lundi, 21 novembre 2011
Robert Ménard reçoit Marie Neige Sardin...
Dans RIVAROL de vendredi dernier, 18 novembre, Fabienne Ballarin a interrogé Marie-Neige Sardin (voir p. 9). Cette courageuse libraire du Bourget vit un calvaire depuis 2004. Elle a subi une vingtaine d'agression en sept ans, et sa fille, une jeune adulte qui vit elle aussi au Bourget, est également la cible d'agresseurs que la police et la justice semblent ne pas vouloir interpeller et condamner !
Lisez RIVAROL, et n'hésitez pas à manifester votre soutien à Marie-Neige Sardin, en visitant son blog (cliquez ici) et en laissant un commentaire.
Source Le blog des Rivaroliens cliquez ici
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IL N'Y A PAS EU DE PRINTEMPS ARABE !
Par Bernard Lugan
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LES PREDATEURS PUBLICS...
Par Michel de Poncins
« Prolétaires de tous les pays : unissez-vous ». On se souvient de la célèbre apostrophe. Les évènements économiques tragiques que connaissent les pays occidentaux mettent en lumière une autre maxime : « prédateurs publics de tous les pays : unissez-vous ». Nous allons montrer la réalité de ce principe avec toutes ses conséquences néfastes. L'actualité est brûlante à ce sujet.
Le journal espagnol, « la Razon », nous apprend que Papandréou avant de quitter le pouvoir en Grèce, a commandé 400 chars aux USA pour 1 milliard de dollars. Il est impossible qu'il n'y ait pas de commissions à l'appui. Silence radio dans le monde entier sur ce vrai scandale. Par ailleurs, une députée grecque, Hara Kefalidou, a écrit au journal « Kathimerini » pour appeler ses collègues à renoncer à certains de leurs incroyables avantages, comme les voitures gratuites, les 310 euros accordés pour assister aux commissions et les doubles retraites. Elle s'est faite fortement rabrouer par son parti ; seules des mesurettes ont été adoptées.
Au moment où toute l'Europe vole au secours de la Grèce, aucun gouvernement ne demande l'abandon massif des privilèges des élus : la solidarité entre prédateurs publics est manifeste.
En Italie, les privilèges des politiciens sont tellement immenses que leur groupe est couramment désigné par le terme de « Caste ». Le symbole est si fort que celui qui n'appartient pas à la Caste est considéré comme inexistant. En 10 ans, le budget de la chambre des députés a gonflé de 750 millions à un milliard d'euros, celui du Sénat de 349 millions à 574 millions. Les salaires flambent ; les membres de la Caste disposent de privilèges insensés, comme des voitures, des droits aux voyages gratuits, la nourriture gratuite et la disposition d'un grand nombre de collaborateurs. Il y a 110 provinces qui font double emploi avec 20 régions.
Le tout nouveau premier ministre a-t-il annoncé qu'il porterait le fer rouge dans cette situation inadmissible qui a conduit le pays à perdre pratiquement son indépendance ? Les prétendus experts qui font le voyage de Rome pour lui imposer des mesures draconiennes n'ont pas du tout la mission de réduire d'une façon douloureuse les privilèges de la Caste. Or, pourtant, récupérer cet argent public serait un élément essentiel du programme de redressement du pays.
En France, la situation n'est pas meilleure, les lecteurs habituels de ces flashs connaissent l'étendue des prélèvements abusifs des grands prédateurs publics sur le PIB. L'omerta qui protège la Caste en France est totale. François Hollande a pris l'engagement en cas de succès à l'élection présidentielle de réduire de 30% sa propre rémunération. Fort intéressant ! Il n'a encouru que les moqueries de ses adversaires et n'a pas généralisé la proposition à tous les élus... .
Quant à Bruxelles, les eurocrates sermonnent à qui mieux mieux les pays qui ne font pas les efforts qu'ils demandent. Ils se garderaient bien de renoncer eux aussi à une part importante de leurs propres richesses ce qui serait une argument indispensable de leurs discours. Parmi les gouvernements des États membres, personne ne demande cette mesure évidente et, ceci, par solidarité.
LA FORCE FISCALE
Comment expliquer à la fois le pillage organisé et la solidarité internationale dans le pillage ?
La force fiscale alimente sans fin le butin public. Apparaissent trois destinations possibles de ce gigantesque amas d'argent:
- L'enrichissement personnel des membres de la Caste.
- La destruction pure et simple de l'argent lui-même : il n'existe plus pour personne.
- Une utilité réelle pour des groupes déterminés ou pour la collectivité.
L'observation montre que la première catégorie tend très vite à gonfler sans limite. La vitesse s'accélère à mesure que les unités s'agrandissent : voir l'Europe et l'empire onusien : les vrais contrôles à ces niveaux de plus en plus élevés sont impossibles. Donnons acte de ce que cet enrichissement est parfaitement légal ; c'est tellement vrai que les bénéficiaires fabriquent eux-mêmes les lois qui les favorisent.
La conséquence inévitable est le carriérisme politique. Gagner sa vie sur un marché libre implique de rendre de vrais services aux autres dans un effort d'adaptation permanent. Avoir accès aux trésors du butin étatique est un autre choix de vie, qui a certes ses exigences, mais ouvre des richesses pratiquement illimitées sans obligation de servir véritablement la communauté.
POURQUOI ET COMMENT LA RUINE
Le pillage et de la solidarité dans le pillage ont un effet « boule de neige » sur la ruine.
Si les membres de la Caste empochaient l'argent et les privilèges sans s'activer, les impôts seraient lourds mais ce serait, paradoxalement, le prix à payer pour la liberté du peuple ! L'amplification de la ruine découle de ce que, pour justifier leur formidable statut, ces privilégiés s'activent et se disent « débordés » : c'est alors le déluge de lois qui nous tétanisent de tous côtés.
Une loi n'est jamais complète avant que sortent ses décrets d'application, ses circulaires, ses interprétations jurisprudentielles. Il existe au moins 61 codes avec 10 millions de mots ! Il est impossible d'exercer n'importe quelle activité sans encourir le risque d'être englouti par ce véritable tsunami. Une loi qui n'a pas reçu ses dépendances est une loi inapplicable, une sorte de loi en suspens : Il est des lois, qui n'auront jamais leurs dépendances : ce sont les lois mortes aussitôt que nées ; les experts comptent que depuis 2007 peut-être 30 % des lois votées sont ainsi des lois mort-nées. D'autres lois sont inapplicables car inintelligibles, la lecture des rapports de la Cour des comptes est édifiante à cet égard. Un grand nombre de lois sont contradictoires avec d’autres, certaines sont rétroactives. Il y a des lois en « coma avancé » : en effet, une foule d'organismes est aux aguets pour détruire les lois après coup, ainsi en est-il du conseil d'État ou du conseil constitutionnel et de l'Europe. Le mal créé aux entreprises par le déluge des lois explique en grande partie la panne de croissance.
Après l'énoncé de ces faits communs, peu ou prou, à beaucoup de pays occidentaux, ne nous étonnons pas que dans ces pays un véritable fossé se creuse entre les prétendues élites politiques et les autres...
FAISONS UN REVE
Les perspectives à ce sujet ne sont pas brillantes. Si aucun État européen ne réclame que les eurocrates rendent leur gigantesque butin, c'est bien parce que maints dirigeants espèrent bien un jour se glisser dans la peau bienheureuse d'un de ces eurocrates : c'est l'expression de leur solidarité.
Envolons nous vers l'ONU, centre nerveux du pouvoir totalitaire mondial. Qui peut jamais connaître à la fois le nombre, le nom et les activités de sa galaxie d'agences ? Idem quant à leurs richesses.
Certains pays ont des excédents budgétaires. La Suisse, en particulier, se plaint que ses excédents ne soient pas assez forts. Ils étaient prévus 2,5 milliards de francs pour 2011 et ils reviennent à 1,4 milliards. En cause une diminution des recettes fiscales et des dépenses engagées, peut-être à tort, pour lutter contre la cherté de la monnaie. Rassurons-nous, nos voisins ne sont pas prêts de déposer leur bilan! Nous rappelons que leurs élus sont si peu payés qu'il doivent pour la plupart continuer leur métier afin de boucler leur fin de mois. Le résultat bénéficiaire est double. Moins d'impôts et surtout moins de lois. Quant aux ministres, ils n'ont pas de voitures officielles et seul le président de la Confédération dispose d'une voiture de fonction. Il est vrai que le peuple suisse a une arme redoutable, à savoir le référendum d'initiative populaire.
L'idéal serait que, dans au moins un pays occidental, un politicien crédible et ses amis comprennent qu'en abandonnant une partie importante de leurs privilèges, ils pourraient à la fois rallier les suffrages et libérer le peuple en l'enrichissant. L'exemple ferait tâche d'huile.
Est-ce trop demander ?
08:53 Publié dans Tribunes de Michel de Poncins | Lien permanent | Commentaires (0) |
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01:55 Publié dans Pour l'union de la Droite nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Tribune libre : Les réformes, puis le recours à la BCE, seule voie possible pour sortir de la crise !
Par Marc Rousset
C’est encore l’Allemagne qui, seule contre tous les Etats démagogues européens nous ayant amené à la situation catastrophique actuelle, a entièrement raison ! Avoir recours immédiatement à la BCE amènerait une inflation substantielle et aurait pour effet de diminuer la pression pour les réformes structurelles indispensables à effectuer en Grèce, en Italie, en Espagne et en France ! L’Allemagne a heureusement été vaccinée contre l’hyper-inflation en 1924 !
Or que se passerait-il si l’on écoutait le Président Nicolas Sarkozy, toujours à la recherche de la facilité avec des propos lénifiants pour satisfaire sa seule ambition de se faire réélire : recourir à la planche à billets de la BCE ! Et pourtant quel serait aujourd’hui le réel, urgent intérêt de la France ? Que les réformes structurelles soient mises en place immédiatement pour rassurer les marchés, à savoir lutte effective dès maintenant contre les dépenses : fin des 35 h, retraite à 65 ans, diminution des prestations sociales, arrêt de l’immigration dont le coût est de 70 milliards par an, s’attaquer aux dépenses publiques et au surnombre des 2 millions de fonctionnaires français (90 fonctionnaires pour 1 000 habitants en France contre 50 seulement pour l’Allemagne, soit un surcoût par rapport à L’Allemagne de 120 milliards d’euros par an !) Si notre Président avait la carrure et la grandeur d’un Charles De Gaulle en pensant au seul intérêt de la France, il prendrait au mot les socialistes et mettrait en place pour le budget 2012 la fameuse règle d’or, ce qu’il se garde bien de faire ! Si les vannes de la BCE devaient s’ouvrir dès maintenant, les réformes structurelles en Italie, en Espagne, en Grèce et à venir en France après l’élection présidentielle n’auraient aucune chance de se réaliser. Etant donné l’absence totale de vertu et de sérieux des politiciens sud-européens France incluse, la zone euro et l’Allemagne se trouveraient embarquées vers l’inflation monétaire avec des dépenses publiques et sociales toujours aussi folles diminuées seulement par des effets d’annonces pour satisfaire la galerie (« lip service ») !
Il est peu probable que le mécanisme du Fond européen de stabilité financière de 1 000 milliards d’euros se mette en place comme prévu car les investisseurs ,soucieux du risque qu’il représente, comme l’a montré le dernier emprunt de 3 milliards d’euros, ne sont pas enthousiastes. Quant aux pays émergents comme l’Inde, la Chine et le Brésil, ils comprennent mal à juste titre pourquoi ils devraient prêter et faire l’aumône à des pays hédonistes insouciants six fois plus riches qu’eux, mais incapables de se serrer la ceinture !
S’il est donc vrai que la BCE détient la seule solution finale à la crise, qu’elle est la seule à même de soutenir la confiance envers les banques et les investisseurs, il faut qu’elle intervienne seulement dans un deuxième temps , les réformes effectuées, afin d’apporter un règlement effectif et non inflationniste à la crise de l’euro. Si la BCE se mettait au niveau de ses homologues anglaises et américaines (quantitative easing), elle pourrait racheter selon l’économiste Laurence Boone de BofA Merrill Lynch « entre 750 et 1 500 milliards d’euros d’obligations d’Etat, sans remettre en cause son mandat de stabilisation des prix ». Ces montants colossaux montrent qu’ils ne sont pas illimités et que pour se sauver, la zone euro doit commencer par se sauver elle-même avec des drastiques réformes structurelles et budgétaires. Aide toi et le Ciel t’aidera ! C’est bien comme cela que l’entendent et le comprennent à juste titre le très francophile Wolfgang Schaüble et la chancelière Merkel !
De même que l’Allemagne a su tirer très habilement son épingle du jeu après la création de l’euro en augmentant sa compétitivité grâce à son sérieux, à l’intelligence de ses syndicalistes et aux lois Hartz IV de Gerhard Schroeder, prenons l’opportunité que nous donne cette très grave crise de l’euro pour faire un bien d’un mal en rétablissant la compétitivité de la France, en lui redonnant de sa puissance économique par rapport à l’Allemagne, tout en sauvant l’euro sans inflation et en avançant dans la création d’une Europe continentale politique, économique, sociale, fiscale et militaire sous directoire franco-allemand se rapprochant enfin officiellement de la Russie (1) ! La seule alternative, c’est la fin de la monnaie unique et la dévaluation des monnaies nationales avec l’hyperinflation, le chaos économique et politique, un coup sans doute fatal porté à l’Europe Puissance. Le choix devrait être vite fait… Il n’y a pas à hésiter ! Que les pays sud-européens dont la France commencent par se réformer en arrêtant de rêver et en se regardant dans une glace! Retour aux réalités économiques et à la Real-Politik !
Note
(1) La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou, Marc Rousset, Editions Godefroy de Bouillon, 589 pages, 2009
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