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lundi, 16 mars 2015

Robert Ménard rend un vibrant hommage au commandant de Saint Marc

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Ils étaient près de 2 500 ce samedi à avoir fait le déplacement pour assister à l’inauguration de la rue du commandant Denoix de Saint Marc, anciennement rue du 19 mars 1962. Parmi eux, de nombreux pieds-noirs et harkis mais également des anciens combattants coiffés de leur béret rouge de parachutiste ou vert de la Légion Étrangère, les deux armes du commandant de Saint Marc.

C’est sous les applaudissements de la foule que le maire de Béziers accompagné de la famille du commandant de Saint Marc, a été accueilli. Un Robert Ménard particulièrement ému, la voix parfois tremblante et qui rappelle «qu’oser dire, oser laisser penser que […] la guerre d’Algérie s’est terminée le 19 mars, le jour de la signature des accords d’Evian, n’est pas seulement un mensonge, c’est une ignominie, une insulte à la mémoire de tous ceux – pieds-noirs, harkis, jeunes du contingent – qui ont été torturés, qui ont été émasculés, qui ont été tués, qui ont disparus après cette date, après cette capitulation, après cet abandon ».

Après les prises de parole des filles du commandant de Saint Marc, le maire de Béziers a fait un discours particulièrement fort, rejetant les mensonges de « l’histoire trafiquée, réécrite, bafouée » et refusant « cette perpétuelle repentance ». « L’Algérie, disait ma mère, c’est notre paradis à nous » déclare Robert Ménard, d’origine pied-noir, « ce paradis qu’on nous a enlevé, ce paradis qui hante, toujours, plus de cinquante ans plus tard, nos cœurs et nos mémoires. Après nous avoir pris notre pays, certains voudraient maintenant nous priver de nos souvenirs. »

Faisant un parallèle avec la situation actuelle de la France et notamment les récentes attaques terroristes à Paris, Robert Ménard dénonce ceux devant qui la France s’est agenouillée en 1962, « des assassins, des bourreaux qui nourrissent encore aujourd’hui une haine à l’égard de la France, de ses valeurs, de son histoire, de ses combats, de sa civilisation […]. Que s’est-il passé pour qu’aujourd’hui, dans notre pays, on occulte à ce point la réalité de notre histoire ? Tout simplement que, alors qu’on obligeait un million de Français à quitter leur Algérie natale, on ouvrait la France – quasi simultanément – à des millions d’immigrés bien décidés pour certains à ne jamais se sentir, à ne jamais devenir des Français à part entière. Colonisation de peuplement, disait-on de la présence française en Algérie. Il faut parler aujourd’hui, en France, d’immigration de peuplement, d’immigration de remplacement. Un chassé-croisé dont l’histoire a le tragique secret et dont je redoute que nous ne cessions de mesurer les funestes, les dramatiques conséquences. Je voudrais me tromper. Je crains d’avoir raison. »

« Il y a 50 ans, je m’en souviens, vous vous en souvenez, nous tapions sur des casseroles en scandant « Al-gé- rie fran-çaise ». Il faudrait aujourd’hui, avec la même ardeur, avec la même détermination, dire non à cette France métissée qu’on nous promet, qu’on nous annonce, qu’on nous vante. Dire non à cette France multiculturelle qu’on nous impose. Mais dire oui à une France fière d’elle-même, de son histoire, de ses racines judéo-chrétiennes. »

Un discours qui visiblement ne plaisait pas à tout le monde puis qu’au même moment, à une centaine de mètres, élus du parti socialiste, communistes et anarchistes de la CNT, brandissant des drapeaux de l’Algérie, ont tenté de contester l’initiative du maire de Béziers. Un contre-rassemblement qui a davantage démontré les faiblesses et l’impopularité de la gauche à Béziers puisqu’elle n’a rassemblé que près de deux cents manifestants alors que l’appel était soutenu par une centaine d’associations, syndicats et partis politiques.

Quelques photos de la cérémonie :

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