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vendredi, 16 mai 2014

Tous en jupe… à deux semaines du bac, rien de mieux à faire ?

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Olivier Vial

Boulevard Voltaire cliquez ici

Comme l’enfer se pave de bonnes intentions, notre école commet souvent les pires folies au nom de principes généreux. Ainsi, c’est dissimulés derrière le paravent du combat en faveur de l’égalité entre les sexes que les adeptes les plus radicaux de la théorie du genre ont réussi à forcer la porte de l’Éducation nationale.

Depuis, il leur suffit de brandir l’étendard de la lutte contre le sexisme et les stéréotypes pour faire accepter toutes leurs initiatives, y compris les plus farfelues, mais aussi faire taire toute critique.

Leur tactique est désormais bien rodée. Après avoir milité pour que l’on remplace, en maternelle, les classiques de la littérature enfantine jugés « trop genrés » par des livres comme « Papa porte une robe », « Ma mère est une femme à barbe » ou « Mehdi met du rouge à lèvre », après avoir obligé des élèves de CE2 à regarder le film très militant « Tomboy » (lauréat du prix du jury des Teddy Award récompensant les films traitant de sujets LGBT), après avoir défendu l’expérimentation des « ABCD de l’égalité » qui visent, en s’inspirant des travaux des théoriciennes féministes les plus radicales, à déconstruire « les stéréotypes de genre » auprès d’enfants âgés de 3 à 11 ans, voici venu le temps d’inviter les garçons à porter une jupe.

Pour ce faire, l’académie de Nantes appuie, finance et assure le suivi « pédagogique » d’une initiative prise par le conseil académique de la vie lycéenne (conseil présidé par le recteur), incitant dans une vingtaine d’établissements les élèves et les enseignants, quel que soit leur sexe, à porter une jupe vendredi 16 mai afin de lutter contre le sexisme.

Le plus inquiétant avec cette initiative, qui en elle-même est bien plus ridicule que dangereuse, c’est la prétendue unanimité qui l’accompagne ; le ministère, le rectorat, les organisations de parents d’élèves, les syndicats lycéens de gauche, tous vantent cette expérimentation.

Comment peut-on être à ce point aveuglé ? Comment peut-on penser qu’à quelques semaines des épreuves du bac, les lycéens n’ont pas mieux à faire ? Comment ne pas craindre que l’autorité des enseignants, déjà largement contestée, ne soit pas encore affaiblie par cette mascarade ? Enfin et surtout, comment ne pas voir que l’objectif même de l’égalité entre les sexes est totalement trahie par ce dispositif. En effet, cette journée de la jupe proposée par le rectorat de Nantes envoie un message bien différent de celui du film éponyme de Jean-Paul Lilienfeld avec Isabelle Adjani. Dans ce film, le propos était de permettre aux filles d’assumer leur féminité dans des environnements, des quartiers où porter une jupe entraîne automatiquement les moqueries et les brimades des garçons. C’était là un vrai message de respect, loin du carnaval proposé par le rectorat de Nantes, qui au final nie l’identité féminine et masculine et confond égalité et uniformité.

13:04 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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