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mardi, 16 mars 2021

Ridicules et dégradants

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Paul Vermeulen

La France sans cinémas, c'est une si­tuation désagréable qui n'est pourtant rien à côté du spectacle ridicule, pathétique et dé­ gradant que le« cinéma français» a donné de lui-même vendredi 12 mars lors de la 46ème cé­rmonie des César. Une soirée inénarrable où ce milieu, qui confond art et militantisme sur fond de parisianisme bobo, a montré toute sa mesure culturelle et politique.

Les spectateurs pensaient sans doute avoir déjà vu le pire de l'idéologie régnant dans les milieux du « cinéma français» l'année passée, après la fracas­ sante sortie, digne d'une adolescente attardée, de l'actrice Adle Haenel contre le sacre de Polanski faisant face à des accusations de viol. Elle avait ainsi gagné a place à Hollywood. Après des mois de fermeture des cinémas, les Français pouvaient espérer entendre et voir de quoi reprendre goût pour le grand cran, avoir envie de défendre les acteurs, les actrices, les techniciens ou les intermittents, revoir enfin les salles se remplir. Comment cela pourrait-il être le cas maintenant que la cérémonie est passée?

Présentée par Marina Foïs, niveau adolescente aussi, la soirée s'est transformée en un meeting politique. La cible était, entre autres, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, à laquelle il était demandé par tous les moyens ou presque, y compris scatologiques, d'agir. Les nantis du cinéma, et plus généralement du monde de la culture, dont l'existence n'est pos­ sible, depuis des années, que par la perfusion étatique provenant des impôts de la collectivité nationale, ont multiplié les« performances» et autres sketchs tendance pétomaniaques, avec grossièretés et injures à la clé. La cérémonie des César 2021 fut celle de la honte et de la vulgarité du Paris de la« culture ». Des exemples? La« maîtresse de cérémonie» n'ar­rêtait pas de demander si« la taille, ça compte?». Il y a des cours de récréation où le niveau intellectuel est plus élevé. Sans compter l'irruption de Corinne Masiero, alias Capitaine Marleau à la télévision, nue et ensanglantée pour« soutenir» les intermittents du spectacle, pourtant bénéficiaires d'une seconde « année blanche» qui en fait des personnes en vacances prolongées.

Outre la vulgarité, le gratin du « cinéma français» s'est cru un soir de fête de l'Humanité, les slogans et diatribes fusant au sujet de l'islarno-gauchisme, de la sécurité globale ou du fait de savoir si la culture, la leur, est ou non essentielle dans un pays où une pandémie a déjà tué plus de 80 000 personnes. Mais de cela, ce gratin n'a cure : il vit dans un autre monde, celui où l'argent ruisselle. A aussi été récompensée la « diversité», surtout noire. Reste que le ridicule, lui, semble ne pas payer : l'audience de la cérémonie 2021, bien que retransmise en clair, a été l'une des pires de l'histoire des César. Le film récompensé s'appelle Adieu les cons et c'est en effet ce que le spectateur a envie de dire aux personnes qui ont occupé le petit écran vendredi dernier.

Source : Présent 16/03/2021

11:32 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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