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lundi, 02 septembre 2019

Charlie Hebdo apôtre de la Terreur

1225097535.12.jpgEric Delcroix
 
Charlie Hebdo, livraison du 21 août, page 3, dans un éditorial signé Riss, exprimant son indifférence au sort des djihadistes soi-disant français qui risquent la peine de mort en Syrie ou en Irak, a trouvé le moyen d’insulter la mémoire de Brasillach.
 
Selon l’éditorialiste, « La peine de mort en temps de guerre prononcée contre les serviteurs d’un régime de terreur n’a rien à voir avec la peine de mort en temps de paix prononcée contre les criminels de droit commun. Car en temps de paix, parce que précisément règne la paix, la violence doit être prohibée ».
 
Rien de neuf sous le soleil, Riss reprend pour le compte de son périodique l’antienne soviétique selon laquelle les criminels politiques devaient être maltraités sans pitié et éliminés, à l’inverse des criminels de droit commun, par hypothèse victimes, de la Société (cf. Rousseau). A l’inverse, la France du XIXe siècle s’était efforcée de réserver la peine de mort aux seuls criminels de droit commun, doctrine qui a commencé à se dissoudre avec la condamnation à mort et l’exécution de Gorgulov, l’assassin du président Paul Doumer (1932). Contre l’OAS, Edmond Michelet, ce chrétien confit en dévotion, avait fait rétablir la peine de mort pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État, mettant définitivement fin à cette doctrine fort civilisée, même si le mode d’exécution différait encore : aux politiques la fusillade, aux droits communs la guillotine.
 
À cette aune, l’assassin et vraisemblable violeur de la petite Maélis, s’il est confondu, ne saurait être considéré aussi impitoyablement qu’un Brasillach ou que n’importe quel Salaud, selon le seul concept philosophique dû à Sartre…
 
Cela dit, quand est-on en temps de guerre ? À tout moment. Pour la Terreur (1792 - 1794), c’était la guerre contre la tyrannie ; pour les djihadistes, c’est en permanence, jusqu’au triomphe définitif et mondial de l’islam. La guerre, selon Clausewitz, ce n’est jamais que la politique par d’autres moyens. Le procureur Jackson, au grand procès de Nuremberg, avait déclaré qu’après la capitulation du 8 mai 1945, « Les alliés sont encore techniquement en état de guerre contre l’Allemagne ... » (26 juillet 1946). De nos jours, d’ailleurs, les guerres ne se déclarent même plus...
 
Paradoxalement, en se félicitant de l’exécution de Brasillach, pour crime d’opinion, Riss légitime les frères Kouachi, qui l’ont gravement blessé lors du massacre du 7 janvier 2015, là aussi pour crime d’opinion (blasphème).
 
D’un point de vue hostile à tout délit ou crime d’opinion, il n’y a pas, n’en déplaise à Riss, d’  « idéologie mortifère ». En revanche, il y a trop de gens qui cèdent à la passion, à l’hybris. Et c’est ainsi que  l’excitation antifasciste, à l’instar de l’islamisme, rend fou : « Le délire de mentir et croire s’attrape comme la gale » (Céline). Ce n’est pas autrement que l’on accède à la Vérité, le Bien, si mortifères...
 
Source NSP cliquez là

10:03 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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