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mardi, 27 janvier 2026

Espagne : Pedro Sanchez s’apprête une nouvelle fois à régulariser des milliers d’immigrés clandestins, avec la complicité du Roi

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Michel Festivi 

Il n’en finit pas, à peine une vague de régularisation est faite, qu’une autre suit. On apprend que le gouvernement socialo-communiste, indépendantiste espagnol entend réguler une nouvelle masse d’immigrés irréguliers, soit 500.000 environ.

Les critères sont extrêmement souples : être arrivé (illégalement) en Espagne depuis au moins cinq mois, et ce avant le 31 décembre 2025. À partir d’avril, les demandes de légalisation pourront être formulées jusqu’au 30 juin suivant. Pour évincer le parlement, où il n’a plus de majorité certaine, Sanchez profite d’une disposition constitutionnelle, le décret royal, donc il lui faut impérativement la signature du Roi. Si l’annonce tonitruante a été faite par la porte-parole du gouvernement et ministre de la Sécurité sociale et des Migrations, c’est que vraisemblablement, Sanchez s’est assuré du fait que le Roi signera ce décret.

Bien sûr, les deux partis communistes espagnols qui soutiennent le gouvernement, Podemos et Sumar sont à fond pour, et ont poussé à la roue grâce à une pétition qui a recueilli 600.000 signatures, soutenue par 900 associations.

En réalité, ce coup fourré de Pedro Sanchez a plusieurs causes non avouables. Premièrement, parvenir comme en France, à une représentation massive d’immigrés, qui parvenus ensuite à devenir Espagnols, pourront voter à gauche et à l’extrême gauche, se constituer ainsi un futur électorat. Car toutes les études d’opinion tendent à prouver, que petit à petit, le citoyen ordinaire qui votait majoritairement PSOE, se détourne de ce parti pour se reporter sur Vox ou le Parti populaire. Le phénomène est encore moins massif qu’en France, mais il en prend le chemin

Depuis 2023, le PSOE subit des revers électoraux considérables. Il a perdu les élections régionales et municipales en 2023, puis aux législatives anticipées de juillet 2023, il est devenu le 2e parti au Cortès derrière le Parti populaire, et n’a pu se maintenir que grâce aux communistes de Podemos et Sumar, et surtout des indépendantistes catalans et basques, dont le parti Bildu, successeur politique de l’ETA. Sa majorité ne tient qu’à un fil et subi les chantages permanents des partis indépendantistes qui font la pluie et de beau temps.

Le PSOE vient de prendre une raclée électorale en Estrémadure, le 21 décembre dernier, et la perspective d’une nouvelle défaite en Aragon, le 8 février prochain se dessine à grands traits, comme en mars en Castille et Leon. Tous les sondages lui prédisent une catastrophe électorale en cas de nouvelles législatives, prévues en principe en juillet 2027, mais beaucoup de politologues pensent que Sanchez ne pourra pas tenir d’ici là, d’où cette débandade invétérée.

Ensuite Sanchez qui subi actuellement, lui ou ses très proches, des enquêtes judiciaires, est confronté à évènements tragiques. Le réseau ferroviaire espagnol est en ruine, faute d’investissements massifs et de plus les marchés publics sont rongés par une prévarication et un favoritisme abyssal. Pour s’en sortir et éviter que le Parti populaire ne reprenne résolument le dessus, Sanchez aurait trouvé une parade. Tout faire pour faire monter le parti Vox, qui se bat contre l’immigration massive et débridée et pour l’unité de l’Espagne. Vox a le vent en poupe dans tous les sondages, les récentes élections en Estrémadure l’ont démontré. En faisant progresser Vox par ses mesures au profit de l’immigration, Sanchez espère nuire au Parti populaire. Mais jouer ainsi avec le feu peut être extrêmement dangereux, pour le PSOE.

N’oublions pas que l’Espagne reste la porte d’entrée majeure des immigrés clandestins vers l’Europe et singulièrement vers la France. 

15:50 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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