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mardi, 20 septembre 2011

Que penser des élections pour le Parlement du Land de Berlin de dimanche dernier ?

Par Lionel Baland

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Allemagne. Berlin. Une analyse des résultats obtenus par les partis politiques est très compliquée, car différents phénomènes influent sur les résultats des partis.

 

Berlin est un des 16 Länder d’Allemagne. Le Land de Berlin est une ville et est entouré d’un autre Land, celui de Brandebourg.

 

La ville a été coupée en deux par le Mur et, bien que réunifiée depuis plus de 20 ans, la scission de la cité reste toujours visible. Le Mur est toujours présent dans les têtes. Les résultats obtenus par les partis radicalement opposés au système sont nettement plus élevés dans l’Est de la ville que dans l’Ouest. Par exemple, die Linke (le Parti postcommuniste) décroche 24,8% des voix dans l’Est de Berlin et 4,4% dans l’Ouest. Le Parti ultranationaliste NPD obtient des élus au sein de 3 conseils de quartier de l’Est de la cité et aucun à l’Ouest. Cette différence s’explique par le fait que dans l’Est de la ville, la population a grandi dans le système communiste et n’a donc pas subi la propagande scolaire massive du régime actuel. De plus, à l’Est, la population a une vision plus sociale.

 

Dans le centre de Berlin, les lieux habités autrefois par des anciens apparatchiks du Parti communiste de la République Démocratique allemande attirent une population plutôt jeune, branchée, aisée financièrement  et bobo. Les électeurs du Parti écologiste prennent, au sein de ces quartiers, de l’ampleur au détriment des électeurs communistes.

 

Le Parti libéral centriste FDP, en déroute électorale, a tenté de donner un tournant eurosceptique à sa fin de campagne électorale. L’échec cuisant du parti lors des élections du Land de Berlin, peut conduire à la fin de la coalition CDU-FDP au niveau national.

 

Les partis patriotiques se présentaient de manière dispersée. Die Freiheit, soutenu par le Président du PVV néerlandais Geert Wilders, a obtenu un score misérable. C’est probablement la fin du soutien de Geert Wilders à ce parti dirigé par l’ancien représentant de la CDU René Stadtkewitz. Pro Deutschland, dont la base (constituée de pro Köln et pro NRW) est située en Rhénanie du Nord - Westphalie, n’a pas réussi son implantation. Quant au parti die Konservative, il reste à l’état de groupuscule.

 

Le seul parti qui arrive à obtenir des scores similaires au sein des deux parties de la ville, est le Parti social-démocrate SPD. Le challenge a relevé pour un parti patriotique, est de percer dans les deux parties de la ville. La scission entre l’Ouest de l’Allemagne, où évoluent des partis patriotiques modérés, et l’Est du pays, où se développent les ultranationalistes aux idées plus sociales, se reproduit à Berlin.

 

De plus, au vu du « poids du passé » qui pèse sur l’Allemagne, les électeurs qui ont voulu exprimer un ras-le-bol ont préféré voter pour Les Pirates, un parti dont les valeurs sont celles de la gauche libertaire et qui prône la démocratie directe via Internet :

http://www.europe1.fr/International/Des-pirates-politiques-a-Berlin-725755/

 

Détail des résutats de la droite nationale allemande :

 

Patriotes :

 

Die Konservative : 2.334 voix, soit 0,2%

Pro Deutschland : 17.829 voix, soit 1,2%

Die Freiheit : 14.019 voix, soit 1%.

 

Ultranationalistes :

 

NPD : 31.243 voix, soit 2,1%

01:00 Publié dans En Europe et ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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