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lundi, 16 mars 2015

Compte-rendu des Assises pour la liberté d’expression

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Caroline Alamachère Riposte laïque cliquez ici

Plus de cinq cents personnes avaient répondu présentes à l’appel de nos Assises malgré le lieu excentré et l’heure matinale.

A 10 h 30, Pascal Hilout a ouvert le bal, évoquant l’islam et rappelant que face à l’apartheid islamique la laïcité ne peut être d’aucun secours et que la liberté ne peut se défendre que s’il se trouve des hommes et des femmes prêts à y laisser leur peau.

C’était ensuite au tour de Pierre Renversez du mouvement Nonali de Belgique, nous saluant d’un tonitruant « bonjour la France, bonjour la France résistante ! ».

Non sans une certaine pointe d’humour, il nous a avoué qu’en Belgique il n’y avait aucun problème avec l’islam, que quand on déplore des actes de violence avec des jeunes musulmans il s’agit juste de violences par des jeunes sans préciser leur origine, que même s’il y a 30% de musulmans dans les prisons belges, ceux-ci sont parfaitement intégrés puisque tous les prisonniers de Belgique mangent halal, tous comme les écoliers d’ailleurs, et que le plat national reste bien toujours les frites… accompagnées de kebab. Sur le plan international, la Belgique se porte très bien puisque c’est le pays qui exporte le plus de djihadistes. Tout cela prouve bien, ajoute-t-il devant l’assistance amusée, que l’intégration a été pleinement réussie.

Blague à part, Pierre Renversez a dit refuser que les lois démocratiques soient remplacées par des lois restées figées dans le 7e siècle, mais que les vrais responsables à condamner ne sont pas les musulmans qui, eux, font leur boulot de bons musulmans, mais nos propres responsables qui les font venir, ceux qui nous gouvernent et qu’il va falloir faire comprendre aux collabos qu’ils devront payer un jour pour ce qu’ils font à nos peuples.

Il s’est interrogé enfin sur la capacité d’intégration à nos lois et à nos cultures quand on inculque à un petit garçon musulman, futur adulte, qu’il vaut deux filles, qu’il est supérieur aux non musulmans et que les Occidentales non voilées sont des putains.

René Marchand, prenant sa suite, nous a rappelé que l’islam avec ses textes refuse la liberté de conscience, que ce n’était en rien une religion mais une idéologie totalitariste et guerrière, et qu’un jour le coq gaulois viendrait chanter cocorico en arabe du haut d’un minaret.

Il a désigné les complices des crimes perpétrés sur les victimes de l’islam, c’est-à-dire ceux qui ne font rien, ces lâches tachés du sang des martyrs du Proche-Orient et en Afrique. Tandis qu’il évoquait cela, un double attentat de talibans durant la messe dans le quartier chrétien de Lahore au Pakistan, faisait 14 morts et 70 blessés.


Christine Tasin a présenté ensuite Hugues Bouchu de Réseau Identités avec cette citation d’Aldous Huxley qui lui est chère : « La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude ». Une citation si juste et si palpable aujourd’hui qu’elle fait froid dans le dos.

Hugues a débuté son propos par un parallèle avec David Vincent qui combattait autrefois les Envahisseurs, ces envahisseurs venus d’une autre planète et d’une nature quelque peu différente de celle que nous connaissons aujourd’hui. Reste que le danger pour les habitants d’origine est bien le même : leur disparition pure et simple.

Il a évoqué tour à tour la novlangue, le vivre ensemble, le fait que nous serions devenus ces dernières années multi phobiques, selon un procédé insidieux et sournois par lequel la condamnation à être punis de mort sociale pour de simples mots prononcés est en soi une menace suffisante pour nous faire taire sans même avoir besoin de recourir à la violence.

On nous vend jusqu’à plus soif de l’égalité de civilisations quand nous constatons, preuves à l’appui, que certaines d’entre elles égorgent, décapitent et détruisent des chefs-d’œuvre, pans ancestraux du patrimoine de l’humanité, commettent des saccages et profanent des églises en France. Le tout dans une relative indifférence politique et médiatique, ou en tout cas avec une passivité dramatiquement complice.

Hugues a conclu ainsi : « individuellement nous sommes des proies faciles mais collectivement nous sommes invincibles ».

L’affaire Méric / Esteban Morillo s’est rappelé à notre bon souvenir avec Roland Hélie qui a rappelé les délires médiatiques consécutifs à la mort du jeune homme lorsque, contre tout respect de la réalité des faits, les amis de Serge Ayoub qui dirigeait alors le mouvement Troisième Voie avaient été ciblés. Lorsque les médias ont été confrontés à la version authentique, preuves à l’appui, ils ont préféré en réduire la médiatisation. Les faits n’allaient pas dans le sens souhaité par la doxa et cela devenait un peu trop visible aux yeux du public, mieux valait s’occuper d’autre chose. Malgré tout, Esteban Morillo, qui n’a fait que se défendre alors qu’on le frappait dans le dos, a fait quinze mois de prison pour la mort accidentelle suite à la chute de son agresseur.

L’affaire a beau être dramatique, le jeune Morillo était bel et bien la victime originelle, celui que les médias ont immédiatement désigné comme l’agresseur, le stigmatisant sans vergogne pour son appartenance à un mouvement mal vu alors que son agresseur, lui, était auréolé de sainteté puisque, outre son décès, il était étiqueté de gauche. Dans ce cas – et dans ce cas seulement – la stigmatisation est permise. Dans tout autre cas elle est strictement interdite. On nous rabâche les oreilles avec la liberté d’expression mais celle-ci n’est valable que si elle sert et soutient le système, sinon elle doit être restreinte.

Tarik Dali, co-fondateur du parti de la Droite Libre, est intervenu ensuite. Selon lui, « Machiavel était un amateur à côté de Taubira ». Evoquant le cas Darmanin qui s’est attiré les foudres taubiresques à la suite de ses propos sur le fait que la ministre de la Justice était à elle seule un tract pour le FN, il a déploré que Darmanin ait tenté de se racheter une bonne conduite en déclarant que c’était toutes les religions qui posaient problème.

L’intervenant suivant a suscité quelques remous, et c’est peu dire ! L’avocat gaucho-écologiste de Riposte Laïque ne s’est pas fait que des amis. En voyant ce grand barbu prendre la parole, j’ai entendu une dame à côté de moi murmurer au sujet de Nicolas Gardères « c’est un converti ? ».

Nicolas nous tout d’abord fait lecture du commentaire d’un internaute, un certain Spartak, lequel avait d’abord eu l’intention de venir à nos Assises, avant de se raviser brutalement en apprenant sa présence.

Rêvant d’un monde idéal clairement utopiste, l’avocat que les patriotes adorent détester nous a donné matière à nous étrangler, nous déclarant sa flamme tout en nous flagellant, nous traitant de divers noms d’oiseaux, de salafistes même, devant une assistance pour moitié étranglée et regrettant sans doute de n’avoir pas eu quelque objet contondant ou quelques tomates avariées à balancer à l’insolent, l’autre moitié s’esclaffant de tant d’audace inconsciente en territoire patriote, les deux moitiés se rejoignant dans l’indignation choquée face à des propos aussi décalés et faux qu’inappropriés. La bataille d’Hernani, à côté de la représentation de Gardères, n’était somme toute qu’une aimable roucoulade de rosières. Plus cela sifflait, huait, s’agitait, grondait et plus notre barbu en rajoutait une couche dans la provocation, nous douchant de ses certitudes et de ses accusations gratuites, sans le moindre début d’argument étayé. Les plus masochistes de l’assistance applaudirent tout de même.

Bien entendu, le sang chaud de la Tasin ne pouvait manquer de bouillir devant un tel affront. Le coup des « salafistes » pour celle qui a désormais le droit de qualifier l’islam de « saloperie » méritait bien un de ces coups de beuglante dont dame Christine a le secret. Celle-ci a rappelé que nous étions là pour la liberté d’expression, y compris celle de ceux qui condamnaient nos idées et qu’en l’occurrence cette liberté démocratique, c’était bien de notre côté qu’elle nichait.

La pause déjeuner arrivant à point nommé, nous nous sommes retrouvés pour deviser, faire connaissance, ou saluer de vieux amis en buvant du vin et en ingurgitant – tradition oblige – du cochon.

Histoire de ne pas laisser les effets narcoleptiques de la digestion nous envahir, un petit film sympathique nous a été donné en pâture, avec nos héros-dhimmis préférés : Hollande brandissant son glaive islamiste, mais aussi Valls, Taubira, Plenel, Juppé, Askolovitch, Cazeneuve, entre autres.

Après une courte intervention de notre rédacteur Maurice Vidal, Christine a rappelé que l’ « on ne peut combattre que ce que l’on nomme » et a évoqué le cas d’une femme présente dans le public le matin et qui n’avait pu rester plus longtemps car elle devait rentrer sur Marseille pour récupérer sa voiture avant la nuit parce qu’ensuite sa sécurité n’était plus assurée…

Frédéric Pichon, l’avocat du dessinateur David Miège a parlé tour à tour d’universalisme, de vivre ensemble, de citoyens du monde, de tous ces concepts fourre-tout destinés seulement à détruire notre identité en la noyant dans un magma informe, la finalité étant de faire du nouveau peuple déraciné des consommateurs ne sachant plus ni d’où ils viennent ni où ils vont.

Rappelant les lois du 29 janvier 1881 sur la liberté de la presse ainsi que la loi Pleven de 1972, il nous a alerté sur le fait qu’on ne juge plus ce qui est dit mais ce qui aurait pu être dit, une réalité déjà constatée et dénoncée lors de nos différents procès.

Il nous a appris que feue la Halde avait déboursé en 2008 la modique somme de 30 000 euros uniquement pour prouver que le poème de Ronsard « A Cassandre » véhiculait une image négative des seniors. C’est bien de voir que l’argent des subventions est bien utilisé…

Avec une pêche magnifique, c’est Melanie Dittmer du mouvement Pegida qui a pris la parole, nous racontant qu’elle n’a dorénavant plus le droit de s’exprimer durant les manifestations, que les passages des manifestants devant les mosquées étaient interdits et que dorénavant, suite à l’appel de cette décision inique, ce sont les stationnements devant les mosquées qui sont interdits afin de ne pas déranger les piétons musulmans désormais prioritaires sur les trottoirs d’Allemagne. Lorsqu’elle passe à proximité d’une mosquée Melanie se met un scotch sur la bouche.

Elle l’a affirmé haut et fort : elle n’a aucun problème avec les gens venus d’autres horizons, quelle que soit leur couleur, la présence dans la salle de l’un de ses amis en atteste d’ailleurs. Non, ce que Melanie n’accepte pas c’est que la culture allemande en Allemagne soit remplacée par d’autres cultures d’ailleurs. Et comment ne contester une telle aberration quand on est normalement constitué ?

En Allemagne aussi les codes sociétaux sont brutalement cassés afin que le peuple n’aie plus de repères, afin qu’il n’aie plus de racines, qu’il n’aie plus de défenses face à l’obligation qui lui est faite de devenir seulement un esclave de la consommation et non plus un humain pensant avec une conscience.

Venu de Suisse, Jean-Luc Addor de l’UDC a témoigné que même en Suisse il est risqué de ne pas dire que l’islam serait « une religion d’amour, de paix et de tolérance ». Selon lui, le système n’aime pas le peuple car celui-ci dérange les petites affaires de ceux qui tirent les ficelles.

Christine nous fait ensuite lecture d’un petit mot d’encouragement de Jean Roucas, lequel reprend à sa façon les propos de Me Addor, à savoir que les Français de souche dérangent le pouvoir par leur refus de l’immigration massive car les politiques veulent puiser dans cette réserve sans fond les voix qui leur permettront de se maintenir au pouvoir. Cela se fait bien entendu au détriment des pays, des nations et des peuples dont ces politiques se fichent comme d’une guigne.

Intervint ensuite Carl Lang du Parti de la France qui nous rappelle que la France n’est pas qu’un territoire géographique mais que c’est aussi l’âme française, et que nous devons impérativement revendiquer notre droit (légal et légitime) à disposer de nous-mêmes, que la force de l’Homme, de l’être humain, quand elle est légitime comme l’est notre combat pour notre survie civilisationnelle, est capable de tout emporter. Pour lui aussi, l’universalisme, la mondialisation et le cosmopolitisme vendus comme des bienfaits enrichissants sont l’outil de destruction massive des peuples.

L’obsession de la gauche reste invariablement la même depuis longtemps. Tout comme l’idéologie communiste voulait autrefois faire table rase du passé en créant un homme nouveau, aujourd’hui on nous vend ce même homme nouveau avec les mêmes arguments fumeux en partant d’un être fantasmé niant la réalité de l’humain.

Reprenant le propos niant l’existence des Français de souche, il a interrogé : si les Français de souche n’existent pas, qui alors a combattu aux côtés de Jeanne d’Arc ? Qui a chassé l’envahisseur guerrier et sanguinaire à Poitiers ? Et de quelle origine sont les noms figurant sur les monuments aux Morts ?

Citant l’article 1 de la loi du 29 juillet 1881 « L’imprimerie et la librairie sont libres », Dominique Jamet a déclaré que sur la liberté de la presse il n’y avait rien d’autre à ajouter à cette loi.

Il a évoqué l’histoire de Fabrice Le Quintrec, ancien journaliste de France Inter qui en son temps avait subi un procès pour avoir oser intégrer dans ses revues de presse des journaux jugés nauséabonds, tels Minute, alors qu’y étaient également associés l’Huma, Libé, le Figaro, etc, qui eux ne posaient pas de problème. Il a rappelé aussi que Jaurès ne s’était jamais permis de réclamer l’interdiction de Maurras, fait prouvant que nos droits en matière de liberté d’expression avaient depuis lors gravement régressés.

Se mettant à fredonner une chanson de Béart « Qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe opposé », chanson reprise avec plaisir par l’assistance, M. Jamet nous a fait remarquer qu’une telle chanson sortant aujourd’hui subirait les foudres des associations LGBT et de Pierre Bergé.

C’est ensuite Renaud Camus qui nous a gratifiés d’un long conte pour enfants à la mode d’Andersen intitulé « Europa », conte mettant en scène avec talent des gens et des faits de notre temps tristement familiers.

Evoquant l’autocensure et la castration mentale, le dernier invité, Philippe Millau de TV Libertés, nous a fait faire un jeu à la romaine dans lequel nous devions nous situer du point de vue d’un média mainstream, levant ou baissant le pouce sur diverses propositions. Par exemple, à l’obligation de favoriser le vivre ensemble, le pouce était levé, pour le protectionnisme en revanche, il fallait bien évidemment le baisser.

C’est le fondateur de notre journal, Pierre Cassen, qui a conclu cette riche journée en se félicitant tout d’abord d’avoir offert la parole à Nicolas Gardères, preuve que le respect de la liberté d’expression et l’amour vrai de la démocratie étaient bien de notre côté. Il s’est souvenu de l’époque bénie où sur Canal+ un Antoine de Caunes avait encore le droit de saluer le public d’un virulent « salut les tapettes ! », droit qui depuis nous a été dérobé puisque désormais il nous est interdit de rire de tout sous peine de poursuites et que la liberté d’expression a été salement amochée par le Camp du « Bien ».

Pour retrouver ce droit légal qui nous a été illégalement volé (l’esprit du 11 janvier n’est évidemment qu’une lamentable supercherie), Pierre a déclaré que nous avions le devoir de lutter ardemment contre les lois Pleven et Gayssot, ajoutant que puisque les Français avaient été capables de se mobiliser et de descendre en nombre dans la rue pour contester le mariage pour tous, il était incompréhensible qu’ils n’en fassent pas autant pour sauver ce qu’il y avait de plus précieux encore : notre civilisation.

14:20 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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