Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 26 mars 2019

L’Europe joue avec le feu face à l’ogre chinois

Par Jarente de Senac

ogre chinetoque.jpg

Les Européens n’exagèrent pas la menace économique que représente la Chine. Mais les responsables de la situation actuelle sont aussi à chercher parmi ceux qui ont signé un véritable marché de dupes, en 2001, lors de l’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les grandes entreprises européennes ont notamment poussé à cet accord car elles souhaitaient absolument accéder au marché chinois. Dix-huit ans plus tard, elles déplorent l’asymétrie prévue pourtant par de nombreux experts dans l’ouverture du marché chinois. Celle-ci s’est même accentuée avec l’adoption, en mai 2015, du programme stratégique China 2025, qui vise à remonter les filières technologiques au profit de sociétés chinoises, notamment dans la pharmacie. Pendant ces années, les pays européens ont en outre joué au moins-disant avec la Chine, souvent en cachette, comme l’Allemagne d’Angela Merkel et le Luxembourg de Jean-Claude Juncker, deux dirigeants qui viennent de rencontrer le président chinois Xi Jinping avec Emmanuel Macron.

Les Européens ont en fait joué avec le feu et se sont désarmés eux-mêmes face à une Chine pragmatique et héritière du fameux Art de la guerre de Sun Zi. Toutes les entreprises chinoises actives à l’extérieur de leurs frontières relèvent clairement d’un social-capitalisme d’État, d’Alibaba, le géant du commerce en ligne, aux tycoons (magnats) comme l’acheteur de l’aéroport de Toulouse – vendu tout à fait officiellement par l’État français... la Commission a présenté au Conseil européen un plan d’action en dix points qui cette fois bascule dans l’excès inverse en désignant la Chine comme « rival systémique », juste avant l’arrivée de Xi Jinping en Europe. Il est difficile de négocier un partenariat ferme et équilibré avec un tel ennemi aussi bien moral que commercial.

10:06 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.