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dimanche, 26 avril 2026

UN GRAND ENTRETIEN AVEC MICHEL FESTIVI, AUTEUR DU CAHIER D'HISTOIRE DU NATIONALISME CONSACRÉ AUX PHALANGES ESPAGNOLES, SUR BREIZH INFO

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« Le national-syndicalisme espagnol fut radicalement à part » : Michel Festivi raconte l’histoire des Phalanges 

Source Breizh info cliquez ici

Figure régulière de Synthèse nationale et auteur d’une œuvre déjà conséquente sur l’histoire de l’Espagne contemporaine — dont une biographie de Miguel Primo de Rivera et un ouvrage sur la guerre civile, L’Espagne ensanglantée —, l’historien Michel Festivi publie cette fois une synthèse consacrée aux Phalanges espagnoles, dans la collection « Les Cahiers d’histoire du nationalisme » dirigée par Roland Hélie.

Un volume de 150 pages, accessible au grand public, qui retrace la genèse, la trajectoire et l’héritage de ce mouvement national-syndicaliste né dans l’effervescence des années 1930, autour des figures fondatrices de Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo et José Antonio Primo de Rivera. Pour Breizh-Info, l’auteur revient sur la spécificité de cette « troisième voie » à l’espagnole, profondément marquée par le catholicisme, le castillanisme et l’héritage impérial, mais aussi sur le destin tragique d’un courant que l’unification franquiste finira par broyer.

L’occasion également d’éclairer, à la lumière de l’histoire, les lignes de fracture d’une Deuxième République qui portait en elle, selon plusieurs historiens et des témoins républicains eux-mêmes, les germes du chaos, et d’évoquer les lois mémorielles voulues par l’actuel gouvernement de Pedro Sánchez pour imposer une lecture officielle de cette période. Entretien (passionnant).

Breizh-info.com : Les Phalanges espagnoles est votre cinquième livre, et le quatrième consacré à l’histoire contemporaine de l’Espagne. Qu’est-ce qui vous a poussé, cette fois-ci, à centrer un ouvrage spécifiquement sur l’histoire des Phalanges — Las JONS, la Falange Española, puis leurs avatars successifs ? Quel vide cherchait-il à combler dans la bibliographie francophone ?

Michel Festivi : C’est en réalité mon 6e ouvrage consacré à l’histoire de l’Espagne. Pour être honnête, c’est Roland Hélie, le directeur de Synthèse nationale, qui publie un blog quotidien et une revue trimestrielle au titre éponyme, dans lesquels je collabore régulièrement, qui m’a demandé, pour sa collection « les Cahiers d’histoire du nationalisme », d’écrire cette histoire des Phalanges espagnoles. C’est donc le numéro 32 de ces Cahiers. J’ai accepté d’autant plus volontiers, que cela complète parfaitement je crois, ce que j’ai déjà écrit sur cette période, et à chaque fois, Breizh info m’avait accordé un entretien, ce dont je l’en remercie vivement. Ce n’est pas tant un vide que je cherchais à combler, car Arnaud Imatz, l’un de mes préfaciers sur ma biographie de Miguel Primo de Rivera, a écrit une œuvre considérable sur José Antonio et le national-syndicalisme (1). Le regretté Jean Claude Valla avait aussi publié un opuscule sur Ledesma Ramos (2), et feu Olivier Grimadi, un cahier sur José Antonio (3). Mais Roland Hélie souhaitait une synthèse actualisée sur l’histoire de ces phalanges, accessible au plus grand nombre.

Breizh-info.com : Vous évoquez en introduction l’onde de choc provoquée par la Première Guerre mondiale et l’émergence du bolchévisme léniniste, qui vont bouleverser la scène politique italienne, allemande, puis espagnole. Pourquoi l’Espagne, restée pourtant neutre durant le premier conflit mondial, a-t-elle été à ce point traversée par ces bouleversements idéologiques au cours des années 1920-1930 ?

Michel Festivi : Aucun pays européen n’a été épargné par les bouleversements considérables qu’ont provoqué les désastres matériels, humains et économiques de la 1ere guerre mondiale, ainsi que l’arrivée du bolchévisme en Russie fin 1917, qui entendait s’étendre au monde entier, par son bras armé de la IIIe internationale à partir de 1920. L’historien allemand Ernst Nolte, les italiens Emilio Gentile ou Renzo de Felice, ont chacun en ce que les concerne, largement approfondi et documenté cela, en explicitant comment les fascismes allemand ou italien ont été une « réaction » de défense contre l’internationalisme communiste, par la mise en exergue de la nation comme point d’ancrage. Certes ce fut en premier lieu, les vaincus de cette guerre, ou ceux qui ont vu leur victoire « mutilée » qui en ont subi le choc le plus fort. Mais la Roumanie, la Grèce, la Bulgarie, la Hongrie, la Croatie ont été traversées par des mouvements « fascistes » ou apparentés. Aucun pays n’a été épargné et même la France avec dans les années 1925/1927, un mouvement comme le faisceau de Georges Valois (4). L’Espagne connut elle aussi, ce phénomène très particulier, qui voulait affirmer une synthèse nouvelle, une troisième voie, pour dépasser le capitalisme et le socialisme, surtout après la crise de 1929, qui pourtant fut bien moins importante qu’en Allemagne par exemple. Neutre pendant cette guerre « européenne », L’Espagne souffrit une crise grave en 1917, qui fut matée par l’armée et connaissait d’autres déséquilibres économiques et sociaux, qui pouvait la rendre apte à cette recherche d’une 3e voie.

Breizh-info.com : Le national-syndicalisme espagnol se présente comme une « troisième voie » entre capitalisme libéral et socialisme marxiste. En quoi cette proposition espagnole se distinguait-elle, dans sa doctrine économique et sociale, du fascisme italien de Mussolini ou du national-socialisme allemand ? Peut-on parler d’une spécificité hispanique réelle, ou s’agissait-il d’une simple adaptation locale de modèles étrangers ?

Michel Festivi : Ce qu’il faut bien comprendre, et c’est ce que j’ai tenté de faire valoir dans cet ouvrage, c’est la spécificité de chaque nation, de chaque histoire nationale. Chaque trajectoire historique a été et est profondément différente. De là des particularités très éloignées les unes par rapport aux autres. L’Espagne avait été un très grand pays-empire aux XVIe et XVIIe siècle. Son histoire est radicalement différente de celle de l’Allemagne et de l’Italie, états des plus récents. Sous Charles Quint, Philippe II et plusieurs de leurs successeurs, le soleil ne se couchait jamais sur l’Espagne et ses possessions américaines, africaines, asiatiques. Cela a laissé des traces indélébiles, tout comme la Reconquista sur les mahométans, qui a forgé l’État espagnol, si différent de notre État national français par exemple. Donc le national-syndicalisme fut radicalement à part, comme troisième voie, avec ce qui a pu se passer en Allemagne ou en Italie, où de plus, là-bas, il prit le pouvoir, fascisme en Italie, national-socialisme en Allemagne, car en plus des singularités inhérentes à chaque pays, les hommes jouèrent un rôle capital. Mais bien sûr ceux qui en Espagne, tenteront « de conquérir l’État », s’en inspireront même s’ils entendaient prendre une trajectoire spécifiquement espagnole, comme leurs déclarations le prouvent.

Breizh-info.com : Vous accordez une place importante à Ramiro Ledesma Ramos et Onésimo Redondo, fondateurs desJuntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista, souvent éclipsés dans la mémoire collective par la figure rayonnante de José Antonio Primo de Rivera. Quel rôle exact jouent Ledesma Ramos et Redondo dans la genèse intellectuelle du mouvement, et pourquoi leur héritage demeure-t-il aujourd’hui moins commenté ?

Michel Festivi : Tout a commencé en Espagne par ces deux hommes. José Antonio vient après. Comme souvent en histoire, on ne retient que le dernier arrivé et qui emporte toute la mise. Car José Antonio avait une aura exceptionnelle. Mais ce sont véritablement Ramiro Ledesma Ramos et Onésimo Redondo qui ont posé les bases théoriques du national-syndicalisme. L’un à Madrid, avec son hebdomadaire La Conquista del Estado, dès 1931. L’autre un peu avant d’ailleurs à Valladolid, avec Las Juntas Castellanas de Actuation hispanica et un hebdomadaire Libertad, qui ne disparaîtra qu’en 1979. C’étaient à la fois des intellectuels brillants, et des personnes passionnées par l’action. Ils avaient le même âge et étaient très jeunes, 27 ans en 1931. Le premier était diplômé de philosophie et de Lettres, et parlait parfaitement l’allemand ; le second, licencié en droit fut lecteur d’espagnol à l’université de Mannheim. C’est d’ailleurs une constante de tous ces phénomènes « fascistes » ou proto-fascistes, le culte de la jeunesse et de la modernité. Ils se sont rapidement réunis pour former las JONS. Puis ils s’associeront avec José Antonio, puis ils se sépareront.

Breizh-info.com : Vous soulignez les trois ingrédients spécifiquement espagnols qui viennent colorer cette aventure politique : l’hispanisme, le catholicisme et le castillanisme. Comment ces trois éléments interagissent-ils dans la pensée phalangiste, et dans quelle mesure rendent-ils le national-syndicalisme espagnol irréductible à ses cousins européens ?

Michel Festivi : Votre question contient quasiment toute la réponseL’histoire de l’Espagne ne ressemble en rien à celles des autres nations européennes, je l’ai indiqué. L’hispanisme apporte une touche particulière d’universalité. Le catholicisme a irrigué profondément la vie politique et sociale de l’Espagne, alors que désormais on sait que le fascisme mussolinien, mais surtout le nazisme allemand, étaient profondément anticatholique. L’Église italienne, par sa force spirituelle et avec le concours de la Papauté a réussi, par les accords du Latran de 1929 à conserver une partie de ses prérogatives, non sans difficultés. Mussolini aurait voulu que tout s’organise autour des mouvements de jeunesse fascistes. Mais en Allemagne, le protestantisme va devenir une religion d’État, à de rares exceptions près, et le catholicisme va être broyé par le nazisme, et les premiers résistants allemands à Hitler, seront bien souvent catholiques, comme le mouvement de la Rose blanche à Munich, avec Sophie et Hans Scholl. Le castillanisme a été la base de la Reconquête et de la consolidation de l’État espagnol, et après la grave crise intellectuelle et morale de 1898, c’est sur le castillanisme et la Castille, que vont s’appuyer les intellectuels espagnols, comme Miguel de Unamuno ou les frères Machado, Azorin ou Perez de Ayala, pour tenter de régénérer le pays. Au moment où va s’implanter en Espagne, le national-syndicalisme, la IIème république se met en place, et les chefs des gauches qui dominent le pays vont s’attaquer frontalement à l’Église et à ses institutions. Le national-syndicalisme est donc une synthèse de toutes ces histoires, et puis il faut rajouter un zeste d’anarchisme, très présent alors en Espagne, notamment en Catalogne et au Levant, aussi en Andalousie. Beaucoup d’anarchistes rejoindront les JONS et le syndicat phalangiste CONS n’aurait pas existé sans l’apport des anarchistes et des communistes en rupture de ban.

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19:18 Publié dans Michel Festivi, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

AVEZ-VOUS COMMANDÉ LE CAHIER D'HISTOIRE DU NATIONALISME CONSACRÉ AUX PHALANGES ESPAGNOLES ?

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L’Histoire des Phalanges Espagnoles : Dépasser le communisme et le capitalisme

Les bouleversements considérables générés par la Première Guerre mondiale, et l’émergence du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917, vont ébranler l’histoire de l’Italie puis de l’Allemagne, et l’onde de choc va se prolonger dans toute l’Europe, jusqu’en Espagne.

Ainsi, les années 1920-1930 produiront de nouvelles idéologies, et la Péninsule découvrira le national-syndicalisme, qui tentera d’édifier une troisième voie, pour dépasser le capitalisme, le libéralisme, ainsi que le socialisme marxiste ou libertaire, mais dans la sphère nationale, devenue la référence suprême. C’est donc l’histoire de ces mouvements et des hommes qui le porteront, que l’auteur nous fait découvrir, dans cette synthèse documentée qui revient sur l’histoire de l’Espagne parallèlement.

Car la plupart des nations européennes, en ce premier tiers du XXe siècle, vivront des expériences politiques et idéologiques novatrices voire révolutionnaires, qui entendaient lutter à la fois contre le libéralisme économique que l’on pensait en fin de vie, surtout après la crise économique et financière d’octobre 1929, mais en aspirant à surpasser le communisme léninisme ou libertaire, pour en finir avec la lutte des classes, et œuvrer au bien commun dans un cadre national, comme l’ambitionnera le national-syndicalisme.

C’est cette équation très compliquée, teintée de surcroit d’hispanisme, de catholicisme, de castillanisme, que nous narre l’auteur, au travers de l’histoire politique des Juntas de Ofensiva Nacional-sindicalista (Las JONS), et de la Falange Española, (La FE) et de ceux qui entendront entreprendre le renouveau du destin de l’Espagne et conquérir l’État : Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Ruiz de Alda, et quelques autres, et aussi, bien sûr et surtout, José Antonio Primo de Rivera.

Ces mouvements qui voulaient créer une nouvelle Espagne, n’échapperont pas à l’histoire tragique mais aussi glorieuse, de cette séquence espagnole : la Guerre civile, puis le régime franquiste.

L’auteur :

Michel Festivi a été avocat pendant quarante ans. Il a été Bâtonnier de son Ordre, et membre du Conseil de l’Ordre. Depuis sa retraite en 2019, il a écrit et publié de nombreux livres sur la IIe République espagnole (1931-1936), les violences politiques qui ont ensanglanté l’Espagne depuis la fin du XIXe siècle, une biographie du général Miguel Primo de Rivera (1923-1930), préfacé par Arnaud Imatz, ouvrage qui a été traduit et publié en Espagne, avec une nouvelle préface de Pio Moa. Il a en 2024, consacré une étude historique approfondie sur les trahisons et les mensonges du Parti communiste « français », préfacé par Francis Bergeron, ainsi qu’en 2025 une publication sur Les griffes de Staline sur l’Espagne Républicaine (1936-1939), préfacé par Pio Moa, et une biographie de Francisco Franco, dans la collection Bio-collection.

Michel Festivi écrit régulièrement sur la politique et l’histoire, sur plusieurs sites : Eurolibertés, Synthèse nationale, Nouveau Présent, Riposte Laïque, Meta-infos. Il publie aussi des articles dans des revues comme Lectures françaisesReconquête du Centre Charlier, la revue Synthèse nationale, ainsi que dans la Revue d’Histoire européenne.

Les Phalanges espagnoles, Michel Festivi, Synthèse nationale, Les Cahiers d'Histoire du nationalisme, n°32, 156 pages, sortie avril 2026, 24,00 €

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11:41 Publié dans Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme, Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

France à droite, élites à gauche

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Le titre de la chronique de Pascal Praud dans le Journal du dimanche résume tout. La France est politiquement à droite comme viennent de le confirmer les récentes élections municipales. Mais le Français a encore quelque chose de Normand, il hésite entre un mortel ni oui ni non ? Faute d’avoir engagé la guerre culturelle, la droite française – je parle de celle des urnes -, est à la traîne d’une pensée de gauche qui fait de jour en jour la démonstration de sa faillite. Et Vincent Bolloré est l’un des rares à l’avoir compris quand ces idiots du patronat invitent avec des pincettes le premier parti de France, le Rassemblement national. Qu’on l’aime ou pas, il mène la danse. Notre drame : être cerné par la bêtise !

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Source : Journal du dimanche, 26/4/2026

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