dimanche, 28 octobre 2012
Elections américaines : enchères fabuleuses pour le poste de Président !
Yves Darchicourt
Barak "Kenya" Obama aurait engrangé un milliard de $ pour financer sa campagne électorale. L'organisme "Obama For America" et le Comité Démocrate auraient mobilisé plus de 4 millions de personnes sur le territoire des USA pour draguer des fonds auprès des particuliers, des entreprises, des fondations, des syndicats, des églises et des lobbies de toute sorte. Mitt Romney, le rival républicain, devrait avoir pu disposer quand même de 920 millions$, un pactole dont il ne s'est pas donné le ridicule de trouver l'usage électoraliste "mauvais pour la démocratie" comme a osé le déclarer Obama style bobo friqué de la côte Est que l'argent répugne. C'est que, quasi au moment même où ces chiffres étaient révélés dans les médias US, drapé de probité candide à défaut de lin blanc Barack - la main sur le coeur - regrettait l'énormité des sommes engagées dans la campagne électorale et dénonçait "pour le renom de la démocratie" l'arrêt "Citizen United" pris par la Cour Suprême en 2010 et autorisant à nouveau l'apport financier des acteurs financiers, économiques et sociétaux. Belle hypocrisie de l'afro-américain qui n'a pas hésité depuis 4 ans à brosser certaines multinationales dans le sens du poil pour du donnant-donnant, par exemple dans le secteur bancaire (Goldman&Sachs qui pourtant vient de l'abandonner) et agro-chimique comme la firme Monsanto qui a profité largement de l'administration obamesque: autorisations des cultures ogm pour la luzerne, la betterave sucrière, le soja, le maïs doux et promesses de futures autorisations ogm pour le coton, le papayer et des variétés de pommes et de saumons... comme le relève le dernier Rivarol !
Cette année, les enchères pour l'acquisition du mobilier du bureau ovale de Washington battent tous les records faisant du futur Président des Etats-Unis d'Amérique l'élu le plus couteux du monde. Mais c'est bien connu : quand on aime on ne compte pas !
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Libye un an plus tard… Point de situation

- En Cyrénaïque où deux guerres se déroulent, les fondamentalistes musulmans dont le fief est la ville de Derna s’opposent aux « traditionalistes » rassemblés derrière les confréries soufi cependant que les partisans d’une Libye bicéphale, fédérale ou confédérale refusent l’autorité de Tripoli.
- En Tripolitaine, la ville de Misrata dont est originaire le général Youssef al-Mangouch, à la fois chef de l’armée et coordinateur des milices « ralliées » au pouvoir de Tripoli, tente de prendre le contrôle de toute la région. Auréolées par la capture de l’ancien guide, ses forces viennent de s’emparer de la ville de Bani Walid, « capitale » de la tribu des Warfalla (1). Dans la lutte traditionnelle contre ses rivaux du sud, Misrata a doncmarqué un point.
- Le grand sud est devenu une zone grise où le « pouvoir », ancré sur le littoral méditerranéen n’est obéi ni des Touareg, ni des Toubou, ces derniers devant périodiquement faire face à des raids lancés contre eux par des tribus arabes.
L’attaque contre Bani Walid était destinée à conforter la domination de Misrata sur la Libye centrale tout en affaiblissant les forces de l’ouest de la Tripolitaine en faisant tomber leur « allié » warfalla. Le prétexte de ce rezzou tribal fut la mort d’Omran Ben Chaaban Osman, un des assassins du colonel Kadhafi. Blessé à Bani Walid lors d’une précédente tentative de prise de la ville par les miliciens de Misrata, il y fut fait prisonnieret longuement torturé. Finalement libéré aux termes de ténébreuses tractations, c’est aux frais du contribuable français qu’il fut transporté à Paris par avion sanitaire pour y être soigné. Il y mourut dès son arrivée.
(1) Le numéro de novembre de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront la semaine prochaine contient une étude sur les milices libyennes.
11:23 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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