Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 23 février 2015

Ce qui est vraiment choquant

4060467551.jpg

André Pouchet - Les Nouvelles de France cliquez ici

On assiste actuellement dans les médias à une violente campagne de dénonciation de Roland Dumas, l’ancien ministre des affaires étrangères du Président Mitterrand. On traite allégrement celui-ci d’antisémite depuis que, devant le journaliste Jean-Jacques Bourdin de RTL qui le questionnait habilement à ce sujet, il n’a pas de craint de reconnaitre que M. Manuel Valls, notre actuel premier ministre, était sous « influence juive » en raison de son mariage avec une femme d’origine juive, la violoniste Anne Gravoin.

Alors fantasmes « nauséabonds », propos « inadmissibles », dérapages « immondes », venant d’un homme aujourd’hui « gâteux », totalement « sénile », qui laisse échapper de ses lèvres « d’ignobles relents », « dignes des années 30 », que jusque là, il dissimulait soigneusement au fond de son cœur, comme n’hésitent pas à le proclamer en chœur tous les vaillants défenseurs de la liberté d’expression à sens unique ? Cela va du président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, jusqu’au ministre de l’Education Nationale, Mme Najat Vallaud-Belkassem, en passant par la grande référence morale de notre temps, Daniel Cohn-Bendit (lequel, on s’en souvient, n’avait pourtant pas eu honte, naguère, de se faire, dans un livre et dans des déclarations à la télévision, le chantre de la pédophilie) !

Pas du tout ! M. Dumas, en effet, n’invente rien et ne fait que répéter ce que M. Valls lui-même a déclaré avec une grande véhémence, le 17 juin 2011 à Strasbourg, dans une émission de Radio Judaïca, comme en témoigne une vidéo que tout le monde peut aisément se procurer et visionner sur Internet : « Merde, quand même ! […] Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël, quand même ! » C’est bien cela qui est choquant ! Choquant de constater en effet que M. Valls ne se contente pas – ce qui serait parfaitement son droit – de confesser benoitement son affection personnelle pour Israël et son désir de voir s’approfondir « l’amitié franco-israélienne » mais qu’il n’hésite pas à proclamer son soutien indéfectible envers cet état, faisant ainsi une totale allégeance politique à une puissance qui, pour tout Français, est – quand même ! – une puissance étrangère !

Comme était choquant, le fait que M. Strauss-Kahn, qui jadis a pu prétendre accéder à la tête de notre république (c’était avant qu’il n’ait été disqualifié par la révélation de ses turpitudes sexuelles), soit allé jusqu’à déclarer en mars 1991, dans le n°35 de la revue « Passages »  (et c’était là, à mon avis, une turpitude infiniment plus grave que ses écarts en matière de mœurs) : « Je considère que tout Juif dans la diaspora, et donc c’est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C’est pour ça d’ailleurs qu’il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. […] En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël. » Choquant qu’en 2003 encore, il avouât dans « Tribune Juive » : « se lever chaque matin en se demandant comment il pourra être utile à Israël » !

Comme est choquant le fait que tous les ans, au dîner du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France), « un rendez-vous incontournable » pour tout le « gratin » politique français, ministres, élus de toutes sortes, hauts fonctionnaires, lesquels, Président de la République en tête, de Sarkozy à Bayrou, de Hollande à Villepin, de Taubira à Juppé, de Fillon à Harlem Désir, viennent docilement faire leur cour aux dirigeants d’un organisme qui ne cachent pas que, outre les intérêts de leur « communauté », ils défendent aussi dans notre pays les intérêts diplomatiques et stratégiques d’un état étranger, des dirigeants communautaires qui n’hésitent pas à sermonner et à tancer en conséquence les autorités françaises chaque fois que la politique de celles-ci ne leur parait pas suffisamment conforme à leurs désidératas et à leurs exigences.

Ne serait-il pas souhaitable que la France, par rapport aux conflits du Proche-Orient comme par rapport à toute autre question internationale, conformément aux principes traditionnels de notre politique étrangère (des principes qu’en son temps avait su réaffirmer avec un éclat tout particulier le Général de Gaulle), puisse déterminer librement sa politique et défendre une position totalement indépendante, une position qui ne lui soit dictée par quiconque, par aucune autre puissance quelle qu’elle soit ?

07:11 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.