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samedi, 17 décembre 2022

MOINS D’EAU, PEU DE GAZ ET PAS D’ELECTRICITE ?

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Pieter Kerstens

Manque d’imagination, ignorance, défaut d’anticipation et incompétence ont conduit les divers gouvernements depuis des décennies à prendre des décisions contraires aux intérêts de la France, mais également ailleurs en Europe.

Tous ces décideurs politiques nous affirment que la sécheresse conséquence de la canicule était « imprévisible » alors même que notre continent avait subi de très nombreux réchauffements climatiques ces 10 derniers siècles, selon les archives des régions concernées. Dans les pays tropicaux ou désertiques, les populations ont prévu des réservoirs qui se remplissent lors des épisodes pluvieux et constituent une réserve lors des saisons arides. Et pourquoi pas chez nous ? 

Le gaz, le pétrole, la houille sont aussi des matières stratégiques et moyens de rétorsion.

Par des trains successifs de mesures d’embargo et d’interdiction, la Commission Européenne de Mme Von der Leyen a causé des préjudices incalculables aux pays européens en manque de combustibles qui pénalisent tous les secteurs d’activités économiques, financières, industrielles et sociales.

L’addition va être salée pour chacun d’entre nous.

Tout cela au titre d’une « responsabilité morale » envers l’Ukraine et son président corrompu qui subissent une agression de la part de la Russie depuis 10 mois.

Mais en analysant cette situation, on retrouve des antécédents parmi les visées hégémoniques des Etats-Unis et particulièrement dès 1982. A cette époque pour le Pentagone il fallait empêcher la construction d’un second gazoduc soviétique (North Stream 2) qui doublait la capacité d’exportation de la Russie vers l’Europe. Et ceci sur la base d’une interdiction américaine à tout acquéreur de leur technologie de réexporter celle-ci sans autorisation.

« Les Etats-Unis doivent faire preuve de constance et de fermeté, assumer leur rôle de leader, ne pas dévier d’une politique dont les alliés comprendront finalement le bien-fondé. »

Voilà pourquoi l’Europe achète maintenant du gaz et du pétrole de schiste américains à des prix prohibitifs pour le plus grand bénéfice des USA. Et ceci explique aussi en partie les sabotages des deux gazoducs en mer du nord…

Selon un entretien de Louis Gallois dans le quotidien Le Figaro du 25 novembre :

 « la crise énergétique actuelle fait qu’aux Etats-Unis, l’énergie coûte désormais cinq à dix fois moins chère qu’en Europe. Il y a un vrai risque de délocalisation. Pour protéger son industrie, l’Allemagne a prévu de mettre en place pour les entreprises un bouclier tarifaire, soumis à l’accord de la Commission Européenne. Il est fixé à 130 euros le Mégawatt/h pour 70% de l’électricité consommée. En France, le même bouclier est à 325 euros le MW/h. Notre industrie sera vite placée dans une situation critique. La France propose à juste titre de plafonner le prix du gaz en Europe et de réviser le mécanisme européen de fixation des prix. Celui-ci lie le prix de l’électricité au prix du gaz qui a explosé suite aux diktats de Mme Von der Leyen en mars 2022. Il faut donc d’urgence changer ce mécanisme ou s’en abstraire comme l’ont fait les Espagnols et les Portugais. »

Dans le conflit Russo-Ukrainien, les torts sont partagés. Cette guerre n’est pas la nôtre !

Parce que dans un entretien au quotidien Der Zeit du 7 décembre dernier, Angela Merkel -chancelière allemande de 2005 à 2021- avoue les dessous cachés des accords de Minsk de 2014 et 2015. C’était une tentative de donner du temps à l’Ukraine pour s’armer, recruter des soldats qui seraient formés par les anglo-saxons et reprendre les provinces du Donbass.

Cette déclaration de Merkel confirme ce que disait déjà l’ex-président de l’Ukraine Petro Porochenko en juin dernier, qu’il n’avait jamais eu l’intention de respecter les accords de Minsk :

« Notre tâche était tout d’abord d’écarter la menace, ou au moins de retarder la guerre.

Nous nous sommes donnés huit ans pour rétablir la croissance économique et renforcer la puissance des forces armées. C’était la première tâche et elle a été accomplie. Malgré le fait que la guerre ait duré huit ans, en ce qui concerne une opération militaire de grande envergure, je pense que les accords de Minsk ont rempli leur rôle. »

Donc, contrairement à ce que nous affirment les médias audio-visuels (en surtout LCI « la voix de Kiev), dans les accords de Minsk, les dés étaient pipés et que l’Ukraine ne respecterait pas ses engagements. Cette hypocrisie de l’Allemagne, de la France, de l’Union Européenne et des Etats-Unis a malheureusement obligé la Russie à intervenir militairement pour mettre fin à la tentative de l’OTAN d’encercler et d’étouffer son territoire. 

Les responsables du chaos économique et financier que nous vivons aujourd’hui sont donc identifiés : Sarközy, Merkel, Obama, Hollande, Stoltenberg (OTAN), Porochenko, Zelenski et Macron, parmi d’autres adversaires mondialistes de Vladimir Poutine.

Et tout ceci bien sûr pour le plus grand bonheur des banksters de Wall Street.

17:06 Publié dans Les articles de Pieter Kerstens | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Conférence hier soir du Cercle Trégor et Goëlo prés de Tréguier

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Un public nombreux et attentif a assisté vendredi soir, près de Tréguier, à la conférence organisée par le Cercle Trégor et Goëlo pour présenter le nouveau livre de Bernard Germain, qui fut candidat de Reconquête ! dans la circonscription en juin dernier, "Callac, la mère des batailles" (Synthèse nationale).

Pierre Cassen, fondateur de Riposte laïque (cliquez ici), qui a préfacé ce livre, était l'invité d'honneur de cette conférence. Prirent avant lui la parole : Catherine Blein, présidente des Amis de Callac et ses environs, Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, et bien sûr, l'auteur du livre, Bernard Germain.

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12:56 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Un quoi qu’il en coûte trop élevé pour le Covid, mais insuffisant pour la crise énergétique !

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Marc Rousset

Macron a l’art de faire pour tout exactement l’inverse de ce qu’il faut faire, de ce qu’a fait et de ce que ferait le général De Gaulle (immigration folle, vente de nos entreprises à l’étranger, désindustrialisation, libre-échange, politique familiale, politique étrangère, fermeture des centrales nucléaires, valeurs sociétales décadentes, etc. ! L’Allemagne a été beaucoup moins généreuse et dépensière que la France pour le Covid, mais elle s’apprête à défendre ses entreprises, quitte à dépenser 200 milliards d’euros afin de préserver leur compétitivité, quitte à payer des prix élevés sur les marchés pour essayer de remplacer le gaz russe qui est en fait irremplaçable en 2023, selon l’AIE, pour 55 milliards de m3 de gaz , soit la capacité d’un seul des deux gazoducs Nord Stream 1 et 2 qui ont été sabotés d’une façon honteuse et machiavélique par l’Amérique et l’Angleterre ! D’où le refus de l’Allemagne de plafonner le prix du gaz dans l’UE !

Alors qu’il était inutile de confiner et, comme disait Pompidou, d « ’emmerder » tous les Français qui ont encore quelque chose dans le ventre, de gaspiller des sommes énormes pour empêcher les gens de travailler, Macron s’est lancé dans la politique d’un quoi qu’il en coûte pour le Covid qui a été le plus généreux de toute l’Europe, mais financé exclusivement avec de l’argent emprunté sur les marchés. Olivier Dussopt, le ministre des Comptes publics a déclaré que la pandémie avait en tout coûté entre 170 et 200 milliards d’euros à l’État. Ce chiffre correspondait à 70 milliards d’euros de dépenses exceptionnelles en 2020, plus de 70 Milliards d’euros en 2021, et « aux pertes de recettes car l’activité économique s’était arrêtée ». La dette publique française a donc été augmentée d’au minimum 170 milliards d’euros pour financer la crise du Covid ; il en résulte que le gouvernement Macron est maintenant encore plus coincé pour répondre à l’attente des ménages et de toutes les entreprises françaises, écrasées par l’augmentation stratosphérique du coût de l’énergie en 2022.

Que compte faire Macron face à la hausse des prix énergétiques ? Le coût global de l’explosion des prix du pétrole et du gaz est estimé par Bercy à 85 milliards d’euros par an, soit un prix équivalent au Covid. Mais cette fois-ci l’État aura pris en charge seulement 44 milliards d’euros en 2022 et 2023, soit seulement la moitié du coût de la crise énergétique. Et qui va trinquer plus particulièrement : pas les ménages pour des raisons électorales car ils ne paieront finalement que 5 milliards, alors que la facture supplémentaire des prix de l’énergie pour les ménages est de 32 milliards, un peu les grandes et moyennes entreprises qui bénéficient de l’amortisseur, chaque fois qu’elles seront capables de se défendre et d’augmenter leurs prix de vente, mais pas toujours (Arques, William Saurin).

Mais quid de nos boulangers, artisans, petits commerçants, petites entreprises qui ont moins de 10 salariés, moins de 10 millions d’euros de chiffres d’affaires, mais ont malheureusement une puissance électrique installée de plus de 36 Kw (fours, chambres froides, bacs surgelés, etc.) et sont donc soumis eux aussi au système de l’amortisseur et ne bénéficient pas du bouclier tarifaire, comme les ménages. Le fait d’avoir une puissance électrique installée de plus de 36 Kw fait que ces petites entreprises ne vont pas pouvoir bénéficier du bouclier tarifaire, mais seulement du système de l’amortisseur qui conduit à des augmentations délirantes et mortelles du coût de l’énergie ! Ça ne passera pas et des manifestations violentes sont à prévoir si le gouvernement ne modifie pas le système actuel !

Jacques Guillemain a déjà attiré notre attention sur ce site, sur le cas d’Alexandra, une boulangère en pleurs effondrée par le triplement de sa facture EDF. Finis demain le pain et la brioche, avec des factures d’électricité pour les boulangeries de 100 000 euros au lieu de 25 000 euros par an ! L’amortisseur tarifaire, comme son nom l’indique, ne fait qu’amortir, mais conduit les petites entreprises et quelques grandes à la faillite pure et simple ! 35 % de remise, si le prix de l’énergie est multiplié par 4, cela revient à multiplier le coût de l’énergie par 2,6 du jour au lendemain !

En fait, c’est l’Allemagne réaliste qui a raison ! Le système de l’amortisseur doit disparaître et tous les agents économiques doivent bénéficier comme les ménages du bouclier tarifaire, avec une faible augmentation de prix. Mais voilà… nous sommes en faillite et hyper-endettés avec tous les incapables du style Macron qui nous dirigent sans maîtriser les dépenses publiques et nous désindustrialisent depuis 40 ans. De plus, pour le Covid, on a trop dépensé ! La faillite de la France va se rapprocher encore davantage ! Il est peu probable que le gouvernement puisse maintenir le système de l’amortisseur sous peine de faillites trop nombreuses des commerçants, artisans et de délocalisation d’entreprises grosses et moyennes.
Ou sinon, il faut quitter le système actuel du prix de l’électricité dans l’UE, calculé sur le prix marginal de la dernière centrale électrique utilisant le gaz !

S’il veut faire passer la réforme des retraites, Macron n’a pas d’autre choix que de généraliser le bouclier tarifaire ! C’est lors de la crise du Covid et pendant 40 ans qu’il fallait faire des économies, mais surtout pas maintenant sur le dos des dernières entreprises énergivores délocalisables qui nous restent, ni sur le dos des boulangers, des commerçants et des artisans, sous peine de faire exploser la marmite !

12:55 Publié dans Tribunes de Marc Rousset | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Journal du chaos

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03:23 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |