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jeudi, 06 juin 2019

Portrait de Joseph de Maistre - Les Idées à l'endroit

Homme politique, philosophe, magistrat, historien et écrivain, Joseph de Maistre est considéré comme l'un des pères de la philosophie contre-révolutionnaire. Pour s'attaquer à ce monument de l'histoire et de la littérature, qui mieux qu'Alain de Benoist et ses invités dans le magazine "Les Idées à l'endroit".

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Se mobiliser pour reconquérir nos communes !

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Préparation des élections municipales de 2020

  • Vous qui aimez la France mais qui souffrez de la voir dans l’état de décadence et d’anarchie où elle est tombée ;
  • Vous qui aimez la France mais qui vous sentez de plus en plus étranger en son sein ;
  • Vous qui aimez la France mais qui serrez les poings en la sachant livrée à la franc-maçonnerie et au pouvoir mondialiste apatride ;
  • Vous dont le bon sens se révolte contre des lois iniques qui arrivent à marier les homosexuels et à leur confier des enfants ;
  • Vous chez qui s’exaspère le sens de la justice parce que les paresseux sont payés à ne rien faire et les délinquants laissés en liberté ;
  • Vous qui ne voulez haïr personne mais qui mesurez l’iniquité de l’invasion de notre sol national par certaines populations décidées à ne pas s’assimiler ;
  • Vous qui aimez vos enfants mais qui êtes angoissés à la pensée de leur avenir dans un pays qui a renié l’ordre, la discipline et ses traditions ;
  • Vous qui croyez davantage au Décalogue qu’à la déclaration des droits de l’homme et à Jésus-Christ qu’à Mahomet ou Gambetta ;
  • Vous qui ne voulez pas désespérer mais qui vous demandez qui pense encore comme vous ;

Sachez que vous pensez comme nous et que nous pensons comme vous !

  • Rejoignez-nous à l’université d’été de Civitas pour prendre part à notre lutte contre la destruction de notre pays ;
  • Unissez vos efforts aux nôtres pour que nous soyons plus nombreux et plus forts dans notre reconquête des communes françaises ;
  • Participez à la diffusion d’une doctrine politique contrerévolutionnaire qui se refuse de brader l’héritage catholique et français ;
  • Connaissez le réconfort de trouver des hommes et des femmes animés des mêmes pensées que vous et décidés à sauver la France ;
  • Si vous êtes catholiques, soyez les bienvenus car nous le sommes et nous fondons le relèvement de la France sur le règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ ;
  • Si vous n’êtes pas catholiques mais que vous aimez la France, l’ordre et que vous avez le souci du bien commun et de l’avenir, soyez aussi les bienvenus : nous serons heureux de vous accueillir parmi nous.

Nous vous disons à bientôt !

S’inscrire à cette université : en ligne ici

Téléphone du secrétariat dédié : 06 61 29 29 37

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L'émission "Synthèse" d'aujourd'hui sur Radio Libertés avec le pasteur Jean-Pierre Blanchard

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Ecoutez

l'émission

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Ras-le-bol !

Jarente de Senac

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Franchement, j’en ai marre de ces commémorations qui sont autant de renvois à nos défaites pour ce qui concerne le XXe siècle évidemment. On devrait les remplacer par une Journée du soldat, c’est-à-dire de tous ceux qui sont tombés au champ d’honneur des différentes boucheries bien souvent à cause de politiciens véreux comme le furent toutes ces figures séculaires de nos trois dernières républiques. Des Républiques d’escrocs au même titre que le République elle-même, toujours aux mains de la finance anonyme et vagabonde comme des lobbies divers et variés.

Ah ! 1914-1918. De cette guerre non seulement la France mais encore l’Europe entière ne se relèvera pas. A qui la faute ? Aux Anglais. Ces foutus rosbifs qui voulaient détruire la puissance allemande montante ont poussé ces stupides politiciens français, francs-macs pour la plupart, à déclarer la guerre à l’Allemagne. L’Angleterre  a laissé son empire, ce dont on se fout complètement, mais l’Europe a perdu son âme.

La Deuxième Guerre mondiale n’est que la conséquence de la première. Elle aura néanmoins pour conséquence majeure, la main mise américaine sur l’Europe occidentale et notre sortie de l’histoire. Nos autres guerres, Indochine et Algérie, ne sont que les conséquences collatérales de 1939-1945.

Aussi, de voir fanfaronner tous ces guignols, qui pour la plupart d’ailleurs n’étaient pas nés, relève bien d’un cirque républicain en mal d’identité. Cerise sur le gâteau, les jeunes générations regardent cela non sans stupéfaction, Mai 68 relevant à leurs yeux de la préhistoire.

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De la difficulté d’être Européen

Le billet de Patrick Parment

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Peut-on dire que l’Europe a pris un nouveau visage – voire virage - au regard des dernière élections ? Telle est la question bien shakespearienne qui se pose à nous.

Tenons-nous en aux faits. L’Europe, aux mains de la tambouille des libéraux (PPE) et de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates – à la botte de l’Allemagne et plus encore de son économie – n’est plus d’actualité. Nous sommes désormais en présence de plusieurs forces qui semblent s’équilibrer, ce qui peut rendre les négociations à venir plus difficiles. Tous les groupes ne sont pas à ce jour constitués mais on peut avancer que les rapports de force se joueront désormais à quatre entre les sociaux-démocrates mode Alliance, les écolos-centristes, une droite conservatrice, mode PPE,  et une nébuleuse populiste. Nul n’a la majorité et, comme ce fut toujours le cas, les décisions n’aboutissent qu’après négociations. A deux hier, à quatre aujourd’hui ? La première question qui se pose est, ira-t-on vers une réforme réclamée par les peuples de la gouvernance européenne – la disparition de la fameuse Commission par exemple – où bien va-t-on tout droit à la paralysie ? 

Beaucoup de questions sont en suspend dont celui central de la gouvernance. Qui devrait être aux mains d’élus et non de fonctionnaires nommés. Car à nommer un président de la Commission, cela revient à désigner celui qui contrariera le moins les parties en présence. On en a fait l’expérience avec José Manuel Barroso et plus encore avec Jean-Claude Juncker, deux personnalités aussi tristes que lugubres et surtout aux ordres de la finance et partisans de l’ouverture du marché européen à tous les vents.

Or, l’Europe est aujourd’hui face à une situation géopolitique bouleversée et dominée par la concurrence féroce que se livrent les Américains et les Chinois.  Jusqu’à ce jour, l’Europe a plutôt fait figure de terrain de jeu que de partenaire. Nul d’entre eux ne veut d’une Europe largement susceptible de venir contrarier leur hégémonie. Par ailleurs, et à la marge, deux puissances intriguent plus qu’elles n’inquiètent nos deux protagonistes, la Russie d’un côté, l’Inde de l’autre. La Russie se remet à son rythme de son passé communiste. L’Inde parce qu’elle est une puissance… en constitution de puissance avec son milliard d’individus, son modèle social basé sur les castes et de la cohabitation, loin d’être heureuse, entre islam et hindouisme. On notera en passant que tant la Russie, que l’Inde, la Chine et l’Europe appartiennent au plateau continental et que l’Amérique est une île face à eux. Raison pour laquelle, l’Amérique est, non seulement une puissance militaire, mais encore et surtout une puissance maritime. Selon Carl Schmitt qui domine la mer, domine le monde. Nous en avons, pour l’instant la démonstration.

On possède à ce sujet un bel exemple historique avec l’Angleterre qui, au regard de sa supériorité maritime a assurée, des siècles durant, sa suprématie économique et politique sur le vieux continent. L’antagonisme avancé par les géopoliticiens entre puissance maritime et puissance continentale se confirme bien. Certes, l’Angleterre a perdu de sa superbe et vient de décider de quitter le vaisseau européen. Pour son bien ? Pas si sûr.

L’autre fait marquant est le suivant : l’Europe n’est comparable à rien et la mère de tout. L’histoire européenne est un patchwork, un agrégat de nations qui se sont constitués au fil du temps à partir d’un substrat commun, son héritage gréco-romain qui demeure le fil conducteur qui les relie entre elles. Mais l’autre critère constitutif de cette Europe, c’est la guerre. C’est elle qui a forgé son espace, donné aux peuples leur personnalité et surtout fait progresser sa science et nourrit sa réflexion. C’est la raison pour laquelle il est illusoire de vouloir l’uniformiser. Il faut laisser aux peuples qui la constituent leur respiration propre. Pas besoin d’être devin pour comprendre qu’un Français n’est pas un Allemand, un Italien, un Espagnol, etc. ? et réciproquement. Mais c’est bien de cette différence dont se nourrissent les Européens. C’est donc d’abord cela qu’il faut préserver. Ce qui ne l’empêche pas de trouver des accords, voire une unité s’agissant du destin de notre espace qu’il faut protéger mais surtout aider à devenir ce qu’il est, une grande puissance. Ce qu’il faut, c’est susciter l’émulation entre nos différents pays et créer des synergies aussi bien sociale, scientifique qu’économique. Enfin, il paraît logique, au regard de l’histoire comme de la géographie de ne pas renvoyer la Russie à sa solitude et à sa tentation asiatique. Il faut aider ce continent dans le continent à redevenir une grande puissance. L’Europe a tout à y gagner. Tant il est vrai que culturellement parlant nous sommes quand même plus proche d’eux que de la soupe raciale américaine et son American Way of Life. Si d’aventure la nouvelle configuration européenne pouvait œuvrer dans ce sens, peut-être éviterons-nous la désagrégation qui fait plus que nous guetter.

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09:28 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Béziers. La Justice reconnaît que dénoncer le Grand Remplacement n’est pas « un appel à la haine »

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Lengadoc.info cliquez ici

C’est une belle victoire que la ville de Béziers a obtenu ce mardi. Poursuivi par plusieurs associations « antiracistes » pour avoir dénoncé le Grand Remplacement dans sa commune, Robert Ménard a été définitivement relaxé par la Cour de cassation.

« 91 % d’enfants musulmans » dans certaines classes à Béziers

C’était en 2016, sur le plateau de LCI, Robert Ménard avait alors déclaré : « Dans une classe du centre-ville de chez moi, 91 % d’enfants musulmans ». Le maire de Béziers avait également écrit sur Twitter que la rentrée des classes était « la preuve la plus éclatante du grand remplacement en cours. »

Des propos qui n’ont pas plu à certaines associations antiracistes (la LICRA, le MRAP, SOS Racisme, Maison des Potes, la Ligue des droits de l’homme et l’Union des étudiants juifs de France…) qui ont alors porté plainte contre Robert Ménard.

Condamné en 2017 en première instance pour incitation à la haine par le tribunal de Paris, Robert Ménard avait finalement gagné en appel en 2018. « Aucun des deux passages incriminés ne contenait un appel ou une exhortation, même implicitement formulée, à la discrimination, à la haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes déterminées, […] ni ne stigmatisaient les personnes concernées dans des conditions visant à susciter la haine à leur égard » selon le jugement de la cour d’appel. Un jugement qui a donc été confirmé ce mardi par la cour de cassation.

« Il est encore autorisé de décrire le réel »

Dans un communiqué, la mairie de Béziers s’est félicité de ce résultat et a dénoncé « un aréopage d’idéologues, d’antiracistes autoproclamés » qui voulait traîner Robert Ménard devant les tribunaux pour avoir décrit « la réalité de l’immigration en France, parler franchement du changement de population dans certains quartiers de nos villes et évoquer clairement les atteintes à notre mode de vie ».Masquer le message d’origine

Pour l’ancien patron de Reporter Sans Frontière cette décision de la Cour de cassation signifie « qu’il est encore possible de débattre. Qu’il est encore permis de parler, sans filtre, d’immigration. Qu’il est encore autorisé de décrire le réel. »

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2020 : LA FIN DE LA DROITE MUNICIPALE ?

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Franck BULEUX Metainfos.fr cliquez là

Les élections européennes ont laissé la gueule de bois au « parti de la droite et du centre », c’est-à-dire Les Républicains (LR). Ce mouvement d’union qui a succédé à l’UMP, qui lui-même reposait sur la fusion, en 2002, du RPR (Rassemblement pour la République, fondé en 1976 par Jacques Chirac, mouvement néo-gaulliste) et de Démocratie libérale (DL), mouvement dirigé par le libéral Alain Madelin, émanant de l’UDF (Union pour la démocratie française), alors maintenue par les anciens du Centre des démocrates sociaux (CDS) de François Bayrou. Cette unité proclamée n’avait rien de politique mais était purement électoraliste : le but était d’éviter d’être absent du second tour de la « mère des élections », c’est-à-dire l’élection présidentielle.

En effet, en capitalisant 17 % des suffrages exprimés en avril 2002, Jean-Marie Le Pen avait créé la surprise en se qualifiant pour le second tour face au président sortant, Jacques Chirac. Ce n’était pas le score de Le Pen qui était une surprise (il avait obtenu 15 % 7 ans plus tôt) mais l’élimination du Premier ministre d’alors, candidat socialiste, Lionel Jospin.

La droite de l’époque a su lire les résultats : certes, Lionel Jospin avait plafonné le score des socialistes à hauteur de 16 % mais en ajoutant les résultats de Jean-Pierre Chevènement (leader du Mouvement des citoyens, MDC, qui deviendra le Mouvement républicain et citoyen, MRC) et de Christiane Taubira, représentant les souverainistes progressistes et les radicaux de gauche, un candidat rassembleur à gauche aurait pu rassembler 25 % (rappelons que Lionel Jospin avait déjà obtenu 24 % en 1995 devant respectivement Jacques Chirac, Édouard Balladur et Jean-Marie Le Pen). Les calculs de la droite française étaient clairs : la désunion de la gauche a évité la présence de Lionel Jospin au second tour (plus que le score intrinsèque du Menhir) et la présence de Bruno Mégret (près de 2.5 % des suffrages exprimés) a limité le score du leader du Front national, permettant ainsi au candidat-président Chirac d’être en tête, avec moins de 20 %…

La création de l’UMP n’est donc pas un virage politique européen ou libéral (ces virages avaient déjà largement été pris par l’ensemble des droites UDF et RPR) mais la possibilité, la garantie même pour le candidat estampillé de la droite et du centre d’être présent au second tour de la présidentielle, sachant qu’en 2002 le cumul des scores de Chirac et Madelin s’élevait à 24 % (sans compter le score de Bayrou, resté à l’écart de cette fusion, à 7 %). Cette stratégie s’avéra concluante en 2007, avec les 31 % de Sarkozy ainsi qu’en 2012 avec un président sortant à 27 %, malgré sa défaite au second tour face au maire socialiste de Tulle.

Mais cette stratégie a dévoilé sa limite électorale dès 2017, les 20 % de François Fillon, retombant au score de Chirac en 2002, sauf que, en 2017, contrairement à 2002, le candidat préalablement élu par les primaires de la droite et du centre est distancé par Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Le plafond de verre existe aussi pour les gaullistes depuis 1981, seul Nicolas Sarkozy a rassemblé largement plus du quart des Français, les Chirac-Fillon n’ont jamais, ou de peu, dépassé le cinquième des Français exprimés (20 %), réduisant à la portion congrue la droite historique.

Dimanche dernier, en obtenant à peine 8.5 % des suffrages exprimés, le candidat versaillais (qui avait déjà fait perdre à la droite un siège dit « imperdable » dans les Yvelines lors des élections législatives de 2017), Bellamy a totalement mis fin à la stratégie élaborée par Jacques Chirac en 2002. François Fillon avait, à la suite de l’affaire sortie par les officines du Canard enchaîné, annoncé la fin de cette stratégie, Bellamy, lui, enterre la politique de la présence de la droite au second tour.

En effet, même lorsque Nicolas Sarkozy obtenait 12 % aux élections européennes de 1999, il était distancé par une autre liste de droite, emmenée notamment par Charles Pasqua, qui culminait à 13 % (soit un total de 25 % face à François Hollande en tête de ce scrutin avec 21 %), alors qu’il y a une semaine, Bellamy et les LR n’ont aucune réserve, si ce n’est les 6 % cumulés des listes de Debout la France (DLF) et de l’Union des démocrates et des indépendants (UDI). Et encore…

Pire encore, les élections municipales se profilent, prévues en mars 2020. Or, les élections municipales de 2014, dans la foulée des défilés de La Manif pour tous, ont été extrêmement favorables aux partis de droite, UMP et UDI. De nombreuses municipalistes sont passées de gauche à droite, malgré, parfois, le maintien de listes FN dont les résultats ont été positifs avec le gain d’un certain nombre de mairies, dont Fréjus, Beaucaire, Mantes-la-Ville et une mairie de secteur à Marseille. Le chantre de l’union des droites, Robert Ménard, soutenu par le FN et DLR (devenus respectivement RN et DLF), enlevait la mairie de Béziers, élection emblématique de la poussée nationale des droites. Par exception, Paris et Lyon restaient socialistes avec Anne Hidalgo et Gérard Collomb, passé depuis à La République en marche (LRM) et par le ministère de l’Intérieur.

Justement si Gérard Collomb symbolise le passage de socialistes municipaux vers le mouvement fondé par Emmanuel Macron, il existe aussi, à l’instar d’Édouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin ou Sébastien Lecornu, un vaste mouvement des anciens LR vers LRM. Et discrètement mais ostensiblement, de nombreuses municipalités sont passées de LR vers LRM. L’électeur avait voté pour LR ou le PS, il se retrouve avec une équipe « En marche ! », certes le mandat n’est pas impératif en France mais le respect du choix des électeurs ne semble pas poser question aux élus.

La droite municipale, largement victorieuse lors des municipales de 2014, puis des départementales de 2015, avait déjà commencé à compter ses voix lors de la présidentielle de 2017, puis des législatives qui ont suivi. Le score de François Fillon, pour faible qu’il fut, n’était pas ridicule et les législatives ont permis, mis à part les départs des ministres « traîtres », de conserver la deuxième place face à des candidats, pour la plupart inconnus, élus estampillés Macron.

Mais depuis les résultats des européennes, les calculs vont bon train. Les villes de droite, notamment en Île-de-France, ont largement mis en tête Nathalie Loiseau, reléguant à la deuxième, voire à la troisième place, le candidat LR. Déjà, des maires élus LR pensent fonder, comme le maire de Quimper, Ludovic Jolivet, un mouvement de centre droit permettant de perdre l’étiquette LR, jugée répulsive car de moins en moins mobilisatrice. D’autres initiatives sont en cours, notamment la formation d’un nouveau groupe à l’Assemblée nationale, sachant qu’il existe déjà un groupe d’élus venant de la droite et du centre macron-compatibles, le groupe Les Constructifs proche du parti politique AGIR dont le leader est le ministre de la Culture, (militant LGBT) Franck Riester… Bref, se constituent sous nos yeux une kyrielle de mouvements de centre droit prêts à soutenir Emmanuel Macron lors de la présidentielle de 2022. Le Modem de François Bayrou ne lui a pas suffi…

Le problème des élections municipales est leur cruelle visibilité. Seules les grandes villes ont droit au chapitre durant la campagne électorale et lors des résultats. Les scores du RN peuvent être intéressants, notamment sur la côte méditerranéenne, entre Menton et Perpignan mais au-delà ? La victoire à Beaucaire de 2014 et demain, qui sait, à St-Gilles (première municipalité d’une taille importante FN en 1989) dans le Gard mais la campagne va se focaliser sur Paris, Lyon, Lille, Nantes, Strasbourg, Rennes, Toulouse, Bordeaux, Grenoble… Bon, mis à part les scores du Sud (Marseille, Perpignan, Nice, Toulon), les scores du RN sont faibles, quelles qu’en soient les causes.

Ce que les élections européennes annoncent, c’est, au-delà du maintien du RN au niveau national (23 %) et de la déroute de la droite (8 %), la force de La République en marche dans les métropoles françaises.

Certes, ces résultats vont ancrer le fossé entre populations urbaines, bourgeoises et boboïsées et les populations oubliées, celles plus rurales, celles des ronds-points des Gilets jaunes… Peut-être ces populations auront leur mot à dire lors des élections départementales et surtout régionales de 2021.

Mais d’ici là, les élections municipales vont jouer un rôle déformant en faveur du président Macron. Le jacobinisme français, les polarités urbaines de la France vont faire, a priori, apparaître des scores des listes de LRM très élevés et peu importe, pour le président Macron, s’il s’agit de colistiers venus de la droite ou de la gauche…

Lyon et Le Havre sont deux symboles. LRM s’installe, son « économisme » lui permet de rassembler la droite municipale. Que restera-t-il à la droite, LR et RN, au sortir des municipales de 2020 ?

2014 semble bien loin. Il va falloir se battre, d’un côté pour Cannes et Versailles, de l’autre, pour Fréjus et Beaucaire. Ce ne fera pas la « une » du « 20 heures ».

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08:39 Publié dans Franck Buleux | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook