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mardi, 05 mai 2026

Une exigence civilisationnelle

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La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol

L’année dernière, le Gaulois Jean-Yves Le Gallou publiait ses Mémoires identitaires. 1968 – 2025 : les dessous du « Grand Basculement » (Via Romana), soit plus d’un demi-siècle de luttes intellectuelles, politiques et militantes. La parution de cet ouvrage ne signifiait pourtant pas une quelconque retraite de la part du président-fondateur de Polémia. Bien au contraire puisqu’en partenariat avec les Éditions de la Nouvelle Librairie, l’Institut Iliade pour la longue mémoire vient de publier son nouvel essai roboratif, Remigration. Pour l’Europe de nos enfants (2026, 140 p., 14,90 €).

Toujours écrit dans un style concis et percutant, Jean-Yves Le Gallou définit la nécessaire réémigration des populations extra-européennes présentes sur notre sol. Lui-même auteur en 2024 de Remigration. Ein Verschlag aux éditions Antaios, le militant identitaire autrichien Martin Sellner en a rédigé la préface.

Souvent persécuté par les régimes occidentaux, victime de cent seize violences bancaires ordinaires, soit des fermetures de compte arbitraires, perquisitionné et placé en garde à vue, Martin Sellner n’a jamais fréquenté Jeffrey Epstein, Bill Clinton et Bill Gates; il ne dirige pas non plus un réseau intersidéral de narco-trafic. Son crime ? Oser promouvoir dans l’opinion publique la vertu cardinale de remigration. C’est surtout à ses yeux une urgence. La prôner signifie en priorité que « l’Europe doit s’unir sous la bannière de la remigration et accomplir cette œuvre monumentale, ou bien elle sombrera à jamais dans l’échec ».

En dix parties courtes et incisives, Jean-Yves Le Gallou explique en quoi c’est « une constante de l’histoire du monde ». En effet, les exemples abondent : les États africains n’hésitent jamais à rapatrier de force dans leurs pays d’origine leurs propres frères africains de nationalité différente. Les épurations ethniques des Allemands des anciennes provinces orientales en 1945, des Pieds-Noirs d’Algérie en 1962 et des Palestiniens depuis 1948 sont des faits avérés incontestables.

L’ancien haut-fonctionnaire attaché à l’Inspection générale de l’administration assume cette option radicale. Elle représente désormais une réponse sérieuse et censée au « Grand Remplacement » démographique que les pisse-copie du Système, menteurs stipendiés et assassins par procuration, persistent à qualifier comme une théorie « complotiste, criminelle et raciste ».

Jean-Yves Le Gallou expose les modalités pratiques de cette exigence vitale. Il faut se heurter à Big Other et ses séides, à savoir « le sans-frontiérisme, le droit-de-l’hommisme, l’ouverture à l’autre poussé jusqu’à la négation des différences d’origine – et de nous-mêmes ». Ainsi dénonce-t-il « cette doxa [qui] s’impose dans les esprits par les médias de grand chemin et se traduit concrètement, dans les faits, par l’action conjointe des responsables politiques et des juges ».

Son instauration suppose au préalable d’abolir la tyrannie judiciaire et le funeste « État de droit », négateur des souverainetés nationale et populaire. Il faut toujours rappeler que « le prétendu “État de droit” repose abusivement sur la surinterprétation de propos généraux, issus d’une pyramide de textes et de juridictions ». Progressiste en diable, la présente « idéologie judiciaire » qui contamine les États européens « tourne autour de trois pôles : l’individualisme, le culte des minorités, la soumission à la supranationalité et au mondialisme ». La réponse la plus évidente pour l’abandon de ce carcan mortifère se nomme le JUGEXIT. L’autorité judiciaire – qui n’est donc pas un pouvoir en France – doit se soumettre à nouveau à la seule volonté des citoyens et de leurs émanations exécutives et parlementaires.

La remigration nécessite l’arrêt de l’immigration (« la grande pause »), ainsi que l’application simultanée de la préférence nationale, théorisée par le même Le Gallou au sein du Club de l’Horloge en 1985 dans un livre marquant, et d’une « préférence de civilisation [qui] rappellera que, dans l’accès à la culture et à l’éducation, tous les héritages ne sont pas à mettre sur le même plan : 5.000 ans de civilisation européenne, quinze siècles de chrétienté, un millénaire d’histoire nationale doivent conduire à laisser de côté les mœurs étrangères venues d’Afrique ou du monde musulman ».

Jean-Yves Le Gallou s’élève en outre contre les mensonges propagées en matière d’immigration de travail. Il observe que « dans pratiquement tous les pays d’Europe, les immigrés ont statistiquement des taux d’emploi inférieurs aux moyennes nationales et reçoivent davantage d’aides sociales. Leur bilan budgétaire est donc désastreux ». Une mise au point de bon aloi alors que sort en librairie aux éditions gauchistes Les Petits Matins Sans eux. La France sans les immigrés. L’essayiste Hakim El Karoui, l’économiste Guillaume Hannezo et le directeur du cercle de pensée Terra Nova, Thierry Pech, cosignent un roman de politique-fiction qui se veut dystopique dans lequel la remigration retirerait toute main-d’œuvre étrangère dans les EHPAD et les hôpitaux et plongerait la France dans le chaos. L’Hexagone y est déjà ! Ce trio ignore complètement le rôle décisif de l’intelligence artificielle (IA) et de la robotisation des tâches les plus courantes. Jean-Yves Le Gallou, lui, ne l’évite pas. Il estime plutôt que l’IA fera « disparaître des emplois de bureau et [… poussera] des cols blancs à se convertir en cols bleus » et aussi en nouveaux agriculteurs - éleveurs.

Cependant, le funeste trinôme n’a pas tort de se référer à une économie moderne consumériste droguée à l’apport étranger à bas coût. Jean-Yves Le Gallou n’aborde pas les retombées économiques immédiates de la remigration dans des sociétés ouvertes ultramodernes. Son impact peut d’ailleurs s’avérer un échec retentissant si perdurent les conditions actuelles de production et de consommation. Les cercles anarcho-royalistes du Lys Noir de feu Rodolphe Crevelle envisageaient sa mise en place dans un système autarcique. On peut ensuite l’intégrer dans un grand espace continental autocentré en lien avec une décroissance radicale. Son principal théoricien, Serge Latouche, propose de revenir au niveau de vie des Français au début des années 1960. On peut toutefois pencher pour un niveau de vie semblable à celui des années 1941 – 1942 ainsi que par l’établissement d’une économie duale avec un large secteur stratégique – étatique et/ou para-étatique - ultra-concurrentiel.

Le remigration devient un impératif. « Dans une Europe en dépression, la remigration peut être un mythe mobilisateur, un projet porteur d’espoir ». Jean-Yves Le Gallou la considère en « mythe qui peut permettre aux peuples de reprendre le pouvoir accaparé par les oligarchies ». Il se révèle dès lors indispensable « de développer une conscience commune. Identitaires européens, unissez-vous ! ». Certes, le renversement démographique « remplaciste » approche inexorablement, mais rien n’est encore perdu à la condition toutefois que les Albo-Européens, peuple autochtone d’Europe, fassent enfin de la remigration, le fer de lance et la clé de voûte de leur avenir.   

Salutations flibustières !

Remigration. Pour l’Europe de nos enfants Jean-Yves Le Gallou, préface de Martin Sellner, La Nouvelle Librairie et l'Iliade, 2026, 140 p., 14,90 €

00:33 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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