dimanche, 11 décembre 2022
Dans son Journal de Bord de cette semaine, Jean-Marie Le Pen évoque le Cahier d'Histoire du nationalisme consacré aux 50 ans du Front national
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Poutine a déjà gagné son pari

Il y a belle lurette que l’on prend avec des pincettes ce que narrent les médias du mainstream concernant l’Ukraine totalement phagocytés, pour ne pas dire obsédés, par une ligne d’attaque définie depuis Washington. Et que l’on peut résumer ainsi : l’Occident c’est le Bien et la Russie, le mal absolu. L’Europe s’est laissée entraîner dans cette galère. On n’a cessé de le dénoncer. Ô stupeur, le directeur de la publication de VSD, Georges Ghosn met les pieds dans le plat et dénonce cette supercherie et démontre que Poutine a, bien au contraire, déjà gagné. Sans aller jusque-là, nous dirons qu’il n’a pas perdu tant l’issue de ce conflit demeure pour le moins flou.
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Source : VSD, décembre 2022
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Zelensky, « homme de l’année » pour le Time : qui est-il vraiment ?
Nicolas Gauthier Boulevard Voltaire cliquez ici
C’est devenu un rituel depuis 1927, quand l’aviateur Charles Lindbergh est tenu pour « homme de l’année » par le prestigieux hebdomadaire américain. Une distinction dont seront ensuite gratifiées des personnalités aussi diverses que (liste non exhaustive) : Pierre Laval (1931), Adolf Hitler (1938), Joseph Staline (1939), Winston Churchill (1949), Charles de Gaulle (1958), l’ayatollah Rouollah Khomeini (1979), le pape Jean-Paul II (1994), Vladimir Poutine (2007) ou Elon Musk (2021).
À l’occasion du millésime 2022, le moins qu’on puisse prétendre est qu’Edward Felsenthal, rédacteur en chef du Time, ne lésine pas dans le lyrisme, justifiant ainsi ce choix éditorial : « Pour avoir prouvé que le courage peut être aussi contagieux que la peur, pour avoir incité les gens et les nations à s’unir pour défendre la liberté, pour avoir rappelé au monde la fragilité de la démocratie et de la paix, Volodymyr Zelensky et l’esprit de l’Ukraine sont la personnalité de l’année 2022. » Tout dans la nuance, en quelque sorte.
Il est vrai qu’en plein conflit fratricide entre Russie et Ukraine, l’heure serait plutôt au manichéisme ; même si, de fait, ce premier pays demeure l’agresseur alors que le second est l’agressé. De là à légitimer la furie guerrière d’une Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, ou le patriotisme à la Paul Déroulède d’une Sandrine Rousseau, défilant dans les rues parisiennes, enveloppée d’un drapeau ukrainien alors que le nôtre ne lui inspire finalement que répulsion, un minimum de sang-froid ne serait sûrement pas de trop.
Car au-delà de la rhétorique de l’agresseur et de l’agressé, il faut bien admettre que chacun a ses raisons, bonnes ou mauvaises, mais toutes plus ou moins légitimes.
Moscou ne voulait pas d’une Ukraine de plus en plus inféodée à l’Europe et à l’OTAN ; c’est-à-dire aux USA. Kiev, au moins dans sa partie occidentale, s’est toujours méfiée de la tutelle du Kremlin ; la grande famine orchestrée par Joseph Staline entre 1932 et 1933 a évidemment laissé des souvenirs.
Mais que la rédaction du Time fasse sienne une vision eschatologique qui opposerait « la démocratie et la paix » à la barbarie cosaque, voilà qui paraît à la fois bien léger et passablement irresponsable, même si cette sémantique est aujourd’hui reprise par la grande majorité du monde politico-médiatique. Avec quelques exceptions, toutefois. Ségolène Royal et Marine Le Pen, par exemple, qui appellent à négocier au plus vite et, dans une très très moindre mesure, Emmanuel Macron ; reconnaissons-lui au moins ça.
Pour le reste, une question se pose : qui est vraiment Volodymyr Zelensky ? Un chevalier blanc ayant défié une corruption endémique ? Un héraut devenu héros ? Comme toujours, la vérité se trouve à mi-chemin. Résumons.
Volodymyr Zelensky, c’est une sorte de Cyril Hanouna qui aurait réussi. Il se fait connaître à la télévision, non pour une émission de débats, mais par une série, Serviteur du peuple, dans laquelle il incarne le rôle d’un professeur intègre, Vasyl Holoborodko, parvenant à se faire élire président de la République contre des élites corrompues. La troisième saison est diffusée en 2019, juste avant l’élection présidentielle le voyant parvenir aux plus hautes fonctions de l’État ukrainien, battant largement le président sortant, Petro Porochenko, affairiste pro-européen.
Mais derrière le conte de fées, il y a la réalité. Serviteur du peuple est diffusée par la chaîne 1+1, propriété d’un des plus grands oligarques du pays : le multimilliardaire Ihor Kolomoïsky, personnage plus que trouble. Tout comme paraît tout aussi trouble le train de vie de Volodymyr, épinglé dans le scandale des Pandora Papers l’ayant obligé à s’expliquer sur l’acquisition de trois propriétés en plein cœur de Londres et d’une multitude de sociétés offshore. D’où l’interrogation, en 2020, d’Atlantic Council, centre d’analyse américain : « Volodymyr Zelensky, serviteur du peuple ou serviteur des oligarques ? »
Dans sa politique étrangère, notons que l’homme sait demeurer prudent. À la fois pour et contre le puissant voisin russe, entendant se rapprocher de l’Europe et de l’OTAN, mais pas trop. Bref, un ludion. Mais qui se révèlera lors des premiers jours du conflit. Alors que les USA lui proposent de l’exfiltrer en lieu sûr, il aura ces mots : « Le combat est ici, à Kiev. J’ai besoin de munitions, pas d’un chauffeur. » Quoi qu’on puisse penser de ce jeune président, que l’anecdote ait été mise en scène ou pas, voilà qui ne manquait pas d’une certaine classe.
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Surpopulation mondiale : ces lanceurs d’alerte qu’il faudra bien finir par entendre…
La chronique de Philippe Randa
Elle avait forcément le visage de l’innocence. Sa naissance était pourtant effrayante. Symboliquement, bien sûr, car la petite fille de 2,5 kilos Danica May Camacho, née un dimanche d’octobre 2011 deux minutes avant minuit au Jose Fabella Memorial Hospital, un hôpital public de la capitale philippine, a fait à juste titre la joie de ses parents. N’a-t-on pas coutume d’assurer qu’une naissance est le plus beau des événements ?
Celle de Danica fut malheureusement la plus dramatique des annonces car elle a été désignée alors 7 milliardième habitante sur Terre : ses contemporains ont alors probablement accueilli cette nouvelle, annoncée par tous les médias, avec une parfaite indifférence… ou avec un sourire béat ! dans un cas comme dans l’autre, leur inconscience est effrayante !
D’autant que les Nations-Unies ont félicité les parents de la petite Danica, lui ont offert un « petit gâteau pour l’occasion », donné une bourse pour ses études et à ses parents un pécule pour ouvrir un magasin. On est heureux pour eux et leur existence future…
Pour celle de l’Humanité, en revanche, on ne peut guère féliciter les Nations-Unis de fêter ainsi une telle tragédie.
La surpopulation mondiale n’est pas un problème parmi d’autres – un « défi » comme disent la plupart des observateurs avec une lâche pudeur –, mais le drame mondial par excellence. Tous les autres « défis » – pandémies, guerres, pollutions,… – n’étant que les avatars de cette surpopulation apocalyptique.
Le simple bon sens permet de comprendre que sans les « excès de population », les maux – spécifiques ou communs, les uns étant souvent la conséquence des autres – qui frappent tous les pays du monde, qu’ils soient riches ou pauvres, n’existeraient pas, seraient de nature moins dramatiques ou bien même si certains existeraient tout de même sans cela, l’ampleur de leurs conséquences seraient sans commune mesure.
« Une mise en accusation de l’insouciance humaine commence à poindre. Ainsi en est-il de la conscience du double danger sur le plan mondial et sur celui des progénitures de la fécondité humaine inconsidérée, malgré le chant des sirènes économiques ou politiques acharnées à maintenir des expédients. S’y ajoutent des fruits de notre inconséquence : souci négligé de l’état de notre sol jusqu’à des effondrements du fond marin dits tsunamis, maîtrise hypothétique des effets de l’arme atomique contre un État prêt au terrorisme et inconséquence actuelle en présence des pandémies » : ces lignes sont de Francis Verdavoine-Bourget et extraites de son ouvrage : Surpeuplement, un drame planétaire !(1)
« Arrêtez le monde, je veux descendre », écrivait(2) avec humour de l’homme moderne Louis Pauwels, ancien co-fondateur (avec Jacques Bergier) de la revue Planète, puis fondateur du Figaro Magazine.
Ce n’est certes pas l’envie qui manque à beaucoup, conscients d’un inéluctable déraillement du train cosmopolite, mais il ne semble pas que soient annoncées pour cela de prochaines stations, fussent-elles en rase campagne. Reste alors le dilemme de sauter de celui-ci en marche… ou de braquer le conducteur. Si quelqu’un a le mode d’emploi, qu’il soit assez avisé pour l’adresser aux Nations-Unis !
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Les lignes qui précèdent…
Elle sont extraites d’une chronique (« Descendre du monde moderne ») que j’avais écrite en 2011 et qui avait été assez largement diffusée sur internet.
Et depuis lors, quoi de nouveau ? 4 enfants de plus… par seconde ! comme l’indique le sous-titre du livre de Jean-Michel Hermans auquel n’aura forcément pas « échappé » l’« heureux » événement de la naissance de la petite Danica. Et pour cause ! Il réside régulièrement dans les Philippines où il possède une maison et même quelques arpents de rizières qui sont sa seconde patrie. Là-bas, il est confronté en permanence à la surpopulation. On construit aujourd’hui les maisons dans les rizières car il n’y a plus de place disponible pour de nouvelles maisons. Beaucoup des cousines de son épouse ont six ou huit enfants – une de ses tantes a… onze enfants ! – « C’est terrible car il n’y a pas de travail pour tout le monde et c’est la misère pour beaucoup… », constate-t-il.
La misère, oui… Une inévitable misère liée au surpeuplement qui ne date pas d’aujourd’hui : l’économiste Thomas Robert Malthus s’en alarmait déjà au xviiie siècle et insistait sur une nécessaire régulation des naissances ; ses livres connurent à l’époque de beaux succès de vente… en vain, hélas !(3)
Cette terrible menace n’a pas non plus échappé au romancier Dan Brown (auteur, entre autres, du livre à succès Da Vinci code) ; en 2013, il a publié Inferno (adapté ensuite au cinéma en 2016) dans lequel son héros tente d’empêcher un scientifique de déclencher une épidémie mortelle… pour répondre à la menace démographique dans laquelle il voit la fin de l’Humanité. Sans dévoiler la fin de ce thriller palpitant, que l’on sache seulement que les sentiments des personnages de Dan Brown évoluent au cours du récit et que les dernières pages laissent clairement percevoir leur malaise face à la véritable bombe à retardement que représente la surpopulation mondiale que leur « ennemi » tente de désamorcer de façon extrêmement… radicale !
Soyons donc reconnaissant – après Thomas Robert Malthus, Louis Pauwels, Francis Verdavoine-Bourget, Dan Brown et tant et tant d’autres tout de même et bien heureusement – à Jean-Michel Hermans de sonner lui aussi le tocsin avec ses propres expériences, ses propres réflexions, ses propres recherches…
Son livre est un cri d’alarme – aussi instructif qu’impitoyable – de plus, mais pas un cri inutile… « Le désespoir en politique est une sottise absolue », disait Charles Maurras… Le désespoir en l’Homme l’est tout autant. La preuve par de tels auteurs, du passé ou d’aujourd’hui, qui sont, et c’est tout à leur honneur, autant de courageux lanceurs d’alerte qui finiront bien un jour par se faire entendre… forcément !
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Les lignes qui précèdent (bis)…
Elles sont celles de la préface que m’avait demandée Jean-Michel Hermans pour la parution de son livre Surpopulation : l’alerte mondiale aux éditions Dualpha en… 2019 ! (4)
Et depuis lors, quoi de nouveau ? (bis)
« Seulement 12 ans après avoir passé la barre des sept milliards d’humains, la planète compte huit milliards d’habitants depuis la mi-novembre, selon les estimations des Nations unies, qui s’appuient sur ses meilleures projections démographiques » (https://www.nationalgeographic.fr, 2022).
Notes
(1) Éditions Dualpha, 654 pages, 2e édition réactualisée.
(2) Dans un article du Figaro à propos du livre Les Experts ou l’Art de se tromper de Jules Verne à Bill Gates de François-Bernard Huyghe (Plon).
(3) Jean-Michel Hermans a publié avec son frère Jean-Claude Réchauffement climatique : ces milliards d’hommes en trop ! aux éditions de l’Æncre, préfacé par Brigitte Bardot (Livre disponible sur www.francephi.com). Il a été décidé avec l’éditeur de rajouter le texte de Thomas Malthus Essai sur le principe de la population de Thomas Malthus (publié… en 1798), car il a été le premier à préconiser une régulation des naissances, à l’époque pour lutter contre la pauvreté. Le texte de Malthus est un plaidoyer contre la misère et pour la charité chrétienne.
(4) Livre toujours sur www.francephi.com : https://francephi.com/livre/surpopulation-lalerte-mondiale.
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01:06 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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