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lundi, 17 juin 2019

Ganaches en culottes courtes

Europe-écologie.pngGeorges Feltin-Tracol

Les bons résultats électoraux des Verts en Allemagne et en France aux récentes européennes ravissent la presse mensongère officielle. Le 26 mai dernier, le bloc environnementaliste, c’est-à-dire les Verts de Yannick Jadot, Urgence écologie de Dominique Bourg, le surprenant Parti animaliste qui talonne désormais le PCF, l’Alliance jaune de Francis Lalanne, la liste espérantiste et celle des décroissants, a réuni 4 106 388 voix, soit 18,12 % des suffrages exprimés.

Les échéances en 9 paraissent favorables au vote environnemental (1989 : percée des Vertsd’Antoine Waechter; 1999 : élection de neuf Verts et de six chasseurs – pêcheurs; 2009 : succès des listes Cohn-Bendit). Cette année, les Verts ont bénéficié d’un effet Greta Thunberg, cette autiste suédoise de 16 ans qui fait la grève scolaire afin de sauver le climat. On l’imite non seulement en Suède, mais aussi en Finlande, au Danemark, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Belgique, en Espagne et en Australie. En France, chaque vendredi, des lycéens abandonnent de pesants cours et s’indignent du réchauffement climatique en attendant de s’élever contre la grippe, la nuit et la pluie. Les jeunes générations seraient-elles plus soucieuses de l’avenir de la planète que leurs aînées ? Difficile de l’affirmer quand on observe que le vote Vert, Corse mise à part, représente d’abord et avant tout un choix protestataire urbain, convenu et bo-bo.

Il y a vingt ans, les lycéens grévistes d’un jour auraient vociféré contre l’extrême droite. Aujourd’hui, des pourcentages élevés rendent de telles mobilisations relativement superflues. Ces manifestations hebdomadaires enfreignent l’obligation de scolarité sans susciter la réaction des professeurs et des instances de l’Éducation nationale. Comment auraient-ils réagi si les lycéens avaient manifesté contre l’immigration ou pour la peine de mort ? Par ailleurs, derrière le psittacisme climatiquement correct, les jeunes manifestants à la cervelle erratique agissent en vieillards précoces. Faute peut-être d’une culture classique suffisante maîtrisée ou même acquise, ils ne comprennent pas la réalité du monde et persistent à ne pas considérer que les questions écologique, sociale et identitaire constituent les facettes d’un même problème, celui de la mondialisation.

Il est intéressant de relever que la plupart des grévistes proviennent des lycées d’enseignement général. Les filières professionnelles et technologiques se sentent moins concernées par ces actions dignes des charges de Don Quichotte contre les moulins à vent. Ces monômes lycéens qui remplacent le bizutage d’antan n’effacent en rien leur ambiguïté, voire leurs contradictions.

Les benêts ès – lycée sont-ils prêts en effet à changer leur mode de vie et à entrer dans une décroissance matérielle effective ainsi que dans une véritable décolonisation de leur imaginaire ? Vont-ils renoncer aux smartphones et aux tablettes dont les composantes en terres rares polluent les lieux d’extraction, à quitter progressivement les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Snapchat), à arrêter de fumer cigarettes et pétards, à cesser de s’alcooliser en fin de semaine, à s’affranchir des codes totalitaires de la mode vestimentaire lancée par des vedettes de variétés surévaluées ? Dès leur 18 ans, ces jeunes et naïfs adultes s’engageront-ils à privilégier les transports en commun plutôt qu’une voiture particulière offerte par Maman, Papa, Mamie, Papy, Tatie, Tonton, le chien et le chat ? Seraient-ils prêts à fermer les frontières, y compris communales, et à contenir l’explosion démographique africaine par des mesures anti-natalistes autoritaires ?

Les « Vendredis pour le climat » ne sont que de l’esbroufe typique de notre époque hyper-moderne puisque ceux qui y participent font le contraire les six autres jours. Les lycéens de l’Hexagone devraient regarder au-delà des Alpes. En Italie, des milliers de jeunes diplômés réduits au chômage ont choisi de retourner à la terre et de se lancer qui dans l’agriculture biologique, qui dans l’élevage traditionnel ou dans l’artisanat rural. S’ils étaient conséquents avec eux-mêmes, Greta Thunberg la première, les lycéens français devraient se réorienter, récuser toute ambition d’intégrer une école de commerce prestigieuse et entreprendre une carrière paysanne, sinon leurs manifs renforceront l’« escrologie » politique ambiante.

Bonjour chez vous !

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°129.

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13:05 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Services d'Urgences : la grande misère des hôpitaux français au temps de l'immigration de masse

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Jean-François Touzé Délégué national du Parti de la France aux Études et Argumentaires

Après trois mois de grève des personnels paramédicaux (infirmiers et infirmières, aide soignants, accueil) des Urgences hospitalières, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, vient de débloquer 70 millions d'euros pour tenter d’enrayer la colère qui monte et de faire baisser la tension avant que les médecins urgentistes ne rejoignent le mouvement.
 
Après une réunion avec les représentants du personnel hospitalier, la ministre a donc annoncé le versement d’une prime pour les infirmiers et aides-soignants, pour un montant total de 60 millions d’euros, ainsi qu’une enveloppe de 15 millions pour le recrutement d’effectifs. Goutte d'eau pour éteindre l'incendie.
 
En vingt ans, le nombre de patients admis chaque année aux Urgences est passé de 10 millions à 21 millions. En cause la crise de la médecine libérale, la désertification médicale dans les zones périphériques, la dégradation de la situation sociale de beaucoup de nos compatriotes, les pratiques abusives et anti civiques d'un nombre croissant de personnes qui se rendent en service hospitalier pour un rhume, une gastro-entérite ordinaire ou une pathologie bénigne (selon un professeur de médecine, 25% des gens qui se rendent aux Urgences, n'ont rien à y faire) sachant qu'elles y seront soignées gratuitement, et, bien sûr, parmi elles, la marée montante issue de l'immigration.
 
Sous effectifs, cadences infernales, salaires inadaptés aux qualifications, engorgement, promiscuité, insécurité chronique et agressions contre les personnels, tel est le lot quotidien des 632 services d'Urgences que compte la France.
 
Rendons ici hommage à l'ensemble des professionnels hospitaliers, professeurs, médecins, externes, internes, infirmières et infirmiers, aide soignants, agents d'accueil qui, dans des conditions difficiles, souvent à la limite de l’intolérable, maintiennent à bout de bras et jusqu’à la limite de leurs forces la haute conception qu'ils ont de leur devoir avec compétence, dévouement et humanité.
 
Mais ces efforts seront vains tant que ne sera pas prise en compte la vraie raison de la dégradation continue et dramatique des Urgences. Une raison qui se dissimule derrière le déni des bien-pensants. Citons là encore un professeur de médecine relayé sous couvert d’anonymat par Yvan Rioufol dans le Figaro du 6 février : « le personnel médical est souvent insuffisant et épuisé par la surcharge administrative qui lui est imposée (…) Chez nous, tous les soins et la chirurgie sont remboursés à 100%. L’AME, l’aide médicale d’État, fait que nos hôpitaux sont littéralement envahis par des étrangers. (…) Les Français de souche ont fui nos services car c’est intenable. Ils ne veulent plus être confrontés à ces étrangers, très arrogants pour certains, qui considèrent que la santé est un dû. La tension sociale y est très forte (…) Le personnel hospitalo-universitaire est vraiment très lassé (…) à tel point que notre recrutement s’en ressent ».
 
Alors, des moyens supplémentaires ? Bien sûr ! Des primes et des salaires renforcés ? Évidemment ! Un effort de l'État en matière d’embauche et de recrutement ? Sans nul doute ! Un contrôle préalable avant toute consultation pour en vérifier la nécessité ? Absolument !
 
Mais pour que la France conserve sa médecine hospitalière de qualité, pour que les Urgences redeviennent un lieu de soins adaptés, pour que les services ne se transforment pas, peu à peu, en coupe-gorge, pour que disparaissent les brancards faisant office de lit, pour que personne ne meure ni ne souffre plus oublié dans un coin de couloir, pour que les soignants puissent à nouveau exercer leur métier qui est un sacerdoce, dans des conditions de sécurité, de disponibilité et de sérénité optimales, deux mesures s'imposent : IMMIGRATION ZÉRO d’abord, REMIGRATION, ensuite !
 
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09:18 Publié dans Jean-François Touzé | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

L’Europe des vaincus

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Richard Dessens EuroLibertés cliquez là

À quand un jour férié pour commémorer ad libitum le débarquement du 6 juin 1944 ? Combien de temps encore arrêtera-t-on le temps pour se figer dans un passé révolu ? Le « devoir de mémoire », pour être sûrement nécessaire pour tout ce qui concerne la seule IIe Guerre mondiale, ne peut-il être moins envahissant ?

Surtout lorsqu’il est couronné par le discours du 6 juin de Donald Trump à Colleville Sur Mer, venu faire sa pub pour ses électeurs américains, qui, faisant référence à un IIIe Reich promis « pour Mille ans », proclame notre démocratie postmoderne « pour l’éternité ». Donald Trump plus fort qu’Adolf Hitler. Un malheur n’arrive décidément jamais seul…

D’autant qu’on ne peut réprimer un certain malaise à voir célébrer avec tant de faste et de grandiloquence effrénée, un évènement majeur certes, mais qui humilie le peuple allemand écarté bien sûr de ces réjouissances éternelles d’adversaires ou d’ennemis indéfiniment brandissant leur victoire. À l’heure de l’Europe unie et vivement fédérale parait-il, la défaite de l’Allemagne sans cesse ressassée, donne un goût amer à sa réalité, entretenant même à bas bruit des ressentiments et une fierté foulée aux pieds que les Allemands refoulent dans le silence.

Encenser les morts américains, anglais, canadiens, français en ignorant les morts allemands négligeables pour avoir suivi la cause, indéfendable bien sûr, du vaincu, n’est pas sain ni fédérateur pour redonner un devenir et des valeurs communs aux Européens. Il est curieux que pour ce qui concerne la commémoration de la IIème Guerre mondiale, tous les nationalismes et patriotismes deviennent brusquement à la mode pour ceux qui, par ailleurs, les combattent aujourd’hui.

Le débarquement a coûté quelques milliers de tués aux Alliés notamment anglo-américains. Toute la guerre (Europe et surtout Pacifique) a fait 400 000 morts chez les Américains lorsque l’URSS perdait 10 millions d’hommes et autant de civils et l’Allemagne 4 millions d’hommes et autant de civils sans compter les millions de femmes allemandes violées à l’est comme à l’ouest. Mais les statistiques sont vaines lorsqu’un GI tué vaut mille fois plus que mille soldats allemands. Vae victis.

Est-ce donc une « boucherie » très limitée anglo-américaine, eu égard aux pertes allemandes, que l’on célèbre ou un symbole qui doit être éternel ? Le triomphe d’une certaine idée de la démocratie, du progressisme, de l’ultralibéralisme, du mondialisme, de la mixité généralisée, sur la barbarie nazie qui en justifie tous les excès jugés pourtant exemplaires. Pour l’éternité. Donald Trump a d’ailleurs dans son discours loué une part de ces aspects des années d’après-guerre jusqu’à aujourd’hui.

Si on peut comprendre le besoin renouvelé de « faire son deuil » des souffrances et des morts de la guerre, Français et Alliés, on pourrait donc aussi comprendre la frustration et la douleur muette des Allemands auxquels on ne permet pas d’évoquer leurs morts par millions. Les choix idéologiques sont très supérieurs à des droits de l’Homme « universels » dont sont exclus les Allemands. Pour l’éternité. Tous les Allemands tués et les femmes violées étaient-ils d’ailleurs des bourreaux nazis ?

« Si j’étais né en 17 à Leidenstadt » est une chanson d’apaisement de Jean-Jacques Goldman qui pourrait modérer le triomphe ostentatoire des « vainqueurs » contre des « vaincus » pourtant alliés depuis 74 ans.

Mais, dira-t-on, ce ne sont pas les Allemands qui sont visés en tant que tels, mais l’idéologie barbare qui fut la leur pendant 12 ans. Idéologie tellement écrasée en 1945 dans le sang, mais dont on veut faire croire qu’elle est aujourd’hui tout aussi menaçante qu’il y a 80 ans.

Nos démocraties ne semblent vraiment pas très sûres de leurs valeurs pour s’obliger à perpétuer la mémoire funeste d’une idéologie morte il y a 74 ans. Ou bien n’ont-elles pas d’autres moyens de justifier leurs propres excès ? Besoin d’entretenir l’incarnation du Mal face au Bien des démocraties libérales postmodernes dans une sorte de nouvelle religiosité laïque et manichéenne?

C’est bien le problème posé par ce type de « commémorations » qui n’ont en réalité ni but historique ni volonté d’exaltation patriotique ni le besoin de respecter les sacrifices des tués, mais seulement une ambition politique et idéologique bien actuelle qui met mal à l’aise.

Il reste préoccupant que l’avenir de l’Europe continue à se bâtir en se référant à un contexte vieux de 75 ans. Il est certain qu’à ce compte-là, le devenir européen est très mal parti. Trump, lui, doit en être ravi.

Et si j’étais né en 17 à Leidenstadt

Sur les ruines d’un champ de bataille

Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens

Si j’avais été allemand ?

Bercé d’humiliation, de haine et d’ignorance

Nourri de rêves de revanche

Aurais-je été de ces improbables consciences

Larmes au milieu d’un torrent.

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09:12 Publié dans Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook