vendredi, 15 mars 2013
Assises de Douai : les racailles homicides s'en tirent bien !
Yves Darchicourt
Aux Assises de Douai le procès d' un trio de nuisibles vient de se terminer. Chakib Quarkouri, Sofiane Bacha et Romain Bonnet étaient jugés pour avoir attaqué et tué Henri Bouquignaud, bijoutier à Cambrai, il y a un peu plus d'un an. La malheureuse victime avait été neutralisée au taser avant d'être poignardée à six reprises... 40€ de butin pour les brutes homicides !
Le Procureur Général avait, courageusement, demandé 25 et 20 ans d'emprisonnement pour Quarkouri et Bacha en tant qu'auteurs principaux et 10 ans pour Bonnet pour complicité par fourniture de moyens notamment. Les jurés les ont, courageusement, condamnés respectivement à 20, 17 et 7 années de prison. Courageusement, parce que dès l'annonce de la tenue du procès, la presse régionale a fort scandaleusement entrepris un véritable matraquage médiatique en faveur des accusés systématiquement présentés comme des jeunes gens paumés... de jeunes cambraisiens marqués par la vie... trois gamins perdus... trois copains brisés par ce qu'ils ont fait... ils devaient de l'argent à leur dealer. Le réquisitoire du ministère public a été stigmatisé comme extrèmement sévère, le verdict des assises qui n'ont pas tremblé a été estimé lourd... 20 et 17 ans pour deux gamins et 7 ans pour leur copain.
C'est à se demander si la presse locale - que les jurés ou leurs proches lisent probablement - n'a pas été payée par les avocats des trois racailles suburbaines tant le parti pris d'indulgence était évident. La victime elle n'a pas eu de chance, le plumitif moyen regrette sa mort certes mais laisse entendre à demi mots qu'il n'aurait peut-être pas dû résister, donner son bien et contacter son assureur... Et puis la mort d'un bourgeois sexagénaire doit elle briser la vie de jeunes des "quartiers" tellement pleins de promesses ? Bref, les trois petites frappes homicides - qui risquaient perpétuité - sortiront rapidement un à un de prison et dans moins de dix ans le gang Quarkouri sera reconstitué à l'identique : trois canailles en pleine forme prêtes à voler et à tuer à nouveau. Un beau résultat !
12:49 Publié dans Les articles de Yves Darchicourt | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Quand Frédéric Taddeï remet courtoisement Patrick Cohen à sa place :
12:07 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Ah ! les p’tites femmes, les p’tites femmes de Paris…
La chronique de Philippe Randa
Plus l’abstention est forte aux élections, plus les citoyens – qu’ils soient écœurés, blasés ou préfèrent les plaisir d’une partie de pêche le jour du scrutin – se détournent de la politique… et plus on organise de consultations ! À l’évidence, les échéances électorales, pourtant quasi-annuelles, ne suffisent plus. À celles-ci, sensées donner une parfaite image de la démocratie parlementaire jusqu’au plus profond de nos campagnes, voilà l’UMP, après le PS, à désormais organiser des « primaires » avant toute échéance électorale.
Celle qui vit s’affronter à l’automne François Fillon et Jean-François Copé pour la présidence de ce parti, aurait pourtant dû faire réfléchir les leaders actuels de celui-ci : coup fourrés, contestations, invectives, menaces, procédures arbitraires, promesse d’un nouveau vote à l’automne suivant, puis consensus (enfin !) sur la difficulté à organiser ce dernier, surtout dans la période de vaches très maigres que traverse l’UMP, « endettée de chez endettée »… De plus, aucun des camps n’est vraiment certain que ne se rejoue pas la pantalonnade déjà douloureusement (euphémisme !) vécue par les militants sincères.
Mais décidément, quand on ne veut pas comprendre, on ne veut pas… et le spectre d’une nouvelle empoignade interne vient d’être programmée sur la place publique.
Cette fois, c’est pour désigner en juin prochain le candidat de la droite ou du centre pour les municipales à Paris en 2014. Avec promesse de « processus “transparent” pour éviter tout psychodrame. »
Juré, craché, voté ! Foi d’UMP ! Si je mens, je suis élu !
T’as qu’à croire ! À peine le coup d’envoi de cette primaire officiellement lancé, celle-ci est contestée par une partie des prétendant(e)s à l’investiture, à commencer par Rachida Dati… Maire de l’excessivement conservateur VIIe arrondissement et accessoirement députée qui s’ennuie au parlement européen, l’ancienne Garde des sceaux ne rêve en effet que de revenir au premier plan de la politique nationale. Via l’Hôtel de ville de la Capitale…
Sur sa route – outre Anne Hidalgo, actuelle première adjointe au maire de Paris qui portera les couleurs socialistes et sans doute l’écolo-ministrée Cécile Duflot – se dresse Nathalie Kosciusko-Morizet, ex-porte-parole de Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012, que l’on suspecterait facilement, à la voir et à l’entendre, de s’être échappée d’un troupeau de Femen… les nichons et la petite culotte à l’air en moins !
Gageons que la primaire UMP se jouera, médiatiquement en tout cas, entre ses deux représentantes d’un sexe qui ne saurait être faible pour l’occasion.
Citons pour mémoire, les autres candidats déjà déclarés – en attendant quelques retardataires avides d’un coup de promotion personnelle bon marché –, soit Jean-François Legaret, Pierre-Yves Bournazel, Franck Margain… et une autre dame, Douce de Franclieu, dont le programme s’annonce particulièrement captivant si l’on en croit sa déclaration de candidature : « Atterrée par la volonté de l’UMP de pousser la candidature de Mme NKM à la tête de la Primaire pour Paris, M. Fillon ayant décliné et Mme Dati et d’autres ayant dit vaguement oui, j’ai décidé de présenter la mienne… »(1) et qui a au moins le mérite d’annoncer la couleur de ses motivations : « ancienne mère de famille maintenant sans profession si ce n’est candidate. »(2)
On sent tout de suite que l’un des points de la Charte des primaires, demandant aux candidats de « se respecter », « ne pas tenir de propos offensants ou risquant d’amoindrir leurs chances de victoire à l’élection municipale » et surtout de « se rassembler derrière (le futur candidat) et faire campagne en sa faveur », peut faire sourire quelques esprits facétieux.
Si ce mode de désignation d’un candidat fonctionne aux États-Unis d’Amérique, à l’évidence, il est au mieux inutile, au pire désastreux, de vouloir et de continuer à vouloir l’appliquer en France… Inutile en 2007 où la candidate socialiste issue d’une telle désignation s’est fait largement battre alors par Nicolas Sarkozy… et désastreux pour l’UMP qui offre ainsi, en moins d’un an et à deux occasions différentes, une image de division suicidaire sur fond de rancunes, de jalousies, d’ambitions et plus encore, d’un vide absolu de propositions politiques innovantes.
Car si un(e) candidat(e) à cette primaire avait un tant soi peu de programme à proposer, soyons certain que celui-ci n’intéressera guère les médias qui préféreront toujours rapporter les bisbilles, noms d’oiseaux et psychodrames des intéressé(e)s… et ces dernier(e)s, ne serait-ce que pour tirer la couverture médiatique à eux(elles), n’hésiteront jamais à les approvisionner régulièrement en « petites phrases » toutes plus croustillantes, mesquines ou assassines les unes que les autres.
Et comme à l’UMP, on n’est jamais en reste d’un gag, ne boudons pas notre plaisir en rapportant que « par sa mère Bénédicte Treuille, (Nathalie Kosciusko-Morizet) serait une lointaine descendante de Lucrèce Borgia »…
Du moins à en croire l’encyclopédie en ligne wikipedia… et c’est sans doute trop beau pour ne pas être vrai !
Notes
(1) ladepeche.fr cliquez ici 13 mars 2013.
(2) Sources AFP, 14 mars 2013.
11:01 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
"Crimes sans chatiment", une enquête de Jean-Loup Izambert sur les dessous des guerres actuelles...

De la guerre économique à la guerre totale !
Afrique noire, Palestine, Yougoslavie, Irak, Afghanistan, pays du Caucase et du Maghreb, Iran… De François Mitterand à François Hollande, les dirigeants de l’État français pactisent en secret avec des organisations terroristes pour engager la France dans les guerres planifiées et commandées par Washington.
Dans cette enquête sans compromis sur les coulisses des guerres contre la Libye et la République arabe syrienne, riche en révélations surprenantes, en documents inédits et en témoignages accablants, Jean-Loup Izembert (cliquez ici) met à jour le puzzle de vingt années de complicités criminelles contre le monde arabo-perse, l’Eurasie et l’Afrique.
Crimes sans châtiment : un nouvel éclairage sur les guerres contemporaines…
Crimes sans chatiment, Jean-Loup Izembert, Editions 20 coeurs, février 2013, 328 pages, 22 €
Pour l'acheter : Editions 20 coeurs, cliquez ici
09:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Dimanche soir, 23 h 00, sur Méridien zéro :

RBN Méridien zéro cliquez ici
08:48 Publié dans Sur les ondes libres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Exit le vote des étrangers, reste la naturalisation au rabais...

Gabrielle Cluzel
Boulevard Voltaire cliquez ici
Le gouvernement français vient de présenter plusieurs projets de loi de révision constitutionnelle. Le droit de vote des étrangers aux élections locales, 50e promesse du candidat François Hollande dans son programme, n’en fait pas partie.
La raison ? Sur cette réforme-là, le gouvernement sait pertinemment qu’il ne parviendrait pas à réunir les 3/5e des deux assemblées. Alors hein, c’est un peu comme les concours des grandes écoles, quand on est sûr de se planter, on ne se présente pas, ça évite des humiliations et des justifications désagréables, n’est-ce pas ?
Et puis, comme l’a concédé encore récemment Manuel Valls dans les colonnes du Monde, il ne s’agit pas « d’une revendication forte » de la société. Tu m’étonnes. Une litote pour dire qu’une majorité de Français y est fermement opposée, comme tous les sondages successifs le montrent, le démontrent et le remontrent.
Allez hop, emballé c’est pesé, Hollande a réussi à glisser au fond de sa poche avec son mouchoir par-dessus cette patate chaude refilée par le grand François 1er lui-même (pas le pape, ni le roi, mais le mari de Danielle), qui avait déjà fait en son temps la même promesse sans la tenir. Jusqu’à la prochaine.
Car disons-le, ce coup du vote des étrangers, c’est un nid à embrouilles inextricable. Il y a d’un côté ceux qui lui bottent le train, comme ces 75 députés qui, dans les colonnes du Monde, au mois de septembre dernier, le sommaient de se presser, fantasmant sur ce fantastique gisement de voix inexploité, et de l’autre le peuple français. Le peuple français qui n’a pas voté pour lui, dont, pour survivre, il faut soigneusement cultiver et arroser tous les matins les antagonismes… et c’est tout un art : pour le moment, c’est sous contrôle, électeurs du FN et de l’UMP se regardent en chiens de faïence. Mais si on les enferme tous deux dans le loft de l’opposition au vote des étrangers, ils vont finir, c’est certain, par s’embrasser sur la bouche.
Mais aussi le peuple français qui a voté pour lui, dont la belle unité pourrait sur cette question-là voler d’un coup en éclat. Les sondages, encore eux, sont formels : si les cadres sont tout à fait favorables au vote des étrangers, les ouvriers eux tirent la gueule, et pas qu’un peu. Cela s’appelle le socialisme version Comtesse de Ségur, et cela ressort dès qu’il est question d’immigration. D’un côté, Madame de Fleurville made in 7e arrondissement, toujours prête à accueillir les gueux d’où qu’ils arrivent, pourvu qu’ils aillent installer leur paddock dans les masures des manants et qu’elle-même puisse vite regagner, la conscience en paix, son château équipé d’un digicode doublé d’un interphone. De l’autre côté, pauvre Blaise qui commence à en avoir sérieusement sa claque de partager sans fin son pain bis et son logement HLM collé au périphérique.
Hollande n’a pas tort. Pourquoi se presser pour faire passer en force cette loi à haute valeur symbolique, quand il existe déjà un moyen bien plus simple, bien plus doux, bien moins voyant de faire voter des étrangers — sinon administratifs, du moins de cœur —, un moyen qui a fait ses preuves et plus encore : la naturalisation au rabais.
08:47 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |

























