jeudi, 07 mars 2013
Un appel de 10 avocats européens en faveur de la paix en Syrie :
Voici bientôt deux ans que les pouvoirs publics et les médias occidentaux dirigent un concert d’accusations contre le Chef légal et légitime de l’Etat syrien, contre son gouvernement et contre l’armée de son pays. Ils cherchent ainsi à faire passer la victime pour le coupable, comme ils l’ont fait en Libye, comme il l’avaient fait précédemment pour d’autres Etats libres et indépendants. Car des bandes armées illégales, plus ou moins organisées, venues pour certaines de l’étranger, sèment la terreur en Syrie. Quoi de plus normal, pour le régime légal d’un pays, que de combattre une rébellion avec sa police et son armée ? Au regard des principes élémentaires du droit public, seuls garants d’une paix relative entre les nations, ceux qui sont à la tête d’un Etat n’ont-ils pas précisément pour premier devoir de protéger leur population des agressions intérieures et extérieures ? Le maintien de l’ordre n’est-il pas la première mission de l’Etat ? Que feraient les gouvernements de nos pays, si une partie de leur population prenaient les armes pour combattre leur gouvernement légitime avec l’aide de pays et de mercenaires étrangers ? Ne feraient-ils pas intervenir leur police et leur armée ? Et démissionneraient-ils sans rien dire comme ils le demandent au gouvernement légitime syrien ?
En vérité la Syrie n’est pas seulement victime d’une agression armée, mais également, de manière évidemment concertée, sur la scène internationale, d’une vaste opération de propagande médiatique d’agitation, de désinformation systématique (certaines images sur la prétendue répression de l’armée régulière n’étant même pas prises en Syrie) et de provocation. Le but de cette propagande est, au mépris le plus éclatant du droit international, d’encourager l’insurrection, de nourrir une guerre civile, de dénier, par la diabolisation, toute légitimité au pouvoir légal, et de se poser en juge et en bourreau.
Car ce sont bien les mêmes Etats, leurs serviteurs et leurs alliés (comme les régimes de l’Arabie Saoudite et du Qatar, monarchies absolutistes, sanguinaires et intolérants pour leurs propres populations autochtones), qui d’un côté se posent en Juges du gouvernement syrien et de l’armée régulière syrienne, et qui de l’autre encouragent, financent et arment les mercenaires, souvent étrangers, qui se livrent aux destructions et aux violences contre la population civile et contre lesquels lutte l’armée régulière syrienne. Les vrais criminels sont ainsi ces gouvernements occidentaux et leurs fantoches d’Arabie Saoudite et du Qatar. Ils ont déclenché, entretiennent et perpétuent cette guerre fratricide. Sans leur intervention et leur aide aux groupes rebelles et mercenaires il y a longtemps que l’ordre aurait été rétabli en Syrie et que les médias occidentaux ne pourraient plus se livrer à leur propagande et à son macabre décompte quotidien.
Les pouvoirs occidentaux ont profité des vents de révolte qui soufflaient dans certains pays musulmans pour provoquer une rébellion armée dans d’autres pays dont les dirigeants avaient le seul tort de leur déplaire politiquement pour n’être pas leurs obligés. Ces gouvernements occidentaux, avec certains médias serviles, entendent profiter des situations conflictuelles et difficiles qu’ils ont générées, pour dénoncer les pouvoirs légitimes de ces pays, les discréditer et finalement les combattre militairement. Ils n’hésitent pas pour cela à utiliser le mensonge et la désinformation, rendant systématiquement les pouvoirs en place et leur armée responsables d’exactions commises par les agresseurs extérieurs eux-mêmes.
Ignorants, lâches ou sans scrupules, participent de cette propagande insidieuse, en Europe, au Moyen-Orient et ailleurs, sous la bienveillante attention des Etats-Unis, des politiciens, des journalistes, des intellectuels, des juristes, tous croyant pouvoir impunément parler au nom du bon droit et du combat du Bien contre le Mal, avec l’arrogante certitude de l’unanimité.
Certitude erronée. Les signataires de la présente, avocats de différentes nationalités, ne prétendent pas s’immiscer dans les affaires intérieures syriennes, mais entendent exprimer, au nom de la seule raison et de l’honneur de l’esprit humain, leur honte et leur réprobation de tels procédés. Nous apportons notre soutien au gouvernement syrien dans sa juste lutte contre l’agression intérieure et extérieure dont il est victime. Nous dénonçons toutes les aides et soutiens extérieurs à ces vauriens, semeurs de troubles et de morts que l’Occident nous présente comme « armée syrienne libre ». Nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour aider le gouvernement Syrien à défendre la légitimité de son autorité et à faire la vérité sur cette vaste agression dont la seule victime est son peuple dont, comme il l’a fait précédemment en Irak, en Afghanistan, en Lybie, l’impérialisme occidental ose dénoncer la souffrance alors que c’est lui qui en est la cause.
Liste des signataires
A ce jour l’appel a été signé par 10 avocats de 4 pays occidentaux.
Bruno BARDECHE, avocat au Barreau de Paris, André CHAMY, avocat au Barreau de Mulhouse, Fabrice DELINDE, avocat au Barreau des Hauts de Seine, Eric DELCROIX, ancien avocat au Barreau de Paris, Pascal JUNOD, avocat au Barreau de Genève, Henri LAQUAY, avocat au Barreau de Bruxelles, Philippe MISSAMOU, avocat au Barreau des Hauts de Seine, Bernard RIPERT, avocat au Barreau de Grenoble, Stefano SUTTI, avocat au Barreau de Milan, Damien VIGUIER, avocat au Barreau de l’Ain.
CONTACT : appeldu1ermars2013@outlook.com
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Et si Détroit, l'afro-américaine en faillite, était... notre futur ?

Joris Karl
Boulevard Voltaire cliquez ici
Cette fois-ci on y est presque. Détroit, l’ancienne « Motor City », fierté de l’Amérique des fifties, risque d’aller à la casse : Rick Snyder, le gouverneur de l’État devrait mettre la ville… sous tutelle, dernière étape avant la faillite !
À ce niveau-là, on n’est même plus dans l’urgence car la ville est en panne sèche. Pour l’exercice en cours, le déficit budgétaire a déjà crevé le plafond (100 millions de dollars) ; quant à la dette, elle dépasse 14 milliards ! Les tuteurs auront le pouvoir de décider unilatéralement de fermer des départements entiers de la municipalité, de modifier les contrats de travail, de vendre des actifs de la ville et de changer lois et règlements.
C’était couru d’avance : qu’un gouverneur blanc veuille mettre cette ville sous tutelle a enclenché une polémique raciale. Car l’ancienne capitale de l’automobile est devenue quasi noire en 30 ans. L’évolution démographique est effarante : de 1 850 000 en 1950, Détroit a plongé à 700 000 habitants aujourd’hui ! Autrefois blanche, la ville est composée désormais de Noirs à 90 %.
Tout a commencé par l’explosion raciale de 1967. 43 morts. Des combats de rue ultra violents. Les chars de l’US Army. Le gouverneur avait survolé la ville en hélico : « Merde, on dirait que Motown a été bombardée » avait-il lâché… Au sol, la loi martiale. Des mecs avec coupe afro et t-shirt moulant qui gueulaient. Des brigades avec des chiens fous furieux. Des snipers blacks Panthers sur les toits qui dégommaient les pompiers. Il fallait que ça crame. Que tout crame !
La descente aux enfers commençait. En 73, Coleman Young, le « Mother Fucker in charge » comme il s’appelait lui-même, fut élu… Enfin un afro-américain au pouvoir ! Young avait voulu affirmer l’identité noire de sa ville en rebaptisant des rues ou en érigeant des monuments à la gloire des figures du mouvement afro-américain. La population blanche commença à fuir le centre ville, s’éloignant toujours plus vers des banlieues « protégées ».
Pour ne rien arranger, les « nuits du diable », durant Halloween, étaient prétexte à des actes de petit vandalisme dans toute la ville. Mais à partir des années 70, ces drôles de fiestas dégénérèrent. En 84, ce fut l’apocalypse : 1 000 bagnoles avaient flambé, des viols, des meurtres et tout le tralala. Les flics n’en revenaient pas. Détroit devenait la ville la plus cinglée d’Amérique.
En 2013, le chaos urbain vous prend à la gorge. Les gens hagards, l’insécurité partout, les voitures laissées pour mortes dans les cours des maisons fantômes. Certains disent que l’endroit est à l’image du pays. Que le rêve est passé. Le pire, c’est peut-être la « chose qui faisait peur », la Michigan Central Station. L’énorme gare édifiée au temps de la splendeur, en 1913, voici plus d’un siècle. Ce bâtiment sent la poisse, sorte de Mary Céleste échouée à l’écart. Le dernier train est parti en 1988. Depuis, tout le monde est à quai. Détroit, ou la sensation malsaine de voir notre futur…
11:50 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Italie : Casapound analyse ses résultats électoraux...
Source Zentropa cliquez ici
Le résultat électoral de Casapound Italie aux récentes élections nationales et locales a été beaucoup discuté et commenté, souvent de manière injuste ou inappropriée, beaucoup s’amusant à jouer avec les chiffres pour fournir des lectures faussées. Pour essayer de dresser un véritable bilan, le principe de départ est bien sûr d’admettre que le résultat obtenu par Casapound Italia a été plus faible qu’attendu, mais il fournit néanmoins une base solide sur laquelle bâtir et fournit également des conseils précieux pour faire plus et mieux lors des prochaines échéances électorales.
Lors de ces élections, les listes Casapound Italie ont été admises dans 14 circonscriptions à la Chambre et 11 collèges au Sénat, ce qui représente un bassin électoral de 34.447.000 personne sur un total de près de 60 millions. En d’autres termes, moins de 60% des Italiens pouvaient « techniquement » voter pour Casapound.
En fin de compte, le résultat est le suivant: nous avons recueilli 47.692 voix (0,14%) à la Chambre, et 40.538 voix ( 0,13%) au Sénat. Pour obtenir un chiffre exact nous devons ajouter les 5.382 personnes qui ont voté pour nous en Lombardie, où nous n’étions présents qu’au Sénat. En fin de compte, alors, ce sont 53.074 personnes qui ont tracé leur croix sur le symbole de Casapound Italie.
C’est peu? Bien sûr que oui, car notre mouvement n’a jamais eu comme ligne de conduite la devise “l’important c’est de participer”, et que notre travail a toujours eu d’ambitieux objectifs politiques. C’est également peu si l’on compare ce chiffre avec l’incroyable quantité de travail effectué dans la région depuis des années, avec la capacité d’attirer autour de nous tant de dévouement militant, de soutiens et d’approbation de notre l’action inlassable que, de toute façon, aucune élection ne pourra jamais effacer. En dehors du Lazio, dont nous reparlerons, il y a cependant des satisfactions locales, comme à Bolzano, où avec 1, 72% à la Chambre, nous recueillons seulement 11 voix de moins que la Ligue du Nord et le double de celles de la « Destra »
Cependant, une contextualisation est essentielle.
Casapound Italia était le seul et unique mouvement parmi les forces de la soi-disant «extrême droite» à présenter son symbole sur la carte électorale pour la première fois (sans parler des changements graphiques par rapport à un symbole non conçu à l’origine à des fins électorales).
Par ailleurs, notre structure purement électorale (la «forme parti», pour employer un gros mot) n’a que trois mois d’existence. Sans tomber dans la victimisation, il est également impossible de ne pas se souvenir des deux coups durs qui nous ont frappé au milieu de la campagne électorale: l’enquête de Naples, qui nous a présenté dans les journaux comme une bande armée, une association subversive visant à subvertir « l’ordre démocratique » et même comme un « gang de violeurs » (toutes les accusation sont tombées une à une et l’enquête s’est avérée être un énorme coup d’épée dans l’eau, mais de cela les médias ont évidemment beaucoup moins parlé…) et « l’incroyable journée » où tous les principaux médias italiens (Repubblica.it, Corriere.it, SkyTg24 etc) ont annoncé, pendant plusieurs heures et sans aucun fondement, notre exclusion des élections. Deux coups fourrés qui auraient tué beaucoup de monde et que nous avons surmontés, mais il est difficile d’imaginer qu’ils n’ont pas eu d’effet sur le résultat final.
Politiquement parlant, ont également affecté nos résultats au moins deux facteurs macroscopiques: l’appel au vote utile contre les «communistes» par le PDL et l’écho donné par les gros médias à un vote de protestation en faveur de Beppe Grillo, qui a “aspiré” toute la colère populaire.
Car le vote pour Beppe Grillo n’a pas seulement affecté Casapound Italie mais, de fait, tous les mouvements « radicaux », de droite comme de gauche. Ainsi la « Lega » a perdu la moitié de ses voix, tandis que la « Destra » a quasiment disparu (0,6% au niveau national, 0,3% dans le Nord). De son côté, le Parti communiste ouvrier est passé de 210 000 voix à moins de 90 000.
En fait, le «vote utile» dans chaque camp s’est additionné à un «vote utile de protestation » pour Beppe Grillo.
Par ailleurs, ceux qui ont voulu rester dans le lit du paysage politique post-MSI semblent très mal en point (notamment au regard des moyens financiers disponibles, de la visibilité « historique » du symbole et des principaux représentants…etc.): Fratelli d’Italia, 1,95% à la Chambre, La Destra, 0,64%, Avenir et Liberté, 0,46%.
Passons à la région Lazio. Ici, Casapound Italie réalise un meilleur score: 26.057 votes au total, pour un 0,79%, ce qui fait, après tout, de CPI la première force après les grands partis.
Certains résultats individuels sont dignes de mention, signe que si vous travaillez dur et durablement sur le territoire, des résultats sont possibles. Pensons à Latina (120.656 habitants) où nous recueillons 1,22%, à Fiumicino (73.940 habitants), 1,21%, à Viterbo (64.548 habitants), 1,82%, à Tivoli ( 56.503 habitants), 1,35%, à Velletri (53.544 habitants), 1,93%, àAnagni (21.476 habitants), 1,85%, à Grottaferrata (21.039 habitants), 1,99%, à Civita Castellana (16.772 habitants), 2,16%, à Cave (10.995 habitants) 4,81%
Ces chiffres permettent de commencer à penser la construction d’un réseau local capable de faire ses preuves à tous les niveaux de la gestion administrative et politique.
Dresser un bilan final de la campagne de Casapound Italie est un travail important, qui sera mené et que nous avons déjà commencé, mais notre action politique ne se limite évidemment pas à un résultat d’élection. Il y a beaucoup de travail à faire, notamment pour s’enraciner davantage et mieux expliquer notre ambitieux projet qui implique une dimension politique plus large et plus noble que de simples choix électoraux.
Les points importants qui ressortent néanmoins de l’élection sont les suivants:
- Le vote des jeunes: En étant pourtant, dans une des Régions, présent uniquement au Sénat (où seuls les plus de 25 ans peuvent voter), Casapound réalise néanmoins globalement 7000 voix de plus à la Chambre qu’au Sénat Ceci démontre que Capasound attire en premier lieu les jeunes, ce qui est presque une anomalie dans la politique italienne.
- Dans le Lazio, Casapound a obtenu 16.249 votes pour la Chambre et 26.057 pour le Conseil Régional, ce qui montre que localement le message est mieux passé et à moins subi la pression du prétendu « vote utile ». Le travail de proximité semble ainsi récompensé. Par ailleurs de nombreuses voix de Casapound semblent issues d’un milieu autre que celui de « l’extrême droite », CPI étant parvenu a attirer des gens qui ont voté parce qu’ils croyaient en un projet et non par simple tradition ou fidélité politico-historique.
- Aux élections régionales, Simone Di Stefano a bénéficié de 2791 « préférences », ce qui en fait le candidat le plus « voté » parmi ceux qui ne sont pas entrés dans les conseils.
Ces éléments sont des sillons dans le sol, sans doute modestes. Mais pour ceux qui ont les idées fortes et claires et la ténacité suffisante, ils peuvent permettre de produire quelque chose de grand.
01:14 Publié dans En Europe et ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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