de ce côté-là, les pronostics restent ouverts car ce ne sont pas les possibilités qui manquent… 

 

Roland Hélie

 

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mercredi, 17 mai 2006

L'AVENTURE EST LOIN D'ETRE TERMINEE...

Je viens d'achever la lecture du livre de Marine Le Pen, A contre flots (*).  C’est remarquablement bien tourné. Enfin un ouvrage dans lequel une conception saine et moderne du combat national est clairement exprimée. Enfin un ouvrage que l’on peut mettre entre toutes les mains.

 

A travers son expérience personnelle et avec des mots simples, dénués de toute agressivité, Marine Le Pen s’affirme vraiment comme une femme politique à part entière, une femme politique avec laquelle il faut désormais compter.
 
Certains esprits chagrins s’inquiétaient de voir dans ce livre une somme de reniements et d’autres nous annonçaient une succession de règlements de comptes internes. A contre flots n’est rien de tout cela. Bien au contraire, il s’agit du véritable positionnement politique d’une jeune femme qui rêve, à juste titre, de voir émerger sur l’échiquier politique une droite nationale moderne, décomplexée et constructive. Une droite nationale à vocation majoritaire, pour reprendre l’expression si chère à Jean-François Touzé.
 
Car en effet, qu’on le veuille ou non, notre combat, si nous voulons qu’il finisse par triompher, doit se tourner résolument vers l’avenir. Pour cela, il faut prendre en compte la société d’aujourd’hui, telle qu’elle est et non pas telle que certains d’entre nous voudraient qu’elle soit. C’est justement là la singularité du constat et des projets exposés dans ce livre.
 
Je ne connais pas personnellement Marine Le Pen et je n’ai jamais eu des relations faciles avec son père. Mon passé à la direction du Parti des forces nouvelles au début des années 80 ne plaidant irrémédiablement pas en ma faveur auprès du Président du Front national. Mais qu’importe… Je lui reconnais le mérite immense d’avoir réussi à concrétiser le mouvement national sur le plan électoral. Quiconque a connu la traversée du désert de la Droite de conviction dans les années 70, sait que ce n’était pas évident. Malgré bien des doutes et des déconvenues, force est d’admettre que Jean-Marie Le Pen a gagné ce pari audacieux. Plus personne de crédible ne peut aujourd’hui le nier ou lui contester cette suprématie. Toute cette longue marche est racontée, sans tabou ni exagération,  par l’auteur qui longtemps préféra privilégier ses études, sa carrière d’avocat et sa vie privée à son futur engagement politique.
 

En 2002, ce fut l’apothéose dit-on communément. Pour ma part, je crois, après avoir refermé A contre flots (mais je m’en doutais depuis un moment), que la véritable surprise de 2002 ne fut pas seulement le résultat que l’on sait au premier tour de la Présidentielle. Non, la véritable surprise aura été l’émergence médiatique, et par conséquent politique, de Marine Le Pen. Les tenants du système, spéculant cyniquement sur un après-Le Pen qu’ils croyaient arrivé, commençaient à espérer pour eux en un avenir radieux sans le Front national. Ils devront encore attendre car, si Marine réussit à unifier autour d’elle l’ensemble du mouvement national et à imposer une véritable image moderne et offensive de celui-ci, l’aventure est loin d’être terminée…

 

Mais, pour Marine Le Pen, l'avenir c'est d'abord et surtout 2007, à savoir la prochaine Présidentielle. Seul le résultat qu'obtiendra le candidat des patriotes importe, car elle sait que ce résultat déterminera ce que sera l'avenir de la France.
 
 

Roland Hélie

 

(*) A contre flots, Editions Grancher, 322 pages, 20 euros. En vente dans les librairies.


 

 

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vendredi, 12 mai 2006

ANVERS : LE VLAAMS BELANG SEUL GARANT DE L'ORDRE ET DE LA SECURITE !

Le drame qui s’est déroulé hier à Anvers, où un déséquilibré a lâchement tiré au revolver sur trois personnes en en tuant deux, est largement commenté ce matin dans la presse française, en particulier dans Le Figaro.

 

Une fois de plus, sous prétexte que le meurtrier présumé, âgé de 18 ans, aurait les bras tatoués de « sigles d’extrême droite », les commentateurs tentent de faire porter la responsabilité de cet acte odieux et débile sur le parti nationaliste flamand, Vlaams belang. Comme en France où, d’une manière récurrente, on attribue hâtivement au Front national les moindres faits et gestes déplacés de tel ou tel crâne rasé sous prétexte que celui-ci aurait été un ancien parachutiste ou un supporter du PSG amateur de Kronenbourg, le Vlaams belang se retrouve une fois de plus sur la sellette. Rappelons que ce mouvement, anciennement nommé Vlaams Blok, a déjà été dissout, malgré ses résultats qui oscillent entre 20 et 30% des voix, par le pouvoir belge il y a deux ans.

 

Certes, le chef de file du Vlaams belang à Anvers, le sympathique Filip Dewinter (en photo), a «condamné de la manière la plus forte» le double crime de jeudi. «Qu'il s'agisse d'un lâche assassinat, commis par un Polonais mineur en séjour illégal ou d'un assassinat raciste, commis par un skinhead, ne fait aucune différence. Toutes ces formes de violence doivent être condamnées de la manière la plus ferme qui soit», a-t-il déclaré faisant aussi allusion à l'assassinat récent d'un jeune Belge dans la gare de Bruxelles ; mais cela n’empêche pas les partis institutionnels belges, aux abois face à la perspective d’une nouvelle percée du VB aux prochaines élections municipales qui doivent se dérouler dans cinq mois, de crier haro sur le mouvement nationaliste.


Pourtant, ces mêmes partis au pouvoir, que ce soit en Belgique, en France ou ailleurs en Europe, et la presse aux ordres qui les soutient, feraient mieux de se poser la question de savoir pourquoi on en arrive à de telles situations. Si aujourd’hui des pauvres bougres désespérés commettent des actes aussi extrêmes et aussi abominables, c’est que les politiques d’immigration incontrôlée et les répercussions que celles-ci ont sur l’emploi, l’insécurité et le déracinement, en sont les premières responsables. Ce ne sont ni le Vlaams belang, ni le Front national qui ont engendré ces situations dramatiques pour tout le monde. Ce sont les politiciens, de gauche comme de droite, qui en portent toute la responsabilité.

 

Et je vous laisse imaginer quel serait le nombre d’incidents du type de celui qui vient de se dérouler à Anvers si les mouvements nationaux et identitaires structurés et responsables étaient dissouts… cela uniquement pour satisfaire le confort électoral et intellectuel de la classe politico-médiatique en place.

 

Roland Hélie

12:35 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

mercredi, 10 mai 2006

OUI A L'EUROPE DES NATIONS, DES IDENTITES ET DES COMPLEMENTARITES !

Un an ou presque après la mémorable déculottée de la bien-pensance lors du référendum sur le projet de Constitution européenne, les supranationaux européistes avaient placé tout leurs espoirs dans la journée d’hier, mardi 9 mai, intitulée pompeusement « Journée de l’Europe ».

 

Outre une série de gadgets totalement abstraits, tels les tickets de la RATP ripolinés en bleu ou encore la Tour Eiffel illuminée aux couleurs européennes pour la circonstance, cette journée commémorative (de la déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950) avait pour objectif de renforcer le sentiment européen auprès des citoyens des pays membres de ladite Union. En matière de flop, on peut parler d’un méga flop.

 

Complètement éclipsée par les affaires qui, de jour en jour, salissent encore plus la Cinquième République agonisante ; par les crimes odieux qui ont endeuillé la France cette fin de semaine et par la panique qui gagne la classe politique face à la perspective d’un nouveau 21 avril lors de la prochaine élection présidentielle, cette journée aura eu quand même son « apothéose » médiatique avec l’émission France Europe Express animée par Christine Ockrent sur France 3. Emission au cours de laquelle le pathétique Jacques Barrot, commissaire européen UMP, épaulé par l’arrogant Pierre Moscovici, député socialiste et président du Mouvement européen, nous gavèrent de poncifs antinationaux pour légitimer leur juteuse situation et tenter de convaincre les Français des bienfaits de leur Europe intégrée. Un an après le référendum, force est de reconnaître que ces tristes sires, à l’image de l’ensemble de leurs amis, n’ont toujours rien compris. Face à eux, les courants souverainistes et nationaux, incarnés par Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout la République, et par Bruno Gollnisch, Délégué général du Front national, n’eurent en fait guère de mal à s’imposer.

 

En effet, face à l’Europe supranationale que veulent nous imposer les tenants de la Commission, il faut opposer l’Europe des Nations, des identités et des complémentarités. Cette autre approche de l’Europe, totalement en rupture avec celle de MM. Barrot et Moscovici que nous impose les directives technocratiques de Bruxelles, devra être au cœur du débat de la campagne présidentielle. Loin de s’enfermer dans la solution illusoire du repli sur elle-même, notre conception de la France doit être celle d’une nation tournée vers son destin européen. Car nous savons que face aux dangers qui menacent notre continent et notre civilisation, qu’ils soient économiques ou ethniques, seules des réponses globales seront efficaces.

 

Roland Hélie

17:17 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

lundi, 24 avril 2006

POLEMIQUE AUTOUR D'UN SLOGAN...

Alors que la polémique fait rage sur la paternité du slogan « La France aimez-la ou quittez-la ! », une petite mise au point s’impose.
 
Revenons un instant sur les faits. Il y a quelques mois, au moment où les banlieues françaises s’enflammaient, le MPF de Philippe de Villiers fait apposer sur les murs de l’Ouest parisien, de Neuilly et des Herbiers en Vendée une affiche reprenant ce slogan. Loin de susciter une  vague de départs massifs, cette campagne provoque surtout une montée d’adrénaline à Saint-Cloud où l’on s’offusque, à juste titre, de la récupération des thèmes du Front national. Celui-ci ayant édité en 1988, au nom du FNJ, autocollants et badges sur lesquels ce slogan figurait déjà. A la même époque, l’association Jeune Pied-Noir, présidée par Bernard Coll, édita aussi un autocollant avec cette accroche.
 

En réalité, c’est une émanation de feu le RPR, le Mouvement initiative et liberté (MIL), qui avait lancé, quelques mois avant le Front, une vaste campagne d’affichage sur ce thème, reprenant ainsi l’un des axes de la campagne présidentielle de 1984 de… Ronald Reagan (L’Amérique, aime-la ou laisse-la…).  Sans douter un instant de la sincérité des compagnons « gaullistes de droite » qui collaient alors ces affiches, force est de constater que leur mentor, aussitôt devenu Président, s’empressa d’oublier cette campagne probablement destinée à récupérer, au second tour de la Présidentielle de 1988, quelques électeurs frontistes.


Aujourd’hui, c’est Sarkozy qui tente de s’approprier cette petite phrase tant convoitée. On croit rêver. Si, une fois élu (l'espérance fait vivre), le ministre de l’Intérieur met autant d’ardeur à faire appliquer ce slogan que son prédécesseur en avait mis, en d’autres temps, à réaliser les promesses du MIL, on peut redouter que ceux à qui ce conseil s’adresse continuent encore longtemps à haïr notre pays et surtout… à y rester.

 

En fait, il importe peu de savoir qui fut le premier à faire campagne sur ce thème. L'essentiel, c'est de savoir qui le réalisera.

 

Roland Hélie

 

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