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vendredi, 04 mars 2011

Bing bang chez bling bling

Le billet de Patrick Parment

juppé tronche de con.jpgTempête dans un verre d’eau. Alain Juppé remplace Michèle Alliot-Marie aux Affaires étrangères, Claude Guéant chasse le pourtant très droitier Brice Hortefeux à l’Intérieur et Gérard Longuet débarque à la Défense après quinze ans de diète ministérielle.

Il se dit que Guéant ayant quitté le Château, Alain Juppé aurait les mains plus libres pour jouer au cheffaillon. Car, hier encore, tout ministre étranger aux affaires passait sous les fourches caudines du couple frénétique Claude Guéant - Jean David Levitte. 

Sur le fond, est-ce que cela change grand chose ? Pas vraiment. Juppé n’est qu’un exécutant, un serviteur, un second couteau. Encore un qui doit sa carrière à Jacques Chirac dont il n’a jamais pu, ou su, s’émanciper. Sauf pour partir à Bordeaux où il a trouvé le moyen de se faire bananer aux législatives, dans une circonscription sur mesure, par une obscure toubib PS qui n’arrête pas de se marrer depuis.

Bordeaux, ses quais, sa Garonne, ses pinardiers, sa vineuse bourgeoisie locale, tout ça était un peu court aux yeux d’un Juppé « droit dans mes bottes » qui a toujours vu son destin en technicolor dans les ors de palais recyclés républicains.

Après avoir ciré les pompes de Chirac qui l’a gratifié d’un « meilleur d’entre nous », Juppé a sorti sa brosse à reluire pour un Sarko qu’au temps de sa splendeur, il étrillait joyeusement. Car, il faut le savoir, « droit dans mes bottes » nourrit un puissant complexe de supériorité. Sauf qu’il souffre du syndrome Giscard : on se demande à quoi lui sert son intelligence. Cet homme n’a aucune colonne vertébrale, aucune vision du monde autre que l’asservissement à l’économie mondialiste et anglo-saxonne, et n’a nullement conscience de la défense de notre culture et mieux encore de notre patrimoine historique et génétique d’Européens blancs.

Ne s’est-il pas montré un fervent partisan de la construction d’une mosquée à Bordeaux et a refusé à ses concitoyens tout référendum sur le sujet, connaissant parfaitement la réponse. Il a même fait avoir que la mairie participerait à son financement… avec l’argent du contribuable et au mépris du principe de la séparation de l’église et de l’Etat. Un grand républicain vous dis-je.

On peut également s’interroger sur ses convictions européennes et sa volonté de faire bouger les choses. Certes, évoluer dans ce bateau ivre ne manque pas de déconcerter.

Pour un peu la presse le ferait passer pour une sorte de chevalier blanc, sans peur et sans reproche. Il ne faut pas oublier qu’il fut aussi le grand argentier de la Mairie de Paris sous Chirac, l’homme des magouilles en tous genres, et qu’il a écopé d’une peine d’un an d’inéligibilité au lieu de dix ; qu’il s’est offert l’appartement du maréchal Pétain, près des Invalides, avec ses seuls petits sous de haut fonctionnaire ? Là, je me marre, excusez du peu. Bref, malgré un égo surdimensionné, cet idiot utile et parfait serviteur du système n’en bouffe pas moins son chapeau chaque fois qu’il doit exécuter les desiderata de son patron, Dark Sarkor !

09:18 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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