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samedi, 08 septembre 2018

Le "guide sulfureux du Paris réac et facho" de Patrick Parment traité par Boulevard Voltaire...

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Guide touristique des plus politiquement incorrects que ce singulier Guide sulfureux du Paris « réac & facho » écrit par Patrick Parment, ancien journaliste de la presse généraliste d’information. L’ouvrage nous promène dans les ruelles, dédales et boulevards de la capitale, un peu à la manière d’un Lorànt Deutsch avec son Métronome qui nous plongeait dans l’histoire de Paris à chaque station de métro. Ce sont donc ces rues et monuments de Paris, qu’une France en proie aux droits de l’homme aimerait effacer, qu’il nous est offert de découvrir sur les pas des « maudits » et réprouvés de « l’extrême droite », d’Alphonse de Châteaubriant et Marc Augier (plus connu sous son nom d’écrivain Saint-Loup) à Jean-Marie Le Pen, en passant par Drieu La Rochelle et Charles Maurras, de la rue Lepic (notamment au 106, lieu de perdition de la mouvance dextro-patriote, dont la taulière est l’arrière-petite-nièce de l’écrivain Gaston Leroux) à la rue Saint-Guillaume (où résida Léon Daudet, au 31).

L’auteur nous invite à musarder, au hasard des quelque 400 pages illustrées, dans le Paris des arts, des lettres, des truands, des putes et des grands buveurs. Ainsi, après une soirée bien arrosée au fameux Harry’s Bar du 5, rue Daunou, dans le 2e arrondissement, « bistrot plutôt de droite quand bien même la gauche fourmille d’alcooliques irresponsables », l’envie peut vous prendre, nuitamment, à la lumière des réverbères, d’aller flâner et vous perdre en mille rêveries devant le 9, rue aux Ours, ancien siège de la revue et du mouvement Europe-Action, fondés en 1963 par le regretté Dominique Venner, préfigurant le futur GRECE d’Alain de Benoist.

Dans le 7e, le 6, rue de Beaune rappellera-t-il encore à cette génération de la classe soixante des souvenirs gravés sur microsillons pour la postérité, puisque la fameuse SERP (Société d’études et de relations publiques, bien mal nommées), sous la direction d’un certain Jean-Marie Le Pen, y édita, entre autres, des chants « fana-milis-tradis » de l’armée allemande, de la Commune ou du répertoire du Chœur Montjoie Saint-Denis.

Les plus nostalgiques ne méconnaissant par leur histoire, et notamment celle, tragique, qui se déroula au 158, rue du Temple (3e), un triste et brumeux 21 janvier 1793, lorsque Louis XVI fut conduit de sa prison vers la place de la Révolution (aujourd’hui de la Concorde, dans le 8e) pour y mourir en martyr, n’hésiteront pas à marcher sur les traces funèbres du doux fils de Saint Louis, pour reprendre l’expression de son confesseur, l’abbé Edgeworth de Firmont, et c’est non sans émotion qu’ils iront se recueillir au cimetière de l’église Sainte-Marguerite (11e) devant la sépulture de Louis XVII.

Quant aux littéraires de l’étape, ils seront ravis de faire une halte contemplative devant le 127, rue Blomet, où résida Léon Bloy de 1886 à 1889, à moins qu’ils ne préfèrent se remémorer la geste des Vendéens et Chouans devant la demeure de l’historien Jean-François Chiappe au 23, rue Bausset, toujours dans le 15e, ou boire un ballon devant le dernier domicile de l’inoubliable Antoine Blondin au 72 de la rue Mazarine (6e) ou encore déclamer pour soi le « Chant pour André Chénier » devant la tombe de Brasillach au cimetière de Charonne dans le 20e.

Assez éclectique, l’auteur nous invite au cœur d’un Paris que, finalement, l’on ne connaît que trop peu. Ainsi, sait-on que la maison la plus étroite de la capitale (1,20 m de large pour 5 m de haut) se tient au 39, rue du Château-d’Eau (10e), construite en 1865 pour des raisons purement successorales, ou que le siège actuel de la Fédération française de la tannerie-mégisserie est abrité au 122, rue de Provence, un des claques les plus prestigieux (le fameux One-Two-Two), sous l’Occupation ?

Bref, tout un Paris intriguant et peu conforme que le lecteur se plaira à parcourir dans son fauteuil.

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00:55 Publié dans Aristide Leucate | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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