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dimanche, 07 juin 2026

J’ai assisté au procès de Thomas Joly, qui veut mettre l’islam hors d’Europe

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Hector Poupon, Riposte laïque cliquez ici

Poursuivi par la « Justice française » pour avoir écrit sur son blog « Il est de notre devoir de laisser à nos enfants autre chose qu’un dépotoir du tiers-monde où ils se feront violer et égorger » illustré avec l’affiche « Donnons un avenir aux enfants blancs », mais aussi pour avoir écrit « Avec Marion Maréchal, défendons nos traditions, notre identité, notre civilisation et foutons l’islam hors d’Europe », Thomas Joly, président du Parti de la France, passait devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, jeudi dernier, 4 juin 2026, à 13 h 30. Les propos incriminés remontaient à 2023.

Une dizaine de sympathisants sont présents, mais ils devront se farcir plusieurs affaires avant que ne commence l’audience tant attendue. Parmi celles-ci, le procès de Bruno Attal, membre de « France Police-Policiers en colère ». Il est poursuivi pour injure à caractère raciste par l’ex-députée LFI Rachel Kéké, présente à l’audience, pour quelques tweets la mettant en cause et jugés racistes par cette dernière. Bruno Attal se défend seul et avait bien l’intention de ne pas se laisser intimider par le tribunal. Sans entrer dans les détails, on a eu droit à un psychodrame, lorsque Mme Kéké s’effondre à la barre. Difficile de comprendre ce qu’elle racontait, sinon que tout le monde il était méchant, tout le monde il était raciste. SOS Racisme s’était porté partie civile…

Lorsque s’ouvre le procès de Thomas Joly, ce dernier reconnaît être le président du Parti pour la France et directeur de publication du site en ligne thomasjoly.fr. Il plaide d’abord la nullité de la procédure pour imprécision de la poursuite : flou artistique entre délit de diffamation envers une personne, puis délit de diffamation envers un groupe de personnes… Puis un juge assesseur lui pose différentes questions :

  • Qu’est-ce qui vous a amené à créer ce visuel ?
  • Pour quelle raison l’avez-vous choisi ?
  • Est-ce que vous entendez exclure de la communauté nationale, des étrangers ?
  • Pensez-vous que vos propos peuvent attirer la haine ?

Thomas Joly explique que son parti avait besoin d’un slogan fort s’inscrivant dans  le cadre d’une campagne électorale,  que l’image parle d’elle-même, que défendre des gens qui sont la cible d’une criminalité croissante est légitime…

Le président tente une question plus vicieuse : « mettre l’islam hors d’Europe, comment vous y prenez-vous ? ». Souhaitant esquiver tout débat sur la remigration, qui d’ailleurs n’est pas l’objet du procès, notre accusé préfère ne pas répondre. Il rappelle toutefois qu’on a encore le droit de critiquer une religion, d’autant plus que l’islam est aussi un projet sociétal qui s’accompagne d’un programme politique explicite.

Arrive ensuite la plaidoirie d’Arié Alimi, avocat de la Ligue des Droits de l’Homme, l’association plaignante. On a droit à un historique de cette dernière, née de l’affaire Dreyfus en 1898. Les mauvaises langues diront qu’en sa qualité de vice-président de la LDH, il y a conflit d’intérêt au sein de la LDH mais passons… Ancrée dans le camp du Bien, il nous dit que son association lutte contre toute forme de haine. Puis il nous rassure en nous expliquant qu’elle agit devant les juridictions « avec parcimonie car elle défend aussi la liberté d’expression ». Mon œil ! Une manière de couper court aux rumeurs qui disent que les nombreuses actions menées devant les juridictions constituent  son fonds de commerce, comme d’ailleurs la suite nous le confirmera.


Rappelons que la très philanthropique LDH est une entreprise comportant une vingtaine de salariés (ou équivalents plein temps) avec des recettes de plus de 2,5 millions d’euros, dont 509.000€ de subventions publiques en 2023, État et collectivités territoriales (source Public Sénat), sans compter les subventions européennes. Dans son rapport moral de 2025, on peut lire que la priorité est la lutte « contre la montée en puissance des idées et de projets d’extrême droite » (sans parler de la lutte contre les violences policières et le soutien à la Palestine…).  Mais quasiment rien sur la défense de la liberté d’expression… cliquez ici

Bref, la LDH est mieux lotie qu’un parti politique puisqu’elle bénéficie de l’argent public, sans avoir de comptes à rendre.

La démonstration de maître Alami consiste à dire que les propos de Thomas Joly véhiculent des images de haine qui font référence à l’imaginaire hitlérien. « Ça commence toujours comme ça et l’on sait comment ça se termine » explique-t-il, faisant référence à la Shoah et au génocide du Rwanda. « Aucun doute qu’il pense à la remigration » lance-t-il en direction de l’accusé.

Il dit être horrifié par la phrase incriminée : « donnons un avenir aux enfants blancs » mais il passe sous silence le fait que le rappeur Nick Conrad a été acquitté en appel pour avoir appelé à « tuer les bébés blancs et à pendre leurs parents »… On espère que le tribunal n’aura pas la mémoire courte et saura juger en équité !

Sans aucune argumentation juridique sérieuse, il affirme que l’infraction est entièrement constituée et demande 10.000€ de dommages et intérêts pour la LDH + 2.000€ au titre des frais de justice. Étrangement, dans les conclusions écrites de la LDH, il n’était question que d’un euro symbolique, ce que le prévenu n’a pas manqué de rappeler.

Le MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples) vient derrière à la gamelle ! Il s’est constitué partie civile au dernier moment, se permettant de fournir ses conclusions à la partie adverse le jour de l’audience !  Il paraît que c’est légal ! Son avocate intervient d’une voix  fluette et monocorde, ce qui fait que le public n’a rien entendu de ce qu’elle disait, sauf sa demande de dommages et intérêts, moins gourmande que celle de la LDH,  mais tout de même de 2.000 € + frais de justice.

La procureur n’est guère plus audible et ignore son micro. « Quand il parle de protéger les enfants blancs, Thomas Joly est bien dans une logique d’exclusion » nous dit-elle. Mais elle reconnaît que l’islam, dans l’espace public, est protégé par la liberté d’expression. Pour l’affiche incitant à « donner un avenir aux enfants blancs » l’infraction est constituée, de même que pour la référence au « dépotoir du tiers-monde ».

Et en conclusion, cette jeune magistrate, genre première de la classe, demande au tribunal de constater l’infraction et d’infliger une amende « conséquente » au prévenu, sans toutefois en préciser le montant et sans requérir de peine de prison.

Thomas Joly revient à la barre et entame seul sa défense. Visiblement cela ne plaît pas trop au tribunal. Le président le coupe pour lui demander « de ne pas lire ses notes », alors que l’avocate du MRAP venait de faire la même chose ! Mais apparemment « elle en avait le droit » a-t-il ajouté. Faut-il y voir une solidarité corporatiste entre  magistrats et auxiliaires de justice ?

Thomas Joly rappelle un point essentiel  sur l’historique du procès : la LDH avait fait un signalement au parquet à l’encontre de M. Joly mais le Pôle national de lutte contre la haine en ligne avait émis un avis défavorable pour une éventuelle poursuite. De ce fait, c’est la LDH qui a porté plainte contre Thomas Joly, avec constitution de partie civile, et non le ministère public.

Concernant l’enquête sur commission rogatoire, il précise qu’il n’a pas été recherché le contexte politique des propos tenus, la portée réelle de la publication, l’existence d’une intention de provoquer et l’existence éventuelle d’un trouble à l’ordre public.

Thomas Joly souligne qu’il n’y a eu aucun appel à la violence et que le droit de la presse ne sanctionne pas une rhétorique polémique, fût-elle virulente, et qu’en droit français le blasphème n’est pas encore condamné.

Aucun argument juridique ne manque à sa plaidoirie, y compris les dispositions bien connues de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme et les références à la jurisprudence ne manquent pas.

Comme l’on s’y attendait, il demande à être relaxé du délit qui lui est reproché et que les parties civiles soient déboutées de leurs prétentions.

L’affaire est mise en délibéré et le jugement sera rendu le 4 septembre 2026 à 13 h 30.

10:50 Publié dans Revue de presse, Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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