jeudi, 11 décembre 2025
Nous sommes tous des prisonniers…
Guillaume d’Aram de Valada
La société hédoniste post-soixante-huitarde a imposé sa vision : se libérer de toutes contraintes. Par le mot contrainte, les « nouveaux prêtres » du « jouir sans entraves » savaient bien ce qu’ils professaient et quels dégâts durables ils comptaient imposer. On y est, messieurs ! Quel homme normalement constitué ne cherche pas à se libérer d’une contrainte, en l’effaçant au mieux, en la réduisant au pire ?
L’affaire était donc bien dans le sac avec ses slogans racoleurs pour esprits en mal de liberté immédiate : « Interdit d’interdire », « Le vieux monde est derrière toi », « Du passé faisons table rase », « Détruisons la famille traditionnelle » , « Libérons nos corps », et on en passe ……. Pourtant, l’affaire allait prendre un certain temps, comme le fût du canon à se refroidir, en gros deux décennies. Dans les années 80, le cliquet était bien arrimé en haut de la roue crantée. Vingt ans, l’âge de l’insouciance, l’âge où tout semble possible. Nos fils de bourgeois, théoriciens de la « libération de la société bourgeoise et de ses carcans » , celle-là même qui les avait bien nourris et qui les nourrit encore, en bousculant les codes, les principes jusqu’aux cellules de bases de la société, ils ont réussi leur coup, un coup de maître. Ils ont rendu l’individu interchangeable, libre de toutes contraintes sociales, familiales, professionnelles, libre de se passer de tout, y compris de lui-même.
Ils ont enfermé "l’homo festivus" dans une prison dans laquelle il veut vivre, dormir et crever jusqu’au bout, heureux d’être prisonnier d’un nihilisme qui ne dit et ne dira jamais son nom. Cette société diluée dans le relativisme permanent et dans la dictature intellectuelle, ce terrorisme qui fait plus de dégâts qu’une bombe dans un supermarché !
Cette société mettra longtemps à retrouver ses bases, ses "piliers en pierre de taille" et ses cellules traditionnelles vitales. Seules, certaines familles, qui ont fait le choix difficile et rigoureux de s’écarter de ce "modèle sociétal", ne sont pas emprisonnées. Elles se sont libérées en sciant les barreaux pour s’évader et vivre selon les vieux principes, les vieux codes, et les traditions communautaires traditionnelles, toutes ces valeurs fondatrices de la Cité. Elles ont construit leur isolats cher à Jean Raspail.
Il ne faut surtout pas se moquer de ces "Indiens" qui se regroupent dans leurs "forêts", dans leurs écoles, dans leurs foyers. Ils ont un grand mérite. Ils symbolisent en quelque sorte cette "garde avancée" de ce qui arrivera inéluctablement, lentement mais sûrement. Dès 1973, Le Camp des saints avait tout dit ou presque sur ce sujet. Ce livre prophétique de Jean R., même les politiciens de tous bords se le passaient sous le manteau, comme un pamphlet de leur propre inconséquence. Ce livre nous donne les clés du geôlier.
Toute la littérature de ce "vieux conquistador" repose sur la description même de la prison dans laquelle nous sommes enfermés. La masse des prisonniers célèbrent tous les jours leur prison, celle qu’ils ne veulent surtout pas quitter, non, surtout pas. Et, nous, dans nos "QHS" (quartiers de haute sécurité) dans lesquels on nous a parqués, on arrive tant bien que mal, en évitant le regard des matons, à se passer des mots écrits à la hâte, ces bouts de papier remplis d’espérance et de colère rentrée. C’est notre lien, notre "adrénaline", et aussi ce "miel" qui nous garde en vie….au nez et à la barbe des décérébrés de l’autre cour, à l’autre bout de la prison. La prison et ses "quartiers de haute sécurité", où les idées sont mises en coupe réglée, où ceux qui osent pourfendre l’idéal hédoniste soixante-huitard sont mis au mitard, la prison dans la prison, à fond de cale, avant d’être consumés à petits feux médiatiques.
Alors, que faire pour ne pas pourrir en taule ? Rassembler les taulards dans l’autre cour et mettre le feu à la prison, au risque de se faire mitrailler du haut des miradors ? Se battre contre ceux de l’autre cour, celle des post-adolescents attardés et drogués d’individualisme destructeur ? Pour ne pas mourir en taule, il n’y a qu’une seule chose à faire et c’est encore Jean Raspail qui le dit le mieux : « Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l’on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n’assiège plus parce que la vie s’en est allée ailleurs ».
Source : Le Nouveau Présent, cliquez ici.
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« Lénine était un champignon », un nouveau livre de Sylvain Roussillon
Militant, écrivain, conférencier, Sylvain Roussillon doit probablement à son éducation d’autodidacte de multiplier les centres d’intérêt les plus variés.
Ce recueil, vous invite donc à voyager parmi ses articles, parus entre 2022 et 2025 dans les journaux et revues aussi divers que Réfléchir & Agir, Livr’Arbitres, Zentromag, la Revue d’Histoire Européenne et quelques autres.
Ne cherchez aucun point commun, aucune liaison logique entre le texte consacré à la grande épopée des « Affreux » du Katanga, et celui qui traite de l’art culinaire des Futuristes, entre le papier qui évoque la lutte entre l’OAS et les Barbouzes et l’écrivain bourguignon Henri Vincenot. Il n’y en a pas. Et c’est justement cette variété qui donne à ce livre des allures de miscellanées, avec des thèmes glanés au fil de la curiosité de l’auteur.
Vous y retrouverez de l’Histoire, à travers des épisodes célèbres comme la Guerre de Sécession ou les JO de 1936, ou oubliés, comme le conflit irako-britannique de 1941 ou la participation de certains dreyfusards à la Collaboration.
Sylvain Roussillon s’est aussi attaché à partir à la découverte de certaines communautés marginales, dont toutes n’ont pas disparues, comme les Khevsours du Caucase, descendant des derniers Croisés, les scouts « intellectuels et barbares » du Kindred of the Kibbo Kift, les Cherokees sudistes de Stand Watie, ou les chrétiens cachés (kakure kirishitan) du Japon.
D’autres communautés, politiques et militantes cette fois, sont aussi de la partie, qu’il s’agisse des fascistes albanais, des proto-communistes français ou des « chemises dorées » mexicaines.
Vous y découvrirez des portraits d’hommes connus ou moins connus, mais qui ont tous marqué leur époque ou leur discipline. Quelques femmes marquent leur différence dans cette galerie de caractères, qu’il s’agisse de la Duchesse d’Uzès, égérie du nationalisme naissant, ou de l’extravagante Beate Uhse, pilote de la Luftwaffe et inventrice des sex-shops.
Au registre de l’extravagance et de l’insolite, l’article intitulé « Lénine était un champignon », dont est tiré le titre à ce recueil, donne le ton à ce spicilège toujours instructif, souvent divertissant et parfois déroutant.
« Lénine était un champignon », recueil d’articles 2022 – 2025 écrits par Sylvain Roussillon, préface de Xavier Eman, Ars Magna, 24,00 €. En savoir plus cliquez ici
12:19 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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In memoriam Jean-Gilles Malliarakis (1944-2025)
Yvan Benedetti Jeune Nation cliquez ici
Le même jour que Lajos Marton, le 7 décembre, nous quittait Jean-Gilles Malliarakis.
Que les temps sont durs ! La perte de nos amis, camarades ou connaissances de combat est la marque du temps qui passe, inexorable.
Quand je suis entré en militantisme à Paris, il était incontournable. Il occupait une place à la mesure de son tempérament. Je le revois dans sa Librairie française, où il avait succédé à Henry Coston, un fusil de chasse à portée de main derrière son bureau. Il est celui qui m’a conseillé la lecture d’un livre qui a marqué mes jeunes années : « Les 7 piliers de la Sagesse » de Lawrence d’Arabie. J’ai très peu milité avec lui, nous avons fait deux ou trois manifestations ensemble. Quand j’ai rejoint l’Œuvre française, le Regroupement nationaliste qui rassemblait son Mouvement Nationaliste Révolutionnaire avec celui de Pierre Sidos ainsi qu’avec le Parti Nationaliste Français venait de se dissoudre. Je me souviens aussi de ma première réunion militante en tant que spectateur à Paris, dans la salle historique des Sociétés savantes, aujourd’hui disparue. Je fus impressionné par l’éloquence et la verve du personnage politique que je découvrais.
Confronté à un choix, c’est vers Pierre Sidos et son Œuvre française que je me tournais, préférant la rigueur et la cohérence de la doctrine nationaliste de ceux de la rue Caillaux au tercérisme du condottiere « Mallia ». Nos chemins militants ensuite furent parallèles.
Un grand nom hélas trop peu connu aujourd’hui en politique s’en est allé.
Que son souvenir reste dans l’histoire de ce nationalisme de l’après-guerre d’Algérie qui reste à écrire.
11:55 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sarah Knafo mercredi soir sur France Info
11:47 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Fontenay-le-Comte (85), samedi 13 décembre, à 10 h : rassemblement des Patriotes pour la Paix
11:40 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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