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samedi, 24 janvier 2026

Le vrai visage du régime des Mollahs iraniens 

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Michel Festivi 

Au nom d’un antiaméricanisme des plus sectaires et primaires, et sans aucune réflexion de fond, beaucoup en France, les gauches surtout, mais pas que hélas, défendent directement ou indirectement le régime totalitaire des Mollahs iraniens, qui terrorise et assassine son peuple depuis 1979. Je lis, ici et là, des condamnations par avance, d’une éventuelle intervention américaine, et ce, sur l’hôtel autoproclamé de la haine de l’Occident, ce qui directement fait le jeu des pires tyrannies, la Russie de Poutine, la Chine communiste des molochs rouges, et d’autres contrées comme le Venezuela chaviste, le Nicaragua communiste et le Cuba castriste, voire de la Corée du Nord, toutes ces prisons de peuples à ciel ouvert, car qui se ressemble s’assemble.

Cette haine de soi, cette détestation de tout ce qui s’apparente à l’Occident, me font penser invariablement qu’il y a quelques années, du temps du bloc soviétique communiste triomphant, nombre d’intellectuels de droite comme de gauche, banalisaient ces systèmes martyrs des peuples, en mettant faussement en balance, les inévitables défauts des démocraties occidentales, et la première d’entre elle, l’américaine, avec l’oppression absolue qui avait cours au-delà du rideau de fer. J’ai le souvenir de comparaisons foireuses, du style : certes l’Union soviétique n’est pas une démocratie, mais franchement les États-Unis n’ont pas de leçons à donner etc., etc.…Cela faisait toujours le jeu des pires tortionnaires. Et peu importait que mille goulags fleurissaient alors jusqu’en 1991, et toujours aujourd’hui en Chine ou en Corée du Nord, Vietnam etc...

C’est pourquoi, il m’a semblé non seulement utile, mais édifiant, de relater les propos du fils d’un officier de l’armée iranienne, exécuté par les mollahs en 1982. Hirbod Dehghani-Azar, réfugié en France, est avocat franco-iranien. Comme on peut l’imaginer, de par ses origines et sa profession il travaille abondamment, pour documenter et illustrer avec une équipe de juristes, les massacres qui sont le fait des autorités iraniennes, afin de tenter de créer une Cour pénale internationale pour juger ces criminels, les miliciens du régime islamiste.


Les fondements du régime islamiste d’Iran : Polices et milices :

Hirbod (par souci de simplification, je n’utiliserai que son prénom), nous apprend, pour ceux qui en France l’auraient oublié, et ils sont plus nombreux qu’on ne le croit, que Khomeyni était un grand admirateur du régime nazi et de l’organisation des Frères musulmans. À cet égard, on peut faire un parallèle avec le grand mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini, qui fut un apologiste d’Hitler et du régime nazi, qui fut reçu à Berlin par Hitler avec tous les honneurs dû à son rang, qui appela ses coreligionnaires à soutenir l’effort de guerre du IIIème Reich, et aida grandement à la constitution d’une division de la Waffen-SS, la 13e division dite « Handschar » (le poignard) composée exclusivement de musulmans bosniaques en 1943.

C’est donc cette filiation historique, que l’on retrouve chez les mollahs iraniens. Comme le commente notre avocat iranien, Khomeyni et ses sbires, ont immédiatement constitué, en 1979, une police redoutable, outre une milice paramilitaire : Les gardiens de la révolution. Et ce, à l’image des SA et des SS. La constitution théocratique iranienne légitime ces forces militaires et paramilitaires comme « une armée idéologique », ayant en charge la protection des frontières et « le djihad à travers le monde ». On sait notamment que le Hamas palestinien, le Hezbollah libanais et les Houthis du Yémen, sont directement aidés et financés par l’Iran. Et l’on retrouvait toute cette engeance dans le Venezuela chaviste, aussi par exemple.

Or l’on sait, que ce sont principalement les Gardiens de la révolution, ou les Bassidj et pasdarans, la milice civile des gardiens de la révolution, qui sont à l’origine principale des massacres perpétrés à l’encontre de la population qui manifestait pour son ravitaillement, mais surtout, pour sa libération de la tyrannie religieuse.

Organisées en réseaux locaux, ces polices savent parfaitement intimider, frapper et arrêter. L’article 150 de l’actuelle constitution iranienne impose à ces forces « de protéger la Révolution ». Quant aux polices antiémeutes ou de sécurité, leurs missions sont de procéder à des encerclements, des interpellations et des mises en détentions.

Hirbod nous apprend aussi, que des miliciens étrangers, notamment irakiens, ont participé à ces massacres. Car il est plus facile pour des étrangers, de tirer sur la foule.

La chaîne de commandement : la verticale de la terreur 

Cette construction politico-militaire repose avant tout sur le Guide suprême de la révolution islamique, comme en Allemagne nazie sur le Fuhrer, ou en Russie soviétique sur le Vodj. Ce dernier détient l’ensemble des pouvoirs régaliens et contrôle les forces armées, l’appareil sécuritaire et judiciaire. Ensuite, la colonne vertébrale est constituée par les Gardiens de la Révolution, puis les commandements locaux de la police, les unités antiémeutes et les services de renseignement.  Au bout de la chaîne, l’appareil judiciaire, totalement sous contrôle, termine la besogne. Les mises à mort sont légion, les manifestants sont invariablement qualifiés « d’ennemis, d’agents de l’étrangers ». Les exécutions à mort sont mises en scène et filmées ou photographiées pour semer la terreur, comme dans l’Allemagne de Hitler, ou l’on filmait les audiences du Tribunal du peuple, puis les pendaisons aux crocs de boucher, de ceux qui s’étaient révoltés contre le régime le 20 juillet 1944 par exemple.

Les coupures d’internet et des moyens de communications, ont pour but d’assassiner sans témoins, empêcher la documentation des crimes, procéder à des arrestations de masse, y compris dans les hôpitaux. Le nombre des victimes est impressionnant. Depuis 1979, on évalue à plusieurs dizaines de milliers d’exécutions, et par exemple en 1988 entre 3.000 à 5.000 exécutions secrètes de prisonniers politiques. Depuis le début des manifestations, qui ont commencé fin décembre 2025, Hirbod évoque, selon ses sources, un chiffre qui oscille autour de 12.000 victimes de la répression, selon la presse d’opposition et les estimations des professionnels de santé.  

Peut-on parler de crimes contre l’humanité ?

Oui, pour cet avocat franco-iranien, et ce sur le critère de l’article 7 du statut de Rome, car il ne s’agirait pas de simples violences même d’État, comme a semblé le dire, Emmanuel Macron, ces meurtres, assassinats, emprisonnements, tortures, viols, disparition, ont été commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique contre une population civile sans défense, et en connaissance de cause. Le black-out de l’information est aussi un procédé pour cacher ces tueries.

Plusieurs fois, les organisations internationales ont conclu que ces trop nombreuses violations des droits, s’apparentaient, en Iran, à des crimes contre l’humanité. Des schémas de tortures, de viols, de pressions constitueraient des crimes de masse. La terreur est devenue un outil politique, l’Histoire a démontrée, que de la Terreur révolutionnaire de 1793/1794, aux exactions actuelles, en passant par tous les crimes du communisme, qu’il y avait un continuum certain.

Par lâcheté, par pusillanimité, la France comme l’Europe n’ont toujours pas classé le corps des Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste. Comme cela a été le cas pour les Frères musulman, d’où le vote en ce sens d’une résolution, par l’Assemblée nationale, le 22 janvier 2025, les gauches et l’extrême gauche, votant toute honte bue, en faveur de cette confrérie terroriste. Car encore une fois, tout se tient.

Hirbod a donc constitué une équipe de juristes, et lancé une plate-forme de recueil des preuves de ces crimes, avec l’aide d’un QR code ou un lien, où les témoins peuvent, anonymement, avec horodatage et géolocalisation, déposer leurs dires et témoignages en vue d’une future procédure et pour préparer l’après république islamique et éviter la loi du Talion.    

Pour conclure :

Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix en 2003, réfugiée à Londres a témoigné, - (car elle a toujours des contacts en Iran) -, que beaucoup de victimes avaient encore leurs aiguilles de perfusion dans le bras, elles ont donc été exécutées sur leur lit d’hôpital. Pour elle, en moins d’une semaine, la république islamique aurait tué près de 20 000 personnes. Elle dénonce aussi les crimes perpétrés par des Afghans, et des miliciens irakiens, qui ont aussi combattu en Syrie. Après l’internationale communiste, l’internationale islamique.

Elle aussi, attend de l’Europe plus de fermeté, l’expulsion des ambassadeurs iraniens, le rappel de nos propres plénipotentiaires. Inscrire sur la liste des organisations terroristes les gardiens de la révolution et imposer des sanctions. Shirin Ebadi était juge en Iran en 1979. Elle a été évincée, car les femmes ont été interdites de la fonction de magistrat. Elle s’est exilée en Angleterre.

Je vous livre sa conclusion « Sous le Chah, nous disposions de libertés individuelles et sociales. Nous pouvions choisir où aller, manger ce que nous voulions, fréquenter qui nous voulions. Mais nous n’avions pas de liberté politique. Or, la révolution ne nous a pas apporté la démocratie tant rêvée, et en plus nous avons perdu nos libertés individuelles. Si le chah était resté, nous aurions finalement mieux vécu... ». Effectivement, un magazine, il y a quelques années, avait exposé des photos d’iraniennes de Téhéran, au début des années 1970, des étudiantes, de jeunes travailleuses, toutes souriantes et en mini-jupes. Aujourd’hui, elles sont fantômisées, toutes de noir vêtu, et on ne voit plus leurs visages. C’est cela que défendent les extrêmes gauches et les gauches françaises et européennes, en refusant par exemple d’inscrire la confrérie des Frères musulmans comme organisation terroriste.   

14:32 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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