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samedi, 23 mars 2019

Un peu d'Histoire : 23 MARS 1919-23 MARS 2019, LE FASCISME A 100 ANS !

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Lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale, en août 1914, Benito Mussolini, qui est alors le dirigeant le plus en vue du socialisme italien et le directeur de L’Avanti!, son organe de presse, n’est pas favorable à l’intervention de l’Italie dans le conflit. Et puis, il évolue, estimant que l’Italie ne peut rester en dehors de cet événement historique gigantesque, qu’elle pourrait récupérer enfin ses terres « irrédentes » en se rangeant aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne contre les Empires centraux réactionnaires, et qu’enfin, selon une vision très léniniste, la participation à la guerre pourrait créer les conditions de cette Révolution qu’il appelle de ses vœux. Contraint de quitter le Parti socialiste en raison de cette évolution, il prend la tête de l’« interventionnisme de gauche », crée Il Popolo d’Italia (qui sera ensuite l’organe de presse du fascisme) avec l’aide des socialistes français (et l’accord de leur gouvernement), et lance une grande campagne pour l’intervention, aux côtés du poète Gabriele D’Annunzio, campagne qui culmine avec le « Mai radieux » et l’entrée en guerre de l’Italie en 1915.

Une fois la guerre terminée, Mussolini comprend qu’il doit donner un minimum d’organisation au vaste mouvement d’opinion qu’il a créé. Après diverses réunions et initiatives préparatoires, il convoque, le 23 mars 1919, une assemblée représentative de ceux qui le soutiennent (interventionnistes de gauche, syndicalistes-révolutionnaires, futuristes et « arditi » des troupes de choc de la Grande Guerre) dans une salle de la piazza San Sepolcro à Milan. 119 personnes sont venues, que l’on appellera ensuite les « Sansepolcrisiti ». Outre Mussolini, on note, selon certaines sources, la présence du futuriste Marinetti, des futurs « quadriumvirs » de la Marche sur Rome du 28 octobre 1922 (Balbo, De Vecchi, De Bono et Bianchi : cf. notre article du 28 octobre 2018), ainsi que celle de Roberto Farinacci, qui sera ultérieurement l’un des secrétaires généraux du Parti national fasciste. Mais l’on en est pas encore à la fondation d’un parti, qui ne devait avoir lieu que fin 1921. Pour l’instant, il s’agit de peser sur la vie politique italienne dans un sens à la fois nationaliste, en veillant à ce que les fruits de la Victoire ne soient pas oubliés, et socialiste, car l’interventionniste de gauche Mussolini et les syndicalistes-révolutionnaires qui l’ont suivi savent bien qu’il n’y a pas d’unité nationale sans justice sociale. Pour ce faire, ils décident donc de créer les Faisceaux italiens de combat (« Fasci italiani di combattimento »), structures très souples et décentralisées, dotées d’un programme très révolutionnaire et destinées à recevoir tous ceux, combattants et producteurs, qui veulent combattre à la fois l’égoïsme bourgeois et l’impuissance d’une certaine gauche, qui n’a pas pardonné la campagne interventionniste de Mussolini.

En ce 23 mars 1919, le fascisme était né. Il a profondément marqué l’Europe et le reste du monde : il n’a certainement pas dit son dernier mot !    

02:19 Publié dans Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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