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dimanche, 23 août 2015

Le lion n’est toujours pas mort ce soir

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Maxime de la Devèze Boulevard Voltaire cliquez ici

Entre le roi père et la reine fille, le torchon brûle ? Soit, voilà une affaire qui devait se régler entre gens de bonne compagnie, avec quelque médiation élégante, derrière le huis clos de Montretout. Las, le pathos familial s'étale dans la presse.

Cela ressemble à ces exécutions ratées, quand cela n’en finit plus, que la main tremblante du bourreau manque son coup, que la ciguë ne fait pas effet ou que le peloton tire en l’air. De sorte que l’on ne peut que trouver le condamné sympathique et les exécutants lamentables. Des mois que cela dure. Il y aurait un FN respectable, moderne, républicain, gay-friendly, appelé au pouvoir, et l’autre, interlope, sombre, passéiste, provocateur. Transfuges, quadras, technocrates et adhérents de la veille sonnent l’hallali contre un fondateur en fin de carrière dont il n’ont eu qu’à cueillir les fruits. Frémissants d’accéder à un pouvoir qui leur semble à portée de sondage, les voilà enhardis qui dégainent les dagues pour occire le vieux souverain dans un couloir. Craignant que ses inconduites ne compromettent les chances d’un succès aussi important qu’inattendu dans leur carrière, leurs lames luisent dans l’ombre. Ne dissertons pas sur la légitimité de l’une ou de l’autre, de la lucidité du père qui pensait que le système politique français était verrouillé, que jamais « l’établissement » ne laisserait « son » parti gouverner, et sur les ambitions de la fille qui songe au pouvoir. Que seraient l’un sans l’autre ? Le crépuscule glorieux du père n’aura pas lieu sans le triomphe de la fille. Las, la belle page d’Histoire de France ne s’écrira pas. Voici désormais le FN promis aux encombrements de l’axe périphérique Chevènement – Mélenchon – Ciotti – Dupont-Aignan, avec Florian Philippot comme chauffeur.

Les valeurs et les principes incarnés par ce mouvement inédit dans l’Histoire de France sont irrémédiablement atteints par ce triste spectacle. La famille, la continuité de la nation, le respect des règles, la mémoire des anciens, c’est tout cela qui semble disparaître à coups de petites phrases sur BFM TV. « On l’enterre à Nanterre »; indécence, vulgarité et mesquinerie. Les petites phrases du vieux chef contre celles de la nouvelle vague : le temps de parole sur les chaînes d’info en continu est l’enjeu. Quelle est cette drôle de guerre de succession ? L’héritière du trône est déjà en place. Entre le roi père et la reine fille, le torchon brûle ? Soit, voilà une affaire qui devait se régler entre gens de bonne compagnie, avec quelque médiation élégante, derrière le huis clos de Montretout. Las, le pathos familial s’étale dans la presse. La France est toujours traumatisée de son trône vide et de ses familles régnantes décimées. Et voici qu’à nouveau ce syndrome de malheur la frappe. La dynastie Le Pen n’aura pas de suite, elle s’éteint sans grandeur, à la deuxième génération.

Et dans la jungle, terrible jungle, le lion n’est toujours pas mort ce soir…

12:32 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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