vendredi, 07 octobre 2011
Marie-Neige Sardin, victime de 26 agressions : “Je ne me soumettrai pas"

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Libraire en Seine-Saint-Denis, Marie-Neige Sardin a été agressée vingt-six fois en sept ans. Elle résiste, tout en déplorant les renoncements de la justice.
Pas question pour Marie-Neige Sardin, 54 ans, de quitter sa petite librairie du Bourget. Malgré les violences et les intimidations, malgré le départ des commerçants qu’elle côtoyait auparavant, cette femme énergique ne veut rien céder à ses agresseurs. « Énormément de personnes vivent en France ce que je vis dans ma banlieue », écrit-elle dans le livre qu’elle vient de publier. Elle y dénonce notamment les faiblesses d’une justice trop accommodante avec les délinquants. Un témoignage choc.
Pourquoi avez-vous écrit ce livre ? Pour témoigner. De ce que j’ai subi et de ce qu’ont vécu et vivent encore d’autres victimes, qui n’ont pas les moyens de le faire savoir.
Qu’avez-vous subi ? Vingt-six agressions en sept ans, certaines d’une violence extrême. J’ai été violée. Ne me demandez pas de le raconter.
Quand était-ce ? Le 22 juin 2004. J’avais porté plainte pour une première agression, en janvier de la même année. Deux hommes armés d’un pistolet et d’une bonbonne de gaz lacrymogène m’avaient dérobé la caisse et les jeux de grattage. J’avais alors reçu un coup de crosse, qui m’a ouvert le cuir chevelu. J’étais couverte de sang… Le viol a eu lieu quelques jours avant une confrontation prévue dans le cadre de cette affaire. Ils étaient quatre. Ils m’ont dit : « Retire ta plainte, sinon on fera la même chose à ta fille. »
Avez-vous reconnu certains de vos agresseurs ? Oui, le chef de cette bande, sur le fichier de la police. Je le désigne dans mon livre par une initiale, G. Il est connu des services de police pour agressions, vols, dégradations… J’ai aussi identifié l’un des violeurs. Mais cela n’a servi à rien.
Que s’est-il passé ? Dans l’affaire du braquage, la juge pour enfants a conclu à un non-lieu. Sa mère et sa sœur ont affirmé que G. dormait chez lui au moment des faits. C’était parole contre parole. La sienne a pesé plus lourd que la mienne.
Il y avait pourtant des témoins… Oui, un père de famille, accompagné de ses deux enfants. Il a finalement renoncé à témoigner, les deux braqueurs l’avaient menacé de s’en prendre à ses enfants… Deux ans plus tard, la sœur de G. est venue chercher un colis à la boutique. Je lui ai demandé pourquoi elle avait affirmé que son frère dormait lors du braquage. « Je le couvre », m’a-t-elle dit. Il y avait à ce moment-là un prêtre dans la boutique. Il a témoigné de ce qu’il avait entendu, mais la procédure n’a pas été relancée.
Et dans l’affaire du viol ? Là encore, le suspect a dit qu’il était étranger à cette affaire : il aurait dormi chez son frère. Les empreintes relevées par la police juste après le viol n’ont pas permis de le confondre. La juge a donc rendu un non-lieu, motivé par le manque de preuves. Ce qui n’a pas empêché la bande en question de se vanter dans tout le quartier de m’avoir violée. Un gardien d’immeuble est même allé le raconter à la police, mais sa déposition est restée sans suite.
Vous avez quand même été indemnisée… Oui, par la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi). C’est une reconnaissance du viol que j’ai subi, mais c’est l’État qui m’a indemnisée, à la place des coupables… La société a reconnu que j’avais été victime d’agressions, mais elle a renoncé à poursuivre les auteurs de ces agressions.
En revanche, vous avez été condamnée, en juin, à 500 euros d’amende pour “injure envers un particulier en fonction de sa race, de sa religion ou de son origine”. Que s’est-il passé ? J’ai fait appel de cette décision. L’affaire remonte à 2008, je la raconte en détail dans mon livre. Une jeune femme est venue s’installer dans l’appartement qui fait face au mien. Elle a pendu la crémaillère pendant trois jours, ou plutôt trois nuits. La troisième nuit, je suis allée lui demander d’arrêter de « faire la bamboula ». Nos relations se sont envenimées… Deux ans plus tard, elle est allée dire que j’avais osé la traiter de “bamboula”, ce que je conteste, évidemment. J’ai mon franc-parler, mais je n’ai jamais insulté quelqu’un en raison de sa couleur de peau ou de sa religion. Je suis née avec la diversité, j’ai grandi avec la diversité, je travaille avec la diversité. Je ne suis pas raciste. Je n’accepte pas d’être condamnée sur une calomnie, alors que la justice a toujours ignoré ma parole quand j’ai été agressée. C’est cette inversion des valeurs que je combats. Je veux qu’un criminel soit jugé comme un criminel, et qu’on ne lui cherche pas de fausses excuses. Moi, on m’a fait comprendre qu’il fallait leur laisser leur chance… Plus on leur trouve des excuses, plus ils sombrent dans la violence. Et cette violence se retourne souvent contre eux. Je l’ai déjà dit : ces jeunes, je les ai vus grandir, je ne suis pas sûre de les voir vieillir.
Pourquoi restez-vous ici ? Mon père était gendarme, ma mère a travaillé dans la police. Ils m’ont inculqué certains principes. Je ne ferai pas allégeance aux bandes qui veulent imposer leurs lois. Je ne me soumettrai pas. J’aurais l’impression de déserter si je partais. Je sais bien que certains n’attendent que ça. Les autres commerçants sont partis, ils ont été remplacés. Ma boutique est bien placée, on la voit du RER. Des hommes, que je ne connais pas, passent me voir presque tous les mois pour me la racheter. Curieusement, leurs visites surviennent souvent après une nouvelle agression… J’ai acheté cette petite librairie en 1978, avec mon père. Que deviendrait-elle si je la vendais ? Un fast-food ? Un taxiphone ? Et puis, je ne me bats pas seulement pour moi…
Pour qui d’autre ? Pour ces gamins qui viennent m’acheter des livres, à qui j’en prête parfois. L’un d’eux, à qui j’avais prêté l’Étranger, a mis deux mois à le lire. Maintenant, il lit Balzac ! Et puis il y a ces jeunes filles qui viennent me voir parce qu’elles savent ce que j’ai vécu… En sept ans, je dirais qu’une dizaine sont venues me dire ce qu’elles avaient subi, elles aussi. Elles, elles n’osent pas aller porter plainte : culturellement, c’est très difficile d’en parler à leurs parents. Je suis un peu leur soupape. Je leur donne le téléphone d’une association qui m’a beaucoup aidée, le Collectif féministe contre le viol. Moi, je ne m’en suis jamais vraiment remise. Je ne supporte plus que l’on me touche. Aller chez le médecin est une épreuve. Mais j’ai la chance d’avoir été maman avant. Alors, imaginez le traumatisme que c’est pour une gamine de 15 ou 16 ans !
Qu’attendez-vous des hommes politiques ? Plus grand-chose… J’attends de la justice et de la police qu’elles protègent les gens honnêtes.
Propos recueillis par Fabrice Madouas et Augustin Jalon
Celle qui dit non, de Marie-Neige Sardin, L’Œuvre Éditions, 160 pages, 19 €.
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Le blog de Marie-Neige Sardin cliquez là
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Sortie du n°6 du Livr'arbitres...

Rappel : A l'occasion de la sortie de ce nouveau numéro, la revue organise une soirée littéraire et amicale le mercredi 12 octobre à partir de 20 heures au bar le 15 vins, 1, rue Dante, 75005 Paris (cliquez ici).
Avec la participation (et les possibles dédicaces) de: Francis Bergeron, François Bousquet, Patrick Gofman, Michel Mourlet, Emmanuel Ratier, Joseph Vebret, Miège, Innocent....
19:22 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le Magazine National des Seniors, n°14. Au sommaire :
Le quatorzième numéro du Magazine National des Seniors s'articule autour de deux dossiers principaux : l'enjeu civilisationnel que constitue pour l'Europe et la Russie la menace de submersion asiatique (chinoise) en Sibérie, l'entretien accordé par Carl Lang, candidat de l'Union de la Droite Nationale à la prochaine présidentielle.
On y savourera aussi l'éditorial au vitriol de Franck Le Dun sur le FN marino-ripoublicain, les polémiques sur la guerre en Libye et en Afghanistan, les réflexions sur l'islamisation de la France et la mondialisation, les études sur la faillite des collectivités locale et l'aide aux entreprises, les rubriques santé, patrimoine, humour et humeur.
On se délectera particulièrement de la lecture de l'article de Jean Raspail sur la vogue du "tutoiement" et de celle de la lettre d'adieu du commandant Honoré d'Estienne d'Orves.
Le Magazine National des Seniors : sur abonnement - 25€ pour 5 numéros - règlement à l'ordre des Editions d' Héligoland (national des seniors) : à adresser BP 2 27290 Pont-Authou (Normandie).
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Les étudiants bordelais du Renouveau français relèvent l'honneur de leur ville...
Hier soir (mercredi soir - NDLR) avait lieu à la faculté de Bordeaux III la remise des insignes docteur Honoris Causa à la très polémique philosophe américaine, Judith Butler.
Cette distinction délivrée par Patrice Brun, président de la faculté, est une preuve de plus de la complaisance de l’université française pour la théorie du Genre.
Féministe homosexuelle, celle-ci a élaboré une théorie sur le genre à partir des années 70 et son livre « Trouble dans le genre. Pour un féminisme de la subversion » (publié en France en 2005).
La diffusion de cette idéologie subversive au sein des lycées et des universités fait l’objet d’une réaction sans précédent de la part des parents d’élèves et de près de 200 parlementaires (les personnes ne seraient plus définies comme hommes et femmes, mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuel !).
Hier, une dizaine d’étudiants bordelais ont donc tenu à manifester leur désapprobation en lançant des slogans hostiles à Judith Butler et en agitant des pancartes.
Source Info Bordeaux cliquez ici
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