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dimanche, 03 février 2013

L’Afrique aux Africains !

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Robert Ménard

Boulevard Voltaire cliquez ici

Les troupes françaises progressent au Mali, prenant une à une les villes du nord du pays. Les troupes maliennes, en totale déliquescence, sont dans leurs bagages. Pour la galerie, dangereuses pour les seules populations civiles. Quant aux islamistes, ils fuient en direction des grandes zones désertiques, leur sanctuaire.

À Paris, on salue nos succès. Indiscutables. François Hollande s’en est félicité ce samedi à Tombouctou et à Bamako. Il a eu raison. Même s’il a sans doute manqué de prudence en excluant le risque d’enlisement… Mais qui aurait pu douter de la supériorité de l’armée française et de sa capacité à venir à bout des djihadistes installés dans les villes du nord malien ? Comme aux lendemains des attentats du 11 septembre : il n’a pas fallu longtemps aux forces américaines pour chasser les talibans du pouvoir. Plus de dix ans ont passé, l’Afghanistan n’est toujours pas contrôlé. On peut le dire sans risque de se tromper : il en sera de même au Mali si aucun accord n’est trouvé avec les Touaregs. Paris fait pression sur les autorités de Bamako – issues d’un putsch militaire, faut-il le rappeler – pour qu’elles avancent sur une réponse politique au conflit. Permettez-moi d’être sceptique sur leur volonté d’accorder une vraie autonomie aux populations touaregs.

Si, comme l’affirment nos responsables politiques, nous ne quitterons le Mali que lorsque les troupes africaines seront en état de prendre le relais et que « l’État de droit » prévaudra, nous pourrions stationner sur les rives du fleuve Niger pendant encore un bon bout de temps.

À moins que le bon sens ne l’emporte. Que nos troupes interviennent quand nos intérêts sont réellement menacés, bien sûr. Nous avons même des services spéciaux pour cela. Pas besoin de le crier sur les toits. Mais pourquoi se rêver en redresseurs de torts ? Pourquoi se mêler des affaires des autres ? Au nom des droits de l’homme. Mais qui les incarne en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Syrie ou au Mali ?

Qu’on s’inquiète de notre approvisionnement en pétrole ou en uranium, rien de plus légitime. Les opposants à la « françafrique » peuvent toujours s’acheter des bougies… Qu’on y mêle des considérations sur la démocratie n’a aucun sens — dans la plupart de ces pays, on ne vote que sur des considérations ethniques —, est présomptueux, arrogant et même absurde.

On va éradiquer le terrorisme dans l’immense Mali quand on n’a pas été capable de surveiller un Merah qui allait faire du « tourisme » en Afghanistan et au Pakistan ! Et si on cessait de jouer aux gendarmes aux quatre coins du monde pour faire le ménage chez nous…

18:32 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Les dernières aventures de Normal 1er en Afrique...

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Le bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

Ils  sont venus, ils sont tous là dès qu’ils ont entendu ce cri, « Hollande est au Maliiiiii…. »

Faute de pouvoir en bénéficier en France, le Président est allé à la recherche d’applaudissements en Afrique. Il y avait effectivement, outre les gorilles du Président et les galonnés de l’Etat-Major, tout un peuple en liesse affichant du tricolore comme s’il s’agissait d’un 14 juillet franchouillard…François Hollande après avoir visité Gao, Mopti et Tombouctou la mystérieuse, découverte au XIXe siècle par René Caillié et conquise déjà, en 1894, a prononcé un vibrant discours à Bamako dans lequel il a déclaré que  c’était « le plus beau jour de sa vie » ! À croire que la naissance de ses enfants ou son accession à la tête d’un Etat français déliquescent c’était de la gnognotte ! Enfin, pour la France, la page malienne n’est pas tournée. Après la promenade de santé de nos militaires, même s’il faut regretter la mort d’un officier de l’ALAT, le commandant Boiteux, les choses sérieuses vont commencer. Il va falloir fixer les terroristes islamistes, contrairement à Normal 1er appelons un chat un chat, et les déloger de leur immense forteresse naturelle qu’est l’Adrar des Iforhas. À la fourchette qu’il va falloir y aller… Les troupes attendues de la CEDEAO feront-elles l’affaire où, comme dans ce premier épisode de l’opération SERVAL, les Français feront-ils le boulot sous un habillage africains ? On ne peut pas dire que les forces maliennes aient brillé par leur compétence. Qu’en est-il de la valeur militaire des autres contingents ? Prudents, les partenaires européens de la France laissent à cette dernière le « sale boulot ». Faute d’accords politiques entre les populations du Sud et les Touaregs du Nord, l’expédition va s’enliser dans les sables du Sahel. Au moment même où De Gaulle bradait en 1960 la Communauté française, des voix s’étaient élevées pour réclamer tant au Niger qu’au Mali, la création d’un territoire spécifique pour ces derniers. Le « sauveur de la France » ne donna pas suite. Une pancarte fièrement brandie place de l’indépendance à Bamako, proclamait «  Non à l’autonomie, non au MNLA ! », ce qui est déjà une indication des sentiments hostiles et revanchards d’une partie de la population malienne, tout au moins dans sa partie méridionale. Comme l’écrivait justement ici même Pierre Vial, il faut une terre pour un peuple, c’est-à-dire dans le cas présent un « homeland » pour les anciens seigneurs du désert.

En tout cas la France aura démontré avec cette opération militaire, la capacité de son armée à se déployer rapidement sur un théâtre d’opération qu’elle connait bien en dépit de la restriction des crédits et de l’étroitesse de sa force de projection. Les quelques 40 A-400 M commandés se font attendre et les extraordinaires « Hercule » et autres « Transall » sont à bout de souffle.  La France a démontré qu’elle est, avec le Royaume-Uni (Malouines 1982), la dernière puissance moyenne européenne, - exception faite de la grande Russie bien  sûr -, à pouvoir intervenir sans mandat international, même si le pouvoir socialiste le réclame aujourd’hui. L’Allemagne est tétanisée par le poids de son passé et Italie comme Espagne sont paralysées par la faiblesse de leurs exécutifs. Une satisfaction immédiate dans cette affaire, Hollande va pouvoir ramener dans ses bagages le chameau qui lui a été offert. Il  complètera avantageusement la ménagerie gouvernementale…

17:56 Publié dans Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Revue de presse : Manifestation de l'extrême droite radicale...

images.jpgLe Figaro

Source cliquez ici

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté aujourd'hui à Paris "contre tous les impérialismes" à l'appel du mouvement d'extrême droite radicale Troisième voie.

Les manifestants, dont beaucoup avaient le crâne rasé, ont marché derrière les portraits des présidents Bachar el-Assad, Alexandre Loukachenko (Bélarus), Vladimir Poutine (Russie), Hugo Chavez (Venezuela) et du nationaliste serbe Draza Mihailovic (1893-1946), avec pour banderole: "Les héros du peuple sont immortels".

"La France aux Français, la Syrie aux Syriens, le Québec aux Québecois", "Ni gauche, ni droite, troisième voie", "socialo-jihadiste, américano-salafiste, pas de soutien aux terroristes", "Il y en marre des USA et du Qatar, il y en marre de la gauche caviar", ont scandé les manifestants qui ont marché de Odéon au Panthéon.

"Nous voulons une France Française"

"Nous voulons une France Française, dans une Europe européenne", lisait-on sur un tract de la "Nouvelle droite populaire" distribué pendant la manifestation "nationaliste unitaire".

En milieu de cortège, quelques dizaines de Syriens pro-Bachar el-Assad arboraient des portraits du président syrien, de plus en plus isolé dans le monde, et des drapeaux syriens.

"Nous avons un but en commun: nous sommes anti-impérialistes. Bachar est le porte-drapeau de l'anti-impérialisme", a déclaré l'un des manifestants, Oman Al Kharib, ingénieur franco-syrien de 50 ans.

Environ 70 Belges du Mouvement nation, "solidariste et identitaire", ont également rejoint les manifestants français.

11:59 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |