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lundi, 29 décembre 2014

TCHAO 2014 !

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Le billet de Patrick Parment

Cette année aura été intéressante à plus d’un titre. Deux élections, les municipales et les européennes, auront marqué le vrai visage du socialisme. On peut en effet tirer quelques conclusions. D’une part, le socialisme en tant que tel n’existe plus. Ce qui se pratique aujourd’hui, c’est un ersatz de socialisme qui masque mal un libéralisme qui n’a rien à envier au Système lui-même. François Hollande aujourd’hui, comme Sarkozy hier, prennent leurs ordres à Washington. 

En revanche, ce qui perdure de socialiste, c’est le sectarisme de son idéologie qui sert d’idées à des hommes et des femmes qui tentent par tous les moyens de passer pour ce qu’ils ne sont plus. François Hollande, qui n’a pas l’once d’une idée, règne désormais sur une armée des ombres.

A droite, la soi-disant républicaine UMP, on a assisté au retour de Dark Vador Sarkozy à la tête du parti. Non comme le raz-de-marée annoncé. De sorte que les ambitions demeurent marquées au sein de cette auberge espagnole. Sarkozy va devoir composer – combien de temps ?  - avec Bruno Le Maire ou Alain Juppé qui se tiennent en embuscade. En haut de la pyramide UMP, c’est déjà la guerre entre deux quadras qui n’ont pas plus d’idées l’un que l’autre, Laurent Wauquiez – qui porte à droite – et Nathalie Kosciusko-Morizet - qui porte à gauche.

Le grand vainqueur de cette année, c’est bel et bien le Front national, qui rafle la mise. On pourrait s’en réjouir si nous n’étions pas saisis par le doute. Marine Le Pen édulcore de plus en plus son discours et semble fortement hésiter à s’engager dans un discours de rupture avec le Système. Elle doit se poser la question de savoir jusqu’où elle peut aller dans ses concessions au Système sans effrayer son électorat. Je ne parle pas ici des concessions faites au mariage pour tous qui sont anecdotiques. Non, je parle sur le fond. On aimerait qu’elle détaille mieux ses lignes de rupture. Principalement avec ce monde la finance qui est en train d’assécher les peuples européens au profit d’actionnaires qui ne se sont jamais autant gavés. Pour quoi faire, d’ailleurs ?

Marine Le Pen bénéficie pour l’instant d’un vote de rejet face à une classe politique exsangue, au bout du rouleau et qui fréquente de plus en plus les prétoires. Son père n’a pas tort de lui rappeler que son fonds de commerce reste l’immigration incontrôlée ou non. Mais peut venir le jour où cela ne sera pas suffisant pour convaincre le peuple français de la pertinence de sa démarche. Autrement dit, il lui faudra dévoiler une vision du monde dans laquelle le plus grand nombre serait susceptible de se reconnaître. Une équation difficile à résoudre dans un monde en pleine mutation et qui ne sait pas lui-même où il va. Enfin, pas tout à fait.

Car l’Amérique entend conserver encore longtemps ses privilèges en maintenant la pression sur l’ordonnancement du monde. Face à elle, la Russie de Poutine pousse ses pions en direction de la Chine et de l’Inde. A eux trois, ils forment l’essentiel de la masse et de la puissance continentale. Et une résistance qui ira, à n’en pas douter, croissante à l’égard de l’Amérique dont les uns comme les autres contestent le monopole.

Comme l’avait bien démontré le géopoliticien allemand Karl Haushofer, puissance maritime et puissance continentale sont faits pour s'opposer. Quid donc de l’Amérique, à terme ? Ce sera le grand débat de ce siècle.

Mais Quid de l’Europe, surtout, premier – ou dernier – maillon de cette masse continentale ? Au jour d’aujourd’hui l’Europe ne pèse pas d’un grand poids dans la mesure où elle est à la remorque de la puissance maritime anglo-saxonne, ce qui est tout de même contraire à sa nature profonde. De sorte que la Chine s’en sert comme réservoir pour écouler ses produits et les chameliers du Golfe y investissent intelligemment leurs pétro-dollars dans les entreprises de toute nature en prévision d’un avenir sans pétrole.

L’Europe est déboussolée alors qu’elle possède de nombreux atouts et non des moindres avec sa matière grise qui nous place souvent en tête de toutes les innovations. Or, face à ce magnifique potentiel ne répond que la médiocrité d’une classe politique tant nationale qu’européenne totalement dévoyée dans les magouilles et autres combines de bas étage fomentées par des lobbies aux ordres du Système. Affaiblir l’Europe, tel est le maître mot des saigneurs anglo-saxons et autres boursicoteurs new yorkais. La seule issue qui nous reste serait de faire enfin de la politique et de retrouver un destin à notre mesure. Mais avec qui ?

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samedi, 20 décembre 2014

Pour Metamag, l'homme de l'année c'est Eric Zemmour

4186375802.jpgMetamag cliquez ici

On peut être d’accord ou pas avec ce que dit Eric Zemmour et la façon dont il s’exprime. Mais pour nous, il est l’homme de l’année à plusieurs titres.

Le premier, c’est parce qu’il rend fous les inquisiteurs de la pensée unique. Un  homme qui est détesté par les politiques corrompus, les médias vendus, les féministes castratrices et les lobbies homosexuels en folie ne peut pas être complètement mauvais.

Le second, c’est parce qu’il rappelle que la liberté d’expression est faite surtout pour ceux qui ne pensent pas comme le régime et son idéologie dominante.

Le troisième, c’est que le succès de son livre «Le  Suicide français »  montre qu’une partie de la population sent qu’on lui cache, par idéologie, la vérité et la gravité des évolutions de la France.

Le quatrième, c’est qu’il nomme les dangers dont celui de l’islamisation- immigration de notre pays et le danger de changement de civilisation.

Et c’est pourquoi cette année se termine sur une polémique Zemmour qui confirme notre choix. Les propos d'Eric Zemmour, qui datent du 30 octobre, ont été récemment rapportés sur son blog par Jean-Luc Mélenchon, l'ancien dirigeant du Parti de gauche….. qui s'en étrangle à retardement tout de même.

Dans cette interview, Eric Zemmour, dont le livre est un best-seller, explique que les musulmans en France sont inassimilables car ils ont "leur propre code civil, le Coran" et  "vivent entre eux, dans les banlieues que les Français ont été contraints de quitter".

Le journaliste emploie alors le mot de déportation, pas Zemmour, mais il répond. «Cela semble irréaliste, mais qui aurait imaginé dans les années 1940 qu'un million de pieds-noirs quitteraient l'Algérie 20 ans plus tard pour revenir en France ? où que, après la guerre, 5 ou 6 millions d'Allemands quitteraient l'Europe centrale où ils vivaient depuis des siècles ?». Il aurait pu multiplier les exemples.

Eric Zemmour décrit un chaos tragique. La guerre civile que Zemmour décrit n'est évidemment pas ce qu'il souhaite, mais ce qu'il voit venir. Il pense que c'est possible. Il est cassandre… mais qui écoute cassandre et pourtant Troie a brulé. Si Priam avait fait rejeter à la mer le cheval des grecs…. L’histoire aurait été tout autre.

Pourquoi prévoir le pire ? Car si on ne le prévoit pas, le pire est toujours sûr. C’est, pour nous le rappeler, que Zemmour est grand !

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vendredi, 12 décembre 2014

Un cache-misère nommé Sarkozy

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Le billet de

Patrick Parment

L’UMP est une valise vide. Certes. L’élection de Nicolas Sarkozy est un cache-misère qui obstrue la guérilla interner que se livrent quadras et candidats officieux à la primaire de 2016. Si François Fillon semble de plus en plus hors jeu, Alain Juppé est persuadé que son heure est enfin venue. Il est non seulement le candidat officieux du Système, tant à Bruxelles qu’à Washington, mais encore le mieux placé pour recueillir les voix désenchantées d’une gauche orpheline pour qui il représente le moindre mal. Ce n’est pas avec lui que Vladimir Poutine trouvera grâce à ses yeux. Bien au contraire. Ce n’est pas un hasard non plus si, au dernier congrès de la CDU, Angela Merkel n’a pas distribué de bon point au président russe.

 Toutefois, c’est sans compter sur le avoir faire de Sarkozy qui a plus d’un tour dans son sac et qui a largement démontré un savoir faire politique qui fait cruellement défaut à Juppé. Juppé est un homme seul avec une poignée de fidèles là où Sarko tisse des réseaux. Nous savons bien que Sarkozy ne veut pas de ces foutus primaires. Raison pour laquelle la bagarre ne fait que commencer. Sarko va laisser les quadras s’entretuer au sein du Barnum UMP. Ca va les occuper. La guerre a d’ailleurs commencé entre Wauquiez et Kosciusko-machin. Bruno Le Maire ne va pas tarder à entrer dans la danse, fort de ses 30% d’électeurs. Largement de quoi amuser Sarkozy qui va faire semblant de jouer les Monsieur Loyal.  Deux ans pour que tout ce petit monde s’entretue avant que Sarko ne sorte la machine à claques et mette tout le monde d’accord. Car, si Sarkozy s’est donné la peine de remettre la main sur le parti, c’est bien parce qu’il sait que sans l’appui d'une puissante machine électorale, il y a peu de chance d‘être élu. Là est l’erreur de Juppé qui manque singulièrement de gnaque . 

Le seul et unique souci de Sarko, ce n’est pas la piétaille UMP, mais bien le Front national qui est la petite bête qui monte inexorablement au sein du désert français. Les prochaines élections de 2015, départementales et régionales, risquent fort de redessiner le paysage politique français si d’aventure le PS disparaît de la scène. Que va faire François Hollande ? Sera-t-il tenté de dissoudre d’Assemblée nationale ?  Autant de questions aujourd’hui sans réponse.

La seule certitude que nous ayons, c’est que les Américains qui ont vassalisé l’Europe, ne veulent pas entendre parler d’un quelconque retournement géopolitique en faveur de la Russie. Washington a rallumé la guerre froide, ce n’est pas pour voir l’Europe lui échapper. C’est bien sur cette question que Sarkozy comme Juppé joueront leur avenir. Et les cocus seront toujours les mêmes : les peuples européens. Pour combien de temps encore ?

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vendredi, 03 octobre 2014

Libérons le travail !

332434833.jpgLe billet de

Patrick Parment

Ce qui achève de nous convaincre de l’incompétence des socialistes - et qui en font des gens dangereux -, c’est leur incapacité à imaginer des solutions qui permettraient de reprendre confiance dans ce pays dont nul ne doute qu’il est plein de ressources.

Laissons nos grandes idées de réformes antilibérales de côté et raisonnons dans le cadre de ce qui constitue notre quotidien.

Aujourd’hui, les socialistes font comme tous les gouvernants précédents où pour faire d’hypothétiques économies on augmente les taxes, les impôts, on rogne sur la Sécu, les dotations aux collectivités, on cartonne les familles, on réduit les budgets des ministères, on augmente l’essence, les timbres, les billets de train, etc. Au final, on fait comme d’habitude, on pressure les classes moyennes, unique vache à lait des pays industrialisés.

Sauf qu’avec la crise, la donne a entièrement changé. Elle explique l’état de sidération des socialistes qui ne savent plus quelle porte ouvrir et quelle porte fermer. Hollande est désormais noyé dans une fonction qui le dépasse et Manuel Valls est noyé dans un quotidien où il lui faut colmater les brèches qui s’ouvrent de partout. Il est tellement dans l’urgence qu’il en devient inopérant – a-t-il d’ailleurs été opérant ? - et obsessionnel. Pour lui aussi, le costume est trop grand.

On nous serine que la France est un pays difficile à réformer, mais aujourd’hui, les Français ont bien conscience que le temps des réformes est largement venu et qu’on ne peut plus vivre sur les acquis de 1945 à l’époque où la CGT et les communistes faisaient la loi.

Aujourd’hui, les seules forces conservatrices de ce pays, et dans le mauvais sens du terme, ce sont les fonctionnaires qui ne veulent pas que l’on touche à leurs sacro-saints avantages : fonction publique, EDF, SNCF et quelques autres comme les pilotes d’Air France. Autant de secteurs où ces privilégiés ont la possibilité d’emmerder à loisir l’immense majorité des travailleurs du secteur privé qui n’en ont rien à foutre des syndicats.

Nous avons un Etat jacobin et centralisateur et une administration totalitaire qui surveille chaque fait et geste des citoyens. Difficile de pisser de travers. Ce qui n’empêche nullement, par ailleurs, le laxisme en matière d’aides à l’immigration et les nombreuses arnaques à la Sécu, aux allocs, j’en passe et des meilleurs. On vit désormais dans un monde d'arnaques privées comme publiques.

On dispose d’un stock de députés qui sont des bras cassés et qui nous pondent des lois dont une partie d’entre elles ne servent à rien vu qu’elles sont de circonstance et l’autre qui servent surtout à multiplier les obstacles.

On dispose d’un code du travail qui fait 1 300 pages et dans lequel les employeurs ne se retrouvent plus, pas plus d’ailleurs que les juristes concernés. Le monde du travail est perclus de normes et de réglementations qui sont autant de freins à l’initiative et à l’activité en général. Sans oublier Bruxelles qui en rajoute une louche dans la confusion. On aboutit à ce que Michel Crozier dénommait, il y a quarante ans déjà, une société bloquée.

Voici par quoi il faudrait commencer : desserrer les étaux qui étouffent le monde du travail. On a depuis des lustres un ministère de la réforme administrative qui ne réforme rien du tout et un Etat qui se complait à multiplier les comités Théodule.

Il n’est donc pas nécessaire d’aller bien loin pour procéder à des réformes de bon sens qui soulageraient grandement ce monde du travail après lequel tout le monde court.

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lundi, 29 septembre 2014

Bon anniversaire Brigitte

2624516743.jpgLe billet de Patrick Parment

Cessons deux minutes dʼêtre sérieux et soyons futiles. Renvoyons les socialos-umpéistes dans les eaux fangeuses où se roule comme des porcs tout ce petit personnel qui sous Louis XIV nʼaurait tout juste été bon qu’à porter les sceaux dans les couloirs de Versailles pour que nous pissions en paix.

Non, l’événement du jour, c’est l’anniversaire de Brigitte Bardot. Quatre-vingt balais au compteur et une pugnacité jamais démentie. Non seulement la dame pense – et plutôt bien – mais encore elle pense tout haut ce que l’ensemble des Gaulois tait en général. Par lâcheté ? Allez savoir. Elle l’écrit même, ce qui lui vaut quelques ennuis avec la justice. Mais elle s’en fout ! Bon, d’accord, de temps en temps, avec ses animaux, elle nous gonfle, mais j’ai pris le parti depuis longtemps de tout lui pardonner. Il n’y a qu’une Bardot et... des millions de ploucs. Il faut tout pardonner à BB parce que les hommes de ma génération se sont quand même bien astiqués le poireau en fantasmant sur son corps de rêve. Elle a vraiment incarné la beauté dans ce qu’elle a de plus violent et de plus bestial.

BB, c’est tout de même autre chose que toutes ces pétasses qui se trémoussent dans des films sans intérêt tournés en général par des imbéciles, la fesse triste et le sein pendant... quand il y en a. Je parle, bien sûr, du cinéma français (Anémone et sa tête d’autruche, Casta, sa niaiserie et ses dents de travers ! pour ne citer qu’elles). Toutes ces petites connes n’inspirent aux foules qu’un sentiment de pitié, pas même une érection.

Tandis que Bardot, on se précipitait, et on aurait même payé pour remplacer Jean Gabin dans je ne sais quel navet ! Sortez vos DVD et regardez Babette s’en va en guerre, vous m’en direz des nouvelles. Bardot, c’est de la gonzesse, de la vraie, comme on les aime. Gainsbourg, qui était loin d’être un sot et qui avait du talent, ne s’y était pas trompé. Il était tombé dans le panneau, avant d’épouser sa planche à pain, et lui avait concocté des chansons qui prouvaient qu’il était soudain passé de la bandaison ordinaire au priapisme incontrôlé.

Bardot chantant, c’est tout d’un coup le technicolor qui jaillit dans votre vie, au risque de coller une torgnolle à votre bourgeoise dès fois qu’elle aurait l’audace de vous faire une crise de jalousie. Et puis Bardot, c’est le symbole d’une France qu’on a aimé, presque insouciante, avec ses clochers et ses curés en soutane, ses facteurs à vélo, ses gardes- champêtres roulant le tambour. Tout ça n’est pas de la nostalgie mais des images que nous renvoie Brigitte Bardot qui incarna une certaine image de la beauté française.

Bon anniversaire, Madame.

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lundi, 22 septembre 2014

L’avenir de l’homme, c’est l’artisan

Le billet de Patrick Parment

horloger.jpgLe gouvernement vient de faire un petit pas en avant sur l’apprentissage après avoir fait deux pas en arrière au début de l’année en coupant pour 550 millions € d’aides aux entreprises. Résultat des courses, les entrées en apprentissage ont chuté de 12 % après avoir déjà baissé de 8 % en 2013. Or, l’apprentissage cela concerne pour beaucoup un secteur essentiel à la vie économique de ce pays : les artisans. Artisanat et apprentissage marchent de concert. De surcroît, les artisans ne sont pas affiliés au Medef mais ne disposent pas d’un syndicat efficace à l’image de la Fnsea pour les agriculteurs. A cela, une raison majeure : le gouvernement ne veut pas avoir sur le dos la « première entreprise de France ». Il y a bien l’UPA (Union professionnelle des artisans) me direz-vous, mais en dehors des petits fours et des médailles, on ne sait trop à quoi elle sert.

Or, il se trouve que les artisans constituent bel et bien le premier gisement d‘emplois en France, non reconnu, semble-t-il, par les technocrates qui nous gouvernent pour des raisons qui nous échappent mais qui tiennent vraisemblablement au caractère farouchement indépendant, voire un tantinet anarchiste, de ce petit monde.

Il n’est pas sans intérêt de rappeler quelques évidences. La stupidité d’un Jean-Pierre Chevènement qui a décidé que 80 % d’une classe d’âge obtiendrait le baccalauréat. L’éducation nationale, qui n’était déjà pas au meilleur de sa forme – et ne l’est toujours pas – a achevé de totalement déraper. Car, à nous reporter sur les décennies précédentes, on s’aperçoit que seuls 20 à 25 % d’une classe d’âge est en mesure de faire des études longues. Or, ce chiffre n’a jamais varié. Si l’éducation nationale se glorifie d’un taux élevé de réussite au bac, une forte majorité des potaches (80%) se retrouvent à l’ANPE dans les deux années qui suivent leur première année de fac. Sans aucune qualification évidemment. Ils viennent grossir le lot de ces élèves, de plus en plus nombreux, qui quittent le navire en classe de seconde.

Nos élites n’ont, semble-t-il, pas vraiment pris en compte l’ampleur de cette catastrophe. Voici trop longtemps que dans ce pays on a déprécié le travail manuel. Or, ô paradoxe, on dispose de la plus grande variété d’artisans au monde, dûment répertoriés par métier. Et les artisans sont demandeurs de main d’œuvre car soucieux de transmettre avant tout un magnifique savoir-faire. Enfin, le taux de chômage des artisans et des commerçants est de 4,1%. L'un des plus faibles.

Il faut protéger nos artisans, car ce sont eux qui ont fait la France. Que serait Versailles sans eux ? Que serait la haute couture sans ces petites mains qui s’affairent sur le tissu ? Que seraient nos architectes sans ces mains qui manient la pelle et la truelle, le compas et le marteau ? Rien ! Faut-il rappeler que si Denis Papin (1647-1712) a eu l’idée de la force motrice de la vapeur d’eau, c’est l’Anglais James Watt (1736-1819) qui nous a fait entrer dans le monde industriel avec sa machine à vapeur. Or, Watt n’était ni savant, ni érudit mais un modeste ouvrier pragmatique.

 Et ce n'est pas l’informatique qui va changer les choses car on aura toujours besoin d’un plombier, d’un serrurier, d’un cuisinier, etc. Il nous faudra toujours un Compagnon du devoir pour porter l’excellence de la main au niveau de l’esprit. Car la main et l’esprit marchent de concert, là où l’énarque n’a pour unique béquille que sa mémoire. Pour son intelligence, faut voir.

 Si les rapports de l’éducation nationale et le monde du travail sont à revoir, il est un obstacle à l’apprentissage : la fiscalité. Pour les petites entreprises – et pas les grandes – la fiscalité est confiscatoire et pénalisante. Sans oublier les banquiers qui refusent souvent d’aider ces galeux de PME.

Il faut ajouter aussi le poids des réglementations et des normes qui, quand elles ne sortent pas d’un ministère arrivent tout droit de Bruxelles. Ce pays souffre d’un excès de réglementations et d’un code du travail qui s’enrichit d’année en année (il fait plus de 1000 pages). Personne n’y comprend plus rien et l’artisan est pris dans cet étau de paperasses où l’Etat lui demande de faire son travail en lieu et place de ses fonctionnaires.

Enfin, défendre l’artisanat est aussi et surtout, dirai-je, un combat culturel. Tous ces savoirs viennent de la nuit des temps, ils se transmettent de génération en génération et s’enrichissent des outils de la modernité. Car l’artisan n’est pas l’ennemi de la technique quand elle le sert. Bien au contraire. L’artisanat est un corps vivant où naissent et meurent des métiers quand ceux-ci n’ont plus de débouché économique.

Enfin, aux côtés de ces artisans qui facilitent – voire rendent possible – notre vie quotidienne, se tient une autre catégorie, celle des artisans d’art. Ici, nous sommes au royaume de l’exceptionnel, de ceux qui viennent nourrir les grands du luxe (Hermès, LVMH, etc.), de la haute couture, de la haute gastronomie, de la joaillerie, etc. Certes, il y a de beaux artisans de par le monde, mais les artisans français sont les plus courus. Ils sont issus des mêmes filières, ont suivi le même cursus que leurs confrères mais, de par leur qualité, ont chois la voie de l’excellence. La liste est longue des ébénistes du Roi Soleil  aux tailleurs de pierre, aux maîtres verriers, horlogers, que sais-je encore, qui ont doté la France d’un patrimoine exceptionnel et qu’on nous envie.

Remettre la France sur pied, libérer les énergies, c’est possible. Encore faut-il savoir ce que l’on veut et faire les bons choix. Il faut une vision, non pas politique, mais culturelle de ce pays aux richesses immenses et aux ressources existantes. Il nous faut simplement une classe politique qui ne pense pas uniquement en terme de casse-croûte et à vivre peinarde à l’ombre du contribuable que l’on saigne et des lois qu'on promulguent dans la hâte.

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samedi, 09 août 2014

Le bras d’honneur du camarade Poutine

Le billet de Patrick Parment

poutine.jpgIl ne fallait pas s’attendre à ce que Vladimir Poutine reste de marbre face aux sanctions décidées par Washington et suivies de près par les Toutous européens que nous sommes. Le ministère des Affaires étrangères russe a raison de déclarer que les Européens ne pèsent désormais plus rien sur l’échiquier international.

Le problème est que cet embargo sur les denrées alimentaires, décidé par Poutine, pénalise les Européens et fort peu les Américains. L’Europe est en effet l’un des premiers fournisseurs de la Russie en matière d’agroalimentaire. Ce qui risque, à court terme, de déstabiliser tout le marché intérieur européen. Ce dont, soi dit en passant, se fout complètement Barack Banania.

Quant aux Russes, ce ne sont pas les restrictions qui vont leur faire peur. Au contraire. Plus Poutine se montre intransigeant avec « l’Occident décadent » plus sa cote grimpe auprès des Russes. Voici de quoi faire avaler leur chapeau à tous les sociologues du ruisseau qui bavassent dans Libération ou Le Monde.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la décision de Vladimir Poutine est d’ordre politique et qu’il en assumera les conséquences, s’apprêtant même à aller plus loin, si nécessaire. Par ce biais, Poutine met aussi en lumière l’état de dépendance dans lequel se trouvent les Européens vis-à-vis des Américains. Et il les invite à se réveiller,d’être enfin eux-mêmes. Ce langage-là, tous les Européens l’ont compris, sauf ceux qui nous gouvernent. Et c’est bien là le problème. Car toutes ces couilles molles qui nous gouvernent n’auront pas raison face à Poutine. Soixante-dix ans de communisme ont formé les Russes à tous les goulags. Le peuple russe n’est pas encore avachi par la société de consommation comme le sont les Américains et les Européens, vautrés dans leur confort anesthésiant. Et c’est bien là leur force. Ils sont encore un peuple avec une conscience nationale et le sentiment de partager le même destin. 

Les Européens se casseront les dents au petit jeu des embargos. Ca commence déjà. La presse nous entretient de la dérégulation du marché de l’agroalimentaire. Voici qui va venir s’ajouter à l’état catastrophique dans lequel se trouve notre pays.  Sarkozy avait déjà appuyé sur la pédale du déclin. François Hollande n’a plus de pédale du tout, il est le déclin à lui seul.

La rentrée sera chaude, Camarades !

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samedi, 02 août 2014

L’Europe marche sur la tête … une fois de plus

rre.jpgPar Patrick Parment

« La politique de l’Union européenne ne se fonde plus aujourd’hui sur des faits vérifiés, mais elle est dictée par Washington (…) Ces sanctions antirusses témoignent de l’incapacité de l’Union européenne à jouer un rôle autonome dans les affaires mondiales ». Voici ce que pense en substance le ministère russe des Affaires étrangères.

Et l’on ne peut que lui donner raison. L’Europe est à la botte de Washington qui est aux ordres de l’AIPC (American Israel Public Affairs Commettee) le plus puissant des lobbies juifs américains. Barack Obama a beau s’en défendre, l’Amérique a rallumé la guerre froide contre la Russie de Vladimir Poutine pour la bonne raison que celui-ci n’a nullement l’intention de se conformer aux règles du jeu du capitalisme anglo-saxon.

Sauf que dans ce bras de fer, l’Europe a nettement plus à perdre que les Américains. Et ce, en raison des liens économiques et géographiques qui nous lient à notre puissant voisin. Et ce ne sont pas les mesures de rétorsion envisagées par les Américains - et leurs vassaux européens - qui effraieront les Russes. En revanche, les Européens risquent fort d’y laisser des plumes : augmentation du prix du gaz, révision des contrats passés avec les entreprises russes, sans oublier tout le secteur agroalimentaire où ils figurent parmi nos clients privilégiés.

Car, il faut être conscient que les Russes n’ont pas d’état d’âme et qu’ils ne vivent pas comme nous depuis des décennies dans une société de surconsommation. Ils vivent dans une société frugale malgré les quelques milliardaires qui font la Une de nos journaux pipoles.

Si d’aventure on réalisait un sondage pour savoir ce que pensent les Européens, il y a fort à parier qu’ils seraient massivement contre les sanctions et plus encore pour la mise au pas de ce capitalisme financier qui est en train de nous ruiner.

D’ailleurs, de quelle Europe parle-t-on quand l’Allemagne nous pousse à abandonner nos contrats d’armement – la fourniture de navires type Mistral par exemple -  quand de son côté, la mère Merkel négocie directement avec Moscou ses besoins en matière première et fournit à Israël des sous-marins furtifs de dernière génération. Sans parler du patronat allemand qui, réaliste, est hostile à toute sanction à l’égard de Moscou.

On le constate chaque jour, l’Europe est un concept de fonctionnaires bruxellois. Mais, elle existe sur un point : l’allégeance de ses capitales à Washington et à Tel-Aviv.

Pour nous Français, le drame est que nous n’avons rien à attendre de bon de la part de ce gouvernement socialiste dont le président est incapable de la moindre décision et un gouvernement constitué d’incapables qui naviguent à vue et dont le Premier ministre est obsédé par les fascistes et les antisémites qui peuplent ce pays. Et, à droite, le paysage est de la même eau. Bonsoir Madame, bonsoir Mademoiselle, bonsoir Monsieur. 

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lundi, 21 juillet 2014

Moscou, coupable idéal...

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Le billet de Patrick Parment

A l’heure même où les Israéliens mènent une énième opération militaire contre les Palestiniens à Gaza, on apprend qu’un avion de la Malaysia Airlines était abattu au-dessus du territoire ukrainien. Aussitôt la presse « occidentale » a accusé la Russie, et donc Vladimir Poutine, d’en être indirectement responsable en raison de son soutien à la résistance prorusse qui sévit dans l’Est de l’Ukraine.

Voici qui ne manque pas de nous laisser perplexe. Pour la bonne raison que l’on ne voit guère l’intérêt de Poutine dans cette affaire, pas plus d’ailleurs que celui des prorusses ukrainiens.

En revanche, plusieurs arguments militent en faveur d’une provocation « occidentale. D’autant que le régime du plus que douteux Piotr Porochenko est entièrement à la botte de toute la clique occidentale et à son désir d’amarrer l’Ukraine à l’Europe comme le souhaitent aussi les Américains. Ce qui est un mauvais calcul et dénote du peu de discernement du pouvoir ukrainien. Passons.

On rappellera également qu’Israël a envoyé des « observateurs » à Kiev au tout début des événements qui ont entraîné la chute de Viktor Ianoukovitch et que ceux-ci ne semblent pas avoir déserté le terrain. D’autant que les Israéliens ont tout lieu d’être actif dans une guerre larvée contre la Russie en raison de son soutien à l’Iran.

Pour les Américains, ce n’est pas leur coup d’essai dans cette région du monde où leurs « services » sont très actifs. Affaiblir la Russie, déstabiliser ses « marches » parce qu’elle n’entend nullement se soumettre à la dollarisation outrancière du monde, telle est la ligne géopolitique américaine.

Hasard du calendrier, Vladimir Poutine était de retour d’une réunion des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) à Fortaleza au Brésil où ces pays ont décidé de se doter d’une banque à hauteur de 100 milliards de dollars (voire plus) afin de se mettre à l’abri des crises du marché financier. En un mot, se protéger des aléas du dollar. Ce qui n’est pas fait pour plaire à Barack Obama, on s’en doute.

Enfin, il y a l’argument technique. Pour atteindre un avion à 10 000 mètres d’altitude, il faut un missile sol-air plutôt sophistiqué. On a cité un missile du type « Buck ». Or, ce genre d’engin nécessite la participation d’une soixantaine de personnes avant de pouvoir appuyer sur le bouton meurtrier. Il ne semble pas que la résistance prorusse soit en mesure d’aligner de tels techniciens. Il semble bien que nous soyons face, une fois de plus, à une provocation « occidentale » afin de discréditer Moscou. Et pour Israël de faire diversion et de minimiser l’opération de nettoyage dans les territoires palestiniens.

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lundi, 30 juin 2014

Coup de balai !

Le billet de Patrick Parment

coup-de-balai.jpgPour une fois, on est d’accord avec le Medef, il est urgent de réformer notre modèle économique dans la mesure où celui-ci est une entrave à l’activité de ce pays. Là où nous ne sommes plus d’accord avec le patronat, c’est que l’allègement des charges réclamé risque de ne bénéficier qu’aux actionnaires et non à l’entreprise et ses ouvriers.

Dans ce pays, l’emploi, car c’est bien de cela qu’il s’agit, est ralenti aux deux bouts de la chaîne : du côté de l’Etat par une somme de lois, de règlements et d’un code du travail qui sont devenus ubuesques ; de l’autre par un modèle économique libéral qui privilégie l’actionnaire et non plus l’entreprise. Ajoutons à cela une réglementation européenne souvent absurde et l’on comprendra mieux pourquoi l’Europe est à la traîne. D’autant que, l’Allemagne mise à part – mais pour combien de temps encore ? – tous les pays européens connaissent des difficultés.

Or, l’Europe est encore une terre sur laquelle naissent chaque jour les projets industriels les plus innovants. L’Europe reste et demeure le continent où la matière grise est la première des richesses, ce qui vaut quand même plus qu’un baril de pétrole !

Dans une Europe qui n’a aucune unité politique et encore moins de défense mais une allégeance sans condition au système libéral, il revient aux Etats de limiter le pouvoir de Bruxelles et de ses fonctionnaires. Nous n’ouvrirons pas ici le procès, mille fois fait, de l’Europe. Car, c’est bien en France que de profondes réformes doivent être entreprises : réforme des impôts, réforme, ou plutôt allègement, du code du travail, réduction des normes et réglementation en tout genre. Au même titre qu’un droit de regard sur l’activité et les moeurs bancaires. Mais réforme aussi de l’Etat en lui faisant subir une cure d’amaigrissement.

Et, pour finir, puisque nous sommes dans l’urgence, une réforme de notre système éducatif avec pour première mesure le rétablissement de la sélection à tous les étages et en partant du principe que seuls 20-25% d’une classe d’âge est en mesure de faire des études longues. Ce qui nous amènerait à privilégier l’enseignement professionnel sans pénaliser la filière longue conduisant à un enseignement de qualité à tous les niveaux : facultés et grandes écoles.

On a tendance à oublier que notre civilisation s’est bâtie sur le manque, la pauvreté et le travail acharné de nos ancêtres afin de donner à la nature une forme qu’elle n’avait pas.

Enfin, autre cap à franchir, celui de la transition énergétique. Quesaco ? C’est tout simplement le remplacement, quand c’est possible, d’énergies non renouvelables par des énergies renouvelables. Un vaste chantier qui devrait, là encore, placer les Européens à la pointe de l’innovation.

On aura compris, à l’énoncé de ce catalogue restreint de réformes que ce n’est pas dans le contexte politique actuel qu’une telle révolution pourrait avoir lieu. Ce qui nous rassure, c’est que ce système est à bout de souffle avec des socialistes dont l’indigence à gouverner marque bien les limites d’une conception idéologique de la société et une droite qui a fini par révéler sa nature mafieuse. Bref, un personnel politique qui, à terme, sera balayé, espérons-le, par le ras-le-bol des peuple que l’on enfume depuis trop longtemps.

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lundi, 23 juin 2014

Vous avez dit droite ! Quelle droite ?

images.jpgLe billet de Patrick Parment

Le spectacle de cette droite qui ne sait plus à quel saint se vouer, entre les affaires et les querelles de personnes est tout à la fois consternant et réjouissant. Voici des lustres que cette droite n’a plus de boussole idéologique depuis que le Front national, celui de Jean-Marie Le Pen, a développé un discours musclé sur l’air de « travail, famille, patrie ». Il faut bien dire que tous ces crânes d’œuf qui dirigent les bouclars divers et variés de cette voie lactée, sous-produits en général d’un gaullisme frelaté et d’un centrisme électoral, n’ont aucune formation intellectuelle leur permettant d’accoucher d’un discours idéologiquement cohérent. On a même le sentiment qu’ils n’ont que faire de la culture qui les a façonnés vu le peu d’enthousiasme qu’ils mettent à la défendre. L’archétype du cave hébété, borné, bardé de diplômes inutiles est bien Alain Juppé, quand bien même on ne saurait oublier l’engeance que fut Chirac. Inutile d’en citer d’autres, la liste serait trop longue et on risquerait d’en oublier.

Quand le même Juppé avance qu’il n’a pas les mêmes valeurs que celles de la droite nationale, il a raison, car il puise les siennes du côté des loges maçonniques et du Consistoire qui lui indiquent ce qu’il doit dire et penser. C’est ainsi que Juppé et sa clique ne sont jamais que des clones de la pensée unique et des soi-disant droits de l’homme. Des générations de jeunes hommes, pas sots au départ, sont ainsi lobotomisés par le système politique français qui façonnent nos pseudo élites de droite comme de gauche. Juppé-Fabius, même combat. L’un comme l’autre portent sur leur visage ce vide ontologique qui caractérise si bien l’homme politique français.

On se pose aujourd’hui la question de savoir qui de Sarkozy ou de Hollande va figurer au Guinness des records de la politique cosmétique. Ce que la droite, comme la gauche, n’ont pas compris, c’est que la puissance du Front national se construit sur l’oubli de ce qu’ils sont et du peuple qu’ils ignorent. Pas le peuple de Georges Marchais, non, celui de cette immense classe moyenne qui croit encore dans son pays et qui entend que l’on en parle en bien. La France de Lagarde et Michard et non celle des droits de l’homme qui est une hérésie. Pas celle de l’humanitarisme béat de tous les astiqueurs de niaiseries progressistes. Quand les jeunes ambitieux, les Rastignac des villes et des champs, assumeront leur choix d’être de droite en renvoyant aux calendes grecques les francs-macs et les lobbies, alors ils libèreront peut-être une parole qui parlera aux Français.

 

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lundi, 26 mai 2014

Une sidérante victoire

Sans-titre-2_scalewidth_460.jpgPatrick Parment

Dans la foulée des municipales, le Front national enregistre une deuxième victoire aux européennes en arrivant en tête de tous les partis avec 25% des suffrages. Une victoire annoncée, certes, mais plus franche que prévue puisque l’écart avec l’UMP est de 5 points. Le pati socialiste, avec 14,3% des voix, est à la hauteur de ce qu’il représente dans l’opinion.

Il était plaisant de voir la figure allongée de nos politiques sur les plateaux de télé qui manifestement digéraient mal ce nouveau camouflet. A peu de chose près, tous débitèrent le même discours : « C’est un drame pour l’Europe, mais l’Europe doit changer et se montrer plus proche des citoyens. » Vieille antienne. Ce qu’ils oublient de dire, c’est que leurs représentants à l’Europe, depuis des décennies, n’ont rien fait pour qu’elle bouge. Qu’ils ont fait preuve, à droite comme à gauche, d’une même soumission au système libéral et qu’ils se sont laissés passer la corde au cou par l’ami américain. Car, tous versent dans la combine du mondialisme au point de vouloir nous faire avaler un traité transatlantique qui mettrait fin à nos spécificités voire nos identités. Qui a dénoncé ce traité, à l’UMP comme au PS ? Personne. Ont-ils seulement fait campagne ? Même pas.

L’UMP est gangrenée par les affaires et les querelles de personnes. Le PS est tétanisé par un Hollande qui ne sait plus où il habite et où il doit aller… même en scooter.

Mais, il y a plus grave. Quand on écoute la parole de nos politiques, on s’aperçoit combien elle est en décalage avec celle de la société civile, plus mobile, plus réactive, moins enfermée dans les conformismes. A l’heure d’Internet, on nous ressort un De Gaulle de derrière les fagots et les socialistes s’essaient au mitterrandisme d’un président plus vichyssois que jamais. C’est d’autant plus ridicule que ni l’un, ni l’autre ne furent des théoriciens de quoi que ce soit. C’était avant tout des pragmatiques obsédés par le pouvoir.

Pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, on voit mal en quoi les élus du Front national seraient plus nuls que ces fonctionnaires issus de l’Ena qui servent de girouette à la politique française. Un mot les définit : archaïque. Ce sont des conservateurs au mauvais sens du terme qui ne veulent que rien ne bouge, par trop heureux d’occuper, et de verrouiller, la place où ils sont. Pourquoi bousculer tout ce bel équilibre.

Nos hommes politiques n’ont pas compris que l’électorat a beaucoup changé, même les retraités du « baby boom » supportent mal de voir le chômage gagner toutes les familles ; les entrepreneurs en ont marre de ces normes, règles et lois édictées par des zozos – quand il n’est pas énarque, il est instituteur radsoc -, qui ne connaissent rien au monde de l’entreprise ; l’ouvrier enfin qui tremble qu’on ferme son usine.

Alors l’électeur se dit qu’après tout, le Front national apportera du sang neuf dans ce marigot. Le problème se pose toutefois d’une Constitution faite pour un couple et qui voit soudain l’amant surgir du placard ! Le ménage à trois risque d’être difficile.

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mardi, 20 mai 2014

Europe : votez populiste !

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Le billet de Patrick Parment

Soyons réalistes, rien ne changera vraiment dans l’Europe bruxelloise après le vote du dimanche 25 mai. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il manque une volonté politique capable de susciter une réorientation de l’institution européenne. De toute manière le bazar européen est tellement complexe que personne ne saurait par quel bout commencer. Pour que quelque chose bouge, il faudrait qu’un pays majeur menace de sortir ou sorte de l’Union européenne. Même la Grèce, pourtant malmenée, n’a pas oser franchir le Rubicon.

L’Allemagne, qui en est le moteur, n’a, que je sache, aucune envie de changer quoi que ce soit, pour la bonne raison qu’elle fait la pluie et le beau temps à Bruxelles et qu’elle a placé des hommes compétents à tous les points stratégiques. Avec les Anglais, il faut le noter au passage.

Le France, elle, compte envoyer des zozos du genre Nadine Morano, Alain Lamassoure, Renaud Muselier et autres Vincent Peillon de service. Pour notre nomenklatura politique d’incapables, l’Europe, c’est d’abord un casse-croûte à 10 500 euros par mois. Y a que Michèle Alliot-Marie pour nous dire, en toute impudence, que cette élection va lui coûter du pognon !  Au fait, c’est qui cette dame ?

Et François Hollande peut aller parader à Bruxelles en clamant que l’on va voir ce que l’on va voir, agiter ses petits poings … il entre en costard et sort à poil. Et nous avec.

Ce qu’attendent les peuples européens, c’est une Europe dont ils ont le sentiment qu’elle défend leurs intérêts. Pas que l’on vende leur déclin avec le traité transatlantique qui nous aliènerait encore plus à cet ennemi du genre humain qu’est l’Amérique.

On veut l’Europe des peuples, des patries, celle qui défend la puissance qu’elle représente encore et qu’illustre son génie créatif.

C’est la raison pour laquelle on ira voter, dimanche, en chantant pour les partis populistes quels qu’ils soient ! Histoire de mettre un coup de pied dans cette fourmilière sans queue ni tête. 

 

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mercredi, 14 mai 2014

Le fantasme de la Troisième guerre mondiale

Le billet de Patrick Parment

la_guerre.jpgC’est le dernier gadget intellectuel, lancé par un certain Jacques Attali, qui est à la prévision politico-économique et la pensée magique ce que Madame Soleil était à la lecture des planètes, la Troisième guerre mondiale. Contre la Russie évidemment. Certes, on est habitué, Jacques Attali fourre son nez partout, a un avis sur tout, pond des rapports sur le sexe des anges et s’avère au final un authentique astiqueur de niaiseries libérales recouvertes de confiture progressiste. Car, Monsieur Attali est un homme de gauche que la gamelle sarkoziste n’a jamais effrayé.

Quel beau sujet que la troisième guerre mondiale. Un sujet qui vient renforcer l’offensive menée depuis 1945, renforcée en 1991, par des Américains qui n’ont jamais abdiqué sur le concept de « guerre froide ». Résultat des courses : voici belle lurette que les Américains ont aliéné l’Europe à leur vue du monde.

Sarkozy  avait raccroché les wagons de la France à l’Otan dont De Gaulle nous avait judicieusement sorti et François Hollande, sans pudeur aucune, est allé chercher à Washington-Canossa une feuille de route qui nous déshonore. Plus récemment encore, Hollande a rattaché les Affaires européennes à l’Elysée et il y a fort à parier qu’il appuiera cet inique Traité transatlantique qui va américaniser un peu plus encore les Européens.

De fait, les Européens ont loupé le coche. La chute du mur de Berlin était l’occasion de renouveler nos relations avec la Russie et de nous libérer de la tutelle américaine. Il n’en a rien été. On a au contraire, assisté au renforcement de l’Otan en Europe, véritable bras armé de l’Amérique, et qui séduit tant nombre de pays de l’Est qui ont un contentieux douloureux avec l’ex-Urss. La restauration de l’ex-empire par Vladimir Poutine leur fout la trouille. Et l’Europe est impuissante à les rassurer pour la bonne raison que militairement, nous n’existons pas. Seuls les Allemands tirent leur épingle du jeu en jouant les « go between » entre Washington et Moscou. En Europe, seule la puissance allemande impressionne aussi bien les Russes que les Américains. Ce que résume bien Marie-France Garaud (1) : « La Russie est un partenaire quand l’Allemagne est faible (…)  mais elle devient un adversaire, ou à tout le moins un concurrent, quand elle est assez forte pour dominer le centre de l’Europe. »

L’impuissance et l’inexistence de l’Europe laisse le champ libre aux Américains pour continuer la guerre contre cette Russie qui décidément leur résiste. Ce qui nous amène à dire que la troisième guerre mondiale est là sous nos yeux : celle qui tend à empêcher les Russes de reconstituer leur empire. Souvenez-vous de la guerre déclenchée contre les Serbes – sous prétexte de Kosovo – sans l’aval du Conseil de sécurité ; la Georgie et aujourd’hui l’Ukraine. Sauf que la Russie d’aujourd’hui n’est plus celle d’Elstine, les Américains l’ont compris mais cela ne risque pas de les arrêter.

Les Européens ne présentent, aux yeux de Poutine, aucun danger majeur. L’Europe est un no man’s land politique, militaire et de plus en plus culturel. Il y a fort à parier, cependant, que les Européens n’iront pas se battre pour défendre des intérêts américains. Mais, il y a fort à parier aussi que les Européens iront un jour ou l’autre négocier auprès des Russes les ressources énergétiques qui lui font cruellement défaut.

« Dis Papa, c’est encore loin  l’Amérique ?

Tais-toi et rame ! »

 (1) Spectacle du Monde, mai 2014

 

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mercredi, 12 mars 2014

La face haineuse du socialisme

r-MANUEL-VALLS-large570.jpgLe billet de Patrick Parment

On savait les socialistes sectaires avec une vision du monde a reductio à leur idéologie délétère, mais on n’imaginait pas qu’ils iraient jusqu’au mépris du droit pour assouvir leur inextinguible haine de la droite – surtout nationale – et de Sarkozy en particulier.

Mais, là, ils viennent de se franchir la ligne jaune avec l’affaire des écoutes téléphoniques. C’est Manuel Valls qui, le premier, nous a montré toute la haine dont était capable ce socialisme idéologique qui flirte plus sûrement avec le stalinisme qu’avec le socialisme de Jaurès.

Lors des grandes manifestations de ce que l’on appellera « La Manif pour tous », Manuel Valls a transformé des policiers en une milice digne des « heures les plus sombres de notre histoire ». Provocations, arrestations arbitraires de masse, garde-à-vue injustifiées alors même que ces manifestations étaient pacifiques. Ce qui n’était pas le cas à Rennes récemment où des groupuscules, soi-disant antifascistes, ont bel et bien cassé du flic et fait de nombreux blessés parmi les forces de l’ordre. Evidemment, les auteurs courent toujours du côté agreste de Notre-Dame-des-Landes. Idem à Paris où des sites nationaux ont été ciblés, pas vraiment au hasard on s’en doute, et notamment des librairies.  Difficile de croire que la police n’en connaît pas les auteurs vu que ce sont toujours les mêmes.

A la manœuvre, Manuel Valls, dont on se demande bien par quels bidouillages les sondages placent ce sectaire grand teint au rang de pipole « préféré des Français » ? Il va finir par se prendre pour l’abbé Pierre.

Le trio Jean-Marc Ayrault, Christiane Taubira, Manuel Valls démontre à l’évidence que nous avons au sommet de l’Etat une équipe de mafieux portée par la haine de Sarkozy, lequel fait tout, d'ailleurs, pour briser l’apparente sérénité d’un gouvernement qui ne gouverne pas.

Ce dont ne se doute pas tout ce petit monde de médiocre envergure, c’est que les Français s’en foutent… mais n’en pensent pas moins. Et puis, quand on parle de Français, de qui parle-t-on exactement ?

Il y a trois France aujourd’hui qui ne communiquent guère entre elles : la classe politique, les immigrés et les Français de souche ou d’origine européenne et assimilés. C’est dire où ils peuvent se carrer leur pacte ripoublicain !

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jeudi, 06 mars 2014

Ukraine, quel avenir ?

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Le billet de Patrick Parment

Vue de Sirius, l’Ukraine est regardée comme une nation qui voudrait pour partie rejoindre l’Europe, pour l’autre s’accorder avec Moscou. La situation sur le terrain est semble-t-il bien différente au regard de ce que certains acteurs nous en disent.

La présidence de Viktor Ianoukovitch a rapidement tourné à l’enfer quand l’homme s’est mis à piller le pays, à rançonner les entreprises et à mettre en prison, quand ils n’était pas purement éliminés, les opposants de plus en plus nombreux à ce régime de moins en moins démocratique et de plus en plus dictatorial. Cela a d’ailleurs pris une telle ampleur que l’on a abouti aux événements que l’on connaît, place Maïdan – qui signifie « indépendance » en ukrainien – où les manifestants ont fini par prendre également les armes contre des troupes non identifiées qui ont tiré sur la foule, la mort de près d’une centaine de personnes et d’un grand nombre de blessés.

Après la fuite de Ianoukovitch, les Ukrainiens ont découvert des documents attestant des exactions du pouvoir et des directeurs de crematoriums ont même avoué avoir été contraints de brûler la nuit les corps de personnes tuées et souvent mutilées.

Contrairement à ce qui a été dit, les Ukrainiens n’en veulent pas aux Russes, mais bien à l’ancien président dont l’avenir semble désormais scellé en Russie. Le forcing effectué par les Occidentaux auprès des révoltés ukrainiens – sous quelques formes que ce soit et on peut faire confiance aux « services » américains – a totalement brouillé les cartes et renforcé les convictions d’un Vladimir Poutine qui est loin d’être dupe.

La mainmise sur la Crimée, fortement russophile, correspond surtout au désir des Russes de protéger la base navale de Sébastopol, un enjeu stratégique pour Moscou. Manière aussi pour Poutine de rappeler que l’Ukraine appartient à sa zone d’influence et qu’il n’entend pas voir un quelconque état-major de l’OTAN s’y installer.

Sur le fond, et d’après nos informations, les Ukrainiens ne réclament pas une adhésion pure et simple à l’Europe, pas plus qu’ils ne veulent subir le joug de Vladimir Poutine dont les méthodes sont aussi pour le moins brutales. Les Ukrainiens, dans leur immense majorité, ne sont ni pro européens ni pro russes, ils veulent un pouvoir qui respecte le droit, ne pille pas le pays et qui conserve une indépendance retrouvée après l’effondrement de l’empire soviétique.

Là où les choses se compliquent, est que Vladimir Poutine entend bien retrouver son l’influence auprès des limes de l’ancien empire soviétique. Et le cas de l’Ukraine est bien particulier dans la mesure où Poutine a bien conscience qu’il ne peut se passer de ce pays en raison de ses atouts industriels et agricoles.

Les Ukrainiens ont montré qu’ils n’étaient pas décidés à laisser filer leur liberté et à devoir obéir à Moscou au doigt et à l’œil, à l’image de la Biélorussie ou du Kazakhstan. Vladimir Poutine va devoir agir avec doigté. C’est dans cet espace que l’Europe pourrait jouer un rôle autre que celui de voter d’inutiles sanctions. Il semblerait que contrairement à Laurent Fabius, ministre touristique, la chancelière allemande, Angela Merkel, ait saisi l’importance des enjeux.

 

NDLR :

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lundi, 03 mars 2014

Le refus d’un monde uniformisé

2912577795.JPGLe billet de

Patrick Parment

Les événements qui se déroulent actuellement en Ukraine sont la conséquence directe d’une propagande menée de longue date par les Américains et relayée par leurs « amis » européens, afin de créer un arc de déstabilisation dans les anciennes marches de l’empire russe. L’Ukraine, comme la Syrie d’ailleurs, la Georgie hier encore, constituent des limes que Moscou n’entend pas voir déstabilisés et dont elle entend demeurer l’interlocuteur privilégié.

Le fond du problème, on s’en doute, est la guerre menée par les Américains pour imposer à la terre entière un modèle libéral qui a pour but, outre d’éradiquer les différences et nier l’identité des peuples, de servir les intérêts américains dans le monde. L’Amérique veut exporter et réduire une démocratie de façade à un modèle unique et donc totalitaire. Pour se faire, les Américains ont érigé les soi-disant « droits de l’homme » en une lutte du Bien contre le Mal, à savoir les contrevenants à ce modèle auquel l’Europe est désormais totalement inféodée au mépris des réalités historiques, politiques, géographiques et surtout culturelles. Dans la réalité, les Européens ont abdiqué depuis 1945 en refusant d’assumer un destin politique.

Il se trouve que, tant les Russes que les Chinois ou les Iraniens, en refusant de se soumettre au modèle américain, sont devenus les ennemis auxquels désormais on fait la guerre avec des moyens autres que les bombes et les fusils. Carl von Clausewitz ne disait-il pas que la paix n’était jamais que la continuation de la guerre par d‘autres moyens. Nous en avons l’exemple sous les yeux.

Que l’on soit ou non d’accord avec les modes de gouvernance russes ou chinois ne nous importe guère. Si l’on veut défendre la diversité du monde, le refus de son harmonisation, alors on ne peut que se ranger du côté des Russes, des Chinois, des Iraniens et bien d’autres. Bref, du côté de tous ceux qui refusent d’être les esclaves d’un modèle totalitaire qui n’a pour seul et unique référence que le dollar.

 

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jeudi, 20 juin 2013

L’accord de libre-échange USA-UE peut attendre

3501520105.jpgLe billet de Patrick Parment

L’accord de libre-échange Etats-Unis-Union européenne que veut nous faire ratifier Bruxelles, n’a rien d’urgent à un an des prochaines élections européennes qui verront le départ de cet ectoplasme de Manuel Barroso et accoucheront, on l’espère, d’autres rapports de force au sein de la future assemblée. En effet, la montée des partis dits « populistes » risque fort de venir perturber le champ des magouilles diverses et variées et donner des sueurs froides à tous les lobbies qui s’agitent dans ce cloaque.

Même Le Monde n’y va pas par quatre chemins vis-à-vis de ce sinistre personnage qu’est Barroso : « Sarkozyste sous la présidence de Nicolas Sarkozy, incapable, depuis, de la moindre initiative politique pour relancer l’Union, il a accompagné le déclin des institutions européennes. » On se saurait mieux dire.

Et si ce sinistre personnage fait le forcing sur cet accord, c’est bien parce qu’il est en train de se ménager un avenir dans le Barnum anglo-saxon, à l’OTAN ou aux Nations Unies.

Il est bien évident que sur le papier, cet accord impressionne puisque l’Amérique associée à l’Europe représentent la moitié du marché mondial. Un poids certain face au monde asiatique.

Reste qu’un tel accord, et en l’état actuel des choses, serait dangereux pour l’Europe car nous ne sommes pas en position de force face à la puissance dominante que sont encore les Etats-Unis. Et, on connaît suffisamment les moeurs américaines pour savoir qu’ils accommodent les traités à leur sauce, usant et abusant du protectionnisme quand cela les arrange. L’Europe est déjà un marché très ouvert, tellement ouvert d’ailleurs que l’on a pris la crise de plein fouet, crise qui, comme par hasard a pris naissance aux Etats-Unis et dont les plus féroces spéculateurs demeurent ces financiers américains à la Soros & C°. Qui continuent d’ailleurs de se goinfrer sur notre dos.

Par ailleurs, dans un domaine sensible comme l’agroalimentaire, Américains et Européens n’ont pas les mêmes mœurs et la même notion de la sécurité alimentaire. On mange déjà assez de saloperies comme ça grâce à la grande distribution et autres fabricants de bouf rapide, pour ne pas voir débarquer dans nos assiettes des poulets blanchis à l’eau de Javel.

Concernant l’exception culturelle, j’avoue que je reste dubitatif sur la notion elle-même, vu que nous sommes déjà envahis – colonisés ? - de toutes parts par la sous-culture américaine. Nos chanteurs de banlieue, à voix de fausset, surnagent comme ils peuvent, nos cinéastes produisent des films sans intérêt aucun – il est loin de temps des Tontons flingueurs – et l’exception culturelle française est battue en brèche chaque matin par l’idiovisuel, toutes chaînes confondues. Pas étonnant que Les Experts battent en audience un François Hollande coincé sur M6 à la même heure. La radio, je n’en parle même pas, on est dans le borborygme.

Avant de passer des accords, les Européens feraient mieux de commencer par faire le ménage chez eux. Régler ce petit problème, par exemple, d’une perfide Albion qui depuis Jeanne d’Arc ne veut pas que se constitue une puissance continentale. Hier encore, c’était pour défendre leurs intérêts, aujourd’hui, c’est pour défendre ceux des Américains. Sans compter que, quand on parle d’Europe, chacun tire la couverture à lui.

Enfin, il y a un autre obstacle majeur à cet accord de libre-échange, de taille celui-là : il exclut la Russie du champ des négociations. Et ceci est pour le moins inacceptable, parce qu’il met en péril notre avenir qui, comme chacun peut s’en rendre compte sur une carte, se situe plus à l’Est qu’à l’Ouest. Sans la prise en compte de la Russie, l’avenir de l’Europe est incertain. Les Américains l’ont bien compris. Je préfère Vladimir Poutine à Obama. Cela s’appelle faire preuve de réalisme, ce qui n’est pas le cas, semble-t-il, de nos libéraux de gauche comme de droite, de Hollande à Copé. Dans ce pays d’aveugles, les borgnes sont rois.

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mercredi, 19 juin 2013

Le casse tête de la retraite

494898516.jpgLe billet de Patrick Parment

Ce gouvernement, après celui de l’autre guignol, va encore nous concocter une réforme des retraites de guingois. Il n’y a rien d’immoral à repousser l’âge de la retraite dans la mesure où nous vivons plus vieux et en meilleure santé. Aussi, plutôt que de payer des hordes de sexagénaires à ne rien foutre, autant qu’ils bossent. Ça éviterait les angoisses métaphysiques et ça remplirait les caisses de la sécu.

Toutefois, cela mérite quelques objections.

D’abord, il serait juste que tout le monde soit logé à la même enseigne et qu’on en finisse  avec les régimes spéciaux de la SNCF, de la RATP, d’EDF, de GDF et autres élus de la nation. Le temps de la grande pénibilité du travail est terminé. Sauf que tous ces mecs, dont certains payés à ne rien foutre (on en a tous des exemples), sont syndiqués et se fichent complètement de la notion de service public. Comme ils peuvent « enquiquiner » (mot faible) le maximum de gens sans risque de grandes représailles, le pouvoir politique baisse en général son froc devant leurs revendications. C’est ainsi que le gouvernement de M. Zérault se garde bien de toucher à leurs régimes spéciaux quand cela coûte 7,7 milliards € à la collectivité chaque année (non inclus la retraite des élus).

Nous ne sommes plus en 1945, seuls nos politiques ne s’en sont pas encore rendus compte.

L’autre objection est que notre système de santé se dégrade dangereusement. Et, il n’est pas dit que les futurs sexagénaires bénéficieront des mêmes qualités de soins qu’aujourd’hui. D’avoir repoussé l’âge de la retraite pourrait poser quelques problèmes.

L’autre grande objection est qu’il faudrait laisser les gens travailler au-delà de soixante ans. Aujourd’hui, on considère qu’à 50 ans, un homme n’est plus bon à rien. Et, comme on ne veut pas non de plus des jeunes de 20 ans avec ou sans expérience, c’est toute une frange de la population qui se retrouve au chômage. A l’exception, bien sûr, de nos hommes politiques qui se font réélire pour la plupart au delà des 50/60 ans, quand ce n’est pas 70 ans comme au Sénat, institution inutile s’il en est. Mais, c’est une autre histoire.

Enfin, je vois mal pourquoi on se prend la tête pour une histoire de retraite quand il suffirait de fixer un barème et permettre à chacun de la prendre quand bon lui semble. Il serait rémunéré en fonction du temps de travail effectué. Ce n’est pas plus compliqué et c’est, de surcroît, fort démocratique. Mais de quelle démocratie parle-t-on ?

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lundi, 13 mai 2013

Un mage nommé Hollande

898178450.jpgLe billet de Patrick Parment

Le nouveau gourou économique du PS, ce n’est plus Thomas Piketty – contre lequel Aurélie Filippetti avait porté plainte pour trop plein de torgnoles – mais une jeune femme de 39 ans, Karine Berger, une grande techno qui n’a pas besoin de fumer la moquette pour s’envoyer en l’air et nous refiler le résultat de ses rêves éthérés. Jugez-en par vous-même : Polytechnique, Sciences-Po, école de la statistique et de l’administration économique. Le genre de cursus qui vous mène tout droit à Bercy, ce qui fut le cas, quand Strauss-Kahn en était le patron de surcroît. Ajoutez à cela deux campagnes présidentielles, celle de Jospin puis de Hollande. Et, un court séjour dans le privé, l’assurance-crédit, ce qui n’est pas suffisant pour ressortir aguerri de la libre entreprise. Fonctionnaire donc qui, en raison des services rendus, s’est vue attribuer une circonscription dans les Hautes-Alpes. Et voici notre authentique nuisible qui atterrit à l’Assemblée nationale. 

 Elle a pris aussi le temps d’écrire un livre totalement délirant avec une certaine Valérie Rabault, intitulé Les Trente glorieuses sont devant nous. C’est vous dire le délire avancé de la dame.

Le problème, c’est qu’elle a toujours l’oreille de François Hollande où sa dernière trouvaille a trouvé un écho. Dans un édito de Challenges, canard du groupe Perdriel, le patron du Nouvel Obs, elle nous explique que l’économie fonctionne par cycles et que nous approchons du suivant. L’origine de la crise ? La faillite de Lehman Brothers en 2008. Or, écrit la dame, les crises « durent six à sept ans ». Donc, pour l’Europe, c’est en 2014 que nous sortirons du tunnel. Et la reprise française suivra automatiquement. Comme ça, par simple enchantement.

Pourquoi, en effet, s’acharner à assainir les finances publiques et réduire le train de vie de l’Etat ? Le pire, c’est que Hollande a repris ces balivernes à son compte sur l’air de « demain on rase gratis ».

Quid d’un marché du travail ultrarigide, d’une fiscalité étouffante et un secteur public boulimique ? D’une administration toujours colbertiste ! Les handicaps structurels de ce pays sont tels que l’on voit mal comment la France pourrait bénéficier d’une quelconque reprise.

Qu’un Hollande se laisse berner par ce qui n’est jamais qu’une petite fonctionnaire, en dit long sur cette nomenklatura, de droite comme de gauche, qui ignore superbement les réalités. Et qui n’a aucune idée de ce qu’est l’entreprise.  Sans compter un patronat qui pousse au crime et se nourrit de la chair fraîche des immigrés qu’il exploite et sous-paie avec d’autant plus d’aisance que les syndicats ne représentent plus rien dans ce pays.

C’est dire si nous ne sommes pas au bout de nos peines et que la reprise n’est pas pour demain. Le pire n’est pas à craindre, car on est déjà dedans. C’est d’autant plus navrant que nul n’ignore que ce pays dispose encore de remarquables ressources d’hommes et d’idées.

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lundi, 06 mai 2013

Demain, fera-t-il jour ?

Le billet de Patrick Parment

Je ne suis pas en mesure, comme tous ces messieurs et dames « Soleil » journalistico-médiatiques, d’évaluer à sa juste mesure le bien fondé de la politique des sbires du sieur Hollande. Sauf, comme de bien entendu,  d’estimer l’immense désordre social qu’a instauré cette gauche à la morale tout aussi élastique que celle de la droite : Cahuzac, Guéant, fausses déclarations de patrimoine de nos élus, j’en passe et des meilleurs. J’en retiens surtout la casse sociale, les entreprises qui ferment et qui laissent sur le carreau des ouvriers et en suspend des savoir-faire qui nous distinguent, et de loin, des pays asiatiques et de toute leur quincaillerie.

Je n’oublie pas pour autant que nous sommes en pleine crise du capitalisme financier et que Hollande, pas plus que Sarkozy, ne cherchent ou n’ont cherché, à sortir d’une logique économique qui plombe non seulement notre pays mais encore l’Europe entière. Cette absence de volonté d’en sortir montre bien que nous sommes toujours en dépendance et sous perfusion. Le récent procès fait à l’Allemagne est stupide, Merkel défend ses intérêts au nom des principes mêmes de cet américano-libéralisme qui régit l’ensemble de nos économies.

Et, pour ne rien arranger, on a un patronat idiot, stupide et cupide. Sauf, qu’ici aussi, il faut distinguer entre les baltringues du CAC 40 qui jonglent avec les hommes et les salaires comme au casino et la majorité des petits patrons de nos PMI-PME qui font tourner la boutique.

Il y a une France de la connivence – grands patrons et classe politico-médiatique qui verrouillent tout et surtout la parole – et une France du travail où se côtoient petits patrons, artisans et commerçant. Sur ce terrain-là, on n’entend nullement les grandes gueules habituelles qui vont de Copé à Mélenchon en passant par tout le petit personnel qui vit peinard aux frais du contribuable (syndicalistes, élus, certains fonctionnaires, etc.)

Les grands discours, les promesses et le baratin habituel du politiquement correct de cette classe politico-médiatique, les Français n’en veulent plus. Ils en sont las. Ils veulent que l’on dresse d’autres perspectives qui redonnent à ce continent sa vigueur. Ils veulent retrouver la niaque  de leurs ancêtres. Au risque de casser le joujou démocratique qui n’engraisse que des porcs.

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dimanche, 21 avril 2013

Vous avez dit violence ?

1_400_000.jpgLe billet de Patrick Parment

Quand Frédéric Taddéi, sur France 2, vendredi 19 avril, lance un débat sur la violence, en référence aux manifestations qui ont parsemé la semaine contre le mariage pour tous (c’est-à-dire les homosexuels), on cherche en vain à se remémorer une manifestation vraiment violente, de celle dont étaient capables, par exemple, les nervis staliniens de la CGT hier. La seule chose dont on se souvienne, c’est le million de gens qui ont défilé le 24 mars dernier et les provocations policières qui ont eu lieu dans le haut de l’avenue de la Grande Armée ! On a assisté ensuite à des manifestations plus restreintes devant l’Assemblée nationale, un peu agitées tout au plus. Pas de quoi faire bander un CRS.

Mais, que voulez-vous, dans cette République bananière quand les manifs sont organisées par la gauche, c’est toujours au nom de la liberté et de la démocratie, quand c’est la droite, c’est au nom du fascisme. C’est ce que racontent les raclures de bidet des Loges qui pourrissent ce pays depuis 1870 et que l’on retrouve, comme par hasard, dans tous les grands scandales qui émaillent la vie, soi-disant démocratique, de ce pays. Derniers clients en date : Cahuzac, Guérini et  Kucheida, tous socialistes, tous francs-macs !

Fort du soutien de toute la classe médiatico-politique, sans compter tous les intellectuels des cavernes qui passent régulièrement à la caisse, les socialistes cherche à masquer une incompétence rarement atteinte dans l’exercice du pouvoir. Hollande est bel et bien dépassé par les événements, le Premier ministre, Jean-Marc Zérault colmate comme il peut les béances ouvertes par des ministres incompétents et le pays est en train de sombrer dans le chaos.

Au lieu de calmer le jeu, Hollande et ses sbires s’accrochent à un mariage homo qui ne concerne même pas 1% de la population (et dont tout le monde se fout) et fracture une société française largement conservatrice et secouée par la crise. Dans le même temps, nos tristes sires socialistes augmentent les impôts à tour de bras appauvrissant une classe moyenne par ailleurs déjà bien éreintée. Je ne parle pas de la classe ouvrière, elle a disparu. Ce qui existe en revanche, c’est un lumpenprolétariat immigré que la gauche laisse grossir, ne voyant là que de futurs électeurs. 

En revanche, cette La Manif pour tous est en train de cristalliser la conscience politique d’une France réelle et profonde dont le créneau n’est plus le ridicule mariage homo, mais le refus d’un monde libéral dont chacun a bien conscience qu’il est sans issue.

C’est d’ailleurs en cela que la dénommée Frigide Barjot est totalement dépassée par les événements. Cette égérie du chiraquisme, des soirées branchées et des plateaux de télé va encore faire trois petits tours avant de disparaître des écrans.

Celle qui, en revanche, a pris l’exacte mesure de l’événement, c’est bien Béatrice Bourges. Nul ne peut dire encore sur quoi cette grogne à ciel ouvert va déboucher mais une chose est certaine, c’est le ras-le-bol de cette France, hier encore silencieuse, de se faire cocufier par cette gauche et cette droite abonnées à l’américano-libéralisme qui entraîne l’Europe à sa perte.

Restons cependant lucides : tant qu’il y aura un poulet aux hormones dans le frigidaire, la révolution appelée de tous nos vœux, n’aura pas lieu. Qu’est-ce qui fait bouger les peuples ? Mystère.

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mardi, 09 avril 2013

Adieu Madame Thatcher...

Le billet de Patrick Parment

6ee09aec578e4e4d36e303e44c3a7d7d4cbeb806acedf.jpgIl est des morts qui sont aussi des libérations. Madame Thatcher, qui vient de mourir, était absente à elle-même depuis 2001, rongée par une terrible maladie. Sa mort permet un retour en arrière, car, par son action, elle a participé du désordre financier mondial que nous connaissons aujourd’hui.

Reste, pour la petite histoire, qu'elle vient grossir la longue liste de ces femmes qui ont marqué l’histoire de l’Angleterre (je vous renvoie à vos livres d’histoire).

Margaret Thatcher, Premier ministre d’un empire déchu de 1979 à 1990, dont le surnom de « dame de fer » lui fut donné par les médias soviétiques, est un paradoxe à elle toute seule. Car, d’un côté, elle a fait de la politique au sens le plus noble et le plus entier du terme (tel que l’entendait Carl Schmitt), quand de l’autre, elle a plongé l’Angleterre dans le marasme en appliquant froidement les principes du libéralisme le plus dur.

Si l’on doit résumer l’action de la dame, quelques mots suffisent : privatisation à tout va, libéralisation des marchés financiers, démantèlement de pans entiers de l’industrie, écrasement des syndicats, intransigeance à l’égard de l’armée irlandaise (IRA) et de l’Europe (d’où ce mot de Chirac : « Elle veut quoi la ménagère ? Mes couilles sur un plateau ? »), et une bien inutile guerre des Malouines au nom d’un nationalisme plutôt mal placé.

Le bilan est donc loin d’être positif. Et l’Angleterre d’aujourd’hui ne s’en porte guère mieux à l’heure où le capitalisme financier continue de faire des ravages. Il y a des leçons qui ne sont pas retenues.

 So long, madame Thatcher.

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lundi, 08 avril 2013

Ce que Cahuzac révèle...

 Le billet de Patrick Parment

On va encore nous accuser de faire de l’antiparlementarisme primaire, mais l’affaire Cahuzac montre bien dans quelles turpitudes se vautrent nos élus. Si vous prenez le nombre d’élus mis en examen ces dix dernières années, ça va faire du monde. Et l’affaire des Guérini, dans les Bouches-du-Rhône, ne m’apparaît pas moins importante que celle de Cahuzac.

Certes, me direz-vous, il faut faire le tri, car les juges, comme me le confiait un jour Pierre Mazeaud, ont la mise en examen un peu facile, là où il n’y a pas volonté affichée de mettre la main dans le pot de confiture. Le problème vient surtout du fait que les élus vivent dans une bulle, même quand ils viennent vous baratiner qu’ils sont proches de leurs électeurs. Je ne parle pas des ministres et de leurs entourages, ils naviguent sur le petit nuage d’un éphémère pouvoir.

Certes, si l’on jette un œil sur nos amis députés ou ministres du Nord de l’Europe, on s’aperçoit qu’ils vivent comme les citoyens qu’ils sont, bouffent à la cantine et se déplacent en transports en commun. Au moindre écart, c’est la porte.

Mais voilà, nous sommes une démocratie latine où le président est un monarque et son personnel des petits marquis. En France, on ne s’est jamais remis d’avoir coupé la tête à ce bon roi Louis XVI. Et tous nos zozos socialistes abonnés à la Révolution s’empressent de s’offrir un train de vie d’Ancien Régime. Allez fouiller dans la génétique familiale de nos ministres socialistes et vous serez étonnés de n’y point trouver un seul vrai travailleur de chez Messerschmitt.

Aussi, quand le camarade Hollande laisse entendre qu’il va moraliser tout ça, on se marre illico. Qu’ils commencent, tous ces guignols, par réduire le train de vie de l’Etat. Des économies, on va en faire : reprenez les dix derniers rapports de la Cour des comptes et appliquez. Ce sera déjà un bon début. Ce ne sont pas les idées qui manquent. Ce qui manque dans ce pays, c’est la volonté politique de faire bouger les choses. Je n’ai pas dit de tout bouleverser. Mais d’affirmer une vraie volonté réformatrice. Notamment en direction de l’administration, pléthorique, des banques et de cette Europe bruxelloise qui joue désormais contre les nations. Et de rappeler au passage à la mère Merkel que c’est en Europe d’abord que l’industrie allemande fait son beurre !

L’économie est toute puissante quand la volonté politique est faible. On est passé d’une grande gueule sans effets à un gras double qui se perdrait dans le métro avec le plan dans la main.

Contrairement à ce que pense toute cette nomenklatura d’hier et d’aujourd’hui, le peuple n’est ni sourd, ni aveugle. Et, il se pourrait, comme le disait la mère Boutin, que les prochaines manifs aient lieu sans les gosses et sans les poussettes !

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dimanche, 07 avril 2013

République bananière : la fête continue...

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Le Billet de

Patrick Parment

L’affaire Cahuzac ne peut étonner que les naïfs ou les gogos pour la bonne raison que c’est le système lui-même qui se charge d’instruire les escrocs. Et puis, à côté des casseroles de Chirac, Cahuzac est un gagne petit et ne fait jamais partie que de la longue liste des élus pris la main dans le sac, toujours en liberté quand ils ne sont pas carrément réélus.

Tenez, en ce moment, ça chauffe pour Jean-Noël Guérini, toujours président du conseil général des Bouches-du-Rhône – ce qui est quand même un comble – qui a, semble-t-il, largement servi ses intérêts mais aussi – et grassement – ceux de son frangin. Hormis un Montebourg, personne ne l’a sommé de démissionner, surtout pas la rue de Solférino et encore moins la mère Aubry dont il avait servi les intérêts quand elle dirigeait le parti.

Combien d’élus, arrivés avec une valise en carton sont repartis avec un joli patrimoine ?

Le côté marrant de l’affaire Cahuzac, c’est qu’il était aux finances depuis longtemps et qu’il donnait des leçons de bonne conduite à tout le monde alors qu’il n’était jamais qu’un petit escroc (le mot est un mot fort, car après tout, c'était son pognon qu'il planquait) parmi d’autres. Et Hollande qui nous joue les vierges effarouchées ! Lui aussi, parti de rien et qui n’a jamais bossé d’ailleurs, est à la tête d’un joli patrimoine (avec Ségolène, il est vrai, autre branleuse professionnelle). Sur le fond, c’est le système qui veut ça puisqu’en démocratie, on sert d’abord son clan et que l’on profite du pouvoir pour le faire prospérer. Les intérêts de la nation viennent après. Fatal donc que les mecs mettent les deux mains dans le pot de confiture. Ledit pot qui n’est jamais que la cagnotte du contribuable.

Pas étonnant, dès lors, qu’ils veuillent tous faire de la politique, c’est quand même moins fatigant que de bosser à Florange. Le problème est que cette classe politique est un repère d’incompétents, surtout depuis que ces couilles molles d’énarques s’en sont mêlées. Tout ce petit monde a perdu ses repaires.

Quelle vision a le sieur Hollande de la France, de l’Europe, du monde ? Aucune. Est-il au fait des problèmes des Français en matière d’insécurité, d’immigration ? Guère plus. En revanche, il s’amuse à foutre le bazar dans la société avec son mariage pour tous, d’envoyer valdinguer le socialisme (paraît que ça existe quand même) pour donner à fond dans l’américano-libéralisme. L’avenir ? Quel avenir ? Quel avenir quand, comme sous Chirac ou Sarko, on ne fait que coller des rustines en espérant, bon an mal an, que le système tiendra encore un bon bout de temps faute d'avoir d’autres solutions à proposer.

La seule annonce qui nous a bien fait rigoler, c’est l’application de la taxe de 75% aux footeux dont on espère qu’ils vont tous se barrer. On n’a rien à foutre de cette bande de débiles au QI James bondesque (007).

Que pourrait-on inventer qui fasse se barrer la classe politique ?

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mercredi, 13 mars 2013

Croyant ou apostat, tu défendras l’Eglise catholique...

 Le billet de Patrick Parment

rome_moderne_image53.jpgLa religion n’est pas ma tasse de thé. Je n’ai jamais cru à un Dieu quelconque et à y regarder de près, je n’en trouve aucun qui ait quelque compassion envers l’homme. Ils sont tous aussi cruels les uns que les autres, et il me paraît difficile de leur faire confiance. De Jésus en Allah et autres Yahvé, ils sont tous issus de l’esprit malade et de la folie meurtrière de l’homme. Je préfère, et de loin, l’univers poétique d’Homère qui rend les dieux souvent pires que les hommes afin que ceux-ci aient une bonne raison de s’aimer ou de se haïr.

Reste que la fonction des grandes religions est de façonner une morale sociale qui permet aux hommes de vivre ensemble sur un socle de valeurs communes. Le christianisme, cette religion du désert, vérolé dans le meilleur sens du terme par tout le système de valeurs et la vue du monde de notre héritage greco-romain nettement plus élaborés, a accouché d’une religion hybride et purement européenne, le catholicisme. Ce dernier a donc constitué à partir de la chute de l’Empire romain, le nouveau socle sur lequel se sont élaborées la nouvelle morale sociale et cette Eglise, sise symboliquement à Rome, histoire de rappeler que Jérusalem n’avait plus grand chose à voir dans l’affaire.

Il n’est que de comparer la sophistication du catholicisme aux autres monothéismes pour s’apercevoir de sa supériorité a-religieuse (cette capacité qu’il a d’être dans et en dehors de la religion). C’est bien ce catholicisme qui a accompagné la Renaissance, mère de la modernité européenne et résurgence soudaine et violente du paganisme dans l’orbite intellectuel italien puis européen au XVIe siècle. Le catholicisme n’a, par ailleurs, jamais été un obstacle, loin s’en faut, à l’épanouissement des Européens qui, en l’espace de quelques siècles, ont transformé le rapport au monde de bien des peuples en les faisant entrer dans l’Histoire. S’en réjouir ou s’en désoler est une autre affaire.

C’est pour toutes ces raisons et bien d‘autres encore que croyant ou apostat – Dieu n’a d’ailleurs rien à voir là-dedans – nous défendrons notre Eglise catholique.

Aussi, tous les sicaires médiatiques qui conseillent à l’Eglise de se moderniser ne racontent que des conneries. L’Eglise n’en a rien à foutre de cette pseudo modernité de squelette efféminé qu’on nous impose et dont on peut observer les dégâts depuis que cette République de pantins et de tarlouzes franc-maconnées lui déclare la guerre alors qu’elle suce ses valeurs depuis son triste avènement.

PS/ je conseille la lecture d’une histoire des papes. Croquignolet.

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jeudi, 14 février 2013

Merci Taubira, on t’oubliera pas !

1850387346.jpgLe billet de Patrick Parment

La loi que viennent d’adopter les députés à l’Assemblée nationale sur le mariage gay et qui doit maintenant passer devant les sénateurs, ne concerne que le mariage homosexuel et rien de plus. C’était pas la peine d’en faire tout un plat pour si peu de chose. Car, le gouvernement n’a pas lié cette reconnaissance à la procréation médicale assistée (PMA), c’est-à-dire la possibilité pour un couple d’homo de louer un ventre pour qu’il accouche à terme d’un enfant illico adopté par les payeurs.

Certes ce gouvernement n’est pas sans arrière-pensée. Mais, il sait fort bien qu’une telle disposition entraînerait automatiquement l’émergence d’un marché de mères porteuses, issues du tiers monde, évidemment ! Marché qui par ailleurs existe et auquel ont recours les Américains notamment. On entrerait alors dans une marchandisation des corps, ce qui serait – et malheureusement est déjà – la pire des conditions humaines.

Du mariage donc. Je l’ai dit et répété ici, le mariage gay m’importe peu, il ne dérange personne et ne bouscule pas la société. Sauf à créer un juteux marché qui ne manquerait pas d’intéresser les mafias (voir ci-dessus).

La reconnaissance du mariage gay, c’est même plutôt marrant, car j’imagine fort bien que toute personne confrontée à un couple gay, se pose toujours la question : c’est qui la gonzesse ? Ben oui ! forcément. Donc, ça veut dire que même au sein du couple homo, on respecte le clivage homme/femme. Ou, vu autrement, une relation dominant/dominé. Sans pour autant donner dans le sado-masochisme. Car, on apprend à l’école que deux principes du même genre s’annulent : plus + plus = rien. Sauf à faire une addition, mais dans ce cas précis, ça s’appelle une partouze.

C’est finalement aux maires que ça va poser le plus de problèmes : "Voulez-vous prendre pour époux ! pour épouse ! Bordel, c’est qui la meuf ! " Vous voyez le genre et l’embarras du ministère public. A moins d’épouser un travelo. Ah oui, encore un autre cas de figure. Mais là, au moins, on sait qui est qui.

Chez les bouffeuses de gazon pas maudit du tout, ce n’est guère plus simple. Néanmoins, celle qui remplit le rôle du mec, c’est, en général, la plus hommasse des deux : Bonjour monsieur ! Non, ça la fout mal ! Salut les tantes ! c’est ambigu, les mecs risquent de se retourner aussi. Salut les filles, c’est péjoratif. Et pourtant, du peu que je sais en la matière, ce me semble qu’il y a, ici aussi, du dominant/dominé.

Si je comprends bien, quel que soit le cas de figure, ce sera toujours : "t’as mis la table ! t’as fait la vaisselle ! t’as torché les chiards ? T’es qu’une conne ! – Salope (salaud), je demande le divorce puisque c’est comme ça !" Allez, c’est reparti.

Merci Taubira, promis, on ne t’oubliera pas.

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lundi, 11 février 2013

La grande distribution, voilà l’engeance...

 Le billet de Patrick Parment

 marrant.jpgUn simple fait divers, monté en épingle par les médias, affole le Landerneau agroalimentaire. De quoi s’agit-il ? On a découvert de la viande de cheval dans des plats surgelés de marque Findus et censés ne contenir que du bœuf. Aucun dommage alimentaire majeur donc, mais une petite grivèlerie qui met en lumière les moeurs délétères de la grande distribution.

On a encore en mémoire les dégâts causés par la « vache folle ». Sauf qu’en l’espèce, on donnait à manger de la viande à des animaux herbivores. Mais, cela ne faisait jamais que mettre en lumière la folie productiviste et meurtrière d’une filière pas très claire. La filière européenne de la viande fait l’objet de trafics extrêmement douteux – sur fond de subventions – et que le grand écrivain Hubert Monteilhet avait mis en lumière dans un polar bien informé, Le Taureau par les cornes (*).

Comment pourrait-il en être autrement quand on remonte la filière qui mène à Findus (groupe suédois) et à quelques autres. On apprend, non sans surprise, que la viande en question a été achetée en Roumanie par le groupe Spanghero, lequel n’est jamais que le cache sexe du groupe Arcadie, acteur majeur de la transformation de la viande dans tout le Sud-Ouest de la France. 

On notera au passage, que l’ancien dirigeant de Spanghero (1) – de la famille des célèbres rugbymen –, Jean-Marc, a quitté Castelnaudary pour occuper de nouvelles fonctions chez l’Américain Keystone Foods, filiale du 2ème groupe mondial du marché de la viande, le Brésilien Marfrig.

Le groupe Arcadie revend la viande à la société Comigel, l’un des poids lourds du plat cuisiné surgelé en Europe et qui fournit aussi bien Findus que les marques de la grande distribution (Auchan, Cora) mais aussi Picard et Thiriet. La Comigel a son siège social à Metz, mais son usine est au Luxembourg. Voici pour la filière.

Cela dit, on se demande bien pourquoi aller en Roumanie acheter de la viande quand les producteurs français tirent la langue. Encore un des bienfaits de l’Europe de Bruxelles, je suppose.

On retiendra surtout que la grande distribution, au motif de casser les prix, distribue dans toute l’Europe ses produits douteux. Au mépris des économies locales. Au motif surtout de juteux profits.

On ne le dira jamais assez, mais la grande distribution est une engeance à plusieurs titres. Elle fait pression sur les producteurs en réduisant leurs marges afin, soi-disant, de casser les prix alors qu’elle goinfre ses actionnaires. Elle détruit les liens sociaux dans les villes, villages et campagnes en éradiquant le petit commerce, rompant d’autant les équilibres fragiles des régions (voir à ce sujet l’enquête de Libération (2).

Enfin, contrairement aux apparences, elle est un facteur de chômage et favorise l’esclavage salarial.

On comprend aisément l’ardeur que met la grande distribution à exporter son modèle à l’étranger participant aussi sûrement que la finance à la mondialisation du système.

Le drame est qu’une grande partie de la population se nourrir désormais dans ces usines à bouffe. Parce que les petits commerçants ont disparu, parce que les femmes ne trouvent plus le temps de cuisiner ou, plus simplement, parce qu’elles ne savent plus. Alors, la légende d’une France gastronomique, on va bientôt pouvoir s’asseoir dessus. Ne resteront que les Astérix du terroir, si le terroir même n’a pas disparu. 

(*) Editions de Fallois, 1996.

Notes

(1) Sur la famille Spanghero, voir Midi Libre cliquez ici
(2) Libération cliquez ici

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dimanche, 27 janvier 2013

L’homme n’existe pas, il n’est pas socialiste !

Le billet de Patrick Parment

hrn06oxg.jpgSi nous avons tout lieu de nous opposer franchement au libéralisme, on pensait n’avoir à affronter le socialisme, versus post-mitterrandienne,  que sur le terrain de l’égalitarisme et de l’utopie socio-économique. Or, il appert que le socialisme dans sa version sociale-démocrate est autrement plus dangereux puisqu’il s’attaque désormais aux fondamentaux de notre civilisation à savoir qu’un enfant est le produit d’un principe incontournable de la biologie, l’alliance du mâle et de la femelle, ce que traduit notre code civil en un père et une mère. Or, ceci ne vaut pas pour le « genre »socialiste.

On se demande bien de quel besoin urgent répond une telle exigence, fort peu démocratique au demeurant, puisque 90% de la société française répond de ce schéma naturel. Et y est attachée à n’en pas douter. M. Hollande serait bien inspiré de faire un référendum sur le sujet avant de lancer notre société à l’aventure.

Par ailleurs, que des hommes et des femmes puissent voter une telle loi au motif qu’ils appartiennent au groupe socialiste est proprement surréaliste tant cette – future - loi inique dépasse largement le clivage droite-gauche. Cela ne fera que démontrer, une fois de plus, que la démocratie est bien l’ennemi du genre humain et donc le mal profond dont souffre nos sociétés depuis qu’elles se sont ouvertes à ce mode de gouvernement.

On retiendra que le socialisme dans sa facture hollandaise, n’a rien de socialiste mais ouvre bien la voie au libéralisme pur et dur en cassant les codes sociaux qui régissent nos sociétés européennes depuis toujours. Si l‘on voulait réduire l’individu à n’être qu’un simple consommateur, on ne s’y serait pas pris autrement.

Mais, il y a pire encore. M. Hollande est en train d’ouvrir le marché des ventres, réduisant l’individu à un simple produit marchand. Voici qui aurait conforté Jean Baudrillard dans ses analyses. A quand un rayon « procréation » dans les supermarchés ? On peut faire confiance à la grande distribution pour aller chercher dans le tiers-monde des mères porteuses afin de satisfaire le fameux « désir d’enfant » de toutes les tarlouzes qui veulent bien du « déchet » génétique mais surtout pas de la porteuse. M. Hollande ouvre-là d’autres perspectives au marché dont il subit cette loi dont il avait pourtant promis de nous libérer.

Demain on se réveillera donc avec cette bonne nouvelle : l’homme n’existe pas !

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dimanche, 20 janvier 2013

Hollande l’Africain

Le billet de Patrick Parment

L’intervention française au Mali remet la France dans un jeu africain dont François Hollande voulait s’abstraire. Il hérite, qu’il le veuille ou non, d’un passé qui est, lui, nettement plus difficile à occulter. D’un côté le poids de l’histoire, de l’autre le fait que nos anciennes colonies sont autant d’espaces francophones. Enfin, la calamiteuse décolonisation gaullienne a rendu ces pays peu ou prou dépendants de la France. On n’en dressera pas ici le catalogue, mais il est certain que l’action d’un Jacques Foccart n’avait rien de particulièrement humanitaire. Ce qui arrangeait aussi bien Paris que les « rois nègres » promus par nos soins et qui ont pour la plupart affamé leur pays et garni leurs comptes en suisse.

François Hollande a, par ailleurs, hérité de la calamiteuse politique des deux « va-t-en-guerre » que furent Sarkozy et Juppé, au triste bilan. Après avoir installé, au mépris des réalités locales, un Ouattara musulman à la place de Gbagbo en Côte d’Ivoire, nos deux compères s’en sont pris à la Libye. Où nos intérêts n’étaient nullement menacés par le colonel Kadhafi. Donc, on s’explique assez mal la fureur et l’acharnement qu’ont mis nos deux sicaires à vouloir la peau d’un homme  qui s’était bien assagi et dont les actions en faveur de l’Afrique ne pouvaient qu’être porté à son crédit. Il semblerait que ni Sarkozy et encore moins Juppé n’aient mesuré les conséquences de leur politique : la déstabilisation de l’Afrique subsaharienne. Ce couple frénétique, portera aussi son regard sur la Syrie où il fera preuve du même aveuglement. Marquant par là leur soumission à une géopolitique américano-occidentale. D’autant que la Syrie a toujours été un allié naturel de la France dans le chaudron moyen-oriental. Mais, c‘est un autre sujet.

Tout cela fait quand même beaucoup d’erreurs de jugement de la part d’un ex-ministre, étranger semble-t-il, aux Affaires étrangères. Même Bordeaux est bien trop grand pour ce petit homme à l’orgueil démesuré et éternel second couteau.

La défection de la Libye comme gendarme de toute la région subsaharienne a entraîné la formation de bandes djihadistes – anciens mercenaires de Kadhafi pour la plupart – qui ont transformé la prise d’otages en business. Armés par les arsenaux libyens laissés à l’air libre en raison du chaos qui règne désormais dans ce pays, ces bandes se sont mises à semer la terreur dans cette région au nom d’un islam radical. Le Mali, pays fragile, était une proie toute trouvée : un pouvoir central bancal et une armée de traîne-savates. Largement de quoi déstabiliser toute une région de la Mauritanie au Niger.

Pouvait-on laisser faire quand se trouve soudain menacés nos intérêts stratégiques au Niger qui est l’un de nos principaux fournisseurs en minerai d’uranium ? Certainement pas. Il devenait urgent d’intervenir. Car, ne nous y trompons pas, ce n’est pas le sort des populations qui a pesé dans la balance.

Les yeux de tous les pays africains alentours (francophones pour la plupart) étaient braqués sur nous. Aussi, notre intervention en a rassuré plus d’un. Sauf que la chasse au « dahut » ne fait que commencer sur un territoire quasi désertique plus grand que la France. Comme le disait je ne sais plus qui : on sait quand la guerre commence, on ne sait pas quand elle s’arrête.

Voici donc François Hollande pongé malgré lui dans la fournaise africaine où Chinois et Américains ne sont pas moins inactifs. Il serait vain de nier l’affect qui nous relie à nos anciennes colonies (n’est-ce pas M. Bongo, fils de… arrimé à Total) et les intérêts que nous avons sur ce continent (n’est-ce pas M. Bolloré). La question que l’on pose à Hollande l’Africain, Scipion des temps modernes, est : c’est quoi la suite ? Sachant que l’armée française n’a plus les moyens de ses « possibles » ambitions tant elle devient, au fil des ans et de la réduction des crédits, de plus en plus l’ombre d’elle-même.

 

13:40 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook