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mercredi, 20 mai 2020

La peur pour faire accepter l’impossible

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Par Thierry Bouclier

A la fin des années 1980, le monde est saisi d’une angoisse alors que l’an 2000 se profile à l’horizon. Partout se répand la nouvelle que les ordinateurs vont devenir fous car ils ne sont pas programmés pour passer de 1999 à 2000. Le 31 décembre 1999, à minuit, ils vont afficher la date du 1er janvier 1900. La panique se propage. Tout va s’arrêter. Le système imploser. Les ascenseurs s’arrêter. Les avions s’écraser. Les centrales nucléaires exploser. C’est le bug de l’an 2000 et la grande peur du virus informatique. Au cours des quatre années qui précèdent le saut dans l’inconnu, les cam- pagnes se multiplient. Il faut absolument mettre à jour les ordinateurs pour éviter la catastrophe. Des sommes astronomiques sont dépensées par les entreprises afin d’être prêtes. Le 31 décembre, la planète retient son souffle. Minuit approche. La vie s’est figée. Les avions sont cloués au sol. Personne ne s’aventure à prendre un ascenseur. L’instant fatidique. Le moment du grand passage. Minuit retentit. Que se passe-t-il ? Rien. Absolument rien ! Nulle part. La vie continue. Les promo- teurs de la peur du virus informatique, au premier rang desquels se dresse Microsoft, peuvent contempler leurs poches. Elles sont remplies des juteux profits générés par la psychose qu’ils ont inoculée dans les opinions mondiales.

21 avril 2002. Jean-Marie Le Pen est qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle. Belle performance, même si tout le monde sait qu’il n’a pas la moindre chance de l’emporter lors de ce second tour. Qu’importe ! La peur du virus politique s’empare de la France pour deux semaines. La psychose est partout. Hitler et les camps. La déportation. Vision d’horreur. Manifestations. Défilés. Communiqués. Appels à la résistance. Cris d’angoisse. Le fascisme ne passera pas ! Il faut tuer Le Pen avant qu’il ne nous tue. Les prières montent vers le ciel. Des millions de personnes défilent dans les rues. Les enfants sont appelés à se joindre à l’exorcisme collectif. C’est le grand frisson le jour du tour infernal ! Le fascisme va-t-il triompher ? Le dimanche 5 mai, à 19 h 59, les Français sont devant leur poste de télévision. Ils retiennent leur souffle. A 20 heures, une immense clameur retentit. La France est sauvée. Le fascisme n’est pas passé. Jacques Chirac est réélu triomphalement avec 82 % des voix. Il peut se frotter les mains. Le spectre de la peur a encore rempli son rôle. Le 29 septembre 2007, Lionel Jospin, le battu du 1er tour, devait reconnaître que tout cet antifascisme n’était que du théâtre.

Pendant que ces deux comédies se jouaient, une autre s’est développée pour se poursuivre jusqu’à nos jours. Elle se fonde sur la peur du virus climatique. La terre se réchauffe. Nous allons tous mourir. Noyés par la montée des eaux provoquée par la fonte de la ban- quise. Brûlés par le soleil et l’augmentation des températures. Asphyxiés par les gaz et la pollution. L’apocalypse est proche. Il faut réagir ! Tétanisé et prison- nier de sa peur, l’homme occidental consent à tous les sacrifices. Il renonce à avoir des enfants. Il accepte d’être écrasé par une fiscalité verte. Il marche, pédale et met sa voiture au garage. Il subit les éoliennes qui saccagent ses paysages et détruisent sa vie. Il défile pour le climat. Il n’a pas le choix. C’est le prix à payer pour échapper au grand étouffement. L’Etat, avec sa fiscalité confiscatoire, et les promoteurs industriels, avec leurs énergies propres, peuvent se féliciter : l’argent coule à flots.

17 mars 2020. Le virus clinique a fondu sur la France. Il est partout. Invisible et assassin. Le pays est en guerre. La mobilisation générale est décrétée. Les morts s’ajoutent aux morts. C’est le plus grand cataclysme jamais connu depuis la fin du second conflit mondial. Encore plus meurtrier que Hiroshima et Nagasaki. La télévision, les radios et les autorités le proclament chaque jour. Du soir au matin. La peur s’empare à nouveau des populations. Confinement. Gestes barrières. Distanciation physique. Verbalisations et arrestations. Restez chez-vous ! Portez un masque ! La peur permet de tout imposer. La ruine économique du pays. La violation du droit de propriété, de travailler et d’aller et venir. La suppression pure et simple de la liberté du culte. Et chacun l’accepte. Sans rechigner. Sans se poser de question. Chacun souffre pour son bien. Pétrifié par la peur. La réponse à cette folie collective sera donnée en janvier 2021 : lorsque le nombre total des morts de l’année 2020 sera communiqué. Cette répose est prévisible : tout ça pour ça. En attendant le prochain virus. Et le retour de la peur.

Source : Présent 20/05/2020

                  

12:08 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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