vendredi, 11 septembre 2026
Je suis un "nationaliste radical", mal-pensant… Et excédé !
Pieter Kerstens
Article publié dans le n°74
de la revue Synthèse nationale cliquez ici
Comme la portion encore politisée de la majorité silencieuse et renfrognée des Français au bord de la crise de nerf, je lis les documents émanant des formations politiques. Même ceux des différentes chapelles de la bien-pensance ! Depuis des lustres, les "progressistes" de la droite courbe, du centre et de la gauche sous emprise LFI président aux destinées de notre pays. La scie lénifiante qu’ils débitent à nos oreilles est toujours la même : « Ayez confiance, laissez-nous faire, dormez tranquille ». Mais pourquoi, aujourd’hui, devrait-on croire aux promesses qu’ils n’ont pas réalisées hier ?
L’histoire ne cesse de se répéter. Les discours engageants, les professions de foi fermes, les coups de menton, les "je vous ai compris" débouchent immanquablement sur l’inaction, la résignation ou l’exact contraire de ce qui était annoncé. A la veille du quinquennat Sarkozy, celui-ci avait déclaré en juin 2005 à la cité des 4.000 à la Courneuve : « Il faudra nettoyer les quartiers du pays en utilisant le Kärcher ».
Ensuite, le 25 octobre 2005 sur la dalle d’Argenteuil, il précisait sa pensée : « Vous en avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser ». RIEN n’a été fait !
La politique du chien crevé au fil de l’eau
Depuis trop longtemps, une partie de nos "représentants", à tous les niveaux, font preuve d’une apathie, d’une lâcheté, d’une incompréhension, d’un aveuglement consternant, voire d’un cynisme confondant, devant la déliquescence de notre société.
Malheureusement, cette réalité est loin d’être nouvelle. L’historien Henri Amouroux, dans un article paru en mai 1977, a pu écrire ainsi, à propos de la classe politique française des années 1930 : « Aucun de ceux qui dirigent ne manque d’intelligence. Presque tous, par contre, manquent de volonté et de caractère, fonctions depuis longtemps atrophiées chez des hommes qui ont l’habitude de ne rien brusquer, d’effleurer les difficultés de peur de les faire bouger, de veiller à ce que les actes ne soient que rarement en conformité avec les paroles. L’on songe alors au mot de Valéry : "Une trop grande intelligence est plus nuisible qu’utile dans la conduite des affaires… Elle s’accommode mal au désordre des événements" ».
La grande débâcle
La confusion mentale et l’immobilisme d’une partie de la caste néo-féodale qui cornaque notre République quasi bananière n’ont d’égal que sa rage taxative et normative. Sa devise ? "Forte avec les faibles et faible avec les forts" !
À ses yeux, tout se vaut, ou presque. Les valeurs - au sens de « principes idéaux de référence » - n’ont plus vraiment cours. Par la grâce de son relativisme, nous voici entrés dans l’âge du grand méli-mélo. On confond l’ordre et la tyrannie, le droit et la force, le devoir et la faiblesse, la morale et l’oppression, la liberté et la licence, l’amour et la fornication, l’égalité et le nivellement, l’information et la propagande, l’enseignement et l’endoctrinement…
Désormais, le patriotisme est assimilé à la xénophobie, la volonté de préserver son identité au racisme ou la police à un ramassis d’assassins. On psalmodie le bréviaire progressiste, on gueule des slogans, des insultes, on crie frénétiquement au fascisme et on voit des nazis partout. C’est que les révolutionnaires vont toujours à la facilité ! Bêtise, débâcle et dérive à tous les étages ! «Tout redevient un vague marais. Seulement, de temps en temps, montent à la surface des fusées de haine, des gaz malsains » (Maurice Barrès, Leurs Figures).
« Du passé, faisons table rase »
Ce vers de L’Internationale résume à merveille l’entreprise menée depuis des années par une partie de la gauche et l’extrême gauche, avec la complicité active ou passive des "idiots utiles" du centre et de la droite dite "républicaine". Table rase de notre histoire, de ses hauts faits et grandes figures ! Table rase de nos croyances, de nos us et coutumes ou encore de la famille traditionnelle !
Ce patient minage des fondements de la communauté nationale représente une menace réelle pour les Français. Pourtant, nombre d’entre eux continuent de se laisser envoûter par le chant des sirènes néomarxistes. Comment tous ces crédules peuvent-ils accorder encore du crédit aux pharisiens sans scrupules qui bafouent la démocratie au prétexte de la défendre (contre des dangers imaginaires) et trahissent l’esprit de la loi au motif d’en moderniser la lettre ? Pour moi, c’est un mystère…
Un pays bloqué et ruiné
Rejeter sur les autres (l’Union européenne, les États-Unis, l’Allemagne, la mondialisation…) la responsabilité des conséquences néfastes des politiques menées ces quarante dernières années est un peu court. Celle-ci incombe d’abord aux choix frileux de millions de citoyens abonnés au pseudo "vote utile", aux dirigeants politiques issus des partis dits "de gouvernement", à la haute fonction publique, aux médias inféodés au Régime et au monde de la culture.
C’est leur conjonction qui permet la prorogation de l’État-nounou, de l’"ouverture heureuse", du carcan fiscal et du leurre du vivre ensemble, avec leur cortège de "toujours plus" : toujours plus de taxes, de lois, de règlements, de faillites, d’immigration, d’insécurité et… de stratégies de contournement pour essayer d’y échapper ! C’est elle également qui entretient la diffusion de la pensée unique et le maintien des nombreux blocages qui continuent d’interdire tout redressement. C’est elle enfin qui est la première responsable de la pharamineuse dette publique que nous allons transmettre à nos enfants : 3 526 milliards d’euros (en mars 2026), soit 116,5% du PIB , dont les intérêts et la charge coûtent, selon Fipeco, 183 millions d’euros aux contribuables français, tous les jours
Les revendications sociales, les demandes d’augmentation des sommes allouées aux petites retraites, au système de santé, à l’enseignement, à la justice, à la police ou à l’armée peuvent s’entendre. Mais il conviendrait en premier lieu de recentrer vraiment l’action de l’État sur les fonctions régaliennes, d’arrêter la hausse continue de ses dépenses et de réduire ces dernières en taillant enfin dans un certain nombre de budgets ! De plus, il faudra aussi le courage politique pour imposer la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires…
Quand ce n’est plus supportable, on ne supporte plus
Notre caste politico-médiatique recourt volontiers à la pensée magique ; elle multiplie les déclarations d’intention, les incantations ; elle s’étourdit de concepts vaseux, de formules creuses ; elle utilise à foison des mots qu’elle a vidés de leur sens depuis longtemps, tels "nation" ou "responsabilité" ; la bien-pensance multiplie les lois, les interdictions, les recours liberticides ; sa pseudo défense de la République, de la démocratie, de la liberté - soi-disant menacées – dissimule de plus en plus mal de réelles pulsions totalitaires ; une partie de la population viole allègrement les lois ; des migrants sans papiers, des OQTF toujours plus nombreux peuvent rester impunément sur le territoire ; la police est vilipendée, molestée, désavouée ; la justice multiplie les sentences incompréhensibles, qui donnent à penser que les coupables priment désormais sur les victimes ; le système éducatif est tiré vers le bas par le pédagogisme et une conception très laxiste de la "bienveillance" ; des secteurs entiers de l’économie plient sous le poids écrasants des charges ; un nombre croissant de Français s’expatrient ou songent à le faire ; le pays additionne les crises (économique, financière, politique, identitaire, sécuritaire…) ; et il s’enfonce dans la peur du lendemain, la dépression, le fatalisme, le renoncement...
Trop, c’est trop ! L’indispensable sursaut, attendu depuis si longtemps, doit intervenir rapidement. Or, il ne peut surgir que du pays réel, de cette majorité que l’on constate à chaque sondage portant sur les sujets brûlants, mais qui, jusqu’ici, s’est éparpillée au moment des différents scrutins. Les citoyens doivent prendre leurs responsabilités. Quand ce n’est vraiment plus supportable, on ne supporte plus et on vote en conséquence ! L’année prochaine, pour la présidentielle, il faudra que chacun ose penser et agir. Les électeurs auront à lancer un signal fort en choisissant massivement le candidat qui portera le programme le plus à même de renverser la table pour redresser le pays ! Ce qui implique la débâcle des Philippe, Barnier, Darmanin, Bertrand, Wauquiez, Villepin, Attal, Braun-Pivet, Cazeneuve, Guedj, Hollande, Faure, Glucksmann, Tondelier ou encore, bien sûr, Mélenchon !
En 2027, sortons les sortants ! Afuera !
12:50 Publié dans Les articles de Pieter Kerstens, Présidentielle 2027 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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