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dimanche, 02 mai 2021

Renaud Muselier dans la peau de Ganelon !

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Le billet de Patrick Parment

Le cirque politique ne cessera jamais de nous faire rigoler tant les exemples sont nombreux de ces élus qui pour conserver leur casse-croûte n’hésitent pas à renier ce qu’ils sont censés être au mépris des intérêts supérieurs de leur parti mais plus grave encore de la nation. Ce baltringue de Renaud Muselier, petit-fils de l’amiral Muselier - à qui l’on doit un pamphlet sévère contre un certain Charles De Gaulle, De Gaulle contre le gaullisme (ed. Du Chene, 1946) - en est l’archétype. Le Premier ministre, Jean Castex, vient de l’adouber en déclarant que « la majorité présidentielle répond très favorablement à l’initiative de Renaud Muselier » de s’allier avec LREM aux élections régionales. Un Muselier qui avait rallié le RPR en qualité d’homme lige d’un certain Jacques Chirac qui fut au gaullisme ce que le hamburger est au tournedos Rossini.

Et il n’est pas le seul, puisque des hommes de haute conviction comme le maire de Nice Christian Estrosi, surnommé « motoculture » et Hubert Falco, médiocre maire de Toulon, pataugent dans la même bouillabaisse. Et ce au mépris du mot d’ordre de leur président, Christian Jacob, qui a pourtant clamé haut et fort « pas d’alliance avec la majorité présidentielle ».

Reste que face à la montée grandissante du ras-le-bol des Français – ce que confirment tous les sondages - et qui favorise au premier chef le Rassemblement national - ce grand gueuloir ripoublicain -, nombreux sont ceux chez les Républicains qui sont prêts à toutes les compromissions pour conserver leur casse-croûte. La question se pose d’ores et déjà dans le Centre-Val-de-Loire entre Nicolas Forissier (LR) et le ministre (Modem) Marc Fesneau ; c’est le cas en Nouvelle Aquitaine entre la ministre Modem Geneviève Darrieussecq et Nicolas Florian (LR) afin de déboulonner le sortant socialiste ; c’est aussi le cas dans le Grand-Est où le sortant LR, Jean Rottner se trouve en difficulté face au RN ; et que dire de Xavier Bertrand sérieusement talonné par le RN dans les Hauts-de-France. Autant dire que comme cela risque fort d’arriver, c’est tout le parti de Christian Jacob, les Républicains, qui va voler en éclats.

Là où l’affaire devient croquignolette, c’est que du même coup, les ambitions présidentielles clairement avouées du représentant de commerce Xavier Bertrand, de Valéry Pécresse, patronne de l’Ile-de-France et du sénateur Retailleau vont se prendre une grande claque dans la tronche. On s’entretue à gauche, on se parjure à droite, quel spectacle ! Ce qui doit faire marrer Emmanuel Macron qui rêve d’un duel avec Marine Le Pen.

Cela confirme surtout que toute cette horde de peigne-culs n’ont strictement aucune conviction et que de l’avenir de la France, ils n’en n’ont rien à foutre. Car le bilan du macronisme est catastrophique et pas seulement en raison de la pandémie. Macron foule du pied la France profonde qu’il méprise et ignore afin de nous aligner sur la philosophie de tous les satrapes qui se retrouvent chaque année à Davos et qui ont un profond mépris des peuples qui s’opposent à leur funeste dessein, réduire la planète à un vaste marché. Autant dire qu’à la lecture de tous ces événements et des surprises encore à venir, la prochaine élection présidentielle demeure une énigme. On s’en réjouit.

10:38 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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